Dimanche dernier, une dispute a éclaté, il a mal pris qqchose de ma part, que je ne lui aurais soit disant pas dit (alors que je lui avais déjà confié - agression pendant l'enfance), il s'est mis à me traiter de menteuse, à crier et plus je lui demandais d'arrêter de crier, plus il le faisait et plus fort.
J'ai voulu partir et il m'en a empêché, fermant la porte à clé et gardant les clés sur lui.
Je n'arrêtais pas de pleurer et j'avais le cerveau en pause, impossible de réfléchir.
Ca a fini par se calmer et j'ai pu rentrer chez moi.
3 jours plus tard, je lui dis que je suis toujours sous le choc, que je ne souhaite plus le revoir car je ne me sens plus en confiance ni en sécurité mais il ne comprend pas, pense que je fais un drame et qu'au final, je ne devais pas l'aimer autant que je le prétendais.
Je ne reviendrai pas sur ma décision mais lui persiste à dire qu'il ne comprend pas, qu'il n'a pas crié mais la voix qui porte, qu'il est vexé que je pense de lui qu'il est dangereux...
Cette histoire m'a assez chamboulée mais je me sens triste quand même. Comment faire pour avancer sereinement ?
Réponse envoyée
Nous validerons bientôt votre réponse pour ensuite la publier
Une erreur s'est produite
Merci de réessayer plus tard
Meilleure réponse
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez peut être très déstabilisant, et on comprend que vous soyez encore sous le choc.
Au-delà de la dispute, il y a un élément important : vous avez voulu partir, et il vous en a empêchée en fermant la porte à clé.
Cela touche directement votre sécurité.
Il semble minimiser ou nier ce qui s’est passé, alors que vous avez été légitimement effrayée par la situation.
Je vous invite à vous écouter.
La tristesse que vous ressentez est compréhensible.
On peut être soulagée d’avoir posé une limite, et en même temps triste quand une relation prend fin.
Pour avancer, il peut être aidant de vous rappeler pourquoi vous avez pris cette décision,
et de vous appuyer là-dessus pour vous protéger.
Vous n’avez pas à minimiser ce que vous avez vécu.
J’imagine que cette période est difficile pour vous.
Bon courage à vous dans ce que vous traversez.
— Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien – Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel
19 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
La dispute avec des accusations de mensonges, des cris et une forme de « séquestration » vous a sidéré à juste titre, et vous a fait probablement découvrir cette facette violente de votre ex copain.
Lui a du mal à se remettre en question et à reconnaître ses erreurs, et en plus il tente de vous accuser d’exagérer ses réactions, tout en mettant en doute vos paroles et vos ressentis.
Et comme vous étiez quand même liés avant cet événement douloureux… il arrive à vous faire douter de votre décision d’avoir mis fin à votre relation.
C’est ce lien et l’espoir que vous aviez eu dans cette relation à ses débuts qui vous rendent triste : c’est une séparation qui demande de traverser une forme de deuil de l’amour attendu et rêvé.
Peut être qu’aller parler à un-e thérapeute de l’agression vécue dans votre enfance (qui a été probablement réveillée par cet épisode malheureux) et de cette relation arrêtée vous fera du bien.
sp
14 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez n’est pas une simple dispute.
Il y a eu des cris, une accusation très violente à partir d’un sujet intime et douloureux pour vous, puis surtout un élément essentiel : vous avez voulu partir et il vous en a empêchée en fermant la porte à clé et en gardant les clés sur lui.
À partir de là, votre sentiment de choc, de peur, de sidération et votre décision de mettre fin à la relation sont profondément compréhensibles.
Le fait d’avoir eu “le cerveau en pause”, de pleurer sans réussir à réfléchir, n’a rien d’exagéré. Ce sont des réactions que l’on peut avoir quand on ne se sent plus en sécurité. Votre corps a perçu un danger, même si lui, aujourd’hui, minimise ce qu’il s’est passé.
Et c’est souvent cela qui déstabilise le plus après coup : non seulement on a vécu quelque chose de violent, mais en plus l’autre le réduit, le reformule, ou le retourne contre nous.
“Je n’ai pas crié, j’ai la voix qui porte”,
“tu fais un drame”,
“si tu pars, c’est que tu ne m’aimais pas tant que ça”…
Tout cela ne répond pas à l’essentiel : vous vous êtes sentie en insécurité, et ce ressenti suffit à rendre votre décision légitime.
Vous n’avez pas besoin qu’il comprenne pour avoir le droit de partir.
Vous n’avez pas besoin qu’il reconnaisse sa violence pour écouter ce que vous avez ressenti.
Et vous n’avez pas à minimiser ce que vous avez vécu pour préserver son image de lui-même.
La tristesse que vous ressentez n’invalide pas votre choix.
On peut être triste, bouleversée, regretter ce qu’on espérait d’une relation… et malgré tout savoir que l’on a bien fait de s’éloigner.
Pour avancer sereinement, je vous inviterais à vous appuyer sur trois repères simples :
ne pas chercher à le convaincre de votre ressenti
revenir à ce que vous avez vécu, vous, plutôt qu’à ce qu’il en dit
vous entourer de personnes ou d’un espace thérapeutique sécurisant, pour ne pas rester seule avec ce choc
Parfois, la vraie question n’est pas : “est-ce que j’en fais trop ?”
Mais plutôt : “pourquoi ai-je encore besoin de me justifier alors que je me suis sentie en danger ?”
Vous avez posé une limite importante.
Et même si c’est douloureux aujourd’hui, c’est souvent comme cela que l’on commence à se protéger vraiment.
Prenez appui sur ce que vous avez ressenti : c’est déjà une boussole.
14 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Je vous remercie pour votre message et pour la clarté avec laquelle vous décrivez ce que vous avez vécu. On sent à quel point cet épisode vous a profondément bouleversée, et combien il continue de résonner en vous, à la fois dans votre corps, vos émotions et votre besoin de sécurité.
Je vais vous répondre en tant que praticienne en Gestalt, avec une attention particulière à votre vécu et à ce qui se joue pour vous dans cette situation.
Tout d’abord, ce que vous décrivez est une expérience qui peut être très traumatisante sur le plan relationnel. Le fait d’être insultée, d’être empêchée de sortir, de ne pas pouvoir mettre fin à la situation quand vous en ressentez le besoin, et de vous retrouver dans un état de sidération, sont des éléments qui peuvent fortement impacter le sentiment de sécurité intérieure. Votre réaction de pleurs, de blocage et de confusion est une réaction compréhensible dans un contexte de forte tension émotionnelle.
Il est important de reconnaître ici quelque chose de fondamental : lorsque vous exprimez que vous ne vous sentez plus en confiance ni en sécurité, il s’agit d’un ressenti légitime, qui appartient à votre expérience. Même si l’autre personne ne le comprend pas ou ne le partage pas, votre vécu reste valide.
Dans ce type de situation, il est fréquent qu’il y ait ensuite un décalage important entre les deux personnes : d’un côté, une personne qui a vécu une insécurité et un choc émotionnel, et de l’autre, une personne qui peut minimiser, rationaliser ou ne pas reconnaître l’impact de ses comportements. Ce décalage peut être très déstabilisant, car il peut vous amener à douter de votre propre perception.
En Gestalt, nous accordons beaucoup d’importance à ce que le corps et les émotions expriment dans l’instant. Le fait que vous disiez être encore “sous le choc” plusieurs jours après indique que quelque chose en vous n’a pas encore pu se remettre en sécurité. Cela mérite d’être écouté avec sérieux, sans être minimisé.
Le fait que vous ayez pris la décision de ne pas revenir dans cette relation montre que vous avez posé une limite en lien avec votre ressenti de sécurité. Cette limite est importante. Elle ne nécessite pas forcément l’accord ou la compréhension de l’autre pour être légitime.
La difficulté que vous vivez maintenant semble se situer dans deux mouvements intérieurs :
d’un côté, une part de vous qui a besoin de sécurité, de calme et de protection ;
de l’autre, une tristesse liée à la rupture du lien et au fait que l’autre ne reconnaisse pas ce que vous avez vécu.
Ces deux mouvements peuvent coexister. Il est possible d’être triste et en même temps de se protéger.
Pour avancer sereinement, il peut être utile de revenir à vous, à ce que vous ressentez dans votre corps au quotidien : qu’est-ce qui vous apaise, qu’est-ce qui vous tend, qu’est-ce qui vous aide à retrouver un sentiment de stabilité. Dans les situations de choc relationnel, le retour au calme passe souvent par des choses simples et concrètes, par des repères de sécurité dans le quotidien, et par des espaces où vous pouvez être entendue sans être remise en question.
Il peut aussi être important de ne pas chercher à obtenir la reconnaissance de l’autre à tout prix. Lorsqu’une personne ne peut pas entendre le vécu de l’autre, cela peut entretenir une forme d’épuisement émotionnel et de confusion intérieure.
Enfin, je voudrais souligner que votre décision de vous éloigner d’une situation où vous ne vous sentez pas en sécurité est une décision qui mérite d’être respectée, en premier lieu par vous-même.
La tristesse que vous ressentez ne signifie pas que votre décision est mauvaise. Elle montre simplement que vous êtes attachée, et qu’il y a eu un lien important. Mais l’attachement et la sécurité ne vont pas toujours dans le même sens immédiatement.
Je vous encourage à vous entourer, à ne pas rester seule avec ce que vous avez vécu, et si possible à vous faire accompagner pour pouvoir intégrer cet épisode sans le porter seule.
Je vous souhaite beaucoup de douceur et de soutien dans ce moment.
Bien à vous,
Christelle Courtay
Praticienne en thérapie Gestalt
13 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 2 personnes
Ce que vous avez vécu n’est pas une simple dispute. Le fait qu’il vous empêche de partir, verrouille la porte et nie ensuite les faits constitue une atteinte claire à votre sécurité psychique et physique. Votre réaction de sidération (“cerveau en pause”) est typique d’un état de choc face à une situation perçue comme menaçante. Votre corps a enregistré un danger réel, même si lui le minimise.
Son incompréhension et sa négation participent à ce qu’on appelle un déni ou une forme de manipulation : cela peut vous faire douter de votre ressenti, alors qu’il est légitime. Vous ne partez pas par manque d’amour, mais parce qu’un seuil de sécurité a été franchi.
Pour avancer, il est essentiel de vous appuyer sur votre ressenti, couper les échanges qui vous déstabilisent et vous entourer de personnes fiables.
Je peux vous accompagner pour consolider ce processus et apaiser le choc, la première consultation est offerte.
Lorena Salthu
Conseils téléphoniques personnalisés. Urgences pendant le weekend
Psychopraticien -Psychanalyste-TCC
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est très clair… et votre réaction l’est tout autant. On parle ici d’un moment où : vous avez été insultée et accusée, vous avez exprimé un besoin (qu’il baisse le ton) qui n’a pas été respecté et surtout, vous avez été empêchée de partir.
Ce dernier point est essentiel : votre liberté a été entravée, dans un moment où vous étiez déjà en détresse.
Le corps, dans ces situations, ne se trompe pas : sidération, impossibilité de réfléchir, pleurs… ce sont des réponses de protection face à un vécu de danger. Aujourd’hui, ce qui est frappant, ce n’est pas seulement ce qui s’est passé… c’est aussi le fait qu’il ne reconnaît pas votre vécu. Minimiser (“je n’ai pas crié”), inverser (“tu fais un drame”), ou remettre en question votre amour… ce sont des mécanismes qui viennent déplacer le problème, mais qui ne réparent rien. Et surtout, ils ne permettent pas de restaurer la confiance.
Votre décision est très ajustée : vous ne vous sentez plus en sécurité, donc vous vous retirez. Et c’est important de le dire clairement :
vous n’avez pas besoin qu’il comprenne ou valide votre décision pour qu’elle soit légitime. Ce que vous ressentez aujourd’hui ;c est de la a tristesse et c'est normale. Elle ne dit pas que vous vous êtes trompée. Elle parle souvent de : ce que vous aviez investi dans la relation, ce que vous espériez vivre avec lui et de la rupture entre ce désir… et la réalité que vous avez traversée.
En Gestalt, on dirait que le contact a été rompu de manière brutale, et que votre système essaie maintenant de digérer cette expérience.
Pour avancer sereinement. Restez fidèle à votre ressenti corporel. C’est lui qui vous a guidée dans cette situation.
Ne cherchez pas à le convaincre. L’énergie est à remettre vers vous, pas vers sa compréhension.
Accueillez la tristesse sans la confondre avec un doute. On peut être triste… et avoir posé une limite profondément juste.
Prenez soin du choc. Ce type d’épisode peut laisser une empreinte.
En parler, être soutenue, peut vraiment aider à “déposer” ce qui s’est passé.
Vous avez posé une limite essentielle : celle de votre sécurité.
Et c’est souvent un tournant important.
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Je vous remercie de partager votre désarroi avec clarté malgré le choc que vous traversez. En tant que psychopraticienne en TCC (Thérapies cognitives et comportementales), j’aimerais bien partager certaines pistes avec vous pour retrouver votre sérénité.
Je tiens à saluer votre courage : mettre fin à une relation où la sécurité n'est plus garantie est un acte de préservation de soi fondamental.
En lisant ce que vous avez décrit, j’ai l’impression que vous avez possiblement subi une impuissance lors de cet événement — l'impossibilité de réfléchir et le sentiment d'être figée. Je voudrais d’abord vous rassurer que cette impuissance n'est pas une faiblesse. C'est une réponse biologique de survie face à une menace (cris, enfermement), votre système nerveux a déclenché un mécanisme de défense pour vous protéger d'un stress insupportable.
Cette peur et cette impuissance étaient non seulement légitimes, mais aussi utiles : on ne peut pas construire d'intimité là où réside la crainte, vous avez pris le courage pour prendre par la suite la décision de terminer cette relation. Ainsi, la décision de partir n'est pas un drame ou exagération, c'est une réponse saine à un environnement devenu insécurisant.
Malgré cette décision très bien justifiée, votre inconfort actuel est bien réel. Il me semble que cet inconfort vient du décalage entre votre réalité (la peur et l’impuissance) et son discours (minimisation, reproches sur votre amour).
Pour vous aider à avancer sereinement, j’aimerais bien vous inviter à clarifier cet inconfort (quel sentiment ou émotion exactement ?) et ensuite les pensées automatiques derrière ces émotions. Voici plusieurs pièges qui peut être présentes dans vos pensées (à discuter et vérifier avec vous-même)
- Le piège de la personnalisation : Vous pourriez penser : "Si je m'expliquais mieux, il comprendrait / accepterait mieux" Or, son refus de comprendre lui appartient. C'est ce qu'on appelle la séparation des sujets - Votre sujet est de protéger votre intégrité physique et émotionnelle ; Sa gestion de la colère et son incapacité à reconnaître l'impact de ses actes sont ses propres sujets. Ce n’est plus à vous qui prendre la responsabilité pour ses sujets
- Le piège du raisonnement émotionnel : Vous avez mis fin à cette relation, quand il vous accuse de ne pas l’aimer assez, vous pourriez penser “je me sens effectivement un peu coupable face à sa tristesse et à son accusation, j’ai donc fait du mal à lui aussi”, ou “Je suis triste que j’ai terminé cette relation comme ça, donc j’ai fais peut-être une erreur.”
Dans ce cas, je propose de découpler l'émotion de la vérité : identifiez d’abord l'émotion (e.x. "Je me sens coupable." ) et le fait (e.x. "Il m'a enfermée et a crié.") ; ensuite remettez en question le lien ("Est-ce que ma culpabilité prouve que ses actes étaient acceptables ?" → Non.) .
Aussi, dans la même logique : votre tristesse est normale, c'est le deuil d'une relation que vous espériez différente. Mais ne confondez pas la tristesse du départ avec une erreur de décision.
Avec les pièges identifiés, vous pouvez passer aux pensées alternatives saine. Voici quelques exemples (aussi à vérifier par vous-même si c’est réellement votre cas):
- "Je ne suis pas responsable de sa compréhension des faits. Je suis uniquement responsable de ma propre sécurité.”
- “Son jugement sur mon amour ne définit pas la réalité de mes sentiments, mais illustre son incapacité à respecter mes limites."
- “Ma peur et mon impuissance étaient mes ressources, au lieu de ma faiblesse. Elles m’aide à prendre cette décision difficile d’avancer et à respecter et prioriser mon propre bien-être”
- “Il est triste et fâché de ma décision. C’est peut-être parce qu’il m’aime effectivement ; mais ce qui est plus important pour moi dans une relation, c’est être respectée et avoir confiance.”
Pour sortir de l'état de choc et calmer l'anxiété résiduelle, peut-être travailler sur les pensées ne suffit pas ; vous pouvez également essayer de travailler sur la reprise de contrôle de votre système nerveux à traver des petites activités :
- Activation du système parasympathique : Pratiquez la respiration carrée (inspirer 4s, bloquer 4s, expirer 4s, bloquer 4s) plusieurs fois par jour. Cela active votre système parasympathique et vous aide à vous calmer. Le calme corporel peut, à son tour, envoyer un signal chimique à votre cerveau que "le danger est passé"
- Micro-maîtrise : Reprenez de petites routines quotidiennes simples qui vous procurent un sentiment de sécurité et de contrôle sur votre environnement immédiat (soin de votre intérieur, lecture, activités manuelles, etc.).
Finalement, je voudrais vous féliciter pour votre courage : vous avez agi en alliée pour vous-même ; c’est déjà le début de retrouver votre sérénité en vous éloignant du danger. Je vous souhaite une bonne continuation pour la suite.
Bien cordialement,
Yuqing
Psychopraticienne en TCC
Rendez-vous uniquement en ligne
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Damathe,
Vous avez réagi de façon très juste et adaptée.
En effet, le comportement de votre compagnon a été violent : c'est de la violence intra conjugale et c'est inacceptable. Vous pourriez porter plainte si vous le souhaitez. Oui, il a démontré par ce comportement là qu'il est capable d'être dangereux.
Vous avez été extrêmement choquée. Vous décrivez des symptômes d'intensité traumatique : son comportement violent semble avoir réactivé des traumas du passé que vous pourriez traiter, pour vous en libérer.
Votre tristesse me semble liée au deuil de la relation que vous désiriez avoir.
Ce deuil est juste lui aussi, parce qu'il marque la fin d'une relation maltraitante, et qu'il vous permettra de tourner la page, pour vous ouvrir à relations saines où vous pourrez vous sentir respectée et aimée, en n'admettant aucun compromis avec la violence.
Je vous souhaite de vivre de telles relations. Bien à vous. Nathalie Serres
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous n’avez pas à vous persuader du bien-fondé de ce que prétend cet homme. Vous avez vécu un moment difficile, vous vous êtes sentie incomprise, et sa réaction d’enfermement a été d’une grande violence. C’est normal pour vous d’avoir envie de vous éloigner. C’est votre droit le plus strict, et ses paroles ne doivent pas avoir de poids face à votre choix. N’oubliez pas que vous êtes libre de décider de votre vie comme vous l’entendez. Ainsi, lorsque la situation de couple ne convient plus aux schémas attendus, vous pouvez décider en toute conscience de quitter ce duo.
Si vous pensez avoir besoin d’aide pour aller plus loin, n’hésitez pas à me consulter.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour Damathe,
Il faut d'abord vous protéger.
Un homme qui ne reconnaît rien de ce qui s'est passé, vous manipule en disant que vous-même créez le drame , et qui plus est , vous fait du chantage à l'amour!
Ici tout me crie: danger!
Si vous vous sentez dépendante à cette relation, il faut vraiment vous faire accompagner par un thérapeute.
Courage
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Vous avez beaucoup de bon sens et devez vous faire confiance. Vous avez pris cette décision de séparation qui vous paraît toujours bonne. Dans les moments de doute je vous conseille de revenir sur les raisons de votre choix de séparation et de ne pas culpabiliser. Ce qui s'est passé vient de lui, et non de vous.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
12 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez n’a rien d’anodin, et votre réaction est plutôt ajustée à la situation.
Il y a deux choses importantes à distinguer : ce qu’il dit aujourd’hui et ce que vous, vous avez vécu sur le moment. Vous parlez de cris, d’accusations, d’un moment où vous ne pouviez plus réfléchir, et surtout du fait qu’il vous a empêchée de partir. Ça, en soi, ça suffit à créer une rupture de confiance et un sentiment d’insécurité. On n’a pas besoin qu’il se reconnaisse “dangereux” pour que votre ressenti soit valable.
Le fait qu’il minimise derrière “je n’ai pas crié”, “tu exagères” peut vous faire douter, mais ça ne change pas l’impact que ça a eu sur vous. Et c’est cet impact-là qui compte pour vos limites.
Votre décision est assez claire : vous ne vous sentez plus en sécurité avec lui. À partir de là, il n’y a pas forcément quelque chose à “lui faire comprendre” pour avancer. Vous pouvez rester sur votre position, même s’il ne la valide pas.
La tristesse, elle est normale. Vous ne regrettez pas forcément la relation telle qu’elle est devenue, mais plutôt ce que vous auriez voulu qu’elle soit. C’est ça qui fait mal.
Pour avancer, l’idée n’est pas de ne plus ressentir cette tristesse, mais de ne pas la confondre avec un doute sur votre décision. Vous pouvez être triste et avoir pris la bonne décision pour vous.
Prenez soin de vous,
Kristina Auger
Psy TCC anxiété
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous décrivez est assez marquant et votre réaction est profondément juste.
Quelquun qui vous empêche de sortir, qui crie malgré vos demandes, qui vous accuse de mentir sur qqch d'aussi sensible. ça vient toucher directement à votre sécurité, pas seulement à vos émotions.
Le fait que vous ayez été "comme piégée", en pleurs, avec le cerveau en pause, c'est une réaction de sidération. Votre corps a perçu un danger. Et aujourd'hui, le choc que vous ressentez est cohérent avec ça.
Vous dites ne plus vouloir le revoir car vous ne vous sentez plus en sécurité. C'est une décision très saine. Et le fait qu'il minimise, qu'il nie ne fait que renforcer ce ressenti. Ce n'est pas rassurant, au contraire. Vous n'avez pas à le convaincre. Votre ressenti suffit.
Votre tristesse est normale. Vous ne pleurez pas seulement cette dispute, vous pleurez aussi ce que vous pensiez construire, l'image que vous aviez de lui, le lien qui existait. On peut quitter qqun pour se protéger et être triste quand même. LEs deux coexistent.
Pour avancer, peut être dans les jours à venir vous pouvez vous recentrer sur ce qui vous fait vous sentir en sécurité, éviter de replonger dans des échanges avec lui s'ils vous destabilisent et vous entourer de personnes de confiance. Et surtout, vous répéter doucement, "j'ai écouté qqch d'important en moi".
Vous n'avez pas exagéré. Vous avez réagi à qqch qui n'était pas acceptable pour vous. Et c'est comme ça que l'on se protège.
Je reste à votre écoute, si vous avez besoin d'aller plus loin ensemble dans l'accompagnement.
Prenez soin de vous.
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Ce que vous avez vécu est vraiment éprouvant, et votre réaction est profondément cohérente. Être enfermée, empêchée de partir, face à quelqu’un qui crie… ça peut être très impressionnant, presque sidérant, comme vous le décrivez avec ce “cerveau en pause”. Ce sont des moments où le corps et l’esprit se mettent en protection.
Le fait qu’aujourd’hui vous ne vous sentiez plus en sécurité avec lui est un signal très important. Ce n’est pas un “drame”, c’est votre ressenti, et il mérite d’être respecté.
Ce qui est difficile pour vous, c’est sans doute le décalage entre ce que vous avez vécu et la manière dont lui le minimise. Il ne reconnaît pas votre peur, et cela peut renforcer le trouble que vous ressentez.
Vous avez pris une décision qui vous protège, même si elle est douloureuse. Et c’est normal d’être triste malgré tout. On peut à la fois savoir qu’on fait le bon choix et ressentir un manque, une peine, une forme de deuil.
Pour avancer sereinement, il va surtout être important de vous reconnecter à ce que vous avez ressenti ce jour-là, sans le minimiser. Vous n’avez pas besoin qu’il comprenne pour que votre décision soit légitime.
Avec le temps, en prenant soin de vous, en vous entourant si possible, cette sensation de choc va s’apaiser. Mais ne vous brusquez pas. Vous venez de vivre quelque chose qui a touché à votre sécurité intérieure.
Si vous en ressentez le besoin, je peux vous accompagner pour traverser cette étape et vous aider à retrouver un sentiment de sécurité plus stable.
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Damathe,
Que vous ne vouliez plus revoir votre compagnon me paraît non seulement légitime, mais nécessaire. Quels que soient les désaccords, on n’a pas le droit de contraindre qui que ce soit par la force.
Vous ne précisez pas depuis combien de temps durait votre relation, ni si ce type de comportement de sa part est habituel. Dans tous les cas, la séquestration est inacceptable !
Quoi qu’il en soit, il me semble important de vous questionner sur votre tristesse.
Est-ce liée à la perte de cette relation avec cet homme ? Qu’est-ce qu’elle vous apportait réellement de positif ?
Par ailleurs, ce que je comprends, c’est que sa violence a réactivé un traumatisme vécu dans votre enfance. Visiblement, ce sujet sensible n’a pas été réglé et, vraisemblablement, influence le choix de vos partenaires. Je pense qu’une thérapie vous aiderait à vous libérer d’un poids très ancien qui, jusqu’à présent, impact votre vie.
Bien chaleureusement,
David HELFT
Psychopraticien intégratif
Logothérapeute (analyste existentiel)
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour, ce que vous décrivez est grave.
Vous empêcher de partir, crier, inverser la réalité ensuite, ce n’est pas une simple dispute, c’est une atteinte à votre sécurité et à votre intégrité.
Votre réaction est juste, vous avez ressenti un danger, et vous avez posé une limite claire. Le fait qu’il minimise, nie ou vous fasse culpabiliser confirme que le problème ne vient pas de vous.
La tristesse est normale, vous ne pleurez pas seulement la personne, mais ce que vous espériez vivre avec lui. Cela fait partie du processus.
Pour avancer, restez alignée avec votre décision, coupez le contact si nécessaire pour vous protéger émotionnellement. Revenez à vous, à ce qui vous apaise, et entourez-vous de personnes sécurisantes.
Si le choc persiste, un accompagnement thérapeutique peut vous aider à digérer cet épisode et à renforcer votre sentiment de sécurité.
Vous n’avez pas exagéré, vous vous êtes protégée.
Cabinet de psychothérapie et TCC en ligne. Thérapeute et psychopraticienne Morgane Muller
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 1 personnes
Bonjour,
Vous ne décrivez pas une dispute ordinaire : vous avez été empêchée de partir, retenue physiquement, tandis que votre parole sur quelque chose d'aussi intime qu'une agression vécue dans l'enfance était niée et retournée contre vous.
Le fait que votre cerveau se soit "mis en pause", que vous ayez été incapable de réfléchir, n'est pas une faiblesse, c'est une réponse de protection tout à fait cohérente face à une situation perçue comme dangereuse. Le corps et l'esprit font ce qu'ils ont à faire pour traverser le moment.
La tristesse que vous ressentez aujourd'hui ne remet pas en question la justesse de votre décision. On peut regretter ce qu'une relation aurait pu être, pleurer la perte de quelqu'un à qui on tenait, tout en sachant avec clarté qu'on ne peut pas continuer. Ces deux réalités coexistent sans se contredire, et la seconde n'efface pas la première.
Ce qui complique l'avancée, souvent, c'est moins l'événement lui-même que le travail de réinterprétation que l'autre impose après coup. "Je n'ai pas crié, j'ai la voix qui porte", "tu fais un drame", "tu ne l'aimais pas vraiment si tu réagis ainsi." Ce type de discours, qu'il soit conscient ou non, a pour effet de vous placer en position de devoir justifier votre ressenti, voire de le corriger. Il déplace la question de ce qui s'est passé vers ce que vous auriez mal compris ou mal vécu. Reconnaître ce mécanisme, c'est déjà refuser d'en être la cible.
Votre décision de ne plus le revoir est fondée sur quelque chose de concret : vous ne vous sentez plus en sécurité. C'est une information sur laquelle vous avez le droit de vous appuyer pleinement, sans attendre qu'il la valide ou la comprenne. Son incompréhension ne rend pas votre vécu moins réel.
Avancer sereinement passe probablement par un espace où ce qui s'est passé peut être nommé, reconnu, et mis en perspective, y compris dans ce que cette situation a peut-être réactivé de plus ancien. Un accompagnement en psychothérapie individuelle peut vous offrir ce cadre, à votre rythme.
Restant à votre écoute,
Agnès Favard
Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet
11 AVRIL 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Le fait que tu aies posé une limite claire en disant que tu ne souhaites plus le revoir est important. Tu as pris en compte ce que tu as ressenti, et tu ne l’as pas minimisé.
En même temps, il y a quelque chose qui reste en suspens : lui ne comprend pas, et il cherche à mettre des mots, à être entendu. Dans ce type de situation, permettre un espace de parole peut être bénéfique, à condition que ce soit dans un cadre défini, sécurisé, et clair pour toi.
L’idée n’est pas de revenir en couple, ni de remettre en question ta décision. Mais simplement de permettre que chacun puisse dire ce qu’il a vécu, et que lui puisse reconnaître qu’il a dépassé les limites.
Tu peux te poser cette question :
est-ce que ton refus d’échanger vient d’un réel sentiment de danger aujourd’hui… ou d’autre chose ?
Et si c’est autre chose, de quoi s’agit-il au fond ?
De la peur qu’il minimise encore ?
De la peur de ne pas être entendue ?
De la peur que ça te replonge dans ce que tu as ressenti ce jour-là ?
Mettre de la clarté là-dessus peut t’aider à avancer plus sereinement, sans rester avec quelque chose d’inachevé à l’intérieur de toi.
Si tu choisis d’ouvrir cet espace, fais-le dans un cadre très précis (temps limité, lieu neutre, éventuellement présence d’un tiers). Et si tu sens que ce n’est pas juste pour toi, alors respecte aussi ce besoin-là.
L’important est que tu avances en restant connectée à ce que tu ressens profondément pour te respecter sur toute la ligne.
En tous cas, je t’invite à avancer, quoi qu’il en soit. Sortir de l’idée de te protéger par l’empêchement. C’est rarement l’endroit le plus sûr !
Avance.