Relations tendue

Réalisée par Lili · 24 mai 2026 Aide psychologique

Bonjour je suis avec quelq'un depuis 4 ans qui a un enfant de 14 ans actuellement , au début tout allais bien les six premiers mois si mes souvenirs sont bon jusqu'à ce que je m'aperçois de certaines choses qui pour moi son invivable aujourd'hui et cela depuis 3 ans et demi ...je vous explique clairement sans filtres . Je ne supporte pas le fils de mon compagnon pourtant je sais qu'il ne m'embête pas a manquer de respect ou ce genre de choses .. mais ce que je ne supporte pas c'est qu'à son âge il ne fasse rien a la maison aucune aide , même pas mettre la table, essuyer la vaisselle , ranger sa chambre rien il faut tout lui dire , il rendre le vendredi soir de ça garde alternée et il se met sur c écrans pendant une semaine non stop en plus a côté de nous sur le canapé ! de plus ce qui a le don de m'énerver c'est qu'il est la une semaine sur deux et je pense qu'il joue beaucoup de ça ... Il réclame toujours des choses , il faut toujours lui faire des plats a par des autres ... Il faut toujours qu'il est plus que plus ... Le problème c'est que son père es incapable de dire non a quoi que ce soit .. cela lui a déjà porté préjudice dans sa relation passé avec son ex belle mère déjà ou cetais la même ( catastrophe ) .... Alors je tien aussi a expliqué que je ne suis pas maternelle je ne veux pas d'enfant je n'ai jamais compris que les enfants passent toujours avant et je 'accepterais jamais cela lorsque mon compagnon me fais comprendre qu'il se ( debarasserai ) jamais de son fils mais de sa copine c'est possible par exemple ....moi j'ai eu une éducation ou j'aider a la maison et pour réclamer quelques chose il fallait le mériter d'ailleurs on savais qu'on ne devais pas réclamer ... Alors je sais vous allée me dire que je savais a quoi m'attendre en prennant un homme avec un enfant sauf que pas du tout.. Jai 33 ans et c'est la première fois de ma vie que cela m'arrive ... Le problème c'est que je n'arrive pas a communiquer avec son fils et lui avec moi on se dit juste bonjour au revoir de toute la semaine , donc une semaine sur deux J'ai la boule au ventre je n'arrive pas a sourire c'est très tendue je pense céder ma place ..... Nous somment partie en vacances tout les 3 , trois années de suite cela c'est toujours mal passée car son fils se plaind du soleil ou il réclame toute la journée des choses cela m'insupporte donc ça fini en engueulade et chacun de son côté a faire la tête c'est invivable je peut plus .... Rien que d'écrire j'ai le cœur qui bat a mille .... Mon compagnon ne voit que par son fils et cela me détruit ... Sûrement des traumas d'enfance qui ressurgissent car je n'ai jamais autant pensée a mon enfance que ses 4 dernières années .... Je sais que je suis pas facile mais cela fais deux fois que la situation se passe comme cela avec l'ex compagne de mon conjoint et moi donc je me dit que quelque chose cloche ? J'ai été voir deux psy cela ne me sert a rien car ils ne mon pas parler du sujet mais de mes hobbies ou ce genre de chose sauf que je n'étais pas venu pour ça ..Merci

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Meilleure réponse 27 MAI 2026

Bonjour,

Vous nous dites que votre compagnon ne sait pas / ne veut pas dire "non" à son fils. Vous ne pourrez pas le changer et vous le savez. Mais lorsque vous recevez cet adolescent chez vous, une semaine sur deux, qui vous empêche de dire "non" au jeune garçon puisque son comportement ne vous convient pas ?
En avez vous parlé avec votre compagnon ? Vous interdit-il de dire ce "non" qu'il se refuse lui même à prononcer à son fils ?
La situation que vous nous décrivez semble en effet au bord de l'explosion... Il y a pourtant des choses à tenter.
Pourquoi ne pas parler à cet enfant de ce qui est autorisé chez vous et de ce qui ne l'est pas? De parler également avec lui d'assouplir si possible, l'un et l'autre, ces règles de vie. Son père serait évidemment le bienvenu s'il le souhaite. Il ne faut pas oublier que les adolescents sont rarement bien dans leur peau et très souvent en opposition à l'autorité.
Pour autant, ce jeune garçon a besoin d'une autorité. Actuellement elle semble défaillante. Et ne pas perdre de vue que l'absence d'autorité est une source d'angoisse importante chez les enfants. Il faut un contenant qui pour l'instant fait défaut.
Chacun de vous a vécu une enfance, une adolescence et des séparations. Donc chacun a souffert et chacun devrait être entendu, écouté, compris.
Vous pouvez, avec l'accord de son père, aller parler avec un thérapeute des problèmes de cohabitation auxquels vous êtes exposés tous les trois.
Ce sont des pistes que je vous donne là, en espérant que l'une d'entre elles trouvera un echó en vous.
Vous évoquez votre enfance, elle semble être plus lancinante depuis quelques temps ... vous voyez bien que tout est très lié dans l'histoire dont vous nous parlez aujourd'hui.
Ne vous découragez pas : la parole est à tenter, toujours, car elle demeure une des pièces maîtresses de l'équilibre et de l'harmonie dans notre relation aux autres.

Vous pouvez me joindre par téléphone ou prendre directement rendez-vous en ligne sur mon profil. Je serais heureuse de pouvoir vous accompagner dans votre démarche afin de tenter de sortir au mieux de l'engrenage dans lequel, tous trois, semblez être pris.

Bien à vous
Frédérique Le Ridant

Frédérique Le Ridant Psy sur Marseille

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5 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Merci d'avoir déposé vos maux et mots. 
Merci à mes consoeurs et confrères pour leurs riches réponses. 
Je vous partage un autre angle de vu qui complétera la lecture de votre situation. 

Il y a une confusion entre les rôles et les espaces relationnels :

1)  Vous arrivez dans un espace familial où l'espace relationnel "père-fils" a pris l'ascendant sur l'espace relationnel « couple », accentué avec l'expérience de l'ex-belle mère. Le fils c’est inconsciemment que sa relation père-fils est prioritaire sur la relation couple du père. C’est bien mais c’est dans la notion de priorisation pour l'homme où les confusions et maladresse se jouent.  


2) Je fais l’hypothèse, que l’homme que vous avez rencontré, c'est l'homme "amant" et/ou l'homme "conjugal"  en lui. Mais une fois revenu dans l'espace familiale, comme il y a une descendance, il fait le choix de privilégier son rôle parental et inconsciemment laisse ce rôle prendre l'ascendant sur tous les autres dans cet espace relationnel commun : le vivre ensemble familiale.

Le couple conjugal et intime passe souvent après le couple parental, pour un tas de raisons justifiées ou non, sociétales et de loyautés personnelles. Tout l’enjeu est de remettre du "et" pour sortir du "ou" binaire et rapetissant. Ce qui fait la complexité des relations humaines et encore plus des familles recomposées.

L'expérience de la famille récompensée vient défier les dynamiques d’espace et les rôles établis inconsciemment.  C'est flou et compliqué de naviguer dedans. C'est délicat de voir ce qui se joue lorsque nous avons toutes nos tripes dedans.



3)  Une relation se construit à deux. Cela demande une volonté latérale de pouvoir construire. Vous ne pouvez faire que 50 % du chemin dans la dynamique de couple conjugale et familiale.

Quelle est l’espace sécurisant à vous deux, où ce rôle de père peut être déposé,  pour que "l'homme libre et vulnérable" puis échanger avec la "femme libre et vulnérable" ? 

Comment créer un espace d’écoute de personnes à personne, en dehors des rôles occupés habituellement ( consciemment ou inconsciemment) et leurs compétitions ? 

Quelle est l’envie de cet homme à vouloir ouvrir un espace d’échange, à partir d’un autre espace en lui, pour aborder le sujet du vivre ensemble ?

Comment tranquillement partager les enjeux de chaque rôle pour chacun et de voir ce qui est acceptable pour chaque personne en fonction de vos limites individuelles, relationnelles et des espaces / temps ?

Comment par la suite vous allez explorer des idées et construire des propositions pour répondre équitablement aux besoins individuels et aux enjeux de vos rôles?



4) Tant qu’il y aura de la confusion dans les rôles, leurs espaces et la non-conscience de leurs enjeux respectifs, il y aura constamment de la confusion dans la communication et beaucoup de maladresse, blessant chaque personne du système relationnel.

C'est bien expliqué lorsque votre part intérieure de "femme conjugale/couple" souhaite échanger avec "l'homme conjugale/couple" sur plusieurs sujets dont celui du "vivre ensemble" mais qu'en face vous avez constamment le "père" qui échange avec son référentiel de rôle parental (et les loyautés inconscientes liées à ce rôle).

Cerise sur le gâteau cette façon de "vivre ensemble" renvoie à des mémoires collectives du rôle de la femme et de celui de l’homme dans une famille.
C'est tout à fait normal d'être dans vos sensations et émotions désagréables et inconfortables, puisqu'il n'y a pas d'espace d'écoute profonde de vos besoins dans le fonctionnement collectif.


5) Traiter la situation avec cet ado dans ce contexte particulier est caduc d’avance. Beaucoup d’énergie placée dans un espace relationnel qui n’est pas décisionnaire.
La genèse des maux de ce que vous décrivez se situe dans la clarification des enjeux du vivre ensemble. Or cela vient défier le vivre ensemble de l’espace « père-fils » instauré depuis longtemps, d’où cette résistance au changement. Cela fait 2 contre 1.
C’est pour cela qu’il est nécessaire de retrouver un dialogue dans l’espace du couple conjugale pour revenir sur un espace de coopération ou il n’y a pas de « conflit » de lien mais un vivre ensemble collectif quels que soit les rôles et relations affectives.

Tant qu’il n’y aura pas de mise en lumière des rôles et de leurs enjeux (au niveau du système de la relation), cela se rejouera à l’infini, quelque soit vos bonnes volontés ou vos compétences relationnelles. Ce n'est pas vous le problème, ni votre compagnon, ni son fils, c'est la manière dont les règles implicites passées de la relation (dans les sécurités affectives et de loyautés) se jouent dans le présent. Des peurs bien cachées et complexes sont à la racine des résistances et des difficultés à mettre à jour le système relationnel du vivre ensemble familial. Cela se traduit par des comportements de protection, de défiance, de compétition et non de coopération. 
En gros, la mise à jour du système relationnel a du mal à se faire alors que la structure de la famille a changé.


Je vous souhaite sincèrement de trouver des espaces de ressourcement individuels afin de garder suffisamment de « batteries » et de consistance intérieure pour naviguer plus sereinement dans cet espace familial inconfortable pour le moment.

Pleines de pensées soutenantes pour vous,
Bien à tous qui me lisez,

Sarah Labaïed

Experte des dynamiques relationnelles.
> Thérapeute de couple, Thérapeute individuel (spécialisée dans les traumas complexes dont les victimes de violences sexuelles).
> Coach professionnelle d’équipe, formatrice et conférencière.

Sarah Labaied Psy sur Nantes

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28 MAI 2026

Bonjour,

Votre message montre surtout à quel point cette situation est devenue épuisante émotionnellement pour vous. Vous semblez vivre beaucoup de tension, de frustration et d’incompréhension depuis plusieurs années, au point d’anticiper une semaine sur deux avec angoisse.

Ce que vous décrivez ne semble pas seulement concerner le fils de votre compagnon, mais aussi la place que chacun occupe dans cette dynamique familiale : votre difficulté avec certains comportements de cet adolescent, mais également le sentiment que votre compagnon ne pose pas suffisamment de limites ou que vos besoins passent après ceux de son fils.

Vous avez aussi conscience que cette situation vient probablement réactiver quelque chose de plus ancien chez vous, notamment autour de votre enfance, de l’éducation reçue, de votre rapport à la place de l’enfant ou encore de votre besoin de reconnaissance et d’équilibre dans le couple.

Le fait de ne pas vouloir d’enfant ou de ne pas avoir une fibre maternelle très développée ne fait pas de vous une mauvaise personne. En revanche, vivre avec un partenaire qui a un enfant implique souvent de devoir trouver une place qui convienne à chacun, et cela peut devenir très difficile lorsque les attentes, les valeurs éducatives ou les besoins affectifs sont très différents.

J’ai aussi l’impression que vous vous sentez assez seule avec cette souffrance et peut-être peu entendue jusque-là dans ce que cette situation provoque réellement chez vous.

Un accompagnement thérapeutique pourrait justement permettre d’explorer plus en profondeur ce qui se joue émotionnellement dans cette relation, sans jugement, afin de comprendre ce qui est supportable ou non pour vous aujourd’hui dans cette dynamique familiale et de couple.

Vous n’avez pas à rester seule avec ce poids.

D. Bailly
Psychopraticienne

Delphine Bailly Psy sur Clermont

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27 MAI 2026

Bonjour Lili,
Je pense que le problème n’est pas seulement le fils de votre compagnon, mais surtout la place que cela vous fait vivre dans la relation. Vous avez l’impression de passer après lui, de devoir subir un fonctionnement familial qui ne vous correspond pas, et cela réveille manifestement quelque chose de très sensible chez vous.
Vous n’êtes pas obligée d’aimer la parentalité ni d’être maternelle. Certaines personnes ne sont simplement pas faites pour vivre avec un enfant au quotidien, surtout quand l’éducation donnée est très différente de leurs propres valeurs. Et visiblement, ce qui vous épuise autant, c’est aussi le manque de cadre posé par votre compagnon : difficulté à dire non, peu de limites, beaucoup d’adaptation autour de son fils.
En revanche, attention à ne pas faire porter au garçon seul toute la tension. À 14 ans, beaucoup d’adolescents testent, réclament, restent sur les écrans et participent peu si les parents ne posent pas de règles claires. Le vrai sujet semble plutôt être le fonctionnement du père et votre difficulté à trouver votre place dedans.
Ce qui me frappe aussi, c’est l’intensité émotionnelle que cela provoque chez vous : boule au ventre, colère, souvenirs d’enfance qui remontent, tension permanente une semaine sur deux… Cela montre que cette situation touche quelque chose de profond chez vous, au-delà du quotidien.
Et le fait que cela se soit déjà produit avec l’ancienne compagne de votre conjoint peut effectivement indiquer qu’il existe un fonctionnement familial installé depuis longtemps.
Je pense qu’il serait important que vous puissiez avoir un espace thérapeutique où l’on parle réellement de ce vécu-là, sans minimiser votre souffrance, mais aussi sans uniquement désigner l’enfant comme “le problème”. Car aujourd’hui, vous semblez surtout arriver à une limite intérieure importante.

Prenez soin de vous.

Karine Mens Steininger Psy sur Dinan

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27 MAI 2026

Bonjour,

Merci pour votre message et pour votre honnêteté. Vous mettez des mots très directs sur ce que vous ressentez, et même si cela peut être difficile à entendre ou à reconnaître, cette lucidité est importante. Vous semblez aujourd’hui dans une grande souffrance émotionnelle et dans un épuisement relationnel qui dure depuis plusieurs années.

Ce qui ressort de votre témoignage, ce n’est pas seulement une difficulté avec cet adolescent en particulier, mais surtout un profond conflit intérieur autour de la place de l’enfant dans le couple, de l’éducation, des limites et de votre propre vécu personnel.

Vous dites quelque chose de très important
je n’ai jamais voulu d’enfant et je n’accepterai jamais que l’enfant passe avant. Cela mérite d’être entendu sans jugement, car certaines personnes ne se sentent pas faites pour la parentalité ou pour la vie familiale avec enfant. Le problème n’est pas forcément d’être une mauvaise personne, mais plutôt d’être engagée dans une configuration de vie qui semble entrer en contradiction profonde avec vos besoins, vos valeurs et votre fonctionnement émotionnel.

En parallèle, vous semblez aussi vivre beaucoup de frustration face au comportement de votre compagnon, notamment concernant les limites éducatives. Ce que vous décrivez chez votre beau-fils (manque d’autonomie, écrans, demandes constantes, peu de participation) semble venir toucher chez vous quelque chose de très sensible, probablement lié à votre propre éducation, à votre rapport à l’effort, à la reconnaissance et peut-être à certaines blessures plus anciennes.

Le fait que cette situation réactive autant de souvenirs de votre enfance n’est probablement pas un hasard. Il arrive fréquemment que certaines dynamiques familiales réveillent des blessures enfouies ou des ressentiments anciens, surtout lorsqu’on a soi-même grandi avec beaucoup d’exigences, de responsabilités précoces ou un manque de place émotionnelle.

Vous semblez aussi avoir le sentiment de ne pas être prioritaire dans la relation, voire de passer après le fils de votre compagnon. Et lorsque cette sensation dure dans le temps, elle peut finir par générer de la colère, du rejet, de l’agacement permanent et une forme d’hyperréactivité à tout ce que fait l’enfant, même lorsqu’il n’y a pas d’intention contre vous.

Il est également important de rappeler qu’un adolescent de 14 ans reste un enfant dans la position affective de son père. Le fait que votre compagnon affirme qu’il ne se débarrassera jamais de son fils n’est pas anormal en soi dans une posture parentale, même si la manière de vous le dire peut être blessante pour vous.

Vous semblez aujourd’hui à un point où cette situation prend énormément de place psychiquement : anxiété, tensions corporelles, boule au ventre, conflits répétés, vacances invivables, difficulté à communiquer… Cela montre que quelque chose mérite d’être travaillé plus en profondeur, non seulement autour du couple, mais aussi autour de votre vécu émotionnel et de ce que cette configuration familiale vient réveiller chez vous.

Concernant vos précédentes expériences avec des psychologues, il est possible que vous ne vous soyez pas sentie comprise dans ce que vous cherchiez réellement à explorer. Trouver un thérapeute avec lequel on se sent entendu et avec qui l’on peut travailler concrètement sur les dynamiques relationnelles et émotionnelles est essentiel.

Un accompagnement pourrait justement vous aider à :
– comprendre pourquoi cette situation déclenche autant de souffrance chez vous,
– différencier ce qui relève du comportement de l’adolescent et ce qui touche à votre histoire personnelle,
– travailler votre place dans le couple et vos besoins affectifs,
– mais aussi réfléchir sereinement à ce que vous êtes réellement capable ou non d’accepter dans une vie de famille recomposée.

Car aujourd’hui, vous semblez surtout enfermée dans un quotidien qui vous épuise psychiquement et émotionnellement.

Si vous le souhaitez, nous pouvons échanger ensemble lors d’un premier rendez-vous afin d’explorer cette situation plus en profondeur et vous aider à retrouver davantage de clarté, d’apaisement et de compréhension sur ce que vous vivez actuellement.

Bien à vous

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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27 MAI 2026

Bonjour Madame,

Merci pour la précision de votre récit. Vous posez vous-même la question juste à la fin de votre message : si la même configuration s’est produite avec l’ex-compagne de votre conjoint puis avec vous, c’est qu’un mécanisme dépasse les personnalités en présence. Et c’est précisément ce mécanisme qu’aucune des deux consultations précédentes n’a pris au sérieux.

Quelques repères cliniques.

Ce que vous décrivez n’est pas un conflit avec un adolescent de 14 ans. C’est une place intenable que la structure familiale vous assigne. Lorsqu’un père déclare à sa compagne qu’il se séparerait d’elle plutôt que de son fils, il ne fait pas simplement preuve d’amour paternel : il fixe une hiérarchie symbolique dans laquelle vous occupez une fonction subalterne, interchangeable, sans droit à un cadre commun. Cette phrase, en apparence anodine, organise toute la suite. Elle explique pourquoi votre parole sur le quotidien (la table, la vaisselle, les écrans) reste sans effet, et pourquoi votre corps somatise dès le vendredi soir.

L’incapacité de votre compagnon à poser des limites à son enfant n’est pas une douceur paternelle : c’est une démission éducative qui, dans les familles recomposées, produit invariablement une figure tierce désignée comme problématique. La belle-mère devient alors le réceptacle de tout ce que le père n’assume pas. Vous êtes la deuxième à occuper cette place. La précédente est partie. Ce n’est pas un hasard, et cela ne vous concerne pas en propre.

L’adolescent, dans cette configuration, n’est pas l’auteur du dysfonctionnement. Il en est le bénéficiaire passif, et probablement, sans qu’il puisse le formuler, le prisonnier. Un enfant à qui rien n’est demandé et qui obtient tout ce qu’il réclame n’est pas un enfant heureux : c’est un enfant sans cadre, qui exerce un pouvoir dont il ne devrait pas disposer.

Le fait que vous pensiez davantage à votre enfance depuis quatre ans est un signe clinique précieux. Vous évoquez une éducation où l’on aidait, où l’on méritait, où l’on ne réclamait pas. Ce que vous voyez chez ce garçon ne réveille pas un caprice de votre part : cela réactive une économie psychique ancienne dans laquelle votre propre place a été tenue à un prix élevé. L’injustice ressentie est réelle, et elle puise dans deux sources qu’il faut distinguer : la configuration objective actuelle (qui est dysfonctionnelle), et la résonance avec votre histoire (qui amplifie votre réaction). Les deux travaux sont nécessaires.

Sur les deux consultations précédentes : un praticien qui détourne la conversation vers les hobbies face à un sujet aussi précis et aussi structurant n’a pas fait son travail. Vous étiez venue déposer une question clinique, vous êtes repartie avec du remplissage. Cela n’est pas anodin, et cela explique aussi votre fatigue à demander de l’aide.

La question qui se pose n’est donc pas : suis-je une mauvaise belle-mère ? Elle est : suis-je prête à rester dans une configuration où ma place a été annoncée comme conditionnelle, et où le cadre éducatif ne sera pas posé par celui qui devrait le poser ?

Y répondre demande un travail à deux niveaux : reprendre votre histoire pour comprendre ce qui se rejoue, et clarifier ce que vous acceptez ou non dans le présent. Un cadre analytique sérieux, qui ne fuit pas le sujet pour lequel vous venez, permet précisément cela.

Vous écrivez avec le cœur qui bat à mille. C’est déjà un indicateur que quelque chose, en vous, ne supporte plus l’arrangement actuel. Cette information mérite d’être entendue, pas étouffée.

Bien à vous,

Cécile MERLETTE, psychanalyste, psycho-criminologue, formatrice, auteure

Cécile Merlette Psy sur Paris

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26 MAI 2026

Bonjour,

On sent à quel point cette situation est devenue épuisante pour vous, au point de créer une tension presque permanente dans votre quotidien et dans votre relation.

Et derrière l’agacement que vous décrivez envers le fils de votre compagnon, il semble aussi se jouer quelque chose de plus profond autour de la place, des limites, du sentiment d’injustice, de la reconnaissance ou encore de ce que chacun considère comme “normal” dans une famille.

Vous dites d’ailleurs quelque chose de très important : cette situation semble réactiver beaucoup d’éléments liés à votre propre histoire et à votre enfance. Souvent, ce type de dynamique familiale vient toucher des zones déjà sensibles, parfois anciennes, qui dépassent largement la situation actuelle en elle-même.

En thérapie, le travail ne consiste pas simplement à dire qui a “raison” ou “tort”, mais plutôt à essayer de comprendre ce qui se rejoue émotionnellement pour vous dans cette relation, ce que cela vient réveiller, pourquoi cela prend aujourd’hui une place aussi envahissante intérieurement, et comment retrouver progressivement des repères plus apaisés dans ce que vous ressentez.

Le fait que cette situation ait déjà été difficile avec l’ancienne compagne de votre conjoint montre aussi qu’il existe probablement une dynamique relationnelle et familiale plus large à explorer, avec nuance et sans jugement.

Et contrairement à ce que vous semblez craindre, ressentir ce type d’émotions ne fait pas automatiquement de vous une “mauvaise personne”. Dans les familles recomposées, certaines places peuvent devenir difficiles à vivre.

Si vous le souhaitez, il est bien sûr possible que l'on échange davantage dans le cadre d’une consultation afin d’explorer plus précisément ce qui se joue pour vous dans cette dynamique relationnelle et familiale.

Axel David Psy sur Lyon

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26 MAI 2026

Bonjour Lilie,

Vous semblez à bout, cela se ressent derrière chacune de vos phrases.

Les difficultés que vous rencontrez dans cette relation touchent à quelque chose de plus profond que la cohabitation difficile avec un adolescent. Vous le sentez vous-même en notant que votre enfance vous revient avec une insistance inhabituelle depuis quatre ans. Ce n'est pas un hasard. Quand on grandit dans un environnement où tout se méritait, où les besoins des enfants n'occupaient que peu (trop peu ?) de place, se retrouver face à un fonctionnement radicalement différent peut réveiller quelque chose d'ancien, une incompréhension, une injustice ressentie, parfois une forme de rage sourde qui ne parle pas que du présent.

Il y a aussi quelque chose qui mérite d'être regardé dans la dynamique de votre compagnon. Le fait que la situation soit identique avec vous et avec son ex-compagne pointe moins vers une coïncidence que vers un fonctionnement répété de sa part. Un parent incapable de poser des limites à son enfant porte souvent une culpabilité très lourde, liée à la séparation, à la peur de perdre le lien, à une confusion entre amour et absence totale de frustration. Ce n'est pas une critique, c'est un pattern, et les patterns ne changent pas sans qu'on s'y attelle vraiment. Vous n'êtes pas la variable du problème. Vous en êtes le révélateur.

Cela ne signifie pas que vos réactions sont toutes proportionnées, ni qu'elles ne méritent pas d'être examinées. Mais les examiner honnêtement nécessite un espace où l'on puisse aller chercher ce que cet adolescent réveille en vous, ce que cette relation rejoue de votre histoire, et ce que vous voulez réellement pour vous à 33 ans.

Il y a &g
Vous mentionnez deux expériences thérapeutiques décevantes. Il arrive que la rencontre avec un thérapeute ne soit tout simplement pas la bonne, sans que cela remette en cause l'utilité de la démarche elle-même. Un accompagnement qui part de ce que vous vivez concrètement, de ce qui se serre dans votre poitrine, de ce qui remonte de l'enfance, peut faire une vraie différence. Vous semblez avoir une conscience aiguë de vous-même, c'est une ressource réelle, mais elle a besoin d'un espace pour s'explorer sans que la pression du quotidien vienne tout recouvrir.
Vous méritez de comprendre ce que vous traversez, avant de décider quoi que ce soit.
Restant à votre écoute,
Agnès Favard
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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26 MAI 2026

Bonjour Lili,

Lorsque je vous lis, je me demande si votre souffrance vient vraiment du fils de votre compagnon ou plutôt de la relation dans laquelle vous êtes enfermée depuis 4 ans.

J'entends une femme qui semble vivre une place impossible : vous n'êtes pas la mère, vous n'êtes pas non plus décisionnaire , mais vous subissez les conséquences d'un fonctionnement familial qui est aujourd'hui au-delà d'être pesant, vous épuise. Et il est probable que cela puisse créer beaucoup de colère et notamment vers la personne visible dans ce schéma: le fils de votre conjoint.

Vous dites que ces 4 dernières années vous font repenser à votre enfant et cela attire mon attention. Il est possible que certaines situations vécues réveillent moins des blessures anciennes qu'elles ne les rejouent dans votre quotidien à ce jour.

Est-il possible que derrière ce sentiment d'énervement, il puisse y avoir un sentiment de passer après tout le monde? Ou bien de devoir supporter sans être entendue? Voir même d'avoir appris très tôt ( par votre éducation ) de mériter sa place?

Vous dites également avoir déjà consulté des psys et être repartie sans avoir parler du sujet qui vous préoccupe. Peut-être qu'au-delà de la question de savoir comment supporter, il serait intéressant de savoir pourquoi cette situation vous fait autant souffrir au point d'envahir votre corps ( boule au ventre, coeur qui bat à mille ... ), vos pensées et votre couple? Cela mérite d'être pris au sérieux.

Je pense qu'un accompagnement ciblé sur votre émotionnel, votre histoire, votre place dans cette famille recomposée serait précieux. Non pas pour vous apprendre à vivre avec cette situation mais plutôt pour comprendre ce qu'elle active profondément en vous et ce qui se rejoue .
Vous pourriez par la suite savoir ce qui est acceptable ou non et trouver votre équilibre.

Je reste à votre écoute si vous souhaitiez approfondir le sujet, sachez que ma première séance est offerte et réservable sur mon profil.
Prenez soin de vous.

Virginie VINCENT
Psychopraticienne
En cabinet ou en visio.

Vincent Virginie Psy sur Aix-en-Provence

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26 MAI 2026

Bonjour Lili.
Ce que vous vivez est très douloureux, c’est logique que ça vous pèse au quotidien.
Il est bien sûr difficile de vous aider en un message, mais si la psychologie « classique » ne vous aide pas sur ce sujet précis, c’est parce qu’elle s’attache à s’occuper de vous (ce qui peut être très aidant) alors que le problème se situe dans les relations. Celle que vous avez avec votre conjoint et son fils, mais aussi celles de ce garçon avec votre conjoint mais aussi sa maman… Vous l’avez bien souligné dans votre message, si votre conjoint ne fait rien, il est malheureusement assez logique que la situation ne change pas.
Je vous conseillerai vivement la thérapie systémique pour apaiser votre souffrance. Si vous voulez voir à quoi cela ressemble, le podcast : On a tout essayé, vous donnera un bon aperçu (et notamment l’épisode : le mari d’Olga se fait marcher sur les pieds, même si le cas est très différent, je pense qu’il vous parlera).
J’espère que cela vous aidera, car c’est une situation très douloureuse.
Prenez soin de vous.
Adèle.

Adèle Singier Psy sur Lyon

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26 MAI 2026

Bonjour

Il y a plusieurs choses, ou facteurs pouvant expliquer ce que vous ressentez.
D'abord effectivement votre beau fils profite de la situation et votre conjoint ne sait pas cadrer les choses suffisamment. Cela est souvent lié à un sentiment de culpabilité du papa par rapport à son fils qu'il ne voit pas tout le temps.
Le deuxième facteur peut-être votre éducation qui s'est construite à l'opposé de l'éducation de cet enfant. Cela vous renvoie inévitablement vers votre propre enfance. Inconsciemment il y a quelque chose qui se passe en vous. D'un côté vous êtes fière de l'éducation reçue mais vous pouvez aussi en avoir conçu de la frustration.
Enfin vous n'avez aucune expérience d'enfant et là vous êtes confronté à ce qu'il y a de plus difficile : l'adolescence. Et en plus c'est l'adolescence d'aujourd'hui avec tout ce que la technique moderne apporte comme facilité.
C'est trois points doivent être travaillés ensemble pour retrouver un équilibre.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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26 MAI 2026

Bonjour,
Votre boule au ventre sonne comme un appel au secours.
D'abord je voudrais vous dire que ce que vous pensez de cet adolescent, il le reçoit directement, d'autant plus qu'à cet âge ils sont hypersensibles.
Et de votre côté vous aussi, vous êtes hypersensible.
Qu'est ce qui fait que vous ne voulez pas d'enfant ? Qu'est ce qui vous a poussée inconsciemment à vous mettre quelqu'un qui a un enfant ?
Cette expérience que vous vivez une chance qui peut vous permettre de vous découvrir vous-même.
Peut-être redécouvrir cet amour qui est au fond de vous et que vous n'arrivez pas à laisser sortir pour ce garçon.... ( La boule au ventre ?)
Tous les conseils qu'on pourra vous donner ne remplaceront pas le chemin que vous pouvez suivre pour vous reconnaître vraiment.
Courage !

Roger Fontaine Psy sur Beaune

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26 MAI 2026

Bonjour Lili,

Contrairement à ce que vous exprimez, l’enfant doit être la priorité de chaque parent. C’est le rôle spécifique de chaque parent de s’occuper au mieux de son enfant pour lui apprendre petit à petit à s’autonomiser. Vous avez cependant raison, lorsque vous attendez du fils de votre partenaire qu’il participe au moins un peu lorsqu’il partage vos vies.
Pour finir, cet enfant aborde l’adolescence, qui est une période vraiment difficile à vivre. Non seulement, c’est un bouleversement interne, mais, en plus, la situation d’aller successivement d’une famille à une autre est aussi plutôt inconfortable.
Je vous invite à plus de tolérance en sa présence. Demandez également à votre partenaire de faire participer son fils à au moins une tache lorsqu’il est là (ranger sa chambre et mettre la table, par exemple).
Enfin, n’oubliez pas que vous pouvez vous retrouver avec votre partenaire en tête à tête régulièrement. Ce temps doit donc vous permettre de prendre le plaisir que vous ne semblez pas ressentir lorsque son fils est présent.
Cependant, si vous n’arrivez pas à accepter tout cela, vous n’aurez plus d’autre choix que de quitter cet homme et cet environnement de vie que vous ne souhaitez pas.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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26 MAI 2026

Bonjour, merci pour votre partage,

Ce que vous décrivez semble être une situation très douloureuse pour vous, et surtout très activante émotionnellement. On sent que ce n’est pas simplement “un adolescent qui ne range pas sa chambre” ou “un père qui ne sait pas dire non” : quelque chose, dans cette situation, vient toucher une zone beaucoup plus profonde chez vous.

Vous dites une phrase importante : depuis cette relation, vous repensez beaucoup à votre enfance. Cela peut être une piste essentielle. Dans l’enfance, nous apprenons souvent à nous adapter à notre environnement : aider, ne pas réclamer, mériter, ne pas prendre trop de place, faire attention aux autres, parfois même mettre nos besoins de côté pour être acceptés ou aimés. Ces ajustements ont pu être utiles à un moment donné. Mais une fois adulte, ils peuvent devenir des croyances rigides : “il faut mériter pour recevoir”, “on ne doit pas demander”, “si l’autre passe avant moi, je n’ai plus de place”, “si je ne suis pas prioritaire, je ne compte pas”.

Dans votre relation actuelle, le fils de votre compagnon semble venir réveiller quelque chose de cet ordre. Ce n’est peut-être pas seulement lui qui vous insupporte, mais ce qu’il représente pour vous : une place donnée sans effort, des demandes acceptées, une priorité qui vous fait peut-être revivre une sensation ancienne d’injustice, d’effacement ou de non-reconnaissance.

Cela ne veut pas dire que vos ressentis sont “mauvais” ou que vous êtes une mauvaise personne. Cela veut dire qu’ils méritent d’être entendus, compris et travaillés. Car aujourd’hui, la tension semble tellement forte qu’elle vous envahit physiquement : boule au ventre, cœur qui bat, difficulté à sourire, anticipation de la semaine où il est présent.

Il y a probablement deux niveaux à distinguer : ce qui appartient à l’organisation familiale actuelle, avec des limites éducatives à poser par le père ; et ce qui, en vous, est réactivé par cette place de l’enfant dans le couple. Le travail thérapeutique pourrait justement vous aider à différencier les deux, afin de ne pas rester enfermée entre culpabilité, colère et envie de partir.

Vous avez le droit de ne pas être , de ne pas vouloir , et de questionner votre place dans cette relation. Mais il serait important de pouvoir explorer ce que cette situation vient toucher dans votre histoire, pour que votre décision — rester, partir, poser des limites, réaménager la relation — vienne d’un endroit plus clair et moins douloureux.

Je vous encourage à chercher un accompagnement où vous pourrez vraiment travailler ce sujet précis : votre place, vos ressentis face à cet enfant, les croyances issues de votre propre éducation, et la manière dont elles impactent votre vie affective aujourd’hui.

Bien à vous,

Patrick HonorezGestalt-praticienCabinet à Paris 15e — accompagnement en présentiel et en visio

Patrick Honorez Psy sur Paris

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26 MAI 2026

Bonjour,
​Je lis votre message avec beaucoup d’attention. Votre cœur qui bat à mille à la simple idée d'écrire ces mots montre à quel point vous êtes arrivée au bout de ce que votre système nerveux peut endurer. La situation est devenue un calvaire physique et psychologique pour vous, et il est urgent de poser un regard lucide là-dessus.
​Vous exprimez vos ressentis sans filtre, et je vais vous répondre avec la même clarté thérapeutique. Dans votre situation, il y a un choc frontal entre trois éléments : l'éducation que vous avez reçue, la culpabilité d'un père, et votre absence de désir de maternité.
​Voici les clés pour comprendre cette impasse et décider de votre avenir :
​1. Le choc des modèles éducatifs et la blessure d'enfance :
​Vous avez grandi avec des règles strictes : pour obtenir quelque chose, il fallait le mériter, et l'aide à la maison n'était pas négociable. Voir cet adolescent de 14 ans tout réclamer sans rien donner en retour, affalé sur le canapé une semaine sur deux, crée en vous un sentiment profond d'injustice.
​Le fait que vous pensiez énormément à votre propre enfance depuis 4 ans n'est pas un hasard. Le comportement de ce jeune garçon réactive des règles inconscientes de votre passé : « Pourquoi lui a-t-il le droit d'avoir tout sans effort, alors que moi j'ai dû tout mériter ? ». C'est ce décalage qui génère cette colère.

​2. L'incapacité du père à poser des limites :
​Vous l'avez très bien identifié : le problème majeur n'est pas l'adolescent, c'est son père. Votre compagnon est bloqué dans une culpabilité de parent séparé. Incapable de dire non, il surcompense en cédant à tous les caprices.
​Le fait que sa précédente relation ait sombré exactement pour les mêmes raisons prouve que le dysfonctionnement vient de lui et non pas de vous. C'est son schéma répétitif. Malheureusement, en vous disant qu'il « se débarrasserait de sa copine plutôt que de son fils », il vous pose un ultimatum qui ferme la porte à toute négociation ou soutien de sa part.

​3. Le non-désir d'enfant face à la réalité de la recomposition :
​Vous dites n'avoir jamais compris que « les enfants passent avant tout » et vous ne voulez pas d'enfant. C'est un choix de vie parfaitement respectable. Cependant, la dure réalité de la famille recomposée est qu'un parent n' cessera jamais d'être parent. À 14 ans, cet enfant est encore là pour des années. Entrer dans la vie d'un homme qui a un enfant implique forcément de composer avec cette présence. N'avoir aucun affect pour lui, vivre une semaine sur deux avec la boule au ventre en feignant un « bonjour/au revoir » est une torture que vous vous infligez.

​Mes conseils pour vous aujourd'hui :
​- Validez l'échec des thérapies passées : Si deux psychologues ont survolé le sujet en vous parlant de vos hobbies, changez de démarche. Vous n'avez pas besoin de parler de vos loisirs, vous avez besoin de comprendre pourquoi cette situation réactive vos traumas d'enfance. Si vous consultez à nouveau, cherchez un thérapeute spécialisé dans les dynamiques familiales ou les traumatismes (TCC ou EMDR).

- Cessez de vous sacrifier en vacances : Après trois années de vacances gâchées, la règle doit changer. Si vous restez dans ce couple, refusez de repartir tous les trois. Partez seule, avec vos amis, ou imposez des vacances exclusivement en couple lorsque le fils est chez sa mère. Protégez votre bulle.

- Regardez la réalité en face (« Céder votre place ») : Vous dites y penser. Parfois, réaliser que l'on n'est pas faite pour la vie de famille recomposée est une preuve de grande maturité. Vous avez 33 ans, aucun enfant, et vous aspirez à une vie de couple où vous êtes la priorité. Votre compagnon, lui, a un package qu'il refuse de modifier et un système éducatif laxiste qu'il n'entend pas changer.

​Rien ne cloche chez vous : vous avez simplement des valeurs incompatibles avec celles de votre compagnon. Rester dans cette situation en espérant que l'adolescent change ou que le père se réveille est une illusion qui continuera de détruire votre santé. Vous avez le droit de choisir votre tranquillité d'esprit.

Prenez soin de vous,

Caroline Duhamel
Sexothérapeute & Thérapeute de Couple

Caroline Duhamel Psy sur Marolles-en-Hurepoix

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26 MAI 2026

Bonjour,

Effectivement la situation semble bien bloquée. Vous êtes face à un homme qui se déresponsabilise totalement de l'éducation de son fils.
Éduquer un enfant c'est prendre soin de lui, lui apprendre à équilibrer ses activités, lui apprendre l'autonomie.
Sortir avec lui, l'emmener à la piscine, faire du vélo, voir une exposition, un concert, rencontrer des jeunes de son âge...
A 14 ans, sauf handicap particulier, un adolescent est en capacité de faire une lessive, sortir le linge, le plier, le ranger, se faire cuire des pâtes, faire la vaisselle, débarrasser, ranger, passer l'aspirateur... Oui je vous rejoins tout à fait.
Son père ne lui rend pas du tout service en faisant tout à sa place, l'enfant risque d'avoir beaucoup de difficulté à sortir d'une addiction aux écrans en avançant en àge.

Vous avez été voir 2 psy qui ne vous ont pas convenus. Je vous invite à en choisir un 3ème qui vous correspondra davantage et vous permettra de soigner les blessures de votre enfance qui sont réactivées aujourd'hui.
Et en même temps, une thérapie de couple serait indispensable pour que votre partenaire entende qu'il fait fausse route avec son fils et que de se débarrasser de ses compagnes ne fait que repousser bien des problématiques qu'il ne tarderont pas à apparaitre pour son fils s'il ne change pas radicalement son positionnement avec lui.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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26 MAI 2026

Bonjour,

Merci pour votre message et pour l’honnêteté avec laquelle vous décrivez votre situation. On sent à quel point cette relation et cette cohabitation vous pèsent aujourd’hui.

Ce que vous vivez est une difficulté assez fréquente dans les familles recomposées, surtout lorsque les valeurs éducatives et les attentes ne sont pas les mêmes entre les adultes. Dans votre message, ce qui semble vous mettre le plus en souffrance n’est pas seulement la présence de l’adolescent, mais surtout la façon dont les règles et les limites sont posées (ou non) par votre compagnon.

À 14 ans, un adolescent est encore en construction. Il teste souvent les limites, peut passer beaucoup de temps sur les écrans et réclamer davantage si aucun cadre clair n’est posé. Les recommandations en psychologie familiale soulignent d’ailleurs l’importance pour les parents d’établir des règles cohérentes et de responsabiliser progressivement les adolescents dans la vie quotidienne (par exemple participer aux tâches de la maison ou respecter certaines limites) afin de favoriser leur autonomie et l’équilibre familial.

Cependant, il est important de rappeler un point essentiel : l’éducation de son fils relève d’abord de votre compagnon. Ce n’est pas votre rôle de porter cette responsabilité. En revanche, votre place dans le couple mérite d’être entendue et respectée.

Ce que vous décrivez semble surtout révéler une tension dans la relation de couple et dans l’organisation familiale. Lorsque le parent a du mal à poser des limites ou que le partenaire se sent systématiquement relégué derrière l’enfant, cela peut créer beaucoup de frustration, de colère et parfois un sentiment d’injustice.

Il y a également un autre élément important dans votre message : vous évoquez le fait que cette situation réactive des souvenirs ou des blessures liées à votre enfance. Ce type de réaction est fréquent. Certaines situations actuelles peuvent venir toucher des valeurs, des expériences ou des attentes profondément ancrées.

Quelques questions peuvent vous aider à réfléchir à la suite :

Votre compagnon est‑il prêt à entendre votre souffrance et à réfléchir avec vous à des règles de vie communes à la maison ?
Existe‑t‑il un espace de dialogue réel entre vous deux sur ce sujet, sans que cela se transforme en conflit ?
Cette relation vous apporte‑t‑elle aujourd’hui plus de bien‑être ou davantage de stress et d’angoisse ?
Concernant les psychologues que vous avez consultés, il arrive parfois que l’approche ne corresponde pas à ce dont on a besoin à un moment donné. Un accompagnement utile dans votre situation pourrait justement permettre d’explorer ce que cette situation réveille chez vous, votre place dans cette famille recomposée et vos limites personnelles.

Enfin, il est important d’être lucide sur une réalité : lorsqu’on choisit d’être avec une personne qui a un enfant, cet enfant fera toujours partie de sa vie. La question n’est donc pas de savoir qui passe avant l’autre, mais plutôt de savoir si un équilibre est possible où chacun trouve sa place.

Nous pouvons échanger la dessus n'hésitez pas à me contacter.

Prenez soin de vous.

Léa Avara Psy sur Lyon

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26 MAI 2026

Bonjour,

Merci pour votre message. Et déjà, le fait de parler aussi franchement de ce que vous ressentez est important. Beaucoup de personnes dans votre situation n’osent pas dire les choses par peur d’être jugées comme “méchantes” ou “anormales”.

Ce que vous décrivez ne donne pas l’impression que vous détestez cet adolescent en tant que personne. Ce qui semble surtout vous être devenu insupportable, c’est tout ce qu’il représente dans la dynamique familiale et dans votre couple.

Et il y a plusieurs niveaux qui se mélangent.

D’abord, il y a un énorme décalage éducatif et de valeurs. Vous avez grandi avec :

* des règles
* de la participation
* la notion de mérite
* des limites claires

Et vous avez face à vous un fonctionnement que vous vivez comme :

* permissif
* centré sur l’enfant
* sans cadre
* sans frustration

Eric Oignet Psy sur Herblay

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25 MAI 2026

Bonjour Lili,
Votre message est d'une grande franchise et on sent à quel point la situation vous épuise, physiquement et émotionnellement. Ce que vous décrivez – la boule au ventre, le cœur qui bat à mille, le sentiment de ne pas avoir de place – montre que vous avez atteint vos limites. C’est un signal d’alarme que votre corps vous envoie, et il est essentiel de l’écouter.

Voici quelques clés de lecture pour vous aider à y voir plus clair et à sortir de l'impasse.

. Ce qui se joue dans votre foyer : un choc de modèles
L'éducation du "mérite" face à "l'enfant-roi" : Vous avez été élevée dans l'idée qu'il faut mériter les choses et participer. C'est votre structure, votre valeur. Voir cet adolescent obtenir tout sans effort crée en vous un sentiment profond d'injustice. Vos réactions ne font pas de vous une "mauvaise personne" ; elles défendent vos valeurs.

Le non-désir d'enfant : Vous dites clairement que vous n'êtes pas maternelle et ne voulez pas d'enfant. C'est un choix parfaitement respectable. Le problème, c'est qu'en vivant avec un homme qui a un enfant à mi-temps, vous subissez les contraintes de la parentalité (les menus à part, le rythme des vacances, les écrans) sans en avoir les gratifications.

. Le nœud du problème : la posture de votre compagnon
L'attitude de l'adolescent n'est que la conséquence du cadre (ou de l'absence de cadre) posé par son père.

Votre conjoint est dans une incapacité à dire non, probablement par culpabilité liée à la séparation ou par peur du conflit.

Le fait qu'il rejoue exactement le même scénario qu'avec son ex-compagne prouve que le problème vient de son positionnement à lui, et non de vous. Il préfère menacer de rompre (« se débarrasser de sa copine ») plutôt que de remettre en question son mode d'éducation. C'est une posture très insécurisante pour vous.

. Les résonances avec votre enfance
Vous avez eu le déclic très juste de faire le lien avec votre propre passé. Quand une situation présente génère une telle violence émotionnelle (le cœur qui bat à mille rien qu'en écrivant), c'est qu'elle vient réactiver une blessure ancienne. Ce que vous vivez aujourd'hui réveille probablement des moments de votre enfance où vous vous êtes sentie non entendue, invisible, ou obligée de trop en faire pour exister.

Vos pistes d'action pour vous protéger
Puisque vous pensez à « céder votre place », sachez que partir n'est pas un échec : c'est parfois un acte de respect envers soi-même lorsque le système en face refuse de bouger. Avant de prendre une décision radicale, voici ce que vous pouvez tenter :

Le désengagement éducatif total : Ce n'est pas votre fils, vous n'êtes pas sa mère. S'il ne débarrasse pas la table, laissez son père gérer. S'il veut un plat à part, c'est à son père de le cuisiner. Retirez-vous de la gestion de cet adolescent pour faire baisser votre jauge de stress.

Protéger vos espaces : Ne partez plus en vacances tous les trois si cela se passe mal systématiquement. Vous avez le droit de refuser les moments qui vous détruisent. Prenez du temps pour vous la semaine où il est là.

Trouver le bon accompagnement : Ne restez pas sur l'échec de vos deux premiers psys. Vous avez besoin d'un professionnel (par exemple spécialisé en thérapie systémique ou en EMDR) qui ne va pas parler de vos hobbies, mais qui va cibler précisément la gestion de cette crise familiale et le nettoyage des traumatismes de votre enfance.

Vous avez le droit de vouloir une vie de couple où vous êtes la priorité, et où votre foyer est un refuge, pas une source d'angoisse. Prenez soin de vous.

Patricia Duble Psy sur Avignon

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25 MAI 2026

Bonjour Lili,

On peut vraiment sentir dans votre discours qu’il y a quelque chose de rigide, une forme de frustration continue qui s'est installée depuis un certain temps et qui pèse sur vos épaules un peu plus chaque jour.

J'aimerais vous partager quelques éléments pour vous aider à prendre de la hauteur sur la lecture du comportement du fils de votre conjoint.

Pour se développer, un enfant a besoin que sa figure paternel lui renvoie deux choses importantes : de la valorisation, et aussi de la critique constructive. Quand l’un des deux manque, l’enfant va parfois agir de manière à tenter de combler ce vide.

Dans votre situation, on pourrait imaginer que si le fils de votre mari est surtout valorisé dans la relation avec son père, il pourrait avoir tendance à « pousser le bouchon / tester les limites» pour aller chercher, d’une certaine manière, du cadre ou une forme de critique constructive, toujours dans une idée de bienveillance bien entendu.

Je crois que nous pouvons tous sentir, même en tant qu’adultes, que si tout notre environnement se plie en quatre pour répondre à nos moindres désirs, cela peut devenir étrange, voire inconfortable. Il y a là une question d’équilibre.

En vous lisant, j’ai aussi et surtout compris qu’au-delà de la frustration, il semble y avoir une difficulté à la mettre en mots, que ce soit auprès de votre compagnon ou de son fils.

Peut-être pourriez-vous commencer simplement par écrire une lettre, en essayant de rester dans une communication consciente, au plus près de votre expérience, sans jugement. En parlant de ce que vous ressentez lorsque telle ou telle situation se produit.

L’idée ne serait pas de trouver des solutions immédiatement, mais déjà de vous permettre de déposer ce qui est là pour vous, de vous alléger un peu de cette charge émotionnelle qui semble prendre beaucoup de place et vous fatiguer au quotidien.

Enfin j'aimerais terminer en vous amenant cette idée que, au fond, les évènements que nous vivons son "neutre". C'est le regard que nous posons dessus qui peut nous rendre triste, en colère ou heureux d'ailleurs.

Pour cette raison je pense que un accompagnement thérapeutique pourrait vous aider même si vos premiers coups d'essai se sont avérés infructueux.

J'ai sincèrement été touché par votre situation et me tiens à votre disposition si vous souhaitez que nous échangions d'avantage,

Prenez bien soin de vous,

Riad Bouaziz
Psychopraticien Gestalt

Riad Bouaziz Psy sur Aix-en-Provence

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25 MAI 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez semble aujourd’hui devenu très douloureux pour vous, au point de créer une tension intérieure permanente. Et il est important de pouvoir le reconnaître sans vous juger.

Vous ne décrivez pas un adolescent “malveillant”, mais plutôt une situation familiale et relationnelle dans laquelle vous ne trouvez pas votre place. Ce qui semble particulièrement difficile pour vous n’est peut-être pas uniquement le comportement de cet enfant, mais aussi ce que cette dynamique vient réveiller : votre rapport aux limites, à l’éducation, à la place de chacun dans la famille, au sentiment d’être entendue ou non dans le couple.

Vous évoquez également quelque chose d’important : le fait que cette situation fasse ressurgir beaucoup de choses liées à votre propre enfance. Il est fréquent que certaines configurations familiales réactivent des vécus plus anciens, parfois profondément enfouis.

Votre compagnon semble avoir une manière très différente de la vôtre d’être parent, et cela peut créer un décalage très difficile à vivre au quotidien, surtout lorsque le dialogue devient compliqué ou que chacun se sent incompris.

Il ne s’agit pas forcément de savoir qui a “raison” ou “tort”, mais plutôt de comprendre ce qui, dans cette situation, devient aujourd’hui émotionnellement invivable pour vous.

Le fait d’avoir la boule au ventre une semaine sur deux montre qu’il y a une réelle souffrance qui mérite d’être entendue.

Un accompagnement thérapeutique pourrait justement vous aider à mettre du sens sur ce que vous vivez, à clarifier vos limites, vos besoins et votre place dans cette relation, plutôt que de rester seule avec cette tension permanente.

Prenez soin de vous.

Alexandra Lange Psy sur Paris

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25 MAI 2026

Bonjour Lili,

Bravo pour votre message et d'avoir réussi à poser ainsi des mots sur ce que vous vivez. On sent à quel point cette situation vous épuise et vous fait souffrir.
J’entends combien cette semaine sur deux semble devenir émotionnellement très lourde pour vous, au point d’avoir la boule au ventre et de vous sentir envahie. Et derrière ce que vous décrivez du quotidien, on sent aussi que cela vient toucher quelque chose de plus profond chez vous, que vous évoquez d’ailleurs en parlant de votre enfance.

Sans jugement, je trouve précieux que vous puissiez reconnaître ce qui se passe en vous, même quand cela ne correspond pas à l’image qu’on “devrait” avoir d’une belle-mère. Il y a souvent beaucoup à comprendre derrière ce type de réactions et de souffrance.

Si vous le souhaitez, je peux vous accompagner pour explorer cela avec vous, dans un espace où vous pourriez déposer tout ce que vous ressentez sans avoir à vous justifier ni vous sentir jugée.

N'hésitez pas à me contacter,

Elodie Seng
Psychopraticienne

Elodie Seng Psy sur Paris

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25 MAI 2026

Bonjour Madame,

Vous avez quelques bonnes raisons de ne pas être d’accord avec l’éducation que votre compagnon donne à son fils, qui est à l’âge où il peut et il doit aider à la vie de la maison et assumer déjà certaines tâches.
De plus, vous écrivez que son père réponds à toutes ses demandes, ce qui est exagéré et ne l’aide pas à grandir en acceptant les frustrations et les contraintes de la vie.

Mais il y a dans vos réactions de « rejet » de ce jeune votre propre vécu auquel vous faites allusion et qui joue sur vos forts ressentiments.
Vous vous mettez en concurrence avec ce jeune, au lieu de pouvoir prendre une place d’adulte et de conjointe de son père.

Pour ne pas arriver au conflit ouvert et à la séparation vous avez besoin d’abord d’explorer ce qui vous amène à votre position actuelle, pour gagner un peu plus de recul et comprendre ce que vous même vous devez changer dans votre comportement pour que la situation évolue dans le bon sens pour tous.

Une thérapie personnelle vous aidera aussi à aborder ce sujet avec votre compagnon et ceci non pas en mode « reproches » mais d’adulte à adulte.

Si les problèmes persistent encore vous pouvez proposer à votre conjoint de faire ensemble une thérapie de couple qui pourrait vous permettre que chacun trouve sa bonne place dans le trio avec son enfant.

Je vous souhaite d’arriver à prendre le recul nécessaire pour apaiser les réminiscences de votre passé et pour avancer dans le sens d’une bonne entente avec le fils de votre compagnon.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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25 MAI 2026

Bonjour,

Merci d’avoir écrit tout cela aussi honnêtement, même “sans filtres” comme vous le dites.
On sent que cette situation vous épuise profondément depuis longtemps et qu’elle réveille chez vous beaucoup plus que de simples agacements du quotidien.

D’abord, je crois qu’il est important de dire quelque chose : le fait de ne pas être maternelle ou de ne pas vouloir d’enfants ne fait pas de vous une mauvaise personne. Certaines personnes ont un désir parental très fort, d’autres non, et cela mérite aussi d’être respecté.

En revanche, ce que vous vivez aujourd’hui semble aller bien au-delà d’un simple désaccord éducatif. Vous décrivez une tension permanente, une irritation devenue quasi constante, une impossibilité à vous détendre quand cet adolescent est présent, jusqu’aux manifestations physiques : boule au ventre, cœur qui s’emballe, sensation d’être envahie psychiquement une semaine sur deux.

Et je crois qu’il faut entendre cela sérieusement.

Ce qui semble particulièrement difficile pour vous, ce n’est pas seulement l’adolescent lui-même, mais ce qu’il représente dans votre couple :
- le sentiment de passer après lui ;
- l’impression que votre compagnon n’impose aucun cadre ;
- le vécu d’injustice autour des efforts, des règles ou des limites ;
- et peut-être aussi quelque chose de plus ancien autour de votre propre enfance, de ce qu’on attendait de vous, du mérite, de la place qu’on avait (ou non) le droit de prendre.

Vous le dites d’ailleurs vous-même : cette situation vous ramène énormément à votre histoire personnelle.

Parfois, dans les familles recomposées, l’enfant devient malgré lui le point de cristallisation de tensions plus profondes dans le couple. Et dans ce que vous racontez, j’entends surtout un problème d’alliance éducative et de compatibilité de fonctionnement entre vous et votre compagnon.

Car au fond, vous ne semblez pas supporter uniquement le comportement de son fils ; vous semblez aussi très seule avec ce que cela provoque chez vous. Vous avez l’impression que votre compagnon accepte tout, minimise votre souffrance, et vous laisse porter seule votre inconfort émotionnel.

Quand il vous dit qu’il ne “se débarrassera jamais de son fils mais possiblement d’une compagne”, cela peut aussi venir toucher quelque chose de très insécurisant dans votre place affective.

Je crois qu’il est important également de ne pas transformer cet adolescent en “responsable” de tout votre mal-être. À 14 ans, beaucoup d’adolescents peuvent être centrés sur eux-mêmes, peu aidants à la maison, très consommateurs d’écrans ou peu conscients de l’impact qu’ils ont autour d’eux, surtout si le parent pose peu de limites. Cela ne veut pas dire que votre ressenti est faux, mais cela aide parfois à déplacer le regard : le vrai sujet semble davantage être le fonctionnement familial global et votre difficulté à trouver votre place dedans.

Vous dites avoir déjà consulté sans vous sentir entendue. Peut-être parce qu’au-delà du problème concret, il y a quelque chose de plus profond à explorer :
- votre rapport à la place de l’enfant ;
- ce que cette situation réveille de votre histoire ;
- votre besoin de reconnaissance, de cadre, d’équilibre ;
- et surtout la question essentielle : cette vie-là est-elle compatible avec ce que vous pouvez supporter émotionnellement au quotidien ?

Car parfois, aimer quelqu’un ne suffit pas lorsque les modes de vie, les besoins affectifs et les valeurs éducatives sont trop éloignés.

Vous n’avez pas à vous forcer à devenir quelqu’un que vous n’êtes pas. Mais il peut être important de réfléchir à ce qui est réellement négociable pour vous… et ce qui ne l’est plus sans vous abîmer psychiquement.

Et si vous sentez que cette situation prend toute la place dans votre vie émotionnelle, qu’elle vous met en état de tension chronique ou qu’elle ravive des blessures anciennes, cela peut être précieux d’avoir un espace où vous pourrez être entendue sans jugement, non pas pour vous dire que vous avez “tort” ou “raison”, mais pour comprendre ce qui se joue profondément pour vous dans cette dynamique.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous,
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

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25 MAI 2026

Bonjour,

Votre message montre surtout un très grand niveau de saturation émotionnelle. Vous semblez vivre cette situation comme une tension permanente, au point d’avoir “la boule au ventre” une semaine sur deux, le cœur qui s’emballe et le sentiment d’étouffer dans votre propre quotidien. Et déjà, reconnaître cela avec honnêteté est important.

Vous avez aussi une grande lucidité sur vous-même : vous savez que vous n’avez jamais eu de désir d’enfant, que vous avez une vision très différente de l’éducation, de l’effort et de la place des enfants dans la famille. Cela ne fait pas de vous une mauvaise personne. Cela signifie simplement que vos besoins, vos valeurs et votre fonctionnement entrent fortement en conflit avec cette configuration familiale.

Le problème semble moins être l’adolescent lui-même que ce qu’il représente pour vous :

- un manque de limites,
- une place centrale dans le couple,
- une éducation que vous ne comprenez pas,
- et peut-être aussi le sentiment de passer après lui dans la relation.

Quand vous dites : “Mon compagnon ne voit que par son fils et cela me détruit”, on sent surtout une profonde frustration affective et une impression de ne jamais trouver votre place.

Et effectivement, il y a probablement quelque chose de plus ancien qui se réactive. Vous le sentez vous-même lorsque vous dites penser énormément à votre enfance depuis ces quatre dernières années. Certains contextes relationnels réveillent des blessures très profondes : sentiment d’injustice, manque de reconnaissance, besoin d’équité, peur d’être mise de côté, colère face au “favoritisme”, ou encore difficulté à supporter certaines attitudes parce qu’elles touchent directement à notre histoire personnelle.

Le fait que la situation se soit déjà reproduite avec l’ancienne compagne de votre conjoint est aussi un élément intéressant. Cela peut indiquer que votre compagnon a une façon d’éduquer ou de fonctionner avec son fils qui crée régulièrement des tensions dans ses relations amoureuses.

Vous semblez également vivre quelque chose de très difficile dans les vacances et les moments à trois : vous aimeriez probablement vivre des moments simples, spontanés, agréables, mais vous vous retrouvez rapidement envahie par l’irritation, l’agacement et le sentiment d’être prisonnière d’une situation qui vous dépasse. À force, votre système nerveux anticipe le conflit avant même qu’il arrive.

Je pense qu’il y a deux questions importantes à vous poser maintenant :

- Est-ce que votre compagnon entend réellement votre souffrance sans la minimiser ?
- Est-ce que cette vie familiale est compatible avec votre équilibre profond ?

Car votre conjoint restera toujours le père de son fils, et son fils restera sa priorité affective en tant qu’enfant. Cela ne veut pas dire qu’il doit tout accepter ou ne jamais poser de cadre éducatif. Mais cela signifie qu’il y aura toujours cette place-là.

Et de votre côté, vous semblez avoir besoin :

- d’espace, de calme, de réciprocité, d’autonomie, de règles claires, et d’un couple où vous sentez votre place stable et importante.

Il ne s’agit donc pas de savoir “qui a tort”. Il s’agit surtout de voir si vos fonctionnements sont réellement compatibles à long terme.

Concernant les psychologues que vous avez vus, je comprends votre frustration. Vous aviez besoin d’aide sur cette problématique précise, et vous avez eu le sentiment qu’on passait à côté. Cela ne veut pas dire que toute thérapie sera inutile pour vous. Peut-être qu’un professionnel spécialisé dans les dynamiques familiales, les familles recomposées ou les questions d’attachement pourrait davantage vous aider à explorer ce qui se joue émotionnellement pour vous dans cette situation.

Et surtout, j’aimerais vous dire ceci : votre souffrance mérite d’être entendue sans honte. Vous ne semblez pas être quelqu’un de “méchant”. Vous semblez surtout être une personne qui vit depuis plusieurs années dans une configuration qui active énormément de colère, de frustration et de détresse intérieure.

Le plus important maintenant est probablement de vous demander honnêtement :
“Est-ce que je reste dans cette relation parce qu’elle me nourrit… ou parce que j’espère encore réussir à supporter quelque chose qui me détruit intérieurement ?”

Vous avez le droit de chercher une vie relationnelle qui vous apaise davantage.

Bien à vous,
Fabrizio De Santis
Psychopraticien

Fabrizio De Santis Psy sur Molsheim

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