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Respect du cadre pour le suivi du patient

Réalisée par Adlibitum le 27 oct. 2018 1 réponse  · Thérapie brève

Bonjour,

Cela n'a fonctionné avec aucune des psychiatre que j'ai rencontré. A cause des disponibilités (vrai ou faux argument je ne saurais jamais) ou de la trop grande proximité d'avec l'ancienne psychiatre (info apprise lors de la séance-prise de contact). Elle m'impose d'entrée un suivi sous condition pour ne pas désavouer sa consoeur : "si elle n'est pas parvenue à un résultat avec vous je ne vois pas comment je..." et elle n'a pas terminé sa phrase.

Le seul psychologue que j'ai rencontré dans le lot est prêt à me suivre mais ne m'inspire aucunement. Ce serait par dépit que je m'en remettrais à lui parce que je ressens comme plus naturel de parler avec une femme. Je n'ai jamais été à l'aise avec un homme.

Je me retrouve donc en galère de psy, envahie par des idées suicidaires et très en colère. J'envisage finalement de dénoncer la psychiatre qui me suivait pour non assistance à personne en danger, négligence et abus de confiance (après mon renvoi au domicile au bout d'une semaine d'hospitalisation pour pallier un risque suicidaire j'ai fait cette IMV. Elle m'a lâchée le jour de la sortie qu'elle arrêtait le suivi en se torchant sur son devoir d'y mettre les formes. Alors même que j'ai été diagnostiquée comme souffrant d'un trouble de la personnalité limite, très vulnérable à l'abandon et en situation de crise grave au travail).

Quel est le sens de sa formation si elle ne sait pas qu'à défaut de pouvoir continuer un suivi avec son patient elle lui doit d'assurer sa continuité de soin ? Un médecin ne peut pas juste déserter de sa fonction de soignant sous prétexte que son égo aurait été mis à mal lors d'une crise paranoïde de son patient.

Dans cette accumulation de négligences et sauf à considérer des failles personnelles, ou structurelle (où l'HP serait en cause) et/ou en lien avec son inexpérience - et de cela ce n'est pas au patient à en pâtir - je vois mal comment justifier l'arrêt de toute forme de prise en charge.

J'ai compulsé nombre d'articles sur la question du transfert négatif et aussi des retours d'analysants sur des arrêts brusques de thérapie en milieu de cure à l'initiative du psy.

Des dizaines d'années après les analysants reviennent sur cette expérience qu'on peut qualifier de traumatique pour beaucoup. En sortir indemne est quasiment impossible. Et quand j'en entends, ou lis, qui disent que les psys sont des êtres humains et qu'ils ont leur limites. Merci, mais nous sommes au courant. Et dans tout corps de métier il y a une obligation de résultat (58% de personnes se disent satisfaites de leur psychothérapie. Que deviennent les 42% ? Se sont des quantité négligeable dont on peut se fiche ?

Bref, c'est la fonction investie maladroitement qui interroge des personnes comme moi. Sachant que ce sont forcément des personnes en plus ou moins grande difficulté, et donc en souffrance, qui pousseront la porte d'un thérapeute il y a risque évident de passages compliqués durant l'analyse. Et il est de la responsabilité du professionnel de santé de garder cela à l'esprit. Rien de ce qui s'est passé durant mon séjour en HP ne trouve d'explication psychiatrique dans mon contexte et les éléments personnels qui avaient été abordés et même analysés en séance.

Il y a un cadre à toute thérapie et le soignant est garant de son respect. Quand c'est lui qui le transgresse comment la personne en demande de soin peut reprendre un travail avec un autre thérapeute ? Franchement ?...

Tous les psys rencontrés tendent à dire (à mi-mot ça va de soi) que ça se fait de lâcher un patient quand ça devient difficile. Mais quand il s'agit de parler de la forme... j'ai droit à la langue de bois car aucun confrère n'admettra qu'il y a faute quand le thérapeute n'accompagne pas sa décision. Il est de son devoir d assurer le relais de suivi avant de décider de se laver les mains d'un cas.

Nous avons suffisamment à souffrir pour ne pas rajouter à nos maux. Si on décide - et il faut du courage - de consulter ce n'est pas pour être plus flingué après qu'avant.

confiance , crise

Meilleure réponse

Bonjour Adlibitum,
Merci pour votre message. Oui je sens votre colère et votre indignation , est-ce bien ce que vous ressentez?
Je ne jugerai pas le comportement des personnes qui vous ont accompagné. J’en suis effectivement étonné et troublé. Il me paraît normal d’assurer une forme de suivi.. Cela dit, je suis en libéral, et la structure de pratique peut avoir un effet sur les contraintes qu’ont les professionnels? Je ne cautionne pas ces dernières, d’où mon choix de fonctionnement.
Quant à votre accompagnement à l’heure actuelle, je sens votre exigence, pour ce qui est également de la satisfaction vis-à-vis d’une psychothérapie. Il est clair que ces pourcentage dont vous parlez posent question.
Pour moi, la relation de personne à personne est très subtile et il peut parfois prendre du temps pour trouver un.e professionnel.le qui “corresponde”, y compris en lien avec l’approche qui l’anime.
Je suis à votre écoute si vous souhaitez en parler davantage.
Sébastien,
Accompagnant centré sur la personne et la relation.

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