Sentiment amoureux fin thérapie

Réalisée par Anonyme33 · 31 mai 2026 Analyse des pratiques

Comment on fait quand on est amoureuse de sa psy et qu'on en a parlé il y a 9 mois et qu'on devait en reparler mais que le sujet n'a jamais été ré abordé ? Je connais le transfert et tout ça mais là ça me dépasse et je supporte plus ce mot aussi. Moi je me sent plus de lui en parler j'ai plus envie et elle devait me reposer la question pour savoir comment je me sentais mais elle ne l'a pas fait.
De plus je pense sérieusement à arrêter la thérapie qui se passe bien mais mes sentiments pour elle me ronge complètement et je suis incapable de lui dire.

Réponse envoyée

Nous validerons bientôt votre réponse pour ensuite la publier

Une erreur s'est produite

Merci de réessayer plus tard

Meilleure réponse 2 JUIN 2026

Bonjour,

Le transfert signifie toujours quelque chose. Il peut aussi constituer une étape, notamment en psychanalyse.
Dans tous les cas il ne doit pas resté non dit.
Vous devriez tenter d'en reparler à votre thérapeute. La question est de savoir si elle est elle-même en capacité de le gérer et d'avancer avec vous "malgré" ou "avec" ce transfert. A vous de voir si vous avez suffisamment confiance en elle à ce sujet.
Sinon un changement de thérapeute peut être utile mais le contenu sous jacent du transfert devra de toute façon être traité.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

5958 réponses

33865 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

7 JUIN 2026

Bonjour,

Vous décrivez une situation délicate et en même temps importante dans le cadre d’une thérapie.
Et même si vous n’aimez pas entendre le mot « transfert », c’est quand même de cela dont il s’agit, puisque justement vous appréciez votre thérapie et votre thérapeute aussi.
La confiance crée, une relation qui vous fait du bien, sur fond d’une indéniable attirance physique vous font sentir de l’amour pour votre psy.

Vous savez probablement que même si elle était disponible et libre de toute attache amoureuse votre psy ne devrait pas répondre positivement à votre amour pour elle.

Il serait bon pour vous et pour l’avancement de votre thérapie d’être capable de reparler de ce sujet avec votre thérapeute : c’est à vous et non pas à elle d’aborder cette question.
Dites lui que cela « vous ronge »… et combien vous est difficile de continuer votre thérapie dans ce contexte.
Sa réaction et ses paroles vous aideront à décider de la suite… sans juste fuire cette confrontation.

Je vous souhaite d’arriver à comprendre ce qui se (re)joue pour vous à travers ce que vous ressentez pour votre psy.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

6138 réponses

16057 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

2 JUIN 2026

Bonjour,
Comme je l'ai toujours dit, dès qu'on a des sentiments pour son ou sa thérapeute, il est nécessaire d'arrêter sa thérapie.
Le fait d'en parler ou pas ne changera rien. Elle n'a pas à vous reposer la question, vous êtes libre d'arrêter si vous vous sentez pris au piège de sentiments. La thérapie n'avance plus dans ce cadre là.

Donc vous avez raison d'arrêter votre thérapie avec votre thérapeute au plus vite.

Cordialement
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

6276 réponses

43833 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

2 JUIN 2026

Bonjour,

Ce qui vous arrive est une situation que rencontrent parfois les patients.

Dans votre cas, vous dîtes que vous avez pu aborder la question il y a 9 mois, mais qu'avez-vous dit exactement ? Et que vous a répondu votre psy ?
Est-ce que tout a été dit ou bien certains points n'ont pas été abordés ?

Vous attendez que votre psy vous en reparle mais elle ne le fait pas.
Pourquoi ne le faites vous pas vous-même ?
Vous n'avez plus envie ? Pourquoi ?
Vous vous sentez incapable de le faire : encore une fois pourquoi ?

Comme vous pouvez le voir, beaucoup de questions se posent auxquelles il serait utile d'apporter une réponse.
Et la seule personne qui pourrait vous aider... c'est justement la psy à laquelle vous n'osez pas vous confier.

Encore une fois : pourquoi ? Y a-t-il un point autre que votre sentiment qui pourrait vous bloquer ?

Aborder ces questions se révèle toujours d'un grand intérêt dans une thérapie. Il faut bien sûr du courage, mais je suppose que vous êtes en confiance avec votre thérapeute pour pouvoir lui exprimer tout ce que vous nous dites par l'intermédiaire de votre demande.

Changer de psy s'apparente parfois à déplacer le problème sans le régler.

Aussi, je ne saurais trop vous conseiller d'aborder cette question avec votre psy en toute franchise, elle a déjà montré sa capacité à y répondre.

Vous pourrez ensuite, une fois la question "résolue", réfléchir à votre souhait de changer de psy.

En espérant que ces conseils vous apportent l’aide souhaitée.

Je reste à votre écoute.

Michel Raffoul

Michel Raffoul Psy sur Paris

176 réponses

1052 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

1 JUIN 2026

Bonjour
D'abord c'est très courageux de votre part d'en parler.
Maintenant vous savez tout sur le transfert, et vous êtes coincée dans cette émotion.
Vous ne savez pas si vous devez en reparler car c'est votre psy finalement.
Vous avez complètement le droit de parler de vos sentiments et encore plus à votre psy.
Et elle est dans sa posture de psy. Parlez lui et profitez en pour rechercher les causes profondes de cet attachement. Et ça devrait être une belle aventure pour vous.
Si vous ne pouvez pas parler, écrivez...
Courage

Roger Fontaine Psy sur Beaune

91 réponses

36 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

1 JUIN 2026

Bonjour,

Votre malaise est devenu un empêchement à poursuivre la thérapie.

Si vous ne pouvez pas en parler directement en séance, je vous invite à le faire par écrit.

Dites que vous aviez évoqué la question il y a 9 mois, que vous êtes mal à l’aise pour réaborder le sujet et que vous souhaitez mettre fin à la thérapie. Et en même temps je vous encourage vivement à ce qu’il y ait une séance de clôture que votre thérapeute devrait pouvoir vous proposer.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

2361 réponses

3006 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

1 JUIN 2026

Bonjour,

Il est probable que vous pensez que la thérapie se passe bien, mais qu’en réalité, les effets escomptés ne sont pas au rendez-vous à cause de vos sentiments pour votre thérapeute.
Si elle n’a pas souhaité en reparler, c’est certainement qu’elle n’est pas à l’aise avec cela (peur de perdre une patiente très certainement).
Je vous suggère vivement de changer de thérapeute pour au moins avancer sur vos problématiques. Pour le reste, cela ne regarde que vous et cette professionnelle qui pourra ensuite agir plus librement s’il n’y a plus de relation soignant/patient.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

5273 réponses

9343 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

1 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour ce témoignage qui dépose une situation à la fois douloureuse et cliniquement importante. Vous touchez à l'un des nœuds les plus subtils du travail thérapeutique, et la manière dont vous le formulez témoigne d'une lucidité déjà considérable.

Quelques repères.

D'abord, sur ce que vous éprouvez. Vous écrivez « je connais le transfert et tout ça mais là ça me dépasse et je supporte plus ce mot aussi ». Cette phrase est essentielle. Connaître intellectuellement le concept de transfert ne suffit jamais à le traverser. C'est précisément le piège de la position thérapeutique : on peut comprendre un mécanisme sans pour autant cesser de le vivre. Et lorsque le concept est invoqué pour réduire ce que l'on éprouve à un phénomène technique, il blesse une seconde fois. Vous avez raison de ne plus supporter ce mot. Pas parce qu'il est faux, mais parce qu'il a été utilisé, peut-être, comme une étiquette qui a fermé la conversation au lieu de l'ouvrir.

Ensuite, sur la nature de ce que vous vivez. Les sentiments amoureux dans la cure ne sont ni une anomalie, ni une faiblesse, ni un signe que vous seriez « particulière ». Ils constituent, depuis Freud, un phénomène attendu et même précieux du travail analytique. Ils signent, presque toujours, une réactivation de configurations affectives anciennes, dans lesquelles l'amour, l'attente, le manque ou la reconnaissance ont occupé une place centrale et souvent insatisfaisante. La psy n'est pas l'objet de votre amour. Elle est devenue le lieu où quelque chose, en vous, demande enfin à être éprouvé pleinement, dans un cadre qui semble suffisamment sécurisant pour le permettre.

Mais ce repère théorique, je le précise, n'est utile que s'il vous libère. S'il vous enferme dans la formule « ce n'est que du transfert », il devient un outil de disqualification de votre vécu. Or vos sentiments, en tant qu'expérience subjective, sont parfaitement réels. La question n'est pas de savoir s'ils sont vrais. Elle est de comprendre ce qu'ils viennent désigner dans votre histoire.

Sur le silence de votre psy depuis neuf mois. Cette dimension mérite d'être prise au sérieux, parce qu'elle constitue, en elle-même, un événement clinique. Lorsqu'un sujet aussi central est ouvert puis non repris, plusieurs hypothèses sont possibles, et il est utile de ne pas trancher trop vite.

Première hypothèse : votre psy a peut-être considéré qu'il était préférable d'attendre que vous repreniez vous-même le sujet, en respectant votre rythme. C'est une posture qui a sa rationalité, mais qui devient problématique lorsqu'elle prive le patient d'un appui qu'il attendait explicitement.

Deuxième hypothèse : elle a peut-être oublié, ou minimisé, l'importance de la promesse implicite qu'elle vous avait faite en disant qu'elle reviendrait sur le sujet. Les thérapeutes sont humains. Cet oubli, s'il s'est produit, n'efface pas le travail, mais il mérite d'être nommé.

Troisième hypothèse : elle a peut-être senti, de son côté, une difficulté à reprendre la conversation, pour des raisons qui lui appartiennent. Cette hypothèse, plus rare, n'est pas à exclure.

Dans tous les cas, la responsabilité de la reprise du sujet ne vous appartient pas seule. Lorsque un thérapeute s'engage à revenir sur un point, et qu'il ne le fait pas, cela constitue un manquement, ou au minimum un événement à élaborer. Vous portez aujourd'hui seule un poids qu'il aurait dû reprendre avec vous.

Sur votre désir actuel de ne plus en parler. Ce mouvement est compréhensible, mais cliniquement significatif. Ne plus pouvoir parler à votre psy de ce qui occupe une telle place dans votre vie psychique constitue, en soi, le symptôme central. Lorsque la chose centrale devient indicible dans l'espace thérapeutique, c'est l'espace thérapeutique lui-même qui se vide de sa fonction. Vous le sentez confusément, et c'est pour cela que vous envisagez d'arrêter la thérapie.

Sur la décision d'arrêter. Je vous suggère de ne pas prendre cette décision dans l'état actuel. Pas parce que la décision serait nécessairement mauvaise, mais parce qu'elle serait prise dans un mouvement de fuite plutôt que de choix. Une thérapie qui s'arrête sur un sujet jamais repris produit une cicatrice psychique particulière : non seulement le sentiment amoureux reste sans élaboration, mais s'y ajoute l'expérience d'un abandon réciproque, qui peut s'inscrire pour longtemps. Trois options méritent d'être considérées avant l'interruption.

Première option. Rouvrir le sujet vous-même, en une phrase simple. Par exemple : « Il y a neuf mois, je vous ai dit ce que j'éprouvais pour vous. Vous deviez revenir sur ce sujet, vous ne l'avez pas fait. Je ne sais plus quoi en faire et cela me ronge ». Cette phrase est difficile à prononcer. Elle peut être écrite et lue à votre psy si la parole vous manque. Elle remet le sujet sur la table et oblige votre thérapeute à occuper sa fonction.

Deuxième option. Demander à votre psy une consultation supplémentaire entièrement dédiée à cette question, en le précisant à l'avance. Cela vous évite d'avoir à introduire le sujet dans l'urgence du début de séance.

Troisième option. Si ces deux démarches vous paraissent impossibles, envisager un avis extérieur. Un autre psychanalyste, en deuxième regard, peut vous aider à clarifier ce que vous voulez faire de ce transfert, et si la suite du travail doit se poursuivre dans le cadre actuel ou être pensée autrement. Cette démarche n'est pas une trahison de votre psy. C'est un acte de soin que vous vous offrez.

Une dernière chose. Les sentiments amoureux dans la cure, lorsqu'ils sont accueillis et élaborés, deviennent souvent la matrice de transformations profondes. Lorsqu'ils sont fuis, par le patient ou par le thérapeute, ils s'enkystent et peuvent peser longtemps. Vous êtes à ce moment de bascule. Ce que vous décidez maintenant aura des effets durables, dans un sens ou dans l'autre.

Vous n'êtes ni ridicule, ni anormale, ni inadéquate. Vous êtes dans un moment clinique précis, qui demande à être traversé avec un appui réel, soit auprès de votre psy actuelle si elle est capable de reprendre ce sujet, soit auprès d'un tiers compétent si elle ne l'est pas.

Cécile Merlette Psy sur Paris

49 réponses

74 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

1 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre confiance.

Ce que vous décrivez est visiblement très douloureux à vivre. Vous avez déjà eu le courage de mettre des mots sur vos sentiments il y a plusieurs mois, et j'entends aujourd'hui à quel point le fait que le sujet n'ait pas été réabordé vous laisse seule avec quelque chose qui prend de plus en plus de place.

J'ai aussi l'impression que ce qui vous fait souffrir n'est pas seulement ce que vous ressentez pour votre psychologue, mais également le sentiment que cela est resté en suspens. Vous attendiez qu'elle revienne vers vous sur ce sujet, et comme cela n'a pas eu lieu, il semble s'être installé une forme de solitude et peut-être même de découragement autour de cette question.

Vous dites connaître la notion de transfert, mais parfois connaître un concept ne suffit pas à apaiser ce qui se vit émotionnellement. Derrière les mots théoriques, il y a avant tout une expérience humaine réelle, avec son intensité, ses questionnements, ses espoirs, ses frustrations et parfois sa souffrance.

Ce qui me paraît important, c'est que ces sentiments ne sont pas un obstacle extérieur à votre thérapie : ils font désormais partie de ce qui mériterait d'être travaillé. Le fait qu'ils vous rongent au point d'envisager d'arrêter une thérapie qui vous aide par ailleurs est un élément significatif.

J'entends aussi que vous ne vous sentez plus capable d'aborder spontanément le sujet. C'est compréhensible lorsque l'on porte quelque chose qui nous rend vulnérable. Dans ce cas, il peut parfois être plus facile de partir de ce que vous venez d'écrire ici : dire simplement que vous avez l'impression que le sujet est resté en suspens, que vous attendiez qu'il soit réabordé et qu'aujourd'hui vous envisagez même d'arrêter la thérapie tant cela vous fait souffrir.

Quoi qu'il en soit, je vous inviterais à ne pas prendre la décision d'interrompre votre suivi sans que cette difficulté ait pu être déposée dans l'espace thérapeutique. Les moments qui nous donnent envie de partir sont parfois aussi ceux qui ont le plus besoin d'être compris.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Paris

293 réponses

176 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

1 JUIN 2026

Bonjour,

En vous lisant, je suis touchée par la solitude dans laquelle vous semblez porter cela depuis plusieurs mois.

J’entends aussi votre agacement lorsque vous dites que vous ne supportez plus le mot « transfert ». Parfois, lorsqu’un mot est répété ou utilisé pour expliquer une expérience très intense, il peut donner l’impression de ne plus rendre justice à ce qui est réellement vécu.

Ce qui retient mon attention, c’est que vous avez trouvé le courage d’aborder ce sujet il y a 9 mois et que vous attendiez ensuite que votre thérapeute le réouvre avec vous. Peut-être qu’au fil du temps se sont mêlés de l’attente, de la déception, de la peur ou même un sentiment d’abandon autour de cette question restée en suspens.

Aujourd’hui, vous semblez vous retrouver dans un dilemme difficile : continuer une thérapie qui vous aide, tout en portant seule des sentiments qui deviennent de plus en plus douloureux, ou partir sans avoir pu dire ce qui se passe réellement pour vous.

Je me demande si le sujet n’est pas seulement les sentiments que vous éprouvez pour votre thérapeute, mais aussi ce qui se passe entre vous deux depuis que cette conversation n’a pas été reprise. Comment avez-vous vécu son silence sur ce sujet ? Qu’avez-vous imaginé, ressenti ou compris lorsqu’elle n’est pas revenue vers vous ?

Parfois, ce qui se joue dans la relation thérapeutique peut devenir un matériau précieux pour le travail thérapeutique lui-même. Et même si aujourd’hui vous n’avez plus envie d’en parler, le fait que vous écriviez ici me fait penser qu’une partie de vous cherche encore une manière d’être entendue.

Prenez soin de vous

Vesna Anicic Psy sur Paris

15 réponses

6 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

1 JUIN 2026

Bonjour,

Vous semblez aujourd'hui dans une situation très douloureuse parce que vous êtes restée seule avec ces sentiments pendant neuf mois. Et j'ai l'impression que ce qui vous fait souffrir n'est pas seulement le fait d'être amoureuse de votre psychologue, mais aussi le fait que ce sujet soit resté en suspens.

Vous aviez osé en parler. Il avait été convenu d'y revenir. Et finalement rien n'est revenu. Cela a pu vous donner le sentiment que quelque chose d'important pour vous avait été laissé de côté.

J'aimerais aussi vous dire que vous n'êtes pas obligée d'utiliser le mot "transfert" si ce mot ne vous aide plus. Même lorsqu'un thérapeute comprend les choses sous cet angle, ce que vous ressentez reste réel et mérite d'être accueilli comme tel.

Le risque aujourd'hui est que vous arrêtiez une thérapie qui vous aide sans avoir pu déposer ce qui vous fait le plus souffrir.

Vous dites : "Je suis incapable de lui dire." Pourtant, vous lui en avez déjà parlé une première fois. Peut-être qu'aujourd'hui il ne s'agit pas de tout réexpliquer, mais simplement de dire quelque chose comme : "Il y a un sujet dont nous avions parlé il y a plusieurs mois et qui me fait encore beaucoup souffrir. J'attendais que nous y revenions et je n'arrive plus à l'aborder seule."

Cela lui donnerait l'opportunité de reprendre ce travail avec vous.

Je note aussi que vous envisagez d'arrêter parce que ces sentiments vous rongent. Avant de prendre cette décision, je vous encouragerais à essayer une dernière fois de mettre cette souffrance dans l'espace thérapeutique. Souvent, ce sont justement les sujets les plus difficiles à dire qui deviennent les plus importants à travailler.

Vous n'avez pas à porter cela seule depuis neuf mois.

Bien à vous,

Fabrizio De Santis
Psychopraticien

Fabrizio De Santis Psy sur Molsheim

119 réponses

167 J'aime

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

Psy spécialisés en Analyse des pratiques

Voir plus de psy spécialisés en Analyse des pratiques

Autres questions sur Analyse des pratiques

Expliquez votre situation à nos psy

Faites votre demande de manière anonyme et recevez une aide psychologique en 48h.

Votre question et ses réponses seront publiées sur le portail. Ce service est gratuit et ne remplace pas une séance de thérapie.

Nous enverrons votre question aux experts de ce thème qui traiteront personnellement votre cas.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

50 Il est nécessaire d'écrire 19500 caractères de plus

Renseignez un pseudo pour rester anonyme

Votre question vient d'être révisée.

Nous vous aviserons par e-mail quand elle sera publiée.

Si vous avez besoin d’une aide psychologique immédiate, vous pouvez réserver une consultation en ligne à votre convenance.

Cette question existe déjà.

Merci d'utiliser la barre de recherche pour connaître la réponse.

psychologues 17650

psychologues

questions 19500

questions

réponses 162950

réponses