Je suis un homme de 30 ans et en couple. Tout va bien dans ma vie. J'ai cependant une honte en moi.
L'année dernière (mois de juillet), j'étais entrain de me masturber sur des vidéos pornographiques. Après plus d'une heure j'ai voulu aller voir des photos d'un membre de ma famille par alliance (nièce). J'ai donc ouvert instagram et je suis arrivé sur son profil et sa photo, mais en arrivant dessus j'ai ressenti une honte et j'ai quitté l'application.
Ma rumination porte sur le fait que j'ai peur de m'être masturbé sur une photo d'elle. Mais je me dis en même temps que j'ai quitté la situation car j'avais un malaise et une honte en moi à ce moment là. Je suis sûr que j'ai quitté l'application mais je ne sais plus si j'ai commencé à me masturber ou non. Car m'imaginer le fait que j'ai commencé me provoque du dégoût pour moi et de la honte. Vu que c'est un évènement passé, j'ai du mal à reconstituer ce qui s'est passé et je rumine cela.
Je voudrais donc arrêter de ruminer et passer à autre chose mais je n'y parviens pas.
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17 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 17 personnes
Bonjour,
Votre message montre à quel point cette situation vous pèse, notamment à travers la honte et les ruminations que vous décrivez. Le fait de ne pas parvenir à reconstituer précisément ce moment semble entretenir un doute qui devient envahissant et difficile à apaiser.
Ce qui ressort aussi, c’est le décalage entre ce que vous craignez avoir fait et le malaise immédiat que vous avez ressenti, qui vous a amené à interrompre la situation. Cette tension intérieure peut être particulièrement perturbante et nourrir un jugement très dur envers vous-même.
Les pensées qui tournent en boucle, surtout lorsqu’elles touchent à des sujets sensibles ou tabous, peuvent prendre beaucoup de place et altérer le regard que l’on porte sur soi.
Il pourrait être précieux pour vous d’avoir un espace pour déposer ces ruminations, comprendre ce qui se joue dans ce type de pensées et apaiser ce sentiment de honte.
Si vous le souhaitez, je peux vous proposer une consultation afin d’en parler plus en détail et vous accompagner dans ce travail.
Je vous souhaite une bonne continuation.
Elodie Seng
Praticienne en psychologie
10 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Je vais être très direct avec vous :
ce qui vous fait souffrir aujourd’hui, ce n’est pas ce que vous avez fait…
c’est le doute de ce que vous auriez pu faire.
Et ce doute est en train de prendre toute la place.
Vous êtes pris dans un mécanisme de rumination assez typique :
vous essayez de reconstituer un moment passé avec une précision parfaite pour vous rassurer.
Sauf que ce type de certitude est impossible à obtenir.
Et plus vous cherchez à vérifier, plus votre cerveau fabrique du doute.
Il y a pourtant un élément central dans ce que vous racontez :
vous ressentez un malaise immédiat, de la honte, et vous arrêtez.
C’est essentiel.
Parce que ça dit quelque chose de très clair :
ce que vous craignez ne correspond pas à vos valeurs.
Quelqu’un qui est aligné avec ce type de comportement ne ressent pas ce rejet-là.
Le problème aujourd’hui, ce n’est donc pas un “acte” certain.
C’est un conflit intérieur entre :
une pensée ou un moment flou
et une exigence morale très forte envers vous-même
Et plus vous êtes dur avec vous, plus la rumination s’intensifie.
Le piège, c’est de croire que vous allez vous apaiser en répondant à :
“est-ce que je l’ai fait ou pas ?”
Mais la sortie ne passe pas par la réponse.
Elle passe par le fait d’arrêter de nourrir la question.
Concrètement, quand la pensée revient, l’idée est de ne plus rentrer dans l’analyse :
vous la reconnaissez (“je suis en train de douter”),
et vous revenez volontairement à autre chose, sans relancer le film.
Au début ça résiste, mais c’est ce qui permet progressivement de casser la boucle.
Une chose importante à garder en tête :
une pensée, un doute ou même un moment ambigu ne définissent pas qui vous êtes.
Votre réaction, elle, en dit beaucoup plus.
Si cette rumination continue de tourner en boucle, en parler dans un cadre neutre permet vraiment de sortir de ce type de spirale, souvent plus rapidement qu’on ne l’imagine.
Vous n’êtes pas seul à vivre ce genre de mécanisme.
24 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 11 personnes
Bonjour,
Si cela prend autant d'importance pour vous, c'est que ce type de situation n'est peut être pas la 1ère... Ressentez vous souvent un sentiment de honte ?
Si c'est le cas, je vous conseillerai d'explorer cela en thérapie.
Mon approche thérapeutique est pertinente dans ce qui se passe inconsciemment pour vous (voir mon profil et les avis).
23 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Plus vous cherchez à savoir précisément ce qu’il s’est passé, plus vous risquez d’alimenter la rumination, sans forcément obtenir de réponse claire. C’est un peu comme se heurter à un mur qui ne bouge pas : l’effort est réel, mais il n’apporte pas d’apaisement.
Le sentiment de honte peut parfois entraîner une forme de déni ou de flou dans les souvenirs, ce qui peut expliquer certaines difficultés à vous rappeler les choses avec précision. Plutôt que de lutter contre cela, il peut être plus aidant d’accueillir ce qui s’est passé avec davantage de nuance.
Il ne s’agit pas de dire que vous aviez un désir particulier pour cette personne, mais de reconnaître que le désir est une réaction humaine, liée à des mécanismes biologiques et émotionnels parfois intenses. Dans certaines situations, cette intensité peut dépasser notre capacité de contrôle sur le moment, ce qui peut ensuite générer de la culpabilité.
Cependant, ce qui est important, c’est de regarder la situation dans son ensemble : vous avez su prendre du recul quasi instantanément et constater que cela n’était pas en accord avec vos valeurs. Et surtout, vous avez eu un comportement aligné avec celles-ci, puisque vous avez quitté l'application.
C’est cela qu’il est essentiel de retenir. Cela montre que vous avez des repères solides, une conscience saine et une capacité à faire des choix en accord avec ce qui est important pour vous.
Soyez bienveillant avec vous-même, on ne peut pas toujours avoir un comportement irréprochable. Etre accompagné momentanément peut vous aider à prendre du recul sur ce qu'il s'est passé et vous aider à voir les choses différemment.
Avec toute ma bienveillance,
Mallory Legrain
Psychopraticienne certifiée, Praticienne en Fleurs de Bach agréée.
18 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Le fait d'écrire votre honte a déjà, à mon sens, désamorcé votre anxiété. Mettre des mots par l'écriture ou la parole est déjà une solution pour sortir d'une impasse ce qui paraît être votre cas.
Sachez que la masturbation n'est pas un pêché et l'association visuelle d'une jeune personne que vous connaissez a dû faire remonter en vous une forme de fantasme. La situation physique des faits vous empêche d'en prendre conscience.
Le fantasme existe heureusement pour tout être humain depuis son enfance, ce n'est pas non plus un pêché, c'est une forme de régulation qui échappe au principe de réalité comme un rééquilibrage mental.
Par ailleurs, une éducation puritaine peut provoquer des scrupules, de la honte, de la culpabilité à toute forme sexualisée.
Voilà un ressenti qui peut être vous aidera à aller mieux. Bien à vous. Patricia
16 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 6 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez ressemble beaucoup à un mécanisme de rumination anxieuse. Lorsqu’une pensée ou un doute surgit et nous choque moralement, l’esprit peut rester bloqué dessus et chercher à reconstituer les faits avec une précision impossible à obtenir. Plus on essaie de vérifier mentalement ce qui s’est passé, plus le doute s’installe.
Un élément important ressort pourtant de votre message : le malaise et la honte que vous avez ressentis immédiatement. Ce type de réaction montre justement que cette situation ne correspond pas à vos valeurs. Lorsque quelque chose va à l’encontre de ce que nous sommes, notre esprit peut ensuite se mettre à tourner en boucle pour tenter de “comprendre” ou de se rassurer.
Le piège de la rumination est qu’elle cherche une certitude absolue sur un événement passé, alors que cette certitude n’existe pas. Plus on tente de reconstituer la scène dans sa tête, plus le cerveau nourrit le doute.
Le travail consiste souvent à apprendre à ne plus nourrir cette boucle mentale, à reconnaître que ce doute est une pensée anxieuse et non une réalité à vérifier encore et encore.
Si ces ruminations deviennent envahissantes ou reviennent régulièrement, un accompagnement peut vraiment aider à comprendre ce mécanisme et à retrouver un apaisement mental.
16 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
La première chose importante à rappeler est que, dans la vie psychique et sexuelle, le fantasme et le passage à l’acte sont deux choses très différentes. Le fantasme appartient au monde de l’imaginaire : des images ou des scénarios peuvent traverser l’esprit, parfois de manière surprenante ou dérangeante, sans qu’ils correspondent à un désir réel ni à une intention d’agir.
Beaucoup de personnes ressentent ensuite de la honte ou de la culpabilité face à certaines pensées ou images mentales. Pourtant, le fait qu’une image traverse l’esprit ne signifie pas que l’on souhaite réellement la vivre dans la réalité.
Dans votre récit, un élément semble particulièrement important : le malaise que vous avez ressenti et le fait que vous ayez quitté la situation. Cela montre justement que quelque chose en vous a posé une limite claire.
Ce qui semble aujourd’hui vous faire souffrir n’est peut-être pas tant l’événement lui-même que la rumination autour de celui-ci. L’esprit cherche alors à reconstituer le souvenir avec précision pour se rassurer, mais cette quête de certitude entretient souvent l’angoisse au lieu de l’apaiser. Paradoxalement, l’issue peut parfois se trouver dans l’acceptation du fait que certaines images ou fantasmes aient pu traverser l’esprit, sans que cela remette en cause vos valeurs ni vos limites. Votre récit montre d’ailleurs que ces limites existent bien.
Si malgré cela ces pensées continuent de tourner en boucle, en parler avec un professionnel pourrait vous aider à apaiser cette rumination et à retrouver davantage de sérénité.
Je vous souhaite de trouver un accompagnement dans lequel vous pourrez vous sentir réellement soutenu.
— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien – Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Bapt,
Pour commencer, est-ce que cette nièce est une personne majeure ? Dans le cas contraire, c’est en effet quelque peu problématique.
Dans le second cas, cela reste un fantasme. Or, vous devez comprendre que les fantasmes sont personnels et qu’ils peuvent être de tout ordre. Le plus important est de ne jamais réaliser ses fantasmes (sous peine de les perdre).
Dans votre cas, qu’est-ce qui vous gêne dans cette masturbation ? Est-ce le fait que ce soit une personne de votre famille ? Est-ce le fait que cette fille soit mineure ? Est-ce autre chose ?
En parallèle, je vous suggère de faire très attention à la pornographie qui peut très facilement vous amener à normaliser beaucoup de pratiques. De plus, cela peut aussi amener des problèmes sexuels au sein de couple (perte du désir, perte de l’érection, éjaculation précoce, etc.). N’hésitez pas à me consulter si vous pensez avoir besoin d’aide à propos de ces deux sujets.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Il me semble avoir répondu il y a quelques mois à un message très ressemblant au votre.
Je ne sais pas si c’était vous ou pas…
Si c’était vous… c’est bien dommage de ne pas avoir réussi à vous libérer de ce sentiment qui mêle la culpabilité à la honte, et qui au fond n’a plus lieu d’être.
Si ce n’était pas vous… c’est que pas mal de personnes peuvent vivre des situations similaires à des moments bien précis de leur vie : c’est la prise de conscience d’une pensée gênante qui est importante et il faut faire la différence entre une pensée et un acte.
Les ruminations peuvent faire très mal et elles occupent un grand espace psychique qui pourrait être utilisé mieux.
Et de toute façon ce qui est de l’ordre du passé ne peut pas être changé.
Si cet état et l’obsession de ces actes du passé continuent il est temps d’aller parler à un-e thérapeute pour vous libérer de ces ruminations.
Je vous souhaite de vous alléger de vos propres jugements de cet événement du passé.
sp
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
La difficulté que vous décrivez ressemble beaucoup à un mécanisme de rumination lié au doute et à la culpabilité. Lorsqu’une situation a suscité un malaise moral ou une honte, l’esprit peut rester bloqué dessus en cherchant à reconstituer exactement ce qui s’est passé. Or, pour un événement bref et ancien, il est très fréquent que la mémoire ne permette pas d’obtenir une certitude parfaite. Plus on cherche à analyser chaque détail, plus le doute peut s’installer.
Dans votre récit, un élément important est votre réaction immédiate de malaise : vous expliquez avoir ressenti de la honte en arrivant sur cette photo et avoir quitté la situation. Cela montre que cette idée ne correspond pas à vos valeurs. Ce décalage entre une pensée intrusive et vos valeurs peut justement provoquer ensuite une forte culpabilité et des ruminations.
Le piège dans ce type de situation est d’essayer de résoudre le doute en cherchant une certitude absolue (« ai-je fait ceci ou non ? »). Malheureusement, cette certitude est souvent impossible à atteindre pour un souvenir ancien. L’esprit continue alors à tourner en boucle sans réellement apaiser l’angoisse.
Pour sortir de cette rumination, l’objectif n’est généralement pas de trouver la réponse parfaite, mais plutôt d’apprendre à ne plus nourrir le doute lorsqu’il apparaît. Cela peut passer par le fait de reconnaître la pensée (« je suis en train de repenser à cet épisode ») puis de ramener votre attention vers le présent, sans relancer l’analyse.
Lorsque ces pensées deviennent persistantes et envahissantes, un accompagnement avec un psychologue peut être utile. Certaines approches travaillent spécifiquement sur les pensées intrusives et les ruminations, et permettent progressivement de diminuer leur impact.
Le fait que cette situation vous provoque autant de dégoût et de honte montre surtout qu’elle est en contradiction avec ce que vous êtes et ce que vous souhaitez être. Cela ne définit pas votre identité ni votre valeur.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez ressemble beaucoup à un mécanisme de rumination anxieuse. Lorsqu’une situation a provoqué un malaise ou une honte, le cerveau peut chercher à la revisiter sans cesse pour essayer d’être absolument certain de ce qui s’est passé. Le problème est que plus on tente de reconstituer précisément un souvenir, plus celui-ci devient flou ou incertain, ce qui entretient encore davantage le doute.
Un élément important dans votre récit est votre réaction immédiate de malaise et de retrait : vous expliquez avoir quitté la situation parce que vous ressentiez de la honte et un inconfort. Cette réaction montre justement que cette idée ne correspond pas à vos valeurs. C’est souvent ce décalage entre les valeurs personnelles et une pensée intrusive qui provoque ensuite la culpabilité et la rumination.
Dans ce type de situation, le piège est d’essayer de résoudre le doute en cherchant une certitude absolue (“ai-je fait ceci ou non ?”). Malheureusement, pour des événements passés et très brefs, cette certitude est souvent impossible à atteindre, et plus on cherche, plus l’esprit tourne en boucle.
Le travail consiste alors plutôt à apprendre à :
• reconnaître qu’il s’agit d’une pensée intrusive ou d’un doute anxieux,
• éviter de nourrir la rumination en analysant sans cesse le souvenir,
• accepter qu’une part d’incertitude puisse exister sans qu’elle définisse qui vous êtes.
Lorsque ces pensées deviennent envahissantes, un accompagnement avec un psychologue est indispensable. Certaines approches, notamment celles utilisées pour les ruminations et les troubles obsessionnels, permettent d’apprendre à se détacher de ces pensées et à réduire progressivement leur impact.
Le fait que cette situation vous provoque autant de malaise montre déjà qu’elle ne correspond pas à vos intentions ni à vos valeurs. Vous ne devriez pas rester seul avec cette honte : en parler dans un cadre professionnel peut réellement vous aider à sortir de ce cercle de rumination.
Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne (Diplômée d’état) et Hypnothérapeute
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour
La honte s'inscrit immédiatement dans le prolongement de la culpabilité. Mais la particularité de la honte c'est qu'elle est tournée vers les autres. On a honte lorsqu'on est découvert. Là en l'occurrence vous n'avez pas été découvert. Votre honte est donc comme une anticipation du regard des autres sur ce que vous avez fait.
Mais la honte est avec la culpabilité ce qu'il y a de mieux partagé par les êtres humains.
Si vous voulez vous en sortir en profondeur il faut que vous vous pardonniez à vous même comme vous le feriez pour un autre.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre question et pour l’authenticité de ce que vous partagez.
La première question que j’aurais envie de vous poser est la suivante : quand cet événement a-t-il eu lieu ? Est-ce quelque chose de récent, ou bien cela remonte déjà à un certain temps ?
Je me demande aussi comment cela évolue en vous. Est-ce que la honte et les pensées autour de cette situation prennent de plus en plus de place au fil du temps ? Ou bien est-ce que, même si vous y pensez encore, cela devient progressivement moins présent au fil des jours ?
Si au contraire cela prend de plus en plus de place, cela peut être important de ne pas rester seul avec cela et de pouvoir en parler avec quelqu’un, éventuellement un professionnel. Parfois, lorsque l’on garde ce type de situation uniquement pour soi, l’esprit peut tourner autour, ruminer, et la charge émotionnelle peut augmenter.
Surtout si elle peut faire écho à "d'autres hontes" plus anciennes.
À l’inverse, il arrive aussi que, avec un peu de temps, les choses se déposent et deviennent plus faciles à accepter. Nous avons tous des moments ou des comportements dans notre vie que nous regrettons ou que nous aurions préféré éviter. Cela fait aussi partie du fait d’être humain.
Si toutefois l’acceptation ne parvient pas à se faire et que le conflit intérieur reste très fort, cela peut vraiment valoir la peine de prendre un peu de temps pour travailler cela et se faire accompagner.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Merci d’avoir pris le temps d’exprimer cela avec autant d’honnêteté. Ce que vous décrivez est quelque-chose que beaucoup de personnes vivent à un moment de leur vie : pensée, impulsion ou moment ambigu qui ensuite se transforme en rumination très forte, avec de la honte et du dégout envers soi-même.
Ce qui ressort, c’est le malaise et la honte que vous avez ressentis immédiatement. Avoir quitté l’application dès que vous avez réalisé sur quel profil vous étiez montre justement qu’une limite intérieure s’est activée. Cette réaction est importante, elle dit quelque-chose de vos valeurs et de ce qui est acceptable ou non pour vous.
Quand l’esprit se met à ruminer, il essaie souvent de reconstituer un évènement avec une précision impossible : est ce que j’ai fais ceci, est ce que j’ai commencé ça, mais comme il s’agit d’un moment passé, la mémoire ne peut pas toujours fournir une réponse parfaitement claire. Et plus on cherche à vérifier mentalement, plus la pensée tourne en boucle.
Ce type de rumination fonctionne un peu comme un père : une pensée intrusive apparait; elle provoque de la honte ou de la peur; on cherche à analyser l’évènement pour se rassurer; mais cette analyse entretient la pensée au lieu de la faire disparaitre.
Ce qui est parlant, c’est le dégout que vous ressentez à l’idée même que cela ait pu arriver. Ce dégout n’est pas un signe que quelque chose ne va pas chez vous, au contraire, il montre que cette idée est en contradiction avec ce que vous êtes et avec vos valeurs.
Parfois la sortie de la rumination ne passe pas forcement par la certitude de ce qu’il s’est passé mais plutôt par l’acceptation que l’esprit peut produire des pensées ou des doutes qui ne définissent pas qui nous sommes.
Ce qui pourrait vous aider, si votre ami vous racontez la même situation, est ce que vous le jugeriez aussi durement ?
C’est possible que cette rumination soit une pensée intrusive, qui peuvent apparaitre dans des périodes de stress ou d’anxiété. Si ces pensées continuent à tourner en boucle et deviennent envahissantes, en parler avec un professionnel peut vraiment aider.
Vous n’êtes pas seul à vivre ce type de conflit intérieur, et le fait que vous cherchiez à comprendre et à apaiser votre esprit montre déjà une grande conscience de vous même.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Bonjour,
Merci pour votre message et pour la sincérité avec laquelle vous décrivez ce que vous ressentez. La honte et le dégoût que vous évoquez sont souvent très difficiles à porter seul.
Dans ce que vous décrivez, il semble surtout y avoir un mécanisme de rumination : votre esprit tente de reconstruire une scène passée dans les moindres détails pour vérifier si vous avez commis quelque chose de répréhensible. Or, plus on cherche à reconstituer précisément un moment ancien, plus l’incertitude augmente. Le cerveau se met alors à tourner en boucle autour de la question « et si… ? ».
Le fait que vous ayez ressenti immédiatement un malaise et que vous ayez quitté la situation est un élément important. Ce type de réaction montre souvent que vos valeurs et vos limites internes sont bien présentes. Mais la honte peut ensuite pousser l’esprit à se juger très durement et à revivre la scène encore et encore.
Dans ces situations, le problème n’est généralement pas l’événement lui-même, mais la lutte mentale pour obtenir une certitude parfaite sur le passé. Or cette certitude est rarement possible, et c’est ce qui entretient la rumination.
L’objectif n’est donc pas de trouver la réponse exacte à « ce qui s’est vraiment passé », mais plutôt d’apprendre à laisser passer ces pensées sans les analyser indéfiniment, afin qu’elles perdent progressivement leur pouvoir émotionnel.
Si ces pensées continuent à revenir et à affecter votre estime de vous, il peut être utile d’en parler plus en profondeur avec un professionnel. Comprendre ce mécanisme de rumination permet souvent de retrouver rapidement un rapport plus apaisé avec ses pensées.
Prenez soin de vous.
Christian Richomme
Psychanalyste – spécialiste des relations humaines et des comportements.
15 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je viens de relire votre message et je vous ai répondu. Vous indiquiez que cela s’est passé au mois de juillet, donc cela commence à faire un certain temps.
Dans ce cas, je pense que cela pourrait valoir la peine de l’explorer un peu plus en profondeur, surtout si cette situation continue de prendre de la place pour vous aujourd’hui.