Témoignage - Mes suspicions de manipulation sont-elles avérées ? Merci

Réalisée par Sugar · 26 févr. 2021 Aide psychologique

Contexte de ma relation avec Cécile :

Nous nous sommes rencontrés en 2014, nous sommes tombés très amoureux et nous nous sommes très fortement attachés l'un à l'autre. Nous partageons tout depuis, nous avons les mêmes envies, les mêmes aspirations, les mêmes rêves. Tout se passait dans la sérénité mais Cécile ressentait un manque d'attention et d'affection de ma part, je suis conscient de ne pas avoir su prendre la mesure de l'importance de ce manque, ressenti plus durement par Cécile pendant le confinement, j'assume pleinement ma part de responsabilité dans tout ce qui s'est passé.
Mon objectif ici est de mettre en lumière le rôle d'une tierce personne dans la désintégration de mon couple, notamment de sa propension à apporter tant d'intérêt et d'attention à une personne en couple sans y mettre de limite, sans se y voir une quelconque forme d'intrusivité ou un manque de respect envers un couple d'amis.

Avant tout, je tiens à faire part de la rencontre avec Roland, qui, en l'espace de 6 mois s'est immiscé dans mon couple, sans que l'on s'en rende vraiment compte. C'est une connaissance depuis l'année 2018, un ami d'amis, nous ne le connaissions que très peu à l'époque, juste au travers de quelques soirées. Ce récit commence donc vraiment à la fin de l'année 2019 où nous avons commencé à le voir plus fréquemment.

Décembre 2019 : admiration, superlatifs vers notre couple

Lors d'une soirée, Roland vient me parler, il me fait tout un laïus élogieux sur notre couple, je me souviens de certains de ses propos : « vous êtes mon couple préféré, vous êtes trop bien ensemble, trop beaux tous les 2 ». J'ai trouvé ça agréable à entendre sur le moment, personne n'avait tenu des propos si élogieux envers nous auparavant. Le lendemain, avec du recul, je me suis dis que ça paraissait anormal et faux tant d'éloge de la part de quelqu'un qui nous connaît si peu.

Du mois de janvier au 15 mars 2020, rapprochement de notre couple :

Roland se rapproche de notre couple très rapidement, on le voit presque tous les w-e lors de nos sorties dans les bars et lors de nos séances de course à pied communes. Il gagne ma confiance petit à petit jusqu'à devenir un bon ami. Le w-e du 14 et 15 mars, juste avant le confinement donc, nous passons le w-e ensemble dans la maison d'un ami commun dans la Manche. Le samedi soir nous évoquons tous ensemble les précédentes relations amoureuses de Cécile, ainsi que son fonctionnement triangulaire d’enchaînement des relations. A la fin de cette soirée, nous ne sommes plus que tous les 3, Cécile, Roland et moi, Cécile fait part de certains manques dans notre couple, notamment un manque d'attention et d'affection de ma part. Nous lui donnons nos premières billes et il se glissera dans cette faille progressivement.
Aussi, durant cette période, Roland tient des discours plus que douteux : « un jour je trouverai ma Cécile » ou « Cécile fait partie des 3 plus belles filles que je connaisse ». Je ne m'alerte pas vraiment suite à ces propos même si je trouve cela incongru, cela place certaines idées dans la tête de Cécile, les mots ont du pouvoir. Nous repartons à Rennes à la fin du w-e, le confinement commençant 2 jours plus tard.

15 mars au 11 mai, le confinement, 1ère faille où il s'engouffre : séduction et rapprochement avec Cécile, intrusion dans notre vie de couple

Lors de ce confinement, les échanges de messages entre Cécile et Roland débutent et durent tout le confinement jusqu'à devenir intenses rapidement. A plusieurs reprises j'ai fait part à Cécile du fait que ces échanges privilégiés me paraissaient suspects et anormaux. A chaque fois sa réponse était la suivante : « je te jure y a rien ». J'ai également tenté d'être un peu piquant et sarcastique à certains moments mais sans succès non plus.
Une partie de ces échanges m'a posé question après y avoir jeté un œil à la fin de l'été : Roland y parle de ses ex en se plaçant dans une position où il subit ses histoires, qu'il en est triste... Cécile en position de sauveur vient le rassurer en lui affirmant qu'un jour il trouvera « LA femme de sa vie ». C'est selon moi le premier élément de victimisation de sa part.
Ceci-dit je ne m'alarmais pas non plus puisque ma confiance en Cécile était sans faille, surtout qu'elle me parlait d'avenir et d'enfants jusqu'à la fin du confinement. Et Roland avait gagné ma confiance en devenant un bon ami avant le confinement, j'ai donc baissé ma garde. Et je l'avoue également, je m'étais sans doute aussi éloigné de Cécile puisque le confinement m'était pesant, je me suis renfermé sur moi-même.
En tant qu'ami du couple, et connaissant dorénavant ses intentions envers Cécile, Roland aurait dû limiter voire stopper les échanges. Il n'y a jamais mis aucun frein, comme tout au long de cette histoire, au contraire il est toujours venu aux moments opportuns, comme on le verra par la suite, semer le doute dans la tête de Cécile...
C'est donc dans ce contexte un peu compliqué entre Cécile et moi que nous arrivons à la fin du confinement.

Week-end du 16 et 17 mai, le grand jeu  :

Ce w-e là je pars seul chez des copains dans la Manche, du vendredi 15 au mercredi 20 mai, j'avais pour idée de prendre l'air et de me sortir définitivement du confinement dont Cécile faisait partie.
Le dimanche matin, après la soirée, je ressens que quelque chose ne va pas avec Cécile, je n'arrive pas à dormir.
Cécile, quant à elle, passe le w-e avec les copains rennais. Le vendredi soir elle va chez Roland avec un couple d'ami. Un élément suspect qui a interpellé Cécile à l'issue de tout ça, est le fait qu'il lui ait proposé à nous 2 de venir, or, elle lui avait dit juste avant que j'allais en Normandie seul ce w-e là.
Les copains, dont Roland et Cécile, passent le w-e ensemble durant lequel Roland lui joue sa plus belle partition... forcément le confinement ayant été compliqué entre Cécile et moi en plus de son manque d'attention, je vais souffrir de la comparaison à ses yeux.
Le samedi soir, alors qu'ils dansaient, Cécile ressent « une pression, un malaise », comme si « tout la renvoyer vers lui », une pression émanant de l'extérieur plutôt qu'une quelque chose émanant de son for intérieur. 2 choses l'ont perturbée : son « regard perçant et insistant envers moi » ainsi qu'une discussion au cours de laquelle un ami commun lui rappel qu'elle plaît beaucoup à Roland. Elle en parle à Roland en lui disant qu'elle ressent que « quelque chose de bizarre se passe » qui décide qu'il est préférable qu'ils arrêtent d'échanger des messages.
C'est quelque chose qui me pose question ses interactions avec le regard, je me souviens dire à un ami commun avec Roland, quelques temps avant le confinement, que je trouvais étrange qu'il ne me regarde jamais dans les yeux, toujours dirigés vers le sol, lorsqu'on discutait.

Propos de P.Couderc, psychanaliste, psychologue clinicien, sur ce sujet : « Sur cette scène de théâtre qu'est la vie, le manipulateur se meut avec aisance, sûr de son fait. Il n'a pas grand chose à perdre et tout à gagner. Il est habité par son personnage, il se déploie avec brio. Affable et séducteur, tout à vous... soudain absent, il crée un manque, vous attachant à lui ... »

A fortiori, elle me dira : « Roland me parlait d'attirance, alors je me suis dit que ça devait être ça ce truc bizarre ».

Etant lui même pris par ses propres contradictions, notamment celle d'être attiré par la copine d'un pote, il a préféré faire endosser cette responsabilité à Cécile.
En se couchant le soir elle se sent triste de couper les ponts avec lui et se sent coupable vis à vis de moi. Puis, du lundi au mercredi, alors que je suis toujours en Normandie, les nombreux échanges quotidien dont elle a pris l'habitude durant 2 mois lui manquent. Elle lui en fait part ainsi que de sa peur de recommencer un schéma triangulaire. Une forme de dépendance affective s'était installée.

Propos de Isabelle Nazare-Aga, thérapeute cognitivo-comportementaliste : « "Le manipulateur scanne très vite la personne à qui il a affaire. Il est extrêmement malin. Il recherche des victimes qui ont un trouble de l'estime de soi, qui ont une forte propension à la culpabilité, qui ont le syndrome du sauveur, c'est-à-dire qui veulent aider à tout prix les autres, ou encore qui souffrent de dépendance affective."


Interprétation  :

Ses regards insistants ont provoqués un malaise chez elle, d'où l'utilisation du mot « pression » lorsqu'elle parle de ce moment, "comme si l'environnement autour d'elle la renvoyer à lui".
Le point de départ, le noeud de toute cette histoire est l'attirance de Roland pour Cécile. En disant à Cécile qu'il vallait mieux stopper leurs échanges par rapport à moi, après qu'elle lui ait exprimé son malaise, il lui fait comprendre que c'est ma présence qui l'empêche de pouvoir continuer à échanger avec lui, devenu un repère dans sa vie durant le confinement.
À partir de ce moment là, la confusion apparaît dans l'esprit de Cécile et je deviens l'élément de trop qui la prive de son repère et de ses échanges avec lui. Roland m'inclut donc dans la boucle comme obstacle de leurs échanges, par une mise en concurrence qui n'avait pas lieu d'être puisque nous avions chacun un statut différent bien définis dans la tête de Cécile avant ce moment là, 2 entités bien distinctes : Arthur l'amoureux et Roland l'ami repère du confinement.
Néanmoins, de part le manque ressenti par l'arrêt brutal des échanges, elle avait l'impression de recommencer un schéma triangulaire amoureux. Or, sans désir pour Roland le schéma triangulaire n'existe pas puisque le sentiment amureux n'est-il pas l'association de ces éléments : désir + amitié intime ?

Jeudi 21 au dimanche 24 mai :

Jeudi matin, lors du petit déjeuner, Cécile m'annonce que ça ne va pas entre nous, qu'elle a pris rdv chez une psy. Je lui demande s'il y a une tierce personne, ce à quoi elle me répond « oui et non ». Je ne suis pas étonné plus que ça sur le moment puisque j'avais des craintes depuis plusieurs semaines.
Dans l'après-midi nous décidons de partir tous les 2 dans les Côtes d'Armor, cela se passe plutôt bien malgré le contexte, on passe de bons moments, on se retrouve, on rigole, même si je suis rempli de questions. Nous rentrons le dimanche en fin d'après-midi.

Mardi 26 mai, 2ème faille où il s'engouffre :

Cécile a rdv chez le psy en fin de matinée, le rdv lui fait du bien car la psy la rassure par rapport à sa culpabilité. A partir de ce moment là, les choses auraient sans doute pu reprendre leur cours normal entre Cécile et moi. Sauf que Roland avait sans doute anticipé cette possibilité, par peur que son entreprise de séduction échoue et que la faille dont il a besoin ne se referme il décide d'agir. Cécile m'annoncera, 8 mois après, que ce jour là Roland lui a écrit un message pour qu'ils se retrouvent après le rdv psy. Lors de ce cette entrevue il lui annonce ceci :

« je ressens quelque chose de fort pour toi, si ça se passe mal avec Arthur ça se fera naturellement entre nous, Arthur n'a pas besoin de savoir ça, ça nous appartient. Surtout il faut que tu distingues ce que je ressens pour toi et tes problèmes de couple avec Arthur car ça n'a rien à voir ».

J'en tombe encore des nues en écrivant ces mots... il a déjà largement dépassé les limites de ce qui est humainement et éthiquement acceptable envers la copine d'un ami en lui écrivant des pavés au quotidien durant 2 mois, et là il est en train de se projeter avec elle, cela me paraît encore irréel. Mais ça fera son effet sur Cécile, à partir de là son comportement change elle devient très distante avec moi. Autant Cécile me disait qu'elle n'avait aucune intention de me quitter la semaine d'avant, qu'à partir de de ce moment là elle n'en n'était plus certaine du tout.

Après avoir analysé la situation en prenant de la hauteur, Cécile m'a confié récemment qu'elle s'est embourbée dans un système de pensées culpabilisantes dans lequel elle se demandait - ne sachant pas définir, à l'époque, ce manque d'échanges par message – si elle aussi avait ressenti quelque chose de fort, si elle était en train de recommencer son schéma triangulaire d'enchaînement des relations, elle s'est créée des angoisses, bien orientées par Roland, incompatibles avec l'amour qu'elle me portait.

A ce moment, l'intentionnalité de sa démarche ne fait plus aucun doute. Que cherchait-il en lui disant qu'il ressent quelque chose de fort pour elle. Il n'a jamais exprimé clairement ses intentions. Après avoir dépassé les limites de ce qui est humainement et éthiquement acceptable en écrivant autant à Cécile au quotidien pendant 2 mois son rôle aurait été de se retirer totalement et de se taire par respect pour un couple d'amis. Mais non, lui choisit plutôt de « tenter sa chance ».

Samedi 6 juin :

Cécile et moi recevons un message commun de la part de Roland. Il m'y fait le reproche de répandre une mauvaise image de lui lorsque je parle de la situation à nos amis. Or, de mon côté, je partage ma tristesse et mon incompréhension, le rôle des amis justement. Une nouvelle fois il se victimise. Remettons les choses en perspective : il tente de séduire la copine d'un ami jusqu'à se projeter avec elle, tout en se faisant passer pour la victime de cette situation et en laissant Cécile porter seule la responsabilité. Petit rappel de ses propos tenus à Cécile 10 jours plus tôt : « je ressens quelque chose de fort pour toi, si ça se passe mal avec Arthur ça se fera naturellement entre nous, Arthur n'a pas besoin de savoir ça, ça nous appartient».

Article de l'expresse : le PN reproche à l'autre d'être coupable de torts qui sont en réalité les siens. C'est ce qu'on appelle l'identification projective. Un mécanisme qui rend la victime impuissante jusqu'à ce qu'elle en comprenne le fonctionnement.

Voici quelques extraits de son message du 6 juin :
« Après 10 jours d’insomnies à répétition, j’ai besoin de clarifier certaines choses auprès de vous deux et de mettre fin à un silence et une situation plus qu’inconfortable, que je ne parviens clairement plus à supporter...Sans que je comprenne encore pourquoi, ces dernières semaines, votre comportement à tous les deux a eu pour conséquence de me mêler à vos problèmes de couple , Arthur en me tenant comme responsable d’une situation qui ne regarde que vous et qui résulte uniquement de vos interactions passées et en me prêtant des intentions qui n’ont jamais été les miennes...absolument rien dans mes mots ou mes actes ne s’est écarté du respect que je peux avoir pour chacun d’entre vous et pour votre relation. Pour autant, je constate aujourd’hui les difficultés et les incompréhensions que notre discussion est venue ajouter, l’impact sur nos relations à tous les 3 et l’obligation pour moi de devoir me mettre en retrait d’un groupe que j’apprécie beaucoup. »

Propos de Christel Petitcollin, psychothérapeute et auteure de "Échapper aux manipulateurs", sur la victimisation : « Les manipulateurs ont une coquille de Calimero en acier trempé. Ils se retrouvent toujours dans la posture de la victime, pleurnichent, jouent la comédie, et ça fonctionne au point que l'on oublie les vraies victimes. Ils sont dans la paranoïa haut de gamme, ont l’art de retourner les situations pour que ce soient eux que l’on prenne en pitié...Ce sont des gens qui n’ont pas de limites, qui n’ont pas d’éthique ».


Mardi 16 au vendredi 19 juin :

Je décide de partir seul dans les côtes d'Armor plusieurs jours. Le deuxième jour je coupe les ponts, je ne donne plus de nouvelles à Cécile et ne répond plus à ses messages. En rentrant le vendredi, les choses changent, la peur de me perdre je ne sais pas.. on se retrouve un peu, ça me fait du bien.

Vendredi 19 juin, entrevue avec Roland :

Dans la journée je propose à Roland que l'on se voit tous les 2 dans un bar. On s'y retrouve le soir. J'assiste à quelque chose. Pas une seule fois il ne prend ses responsabilités, aucune excuse envers moi et nous, aucun regret, il rejette toute la responsabilité sur Cécile et n'assume rien, je ne suis pas au courant qu'il ressent quelque chose de fort et qu'il est attiré par elle, personne ne l'est d'ailleurs. Il avance à couvert et Cécile protège son mensonge... elle passe pour la seule coupable de l'histoire à mes yeux et aux yeux de tous nos amis.
Mensonge 1 : il ne parle pas non plus de son rdv secret avec Cécile où il lui dit qu'il ressent quelque chose de fort pour elle.
La seule chose qui l'importe c'est le regard que porte les copains sur lui par rapport à la situation, la peur de passer pour un salaud sans doute. Je le rassure même par rapport à ce questionnement, un comble. Le pauvre est encore une fois la victime de tout ça...
Mensonge 2 : je lui dis que c'est normal de ressentir un manque lorsqu'on stoppe une relation brutalement après s'être intensément écrit pendant 2 mois, avec qui que ce soit. Ce qu'il confirme en appuyant : « oui surtout que Cécile aurait pu faire évoluer la relation différemment », or, c'est lui-même qui a décidé de couper les ponts, il rejette la responsabilité sur Cécile une nouvelle fois.
Mensonge 3 : il me dit que s'il avait su que ça allait mal entre nous il n'aurait pas écrit à Cécile pendant le confinement. Or, il savait que Cécile avait des manques, on en avait parlé tous les 3 juste avant le confinement.
J'étais trop perturbé à cette période pour rendre compte de tout ça, je n'avais pas le recul nécesaire. Mais quoi qu'il en soit, que ça fonctionne ou non au sein d'un couple, c'est complètement déplacé d'écrire autant à une personne qui nous attire, surtout vis-à-vis d'un couple d'ami. Mais avec du recul je comprends un peu mieux ce qui s'est passé dans son esprit : entre perdre un pseudo pote et gagner une fille qui on ressent quelque chose de fort, en soi le calcul est rapide, il n'avait pas grand chose à y perdre.
Propos d'Isabelle Nazare-Aga : « Le manipulateur est une éternelle victime, non qu’il ne voie pas sa part de responsabilité dans les événements, mais qu’il la nie afin de préserver le regard des autres sur lui. Voila pourquoi il ne faut pas s’accorder à croire ce dont on n’a pas été témoin ! De plus, ce statut de victime lui attire toutes les sympathies. On le prend en pitié avant de vouloir l’aimer. »

Samedi 27 juin, la fête du jardin :

Lors de cette soirée où nous sommes présents tous les 3, je me couche avant Cécile et Roland. Évidemment, Cécile m'avouera plusieurs mois après qu'il s'est rapproché d'elle à ce moment là en la questionnant sur ce qui se passait entre eux. Cécile ne perd pas la face et recadre les choses en lui affirmant qu'elle doit juste se concentrer sur elle et moi, mais que forcément tout était confus dans son esprit.


Juillet – Août :

On se retrouve progressivement pendant l'été. Néanmoins, j'ai besoin de comprendre certaines choses auxquelles Cécile refuse de répondre, ce qui amène certaines tensions entre nous.
Mi-août, Roland fait irruption dans une soirée à laquelle Cécile et moi participons. En apprenant sa venue Cécile hésite à quitter la soirée, mais finalement elle reste en tentant d'éviter Roland. Évidemment, il réussit à lui parler, une nouvelle fois dans le but de se victimiser au sujet d'une soirée à laquelle il n'est pas invité 2 semaines plus tard. Une nouvelle je me couche plus tôt qu'eux, Roland raccompagne Cécile jusqu'à notre camion en fin de soirée accompagné d'n ami commun.
La fin de l'été approche, avec l'absence de réponse j'avais l'impression de devenir fou.
Le 12 septembre, alors que Cécile était partie à une soirée où Roland était présent, je craque, j'implose, je n'en pouvais plus de ressasser les mêmes choses depuis 2 mois en plus de la peur que Cécile le revoit à cette soirée. La soupape saute. Dans le courant de la soirée je prends quelques affaires et je quitte l'appartement en lui laissant une lettre de rupture. J'ai regretté cet acte dès le lendemain, paradoxalement cela m'a soulagésur le moment.
En rentrant Cécile essaie de me joindre, je ne lui donne pas de réponse. Elle et Roland échangent durant la nuit, il se montre rassurant en lui disant qu'il n'avait pas de rôle à jouer dans tout ça, évidemment...

2 octobre : Roland reprend son masque de confident et de séducteur :

Contexte : suite à mon départ Cécile et moi décidons de ne pas nous remettre ensemble trop rapidement, de faire une « pause ».
Cécile et Roland se retrouvent à la même soirée, durant laquelle il va vers Cécile à nouveau en lui parlant et en tentant de danser avec elle.
Ils se retrouvent en fin de soirée, il reprend son rôle de séducteur et de confident, emmène Cécile boire un café au petit matin et lui propose de coucher avec lui.
Je rentre le midi à l'appartement, le comportement de Cécile a totalement changé par rapport à la semaine précédente, durant laquelle nous avions passés 3 supers journées ensembles. Une nouvelle fois je ne comprends pas ce changement de comportement.
Dans le courant de la journée elle me suggère que peut-être nous devrions couper les ponts. Par orgueil et tristesse je décide de prendre des billets pour la Martinique dans la foulée, sans me fixer de date de retour. Je pars de l'appartement dans le courant de la semaine. Je reviens le w-e suivant, nous passons 4 jours très agréables tous les 2. Je quitte l'appartement le mercredi et décolle le samedi matin pour la Martinique.
Sur une vidéo de leur soirée du 2 octobre, j'ai pu voir Roland parler à Cécile, en retrait du groupe d'invités, avec une grande proximité. Avant de partir j'ai donc écrit un message cordial à Roland dans lequel je lui ai dit :
« Cécile et moi essayons tous les 2 de nous réparer de tout ça chacun de notre côté, est-ce qu'il serait possible d'éviter ce genre de situation à l'avenir ? Merci de ta compréhension. »
Il m'a bloqué de tous les réseaux dans la foulée. Il dira plus tard à Cécile que je suis allé trop loin cette fois... l'hôpital qui se fout de la charité ?

Vendredi 16 octobre

Nouvelle soirée, et une nouvelle fois ils passent la fin de soirée ensemble. Roland propose à Cécile de dormir chez lui... elle décline mais ils s’enlacent et réussit à lui voler un smack. Au cours de cette soirée il lui dira que ça fait un an qu'il parle d'elle à ses potes et lui annonce également qu'il fréquente quelqu'un.
Suite à ces soirées d'octobre, Cécile exprime à Roland le fait qu'elle ait besoin de se retrouver avec seule avec elle-même, ils s'envoient quelques messages les jours suivant puis cessent définitivement toute forme d'échange.

Novembre et décembre : retrouvailles

Le 12 novembre je rentre à l'appartement sans avoir prévenu Cécile. Nous nous retrouvons, on se sent bien tous les 2. Nous décidons de nous donner une nouvelle chance. Plus tard, quelques jours avant Noël, Cécile me dira qu'elle ressent de la plénitude, que ça faisait très longtemps qu'elle ne s'était pas sentie aussi bien. Étrangement, à ce moment là, elle avait totalement coupé les ponts avec Roland depuis presque 2 mois...

Propos de Cécile suite à ces événements d'octobre :
« ça me faisait du bien de pouvoir parler, comme je te l'ai déjà dit, même si je savais qu'il ne le fallait pas. Lui me parler d'attirance, alors je me disais que ça devait être ça le pourquoi j'avais ce besoin d'aller vers lui. Mais en fait, avec du recul j'avais juste besoin de parler de la situation et de réconfort, et c'était le seul à connaître toute l'histoire. Je me rends compte que lui avait bien d'autres intentions envers moi. »

Parler d'attirance plutôt que d'attachement lui permet de se déresponsabiliser. Parler d'attachement, ce qui est le cas pour Cécile, le renverrait à sa responsabilité, d'avoir était trop loin en discutant avec Cécile pendant 2 mois non-stop, qu'il est incapable d'assumer. Sinon on se doute bien que depuis 3 ans qu'elle le connait, l'attirance aurait déjà été présente avant le confinement. En outre, elle aurait naturellement accepté ses avances de coucher avec lui.

Article de l'Express : « Le pervers est un flatteur et un énorme séducteur. Il n'a pas d'empathie et ne reconnaît jamais ses torts. Il reproche à l'autre d'être coupable de torts qui sont en réalité les siens. C'est ce qu'on appelle l'identification projective. Un mécanisme qui rend la victime impuissante jusqu'à ce qu'elle en comprenne le fonctionnement. C'est évidemment quelqu'un qui ne s'excuse jamais. »

Après avoir consulté plusieurs professionnels auxquels nous avons raconté cette histoire, voici leur analyse concernant le rôle jouait par Roland :

Notre psychologue de couple, Laura Collin-Caillot : « Cette personne est manifestement gravement disfonctionnelle et symptômatique».
Christine Mortamais, coach certifiée et formatrice agréée en communication relationnelle, évoque un  « processus pervers, d'où les mensonges, lui permettant de déformer la réalité qu'il ne préfère pas assumer »
Daniela Sora, la psychologue de Cécile : « il s'est montré lâche envers vous, déloyal et lâche envers Arthur. »

Réponse envoyée

Nous validerons bientôt votre réponse pour ensuite la publier

Une erreur s'est produite

Merci de réessayer plus tard

Meilleure réponse 27 FÉVR. 2021

Bonjour merci pour ce témoignage. Vous êtes tombé sur un prédateur séducteur manipulateur. L'univers a mis votre couple à l'épreuve en mettant sur votre route un tel individu. Vous pouvez vous féliciter de vos réactions, compréhension vis à vis de votre femme. Vous communiquez beaucoup et vous avez su demander de l'aide c'est ce qui vous a permis même si ça n'a pas été simple de ne pas sombrer définitivement et détruire votre couple. Vous allez ressortir plus fort de cette épreuve et ne plus laisser un tiers perturber l'équilibre de votre couple. Bonne route à vous deux. Sandrine Nede

Nede Sandrine Psy sur Bordeaux

239 réponses

84 J'aime

Réalisez une thérapie en ligne

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

27 FÉVR. 2021

Vous allez aider ceux qui sont pris dans un schéma similaire, notamment les personnes qui sont sujets à la dépendance affective, due à des carences affectives dans l'enfance.
Je suis spécialisée dans l'accompagnement de la dépendance affective.

AVOT INES Psy sur Lille

1529 réponses

666 J'aime

Réalisez une thérapie en ligne

Contacter

Cela vous a été utile ?

Merci d'avoir donné votre avis !

Psy spécialisés en Aide psychologique

Voir plus de psy spécialisés en Aide psychologique

Autres questions sur Aide psychologique

Expliquez votre situation à nos psychologues

Faites votre demande de manière anonyme et recevez une aide psychologique en 48h.

50 Il est nécessaire d'écrire 9400 caractères de plus

Votre question et ses réponses seront publiées sur le portail. Ce service est gratuit et ne remplace pas une séance de thérapie.

Nous enverrons votre question aux experts de ce thème qui traiteront personnellement votre cas.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

La séance de thérapie n'est pas gratuite et sera sujette aux tarifs en vigueur du professionnel.

Renseignez un pseudo pour rester anonyme

Votre question vient d'être révisée.

Nous vous aviserons par e-mail quand elle sera publiée.

Cette question existe déjà.

Merci d'utiliser la barre de recherche pour connaître la réponse.

psychologues 12100

psychologues

questions 9400

questions

réponses 54200

réponses