Souffrance avec TOC

Réalisée par Meyane · 1 oct. 2026 Aide psychologique

Bonjour, Je suis une jeune femme de 19 ans aujourd'hui et j'ai fait énormément d'erreurs dans ma vie, parfois grave qui aujourd'hui me bouffe. Je suis atteinte d'un TOC et suis de nature très anxieuse. Ça passe d'un sujet à l'autre au moins d'avoir de très violentes crises d'angoisses, de me faire du mal ou songer à la mort. Je suis sous traitement antidépresseur.
J'ai l'impression d'être un monstre, quand j'étais en 4ème j'ai fais une ts qui a provoqué un changement d'école. À la suite de ça j'ai fait la connaissance de ceux qui sont devenus mes meilleurs amis mais qui ont eu en réalité une très mauvaise influence sur moi. J'ai embeté des gens, crier un faux compte sur les réseaux sociaux où nous étions tout les trois dessus, pour embêter des personnes qu'on ne connaissait pas gratuitement. J'ai le souvenir qu'une fois on avait chercher des photos intimes sur internet pour faire croire à quelqu'un avec qui on discutait que c'était le compte. Mais du coup je me dis que la personne en face avait du en envoyer aussi sauf qu'il n'y avait pas de consentement à ce qu'on soit 3 à y voir... Je me rappelle mais vraiment honnêtement, j'ai pas de nom, pas de contexte, juste des suppositions, je me rappelle juste de la recherche pour faire passer les photos. Honnêtement c'est le scénario qui est pour moi le plus logique dcp je me sens comme une énorme agresseuse, je devais avoir entre 14 et 16 ans. J'ai l'impression que tout le monde me détesterait, que je suis une personne abominable et que je devrais disparaître, notamment à cause des réseaux sociaux, je suis très engagé aujourd'hui, et je me dis que les militants qui dénonce les VSS etc me détesterait, que c'est moi qu'on dénonce; j'ai un besoin maladif qu'on m'aide. J'ai l'impression que les gens que j'admire me déteste, que tous le monde me déteste. Je m'en veux tellement, c'était pas ce que je voulais.
Il y a énormément de sujet qui me trigger et me font du mal, mais ce serait trop long à expliquer. J'ai l'impression que je dois expier d'une façon ou d'une autre. Je me déteste vraiment...
Merci d'avoir pris le temps de me lire.
Passez une bonne journée.

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Meilleure réponse 11 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Avant tout : vous parlez de vous faire du mal, de songer à la mort et de « disparaître ». Si ces pensées deviennent pressantes, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24), ou le 15 / 112 en cas d'urgence. Parlez-en aussi rapidement au médecin qui suit votre traitement antidépresseur.

Ce que vous décrivez ressemble beaucoup au fonctionnement du TOC : un souvenir flou devient le « scénario le plus logique », puis une certitude de culpabilité et un besoin d'« expier ». Le TOC se nourrit justement du doute moral.

Quelques pistes :
– Distinguez ce dont vous vous souvenez réellement de ce que vous supposez, sans chercher à combler les vides.
– Évitez de vérifier, de relire, de chercher des preuves : chaque vérification soulage un instant mais renforce le cycle.
– Reconnaître des erreurs d'adolescente est sain ; se condamner à vie ne répare rien. On peut assumer et changer sans se détruire.

Les TCC (exposition avec prévention de la réponse) sont l'approche de référence pour le TOC, et l'EMDR peut aider à apaiser la honte liée à certains souvenirs, en complément de votre suivi médical.

Belle journée à vous

Melanie Favreau Psy sur Fontainebleau

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8 OCT. 2026

Bonjour Meyane,
Avant tout : vous écrivez que vous pensez à la mort et que vous vous faites du mal. Si ces pensées deviennent pressantes, appelez le 3114, gratuitement, 24h/24, ou le 15 en cas d'urgence. Et parlez-en dès maintenant au médecin qui vous prescrit votre traitement : c'est important qu'il le sache.
Ce que vous décrivez ressemble beaucoup au fonctionnement du TOC : un souvenir flou devient une certitude, la culpabilité grossit, et le besoin « d'expier » vous épuise. Ces pensées sont très douloureuses, mais elles ne disent pas qui vous êtes. Le fait même que vous en souffriez autant montre vos valeurs.
La TCC est l'approche recommandée pour les TOC. Elle aide à ne plus nourrir les ruminations et à retrouver de la bienveillance envers vous-même, en complément de votre suivi médical.
Prenez soin de vous.
Mélanie Favreau – psychopraticienne (thérapies brèves, TCC, hypnose, EMDR)

Melanie Favreau Psy sur Fontainebleau

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6 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Vous vous jugez très durement à partir de souvenirs qui restent flous, et cette culpabilité vous fait beaucoup souffrir. Quand vous écrivez que vous vous faites du mal et que vous pensez à la mort, je prends cela très au sérieux.

Si vous craignez de passer à l’acte, appelez maintenant le 15 ou le 112 et restez avec une personne de confiance. En France, vous pouvez aussi appeler le 3114, gratuitement, à toute heure. N’attendez pas une réponse sur ce forum pour demander de l’aide.

Contactez dès aujourd’hui le médecin qui vous suit. Dites-lui bien que vous pensez à la mort et que vous vous faites du mal, même si c’est difficile à lui confier. Vous pouvez lui montrer votre message pour vous aider à en parler.

Concernant vos souvenirs, je ne peux pas déterminer ici ce qui s’est passé. Avec les TOC, revenir sans cesse sur les mêmes détails et chercher une certitude peut entretenir les doutes. Un professionnel formé aux TOC pourra vous aider à travailler sur cette difficulté, en lien avec votre médecin.

Vous n’avez pas besoin d’avoir éclairci toute cette histoire pour vous faire aider. Vous pouvez commencer par dire simplement : « Je pense à la mort et je me fais du mal. J’ai besoin d’aide. »

Bien à vous.

Rachel Caudron
Psychopraticienne TCC

Rachel Caudron Psy sur Lille

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6 OCT. 2026

Bonjour Meyane,
et merci pour votre post.
Il y a en effet beaucoup de souffrance dans ce que vous dites.
Et aussi quelques erreurs, alors permettez-moi de tenter de remettre les choses en place.
Vous dites que vous êtes de nature très anxieuse. Je comprend bien que vous ressentez facilement et souvent l’anxiété. En revanche, est-ce que l’anxiété est une nature, ou bien est-ce qu’elle pourrait venir de votre histoire personnelle, que je devine compliquée ? Comme par exemple un manque de reconnaissance dans l’enfance, ou de la violence, des mauvais traitements physiques ou psychologiques ? Un abandon ? Ou autre chose. Ces situations amènent de l’insécurité, et forcément de l’inquiétude ou de l’anxiété, qui s’installe et nous fait croire que c’est notre nature. Mais si c’est une nature, alors on ne peut rien y faire, et travailler avec un psy ne change pas une nature !
C’est la même chose pour les TOCs, qui ne sont que des manifestations de l’anxiété. Quand l’anxiété s’en va, les TOCs s’en vont avec (il faut parfois les pousser un peu, mais ce n’est pas très difficile).
Vous dites : « j’ai un besoin maladif qu’on m’aide ». Êtes-vous si maladroite ou incapable ? Ou bien avez-vous un grand besoin de sentir que quelqu’un est là pour vous ? Pour être avec vous, pour vous accompagner, pour que vous ne vous sentiez plus seule ? Et si c’était ce besoin maladif de ne pas vous sentir seule qui vous avait fait devenir amie avec vos « meilleurs amis » ? En harcelant des gens sur les réseaux, vous deviez vous sentir très complice avec eux. Pas seule du tout. D’autant que paradoxalement, quand on harcèle quelqu’un, on est en lien avec lui…
Êtes-vous un monstre ? J’ai rarement vu un monstre exprimer sa souffrance de façon aussi intense, et regretter aussi clairement ses actes.
Je vois plutôt dans ce que vous nous dites la manifestation d’une histoire traumatique, marquée par la violence et la solitude. Est-ce que je me trompe ?
Je suis bien sûr à votre disposition si vous souhaitez aller plus loin dans cet échange.
Guillaume Lemesle
Estime de soi – Stress – Anxiété – Angoisse - Panique - Traumatisme

Guillaume Lemesle Psy sur Sèvres

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6 OCT. 2026

Bonjour et merci pour votre témoignage.

Ce que vous traversez est d'une grande intensité, mais ce que vous décrivez s'explique et se traite. Avant d'aborder la mécanique de ce qui se passe en vous, rappelons une chose essentielle : si les pensées de mort ou de disparition deviennent trop envahissantes, ne restez pas seule avec cette souffrance. Le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24h/24) est là pour vous écouter à tout moment.

Voici le regard croisé sur votre situation :

Sur le plan des neurosciences, vous êtes aux prises avec ce qu'on appelle un TOC de culpabilité (Real Event OCD). Votre cortex cingulaire antérieur — la zone du cerveau chargée de détecter les erreurs — est en hyperactivation constante, envoyant un signal d'alarme continu à votre amygdale. Lorsque votre mémoire présente des flous sur des événements passés (ce qui est normal pour des faits remontant à plusieurs années), votre cerveau ne cherche pas la vérité : sous l'effet de l'anxiété, il comble les trous en fabriquant le scénario du pire, qu'il vous vend ensuite comme une certitude indiscutable.

Du côté de la thérapie des schémas, votre structure interne est actuellement dominée par un Critique Punitif impitoyable. Il alimente le schéma d'imperfection / honte (« je suis un monstre ») et le schéma de punition (« je dois expier »). Ce mode critique prend des erreurs commises à l'adolescence — sous l'influence du groupe et à un âge où le cerveau préfrontal n'est pas mature — et les transforme en une condamnation définitive de votre valeur morale. Le fait même que vous soyez aujourd'hui engagée et dévorée par le remords prouve que vos valeurs profondes sont à l'opposé de ce que votre TOC vous raconte.

Concernant les troubles de l'attachement, la peur panique d'être détestée ou rejetée par les personnes que vous admirez renvoie à un attachement anxieux/insécure. Après votre crise en 4ᵉ, la quête d'appartenance était une question de survie émotionnelle, ce qui vous a poussée à vous rattacher à un groupe toxique pour éviter l'isolement. Aujourd'hui, votre système nerveux associe la moindre faute passée au risque imminent d'être bannie du groupe ou de la communauté.

Sur le plan transgénérationnel, une culpabilité aussi démesurée et le besoin d'expiation cachent souvent la résonance d'un fardeau familial. Il arrive fréquemment qu'un enfant absorbe inconsciemment des hontes, des fautes non avouées ou des dettes morales portées par les générations précédentes. Votre système psychique canalise toute cette mémoire familiale sur vos propres actes d'adolescente pour tenter d'en faire le nettoyage.

Vous n'êtes pas un monstre : vous êtes une jeune femme de 19 ans dont le système nerveux est en surchauffe et qui confond la sévérité de son TOC avec la réalité de son identité.

Êtes-vous actuellement suivie par un professionnel spécialisé dans les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ou la thérapie des schémas pour accompagner votre traitement médical ?

Bien à vous,
Jonathan Desjours, coach et thérapeute de l'inconscient

Jonathan Desjours Psy sur Bordeaux

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6 OCT. 2026

Bonjour,

Merci d’avoir pris le temps d’écrire tout cela. On sent à quel point vous êtes épuisée par ce que votre tête vous fait vivre et à quel point vous cherchez désespérément à être certaine de ce qui s’est réellement passé.

Je vais être prudente avec la partie concernant les souvenirs et ce que vous pensez avoir pu faire à l’adolescence. Vous dites vous-même que vous n’avez pas de nom, pas de contexte précis et que vous êtes en train de reconstruire un scénario à partir de quelques éléments dont vous vous souvenez. Je ne vais donc pas vous dire que vous avez fait ceci ou cela, ni vous rassurer en vous affirmant que vous n’avez rien fait. Ce serait vous donner une certitude que personne ne peut avoir à partir de ce que vous racontez.

En revanche, quelque chose ressort très fortement de votre message : vous semblez chercher cette certitude de manière presque incessante. « Et si j’avais fait ça ? Et si la personne avait envoyé des photos ? Et si j’étais une agresseuse ? Et si les personnes que j’admire savaient ? » Puis chaque possibilité devient progressivement une preuve contre vous, jusqu’à arriver à « je suis un monstre » et « je devrais disparaître ».

Avec un TOC et une anxiété aussi importante, ce fonctionnement mérite vraiment d’être travaillé avec votre thérapeute ou votre psychiatre. Le problème n’est peut-être pas seulement la question de savoir ce qui s’est passé il y a plusieurs années, mais aussi ce besoin de parvenir à une certitude absolue sur votre passé et sur ce que cela ferait de vous si le scénario que vous redoutez était vrai.

Et je voudrais vraiment m’arrêter sur une chose : même si vous avez pu avoir, adolescente, des comportements dont vous n’êtes aujourd’hui pas fière, cela ne signifie pas que vous êtes condamnée à être définie par eux pour le reste de votre vie. Vous aviez alors un certain âge, un certain environnement, certaines influences et une maturité qui n’était évidemment pas celle que vous avez aujourd’hui. Cela n’efface pas la responsabilité de ce qu’on peut faire, mais cela permet de regarder son passé autrement que dans une logique de condamnation définitive de soi.

Surtout, vous dites avoir des crises très violentes, vous faire du mal et penser à la mort. Là, je ne voudrais vraiment pas que vous restiez seule avec ça. Parlez-en clairement à votre psychiatre ou au professionnel qui vous accompagne, y compris de l’intensité actuelle de ces pensées. Et si vous sentez que vous risquez de passer à l’acte ou que vous ne parvenez plus à vous mettre en sécurité, appelez le 3114 : c’est gratuit, confidentiel et accessible 24h/24, 7j/7 en France. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.

Vous n’avez pas besoin de « vous punir » ou d’expier pour avoir le droit d’être aidée. Et vous n’avez pas non plus besoin de résoudre aujourd’hui toute votre histoire pour commencer à aller mieux.

Je reste à votre écoute, prenez soin de vous,
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Les Villards-sur-Thônes

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6 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Vous dites avoir été une mauvaise personne, mais vous avez réussi à prendre conscience de ces méfaits et, aujourd’hui, vous avez radicalement changé, puisque vous militez contre les violences sexistes et sexuelles. C’est très bien.
Cependant, vous n’arrivez pas à vous pardonner vos errances passées. Pourtant, ne pensez-vous pas que vous avez quelque peu payé pour ce que vous avez fait subir ? En effet, vous dites que les personnes que vous admirez vous détestent. N’est-ce pas déjà une punition importante que de se sentir ainsi rejetée ?
Il faut réussir maintenant à vous pardonner, continuer dans une voie meilleure qui vous semble juste et attendre que le regard des autres change par rapport à vos actes passés. Nous avons tous et toutes le droit de faire des erreurs. La seule erreur à ne pas commettre est celle de rester aveugles devant celles-ci. Vous avez réussi à ouvrir les yeux à temps, alors laissez la mauvaise personne que vous étiez dans le passé et vivez maintenant pleinement votre présent et surtout votre futur.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visioconférence)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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6 OCT. 2026

Bonjour,

Vous évoquez des faits qui se dont déroulés entre 14 et 16 ans.
Vous évoquez aussi une TS en 4ème. Donc probablement avant 14 ans.
Quel a été le déclencheur de cette TS ? Que s'est-il passé pour vous avant 14 ans ?
Vous dites "je me déteste, je suis une personne abominable". Certes vous avez joué avec d'autres "ami-e-s" sur les réseaux sociaux. Vous vous êtes laissée embarquer, vous n'étiez pas seule responsable. Vous ressentez de la culpabilité, de la honte sans doute également, c'est bien ça ?

Si oui, je vous invite à revisiter votre passé. Avez-vous été manipulée, harcelée ? Y a t-il eu des événements ou situations qui aurait pu vous traumatiser ?
Bien souvent on répète des situations similaires. Vous avez abusé de la confiance de personnes inconnues sur les réseaux.
Qui a abusé de vous ? Attouchements, viol, inceste, est-ce que cela vous parle ?

Je vous invite à vous faire accompagner afin de clarifier ce qui est "trop long à expliquer ici", soigner les blessures, les traumatismes et vous libérer de ce qui vous empêche de vous aimer.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez approfondir ces questions.
Claire Thomas
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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6 OCT. 2026

Bonjour,

Ce qui me frappe dans votre message, c’est à quel point vous jugez aujourd’hui l’adolescente que vous étiez avec la conscience et les valeurs de la jeune femme que vous êtes devenue.

Vous avez fait des choses que vous regrettez, et il ne s’agit pas de les nier. Mais votre TOC semble aujourd’hui s’emparer des zones floues de vos souvenirs : « Et si… ? Peut-être que… Donc cela voudrait dire que je suis… » Et peu à peu, une incertitude devient une condamnation.

Le travail thérapeutique consiste justement à sortir de ce tribunal intérieur : accepter qu’on ne puisse pas tout reconstituer avec certitude, distinguer la responsabilité de la culpabilité qui dévore, et retrouver peu à peu une image de soi qui ne soit pas définie par ses erreurs.

C’est un travail que nous pouvons faire ensemble si vous le souhaitez. Je consulte en visioconférence et je peux vous proposer un premier rendez-vous pour faire connaissance, comprendre plus précisément ce que vous traversez et voir comment je peux vous accompagner.

En revanche, lorsque vous parlez de vous faire du mal ou de disparaître, je le prends très au sérieux. Si ces pensées deviennent pressantes ou si vous craignez de passer à l’acte, contactez immédiatement votre médecin, un proche ou les urgences et ne restez pas seule.

Vous avez 19 ans. Votre histoire ne se résume pas à ce que vous avez fait à 14 ou 15 ans. Elle comprend aussi ce que vous allez choisir d’en faire aujourd’hui.

Bien à vous,
Yehouda Guenassia
Psychopraticien

Guenassia Yehouda Psy sur Limoges

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6 OCT. 2026

Bonjour,

Il y a des choses que l'on fait à l'adolescence que l'on peut regretter ou trouver idiotes à l'âge adulte.
Cela ne définit pas ce que vous êtes aujourd'hui. Ce qui compte c'est la façon dont vous gérez aujourd'hui votre vie et votre avenir.
Votre difficulté vient de ce que vous vivez comme si un juge était continuellement en train de vous juger et de vous condamner.
Cela vous pourrit la vie et ne change rien, de toute façon, au passé.
Vous devez renoncer à porter un jugement sur vos actes passés.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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6 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Vous avez le bon réflexe en cherchant à vous confier à des professionnels de la santé mentale.

Malgré votre jeune âge, vous avez déjà expérimenté beaucoup de schémas sociaux, plus ou moins difficiles.

Vous semblez ressentir beaucoup de culpabilité de part certains de vos agissements passés. Le fait d’être honnête et lucide sur certains mauvais comportements est déjà un grand pas. Vous n’êtes pas dans le déni. À présent, vous aimeriez vous racheter. C’est le signe de l’empathie et de votre humanité.

Vous ne pourrez pas intervenir sur les actions du passé mais vous pouvez agir sur votre perception des choses. En effet, il existe en nous tous des parts d’ombre qui ne sont pas forcément définitives, et qui peuvent se travailler, car souvent consécutives de blessures de l’enfance.

Je comprends que vous êtes suivis par un psychiatre si vous êtes sous antidépresseurs, avez-vous un suivi thérapeutique par la parole ?

Je vous invite à contacter une personne disponible sur psychologue.net pour vous entretenir avec elle. Vous avez beaucoup à déposer.

N’hésitez pas à me contacter.

——————————————
Marie-Lou Van Dooren
Psychanalyse - Thérapeute de couple
(En présentiel et téléconsultation depuis toute la France) www.marielouvandooren.com

Marie-Lou Van Dooren Psy sur Vourey

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6 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Merci d’avoir pris le temps d’écrire tout cela. Ce qui me frappe dans votre message, ce n’est pas seulement ce que vous avez pu faire adolescente, mais surtout ce que vous faites aujourd’hui avec ces souvenirs : vous les examinez, vous cherchez ce qui a peut-être eu lieu, vous reconstruisez les parties dont vous ne vous souvenez pas précisément, puis vous vous jugez à partir du scénario le plus grave. Et votre TOC semble trouver là un terrain particulièrement douloureux.

Vous écrivez d’ailleurs quelque chose de très important : « je n’ai pas de nom, pas de contexte, juste des suppositions ». Pourtant, à partir de ces zones d’incertitude, votre esprit semble chercher une certitude absolue : « Suis-je quelqu’un de mauvais ? », « Est-ce que j’ai agressé quelqu’un ? », « Que penseraient les personnes que j’admire si elles savaient ? ». Et plus vous cherchez une réponse qui pourrait définitivement vous rassurer, plus de nouvelles questions semblent apparaître.

Eric Oignet Psy sur Herblay

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6 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Vous avez fait preuve de courage en écrivant ce message qui révèle la prise de conscience de vos erreurs passées et la souffrance qu'elles vous font endurer aujourd'hui.
Maintenant, vous souhaitez réparer, comme en atteste votre engagement et peut-être qu'un jour, lorsque vous aurez fait la paix avec vous-même, vous pourrez témoigner publiquement et utiliser votre expérience pour faire de la prévention ou tout autre acte de réparation.

Je vais vous répondre plus précisément sur la question de l'anxiété et des TOC.
Je me permets d'émettre une hypothèse pour vous illustrer comment cela fonctionne.
Vous avez des pensées obsédantes - en l'occurrence "Tout le monde me déteste" ou "Je suis quelqu'un de mauvais". Ces pensées déclenchent de l'anxiété avec toutes ses manifestations physiques palpitations, respiration accélérée, tension musculaire, suées et tremblements entre autres).
Pour contrer cette anxiété, vous avez recours à des rituels ou à des compulsions qui peuvent être apparentés à une forme de fuite, d'évitement de l'anxiété.

Il existe une thérapie qui a fait ses preuves dans le traitement des TOC, c'est la TCC (thérapie cognitivo-comportementale). pendant les séances, il s'agit de travailler à la fois sur vos pensées intrusives pour éviter le déclenchement de la crise d'angoisse et à la fois sur les rituels et compulsions, en vue de les diminuer.

Vous avez franchi un premier pas important en écrivant ce message, je vous invite chaleureusement à aller encore plus loin en entamant une thérapie qui vous amènera vers un apaisement de vos souffrances et une meilleure compréhension de vous-même.

Je vous souhaite également une bonne journée,

Sandrine Loisel
Psychopraticienne spécialisée en TCC et hypnose

Sandrine Loisel Psy sur Luc-sur-Mer

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2 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Que de souffrances !
Toutefois, Meyane, je vais sans doute vous surprendre. Je ne crois pas que vous puissiez vous réduire aux actes que vous avez pu commettre, ni aux pensées, aux doutes et aux scénarios qui vous traversent aujourd’hui. La question, à présent, est peut-être de comprendre pourquoi vous vous comportez parfois d’une manière qui entre en contradiction avec ce que vous voulez être.
Manque de confiance, certes, mauvaise image de vous-même… On sent que vous vous débattez entre vos croyances, vos valeurs et la personne que vous voudriez être, mais que vous vous interdisez d’être.

Une thérapie vous aiderait à comprendre ce qui motive vos actes et ce qui, au fond de vous, vient entrer en conflit avec vos valeurs morales. Comment vivez-vous vos liens familiaux ? Quelle place occupez-vous et cette place vous convient-elle ? Pourquoi choisissez-vous des « amis » qui, visiblement, vous entraînent là où vous ne voulez pas aller ?

Une thérapie vous aiderait à affirmer vos désirs comme vos valeurs et à rencontrer la personne que vous voudriez être, ce qui passe d’abord par l’acceptation de soi.

Et le chemin vers cette personne ne passe pas par l’expiation ou par la condamnation de vous-même. Il passe d’abord par la compréhension de ce qui vous fait souffrir, de ce qui vous conduit à agir contre vos propres valeurs et de ce que vous souhaitez réellement devenir.

C’est ce chemin, vers une relation plus apaisée avec vous-même et vers une vie davantage en accord avec vos valeurs, qu'il est urgent d'entreprendre.

Bien chaleureusement.
David HELFT
Psychopraticien intégratif
Logothérapeute (analyste existentiel)

David Helft Psy sur Paris

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2 OCT. 2026

Bonjour Meyane

Votre post m'a beaucoup touché car je ressens que vous êtes rongée par la culpabilité et que vous projetez sur votre entourage le jugement très dur que vous avez sur vous, comme s'ils ressentaient et vous jugeaient de la même façon que vous le faites.

Il faut beaucoup de courage pour avouer ce que vous avez fait et vous faites preuve de maturité en reconnaissant les conséquences de vos actes.
Vous ne pouvez pas revenir en arrière mais vous pouvez essayer d'accepter ce qui a été fait et regarder ce que vous pouvez en faire ici et maintenant.
Toutes les expériences que nous vivons servent à notre évolution et mettre de la conscience sur ce qu'on comprend de nos actes, c'est le chemin du changement.
Votre anxiété a besoin d'être entendu car elle dérègle votre système nerveux et engendre TOC et crise, et même des pensées morbides.
Vous ne pouvez pas rester seule avec une telle souffrance. Vous êtres encore très jeune et la réparation est possible pour connaitre une vie plus apaisée et plus équilibrée.

Il vous faut un endroit où déposer ce qui vous ronge, un endroit bienveillant, sans jugement et avec une grande écoute.
Un endroit ou petit à petit, vous vous jugerez moins durement.
un endroit surtout ou toutes vos émotions sont accueillies.

Je suis à votre disposition si vous souhaitez échanger.
Prenez soin de vous

Christel
Psychopraticienne en Gestalt Therapie

Christel Lacaze Psy sur Mandelieu-la-Napoule

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2 OCT. 2026

Bonjour Meyane,

Merci d’avoir eu le courage d’écrire tout cela. On sent à quel point vous souffrez, et à quel point vos pensées vous envahissent. Ce que vous décrivez, l’angoisse, la culpabilité extrême, la peur d’être “monstrueuse”, les scénarios qui tournent en boucle, correspond davantage à des pensées intrusives liées à l’anxiété qu’à une réalité objective de ce que vous êtes.

Vous étiez très jeune à l’époque des faits que vous évoquez. À cet âge, on peut agir sous influence, par immaturité, par besoin d’appartenance, sans mesurer les conséquences. Cela ne fait pas de vous une agresseuse, ni une personne “abominable”. Ce que vous vivez aujourd’hui, c’est surtout une culpabilité disproportionnée, qui s’accroche à des souvenirs flous et les transforme en menace.

Votre message montre aussi que vous êtes dans une période de grande vulnérabilité : crises d’angoisse, pensées de mort, auto‑dévalorisation, besoin d’être rassurée, impression d’être détestée. Ce sont des signes que votre système émotionnel est saturé, et que vous avez besoin d’un espace sûr pour déposer tout cela.

Il serait important que vous puissiez travailler sur :

la culpabilité excessive,

les pensées intrusives qui s’emballent,

l’estime de vous,

la manière dont votre anxiété transforme des souvenirs en certitudes,

et la violence que vous vous infligez intérieurement.

Vous méritez d’être accompagnée avec douceur, sans jugement, pour comprendre ce qui se passe en vous et apaiser ces pensées qui vous font si mal. Si vous le souhaitez, je peux vous aider à travers ce travail.

Géraldine,
Psychopraticienne

Géraldine Mordant Psy sur Lannion

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2 OCT. 2026

Bonjour Méyane,
Merci pour votre message et pour ce partage. Ce que vous décrivez me semble vraiment très lié à la question de l’estime de soi. Lorsque cette estime a été profondément abîmée par les événements de la vie, on peut finir par avoir une image de soi extrêmement négative, jusqu’à avoir l’impression de ne rien valoir, de ne rien mériter, voire que notre propre mort serait quelque chose de justifié. Tout ce que vous évoquez peut s’inscrire dans ce type de processus.
Il existe des chemins pour travailler avec cela. Une première étape peut être de prendre conscience de ces mécanismes, de commencer à prendre un peu de distance avec eux et de pouvoir observer ce qui se passe en soi, plutôt que de les vivre comme des vérités absolues.
Il peut aussi être important d’aller regarder, avec beaucoup de douceur, certaines croyances qui ont pu s’ancrer très profondément au fil du temps : « je suis une mauvaise personne », « je ne mérite pas d’aller bien », « je ne mérite pas d’être aimée», etc. Prendre le temps de comprendre ce qui s’est joué, comment ces représentations se sont construites et pourquoi elles ont pris autant de place peut permettre progressivement de les remettre en question.
Et surtout, le fait d’avoir ces pensées ne signifie pas qu’elles disent la vérité sur qui vous êtes. Dans beaucoup de situations, les personnes qui vivent ce type de souffrance sont aussi des personnes profondément aimées par leur entourage. Ce sont des croyances qui peuvent devenir extrêmement présentes et douloureuses, mais avec lesquelles il est possible de travailler.

Je vous encourage vraiment à trouver un accompagnement, que ce soit près de chez vous ou à distance, afin de ne pas rester seule avec tout cela. Ce travail peut prendre du temps, mais il est possible de retrouver progressivement une relation à soi plus douce et plus aimante.

Et si vous souhaitez être accompagnée
à distance, je peux également vous proposer un accompagnement en visio. En tout cas, je pense sincèrement que vous méritez de pouvoir trouver un chemin pour sortir de cette souffrance et retrouver davantage de douceur et d’amour envers vous-même.

N’hésitez pas si vous avez d’autres questions.

Maël Jourdan ✨

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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