Relation pansement/ouragan: comment dire à l'autre pour clôturer une relation ?

Réalisée par Myrtille · 30 nov. -1 Dépendance affective

Bonjour,
Une relation amoureuse - dans laquelle je prends conscience d’avoir été « pansement » - vient de se terminer.
Je l’ai rencontré sur une appli de rencontre - c’était une première pour moi -, nous ne venons pas du même « monde » social ni culturel et vivons à 300 km de distance. Il y avait cependant des points d’accroche forts ; la curiosité de découvrir une personne qui sort des sentiers battus, le besoin de mon côté de rompre la solitude m’ont amené à alimenter cette relation numérique au départ. Cet homme ne me faisait pas peur, m’intriguait, et la distance géographique me rassurait d’une certaine manière.
Nous discutions beaucoup, je ressentais sa vulnérabilité (il s’était séparé de son ex quelques mois plus tôt après 17 ans de vie commune) et lui ai proposé de se rencontrer sans attentes particulières.
A partir de ce moment-là, j’ai senti que quelque chose avait changé chez lui : de la discussion sincère et profonde, il a commencé à aller sur le terrain sentimental, à me « promettre » de venir me rencontrer près de chez moi. Je l’ai tempéré rapidement, comme je l’ai fait ensuite à maintes reprises. Nous nous sommes vus, puis avons partagé trois weeks ends au cours des trois mois qui ont suivi. La relation s’est construite autour d’un mélange d’écoute de ma part, de sincère envie de le connaître, de le comprendre, de fulgurance sentimentale de son côté (il vient d’un pays latin) qui alternait avec des temps silencieux de sa part. Il m’a dit avoir un problème de communication, qu’il avait un « schéma » qui faisait qu’il se réfugiait dans le silence quand ça n’allait pas. Et effectivement, les temps de silence ont été réguliers et de mon côté, tout de même bien difficiles à vivre.
Loyale et « bonne copine », je relançais sans pression chaque jour, il répondait à chaque fois jusqu’à ce qu’il retrouve un « élan » et sois de nouveau moteur et source de proposition, d’alimentation de la relation.
Pendant cette période, il a vécu, ainsi que certains de ses enfants, de sacrées « galères » (ses enfants ont entre 13 et 22 ans). Episode de catastrophes « en série », chaque semaine un événement relativement grave ou alarmant se passait. J’assistais à cela à distance, sans connaître d’autres éléments de sa vie que ce qu’il voulait bien me partager. J’observais, écoutais, m’inquiétais. Jusqu’à ce dernier rendez-vous qui s’est improvisé après qu’il ait fait un malaise qui l’avait conduit à l’hôpital. C’était quelques jours avant son anniversaire.
Inquiète comme une être humaine plus qu’une « amoureuse », je l’ai rejoint après son travail sans savoir ce qu’il allait devenir de cette étrange relation, j’étais prête à ce qu’elle s’arrête là. C’est l’inverse qui s’est produit : vulnérable et touché de ma présence, il s’est dévoilé amoureux, a su me convaincre de rester, m’a affirmé qu’il était « sûr de son amour » pour moi. Les semaines qui ont suivi, il a échafaudé des plans pour jeter les premières bases de ce qu’il imaginait pour nous. Bien que touchée et tout de même séduite par son entrain, je me suis laissée entraînée mais je restais en permanence terre à terre, retoquais, recadrais, rappelais que nous nous connaissions à peine et qu’il serait bon de se découvrir plus longuement dans nos univers respectifs que nous ne connaissions pas. Je tirais vers le fait d’ancrer cette relation « dans le réel », pour pouvoir se découvrir l’un chez l’autre, regarder nos fonctionnements, et pouvoir justement voir si compatibilité il pouvait y avoir ou pas.
Un ultime accident est survenu, de la route cette fois ci, où il en est sorti avec un pied cassé. Après son appel, je lui proposais de venir se reposer quelques temps chez moi pour lui permettre de souffler. Il en était ravi, a organisé les choses jusqu’à … tout annuler la veille de son arrivée : son ex femme devait s’absenter pour soigner sa mère et il devait veiller sur sa plus jeune fille. De longues heures d’explication au téléphone plus tard, il envisage de venir dès qu’il n’aura plus sa fille à la maison. Pendant ces quelques jours, la communication est fluide, plutôt intense, jusqu’à me parler « d’amour véritable qui traverse les orages main dans la main ». Après cet ultime message, de nouveau silence radio pendant trois jours. Je renonçais définitivement à la relation, sans lui dire. A ma demande de clarification, je reçois ensuite un message : son ex femme venait de rentrer, ils s’étaient rapprochés et avaient décidé de poursuivre leur vie commune.
Non mais sans blague…
Je lui ai répondu rapidement un message plutôt cash et le mettant face à ses contradictions. Voilà une semaine.
Cet ouragan émotionnel a été relativement violent pour moi. J’ai en même temps besoin de passer à autre chose, mais aussi de ne pas perdre confiance en moi – il y a eu des moments très profonds de partage et de connexion malgré le reste. J’éprouve aussi le besoin de dire tous ces méandres, ma sidération, ce sentiment de ne pas être respectée et de lui dire à lui plutôt que d’afficher le silence mais je ne sais pas comment. J'ai beaucoup écrit, sans rien lui envoyer : j'appréhende d'en dire trop, de ne pas être lue, je suis encore bloquée par cet ouragan d'émotions et cette non communication basée sur le mensonge.
Je vous remercie de m’avoir lue et de vos conseils…

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