trahison secret

Réalisée par dribei13 · 24 janv. 2026 Aide psychologique

Bonjour ,

Je suis en couple depuis deux ans avec un homme qui m'a avoué au bout de 6 mois que sa maman s'est suicidée. Il m'avait dit qu'elle avait un cancer. Il m'a demandé de ne pas le divulguer, de le garder pour moi. Sauf que je n'ai pas réussi à le garder pour moi. Mes parents, mes amies et mes cousines m'ont demandé de quoi sa maman est décédée et je n'ai réussi à mentir. Je me sens à la fois coupable, en colère envers lui car je n'aime pas cacher ni mentir. J'ai grandi avec une mère où on pouvait tout se dire, aucun tabous etc. Quand je me trouve avec lui , son père et son frère il y a un mutisme intense , je ressens un poids. Je ne sais pas si je devrais lui dire que j'en ai parlé à mon entourage car je n'arrive pas à mentir ou si je dois le garder pour moi. Bref je n'aime pas les non-dits, je ne me sens pas libre car je dois faire à chaque fois attention. Je découvre aussi ce coté chez moi où j'en ai marre que quelqu'un me confie un secret et que la personne me demande de me taire alors que la parole libère...

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Meilleure réponse 25 JANV. 2026

Bonjour,

Vous êtes prise entre deux loyautés profondes : le respect du traumatisme et de l’intimité de votre compagnon, et votre propre besoin de vérité, de transparence et de liberté intérieure, façonné par votre histoire familiale. Le suicide d’un parent est un événement hautement chargé de honte, de culpabilité et de sidération psychique ; le silence qu’il impose autour de lui est souvent une tentative de survie plus qu’un choix relationnel. En parallèle, votre malaise est légitime : vivre dans le non-dit, porter un secret qui ne vous appartient pas et naviguer dans ce mutisme familial peut générer une tension interne, voire une atteinte à votre sentiment de sécurité relationnelle.

Il me semble important d’ouvrir un espace de parole avec lui, non pas pour vous justifier ou vous accuser, mais pour exprimer votre vécu : ce que ce secret vous fait, ce qu’il réveille chez vous, et vos limites à long terme face au silence et au mensonge. Cette conversation gagnerait à se faire avec beaucoup de douceur, en reconnaissant sa douleur tout en affirmant vos besoins, sans chercher à trancher immédiatement. Un accompagnement thérapeutique — individuel pour chacun, ou en couple — pourrait vous aider à mettre des mots sur ces enjeux de loyauté, de transmission du trauma et de place du secret, afin que cette relation ne se construise ni sur la contrainte ni sur la solitude intérieure.

Je reste à votre disposition pour un accompagnement si vous le souhaitez,
Prenez soin de vous,

Bien à vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple - Sexothérapeute et Spécialiste des dynamiques relationnelles.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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5 FÉVR. 2026

Bonjour
Peut-être expliquer simplement à votre compagnon que le secret confié était trop lourd à porter pour vous depuis tout ce temps et que vous avez du libérer votre parole pour alléger ce poids. Cet homme vous connait depuis 2 ans, il vous aime telle que vous êtes et cette transparence et liberté de parole, c'est vous.
Cet évènement vous donne peut être l'occasion d'échanger entre vous sur la communication dans le couple, l'importance de dire les choses honnêtement et de se libérer des secrets qui empoisonnent et emprisonnent. Expliquez lui que vous avez des modes de fonctionnement familiaux totalement différents sur ce sujet et que vous avez du mal à faire autrement.
Bonne continuation
Sandrine BARALE
Enfants - Ados - Adultes
Psychothérapie / Art thérapie / EMDR / PNL
ANTIBES (06)

Sandrine BARALE Psy sur Antibes

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28 JANV. 2026

Bonjour,
Je vous remercie de nous confier cette situation délicate avec autant de sincérité. Je perçois votre tiraillement profond entre votre besoin vital de transparence et le poids du secret imposé par votre compagnon. Ce qui ressort, c’est ce conflit de valeurs entre votre éducation sans tabou et le silence protecteur, presque étouffant, de sa famille. Il est tout à fait légitime de se sentir prisonnière d'une parole qui heurte votre intégrité et votre liberté d'être. Une communication honnête sur votre impossibilité à porter ce secret semble essentielle pour libérer cette tension ; un accompagnement thérapeutique pourrait vous aider à aborder ce sujet avec la délicatesse nécessaire. Maintenir ce non-dit risque d’altérer durablement la confiance et la spontanéité au sein de votre couple.
Je reste à votre entière disposition pour vous guider dans ce cheminement vers une parole apaisée.

Bien chaleureusement,

Samnang Seng - Thérapies en ligne
Spécialiste des Relations

Samnang Seng Psy sur Toulouse

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27 JANV. 2026

Bonjour
Vous êtes tombée sur un compagnon dont la famille fonctionne totalement différemment de la vôtre. Il est possible que dans sa famille il y ait beaucoup de secrets de famille précisément…
Dans la vôtre, la parole circule, c’est ainsi, et c’est la raison pour laquelle vous n’avez pas pu vous empêcher de leur faire part de cette information. Sans compter que le suicide n’est jamais quelque chose d’anodin, et vous aviez peut-être besoin de le confier à quelqu’un. Vous n’avez pas besoin de vous culpabiliser à outrance pour cela. Vous avez votre propre fonctionnement comme il a le sien.
Bien à vous.

Myriam Lasry Psy sur Paris

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27 JANV. 2026

Bonjour Madame,

Vous êtes face à un homme qui n’a pas digéré le suicide de sa mère et qui est encore traumatisé par cet acte d’une gravité exceptionnelle et qui pèse sur la famille, au point de vouloir le cacher.

Au delà de lui en vouloir de vous demander de ne pas le dire… il serait bon de tenter de le comprendre : vous avez bien fait d’écrire ici, vous seriez aidée à le faire par toutes les réponses et les explications reçues ici.

Réfléchissez à tout ça… et oser aborder avec douceur le sujet du secret et du dépassement du traumatisme de cette mort avec votre compagnon : cela pourra faire évoluer votre couple vers une meilleure connaissance mutuelle et un plus de complicité.

Je vous souhaite de réussir à bien vivre dans votre couple avec vos différences respectives.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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27 JANV. 2026

Bonjour et merci de votre témoignage..
Il me semble important de comprendre les différents modes de fonctionnement des familles et de leur différents systèmes complexes.
En fait le couple se résume au verbe : conjuguer c'est à dire adapter ses différences, et évoluer justement grâce à ces différences.
Si vous avez choisi ce partenaire ou que lui vous a choisi, c'est toujours dans un but d'évolution.
Celui ci se révèle clairement : problème de communication.
Expliquez sans reproche ni animosité qu'il vous a semblé naturel de" dire" tout simplement ce fait à votre famille.
Le départ de cette maman est important, et ce serait bon de l'analyser, en thérapie.
Les pardons et réparations autour d'un deuil sont également nécessaires.
Bien à vous.
Véronique..

Véronique Le Bideau Psy sur Paris

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27 JANV. 2026

Bonjour,
Il s'agit dans ce que vous raconter de loyauté. Suis-je loyale envers mes principes: 'la parole libère', ou, suis je "coupable" d'avoir "trahit" un secret? En tant que thérapeute, je ne peux qu'adhérer à votre idée que la parole libère; encore faut-il qu'elle soit acceptée volontaire et accueillie. Les familles ont toutes un fonctionnement différent et il est difficile parfois de comprendre ce fonctionnement. Peut-être pourriez vous expliquer à votre ami ce que revêt pour vous ce lourd fardeau, mais il me semble risqué pour l'équilibre de votre couple d'avouer brutalement que vous avez confié ce secret( qui doit contenir beaucoup de chagrin et de culpabilité)à certain membre de votre famille.
Courage. Cette épreuve vous permet de voir que vous savez garder un secret...vous n'avez encore rien dit à votre ami.
CS Gestalt thérapeute

Claire Sackstetter Psy sur Moirax

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27 JANV. 2026

Bonjour,

Ce que vous traversez est profondément humain. Vous êtes prise entre plusieurs loyautés.
Il est important de souligner que votre malaise ne vient pas seulement du secret en lui-même, mais de ce qu’il vous impose au quotidien : faire attention à vos mots, porter quelque chose qui ne vous appartient pas entièrement, évoluer dans un climat de non-dits et de silence pesant. Pour quelqu’un qui a grandi dans un environnement où la parole circulait librement, cela peut être particulièrement étouffant.
Votre culpabilité et votre colère peuvent coexister. La culpabilité d’avoir parlé, et la colère d’avoir été placée dans une position qui vous contraint à mentir ou à vous taire, alors que ce fonctionnement va à l’encontre de vos valeurs profondes.

La question centrale n’est peut-être pas seulement de savoir s’il faut lui dire que vous en avez parlé, mais de reconnaître que ce secret vous coûte, et que le porter seule vous met en tension. Garder un secret lié à un traumatisme aussi lourd demande des ressources émotionnelles importantes, et tout le monde n’est pas en capacité, ni en désir de le faire sur la durée.

Il pourrait être juste à un moment donné, de pouvoir lui dire non pas que vous avez « trahi » sa confiance, mais que cette demande de silence vous met en difficulté, qu’elle vous enferme, et qu’elle vous empêche d’être pleinement vous-même dans la relation.
Cela ouvrirait peut-être un espace de dialogue plus authentique plutôt qu’un poids porté en silence.

Bien à vous,

Brigitte Chapuis Psy sur Rennes

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26 JANV. 2026

Bonjour,
ce que vous décrivez est très compréhensible et vient toucher quelque chose de profond chez vous. Votre compagnon vous a confié un événement extrêmement intime et douloureux, et en vous demandant de le garder pour vous, il vous a aussi confié une charge émotionnelle importante. Or, tout le monde n’a pas la même relation au secret, au silence, au non-dit. Pour certaines personnes, se taire est une manière de survivre. Pour d’autres, comme vous, la parole est un besoin vital, un espace de respiration, presque une valeur.

Le malaise que vous ressentez ne parle pas d’un manque de loyauté de votre part, mais d’un décalage entre votre fonctionnement et la place qui vous est demandée dans cette histoire. Vous avez grandi dans un environnement où l’on pouvait dire, partager, déposer. Aujourd’hui, vous vous retrouvez dans une relation où le silence est lourd, où chaque rencontre familiale vous met sous tension, où vous devez faire attention à ce que vous dites, à ce que vous êtes. Ce n’est pas anodin, et il est important de l’entendre.

La question n’est peut-être pas uniquement de savoir s’il faut lui dire que vous en avez parlé, mais plutôt de vous demander si vous pouvez, sur le long terme, être en lien avec quelqu’un en reniant une partie aussi essentielle de vous. Se forcer à mentir ou à se taire contre sa nature crée souvent de la colère, de la culpabilité et un sentiment de perte de liberté, exactement ce que vous décrivez.

Si vous choisissez d’en parler avec lui, l’enjeu serait moins de vous expliquer ou de vous défendre que de poser une limite claire et sincère : vous n’avez pas cherché à trahir, mais vous ne pouvez pas porter seule un secret aussi lourd sans que cela vous coûte. Cela peut aussi être l’occasion d’ouvrir un espace de dialogue sur la place de la parole dans votre couple et sur ce dont chacun a besoin pour se sentir en sécurité.

Votre ras-le-bol des non-dits n’est pas un défaut, c’est un signal. Il vous indique que quelque chose, dans cette relation, mérite d’être ajusté pour que vous puissiez rester fidèle à vous-même. Se faire accompagner peut être une aide précieuse pour mettre de la clarté là où tout se mélange, et trouver une manière de dire les choses qui respecte à la fois votre histoire et la sienne.

Bien à vous,

Julie Pecoraro
Psychopraticienne · Sexothérapeute
Consultations en ligne

Julie Pecoraro Psy sur Quimper

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26 JANV. 2026

Bonjour,
Votre message montre à quel point vous êtes prise dans une tension intérieure importante, et c’est très compréhensible. Vous êtes prise entre la loyauté envers votre compagnon, votre besoin profond de vérité, de transparence et de parole, et votre propre histoire familiale, dans laquelle la communication ouverte était une valeur centrale. Il est logique que cette situation vienne vous bousculer.
Il y a plusieurs niveaux dans ce que vous décrivez.
D’abord, le secret autour du suicide de sa mère. Pour beaucoup de personnes, le suicide reste chargé de honte, de culpabilité, de douleur non élaborée, parfois même de trauma. Le fait qu’il ait d’abord parlé de cancer peut être compris comme une stratégie de protection : se protéger lui-même, protéger sa famille, éviter les questions, éviter de rouvrir une blessure. Cela ne signifie pas qu’il vous a voulu du mal, mais plutôt qu’il n’avait peut-être pas les ressources psychiques, à ce moment-là, pour faire autrement.
De votre côté, on sent que le non-dit vous coûte énormément. Le secret ne vous appartient pas vraiment, mais il vous a été confié, et vous vous retrouvez à en porter le poids seule. Or, pour certaines personnes, garder un secret est vécu comme une forme de mise sous silence, presque comme une atteinte à leur intégrité. Vous décrivez très bien que, pour vous, la parole est structurante, sécurisante, libératrice. Ce n’est pas un défaut : c’est une modalité relationnelle profondément ancrée chez vous.
Votre colère, votre culpabilité et votre malaise sont donc cohérents :
culpabilité d’avoir trahi une demande,
colère d’avoir été placée dans une position qui ne vous correspond pas,
malaise de devoir « jouer un rôle » et vous censurer.
Ce que vous ressentez avec son père et son frère — ce mutisme, ce poids — est souvent ce que l’on appelle un climat de deuil figé : quand une famille n’a pas pu ou pas su mettre des mots, l’atmosphère devient lourde, silencieuse, et les proches ressentent cette charge émotionnelle sans qu’elle soit nommée.
Concernant le fait de lui dire ou non que vous en avez parlé, il n’y a pas de réponse universelle, mais quelques repères peuvent vous aider :
Ce qui est en jeu n’est pas seulement « le secret », mais la compatibilité de vos besoins relationnels.
Vous avez besoin de transparence, d’authenticité, de ne pas être enfermée dans un rôle de gardienne du silence. Lui, pour l’instant, semble avoir besoin de contrôle, de protection, peut-être de distance avec cette histoire.
Garder cela pour vous risque de nourrir :
du ressentiment,
un sentiment de ne pas être vous-même,
une fatigue émotionnelle,
et à terme, une fragilisation du lien.
Le lui dire, si cela est fait avec tact, peut être une manière de :
vous respecter,
remettre de la vérité dans la relation,
ouvrir un espace de dialogue sur vos besoins respectifs.
Par exemple, non pas dans une logique d’aveu culpabilisant, mais dans une logique de vérité émotionnelle :
« Cette situation est très difficile pour moi. Garder ce secret me met en grande tension, car j’ai grandi dans un environnement où la parole était essentielle. J’ai eu besoin d’en parler pour ne pas porter ça seule. Ce n’est pas contre toi, c’est pour me préserver. »
Enfin, ce que vous découvrez de vous — cette difficulté à garder des secrets — est une information précieuse sur votre fonctionnement. Cela ne veut pas dire que vous êtes « incapable de loyauté », mais que votre loyauté passe par la parole et l’authenticité, là où d’autres passent par le silence.
Il peut être très aidant que chacun puisse reconnaître :
ce que cette histoire représente pour lui,
ce que cela réactive chez vous,
et si vos manières de faire couple sont compatibles à long terme sur ce point.
Si ce sujet prend trop de place, ou crée trop de tension, un espace de parole avec un·e thérapeute (individuel ou de couple) pourrait permettre de déposer ce poids, sans que vous ayez à choisir entre vous trahir ou le trahir.
Ce que vous traversez n’est pas anodin. Il ne s’agit pas seulement d’un secret, mais de valeurs, de deuil, de loyautés familiales et de votre besoin fondamental d’être vous-même dans la relation.
Si vous le souhaitez, je peux aussi vous aider à formuler une manière de lui en parler qui soit à la fois respectueuse de lui et fidèle à vous.

Vanessa BERTHO

Vanessa BERTHO Psy sur Tourcoing

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26 JANV. 2026

Bonjour ,
Vous êtes prise dans un conflit de loyauté . Mais quand on vous confie un secret vous devez dire tout de suite que les secrets c'est jamais bien on doit en parler . La parole ne tue pas bien au contraire elle libère. garder un secret rend malade et pour vous cela vous met mal a l'aise avec votre famille . Poser la question a votre homme du pourquoi faut il cacher cela ? Et bien sur certainement il changera d'avis . La vérité n'est jamais grave .
Bien à vous .
Odette ROUX Psychologue

Odette Roux Psy sur Valence

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26 JANV. 2026

Bonjour,

Dire ou ne pas dire, telle est la question.
Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse car tout dépend des limites de l’autre, de ce qu’il sera ou non prêt à entendre.

Donc, vous voilà tous les deux dans la même situation, celle d’avoir révélé un secret qu’on vous avait demandé de ne pas divulguer.
En se confiant à vous, votre compagnon à soulager sa conscience, il s’est libéré, mais sans se soucier de l’impact que cette révélation aurait sur vous. Avez-vous été triste ou éprouvée de la gêne ? Vous a-t-il donné des détails que vous n’auriez pas voulu connaître ? Vous a-t-il fait part de son ressenti et de celui de sa famille au sujet du suicide ? Et est-ce pour vous libérer également que vous vous êtes confié à votre famille ?

Certes, parler soulage mais c’est aussi une prise de risque et vous réalisez maintenant, qu’une fois que la parole est dites, il faut en assumer les conséquences. C’est pourquoi il est parfois préférable de se taire plutôt que de blesser quelqu’un qui n’est pas en mesure de vous écouter véritablement. Si toutefois vous choisissez de lui dire la vérité, assurez vous qu’il soit suffisamment solide pour recevoir votre mea-culpa et parlez lui avec franchise et respect en lui expliquant que vous n’avez pas réussi à garder ce secret pour vous, que c’était trop lourd à porter mais qu’en aucun cas vous ne jugez le choix de sa mère et de sa famille. Rassurez le sur le fait que votre famille ne le jugera pas non plus et respectera son choix de leur en parler ou non.
D’autre part, si vous ne souhaitez plus recevoir les confidences de vos proches, prévenez les avant qu’ils ne vous parlent, qu’en aucun cas vous ne pouvez les assurer de ne rien dire, ainsi c’est à celui qui parle d’assumer ses paroles et à qui il choisit de les confier.

Parce que toute vérité n’est pas bonne à dire, quand le besoin de parler déborde ou pour se dire sans culpabilité, mieux vaut alors se confier à un professionnel qui dans une neutralité bienveillante et avec le recul nécessaire saura accueillir votre parole.

Bien à vous,

Chrystelle Dumort
Psychanalyste à Nîmes et à distance.

Chrystelle Dumort Psy sur Nîmes

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26 JANV. 2026

Bonjour,

Il n'y a pas de trahison, et donc pas de culpabilité, à ne pas dire à nos proches un secret que l'on nous a confié. Ce n'est pas un mensonge mais une réserve. Le tout est effectivement de ne pas se trahir. Face à la question : de quoi sa mère est-elle morte ? vous pouviez simplement répondre : elle avait un cancer, elle était très malade. Ainsi vous préserviez le secret.
Ceci étant ce n'est pas très grave si vous êtes capable de dire à vos proches que votre conjoint ne souhaite pas en parler.
D'une manière générale garder un secret fortifie notre personnalité en ne se confondant pas affectivement avec les autres. Il ne faut pas avoir peur ni culpabiliser d'une certaine solitude intérieure. C'est au contraire une force.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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26 JANV. 2026

Bonjour,

Vous indiquez ne pas être parvenue à conserver le secret que votre conjoint vous a confié alors que vous vous y étiez engagée. N'ayant pas pu, du fait de votre éducation, mentir à votre famille pour conserver cette confidence, vous vous retrouvez aux prises avec un conflit de loyauté.
Ce conflit oppose deux systèmes de valeurs inconciliables, d'un côté la transparence absolue que vous avez héritée de votre mère et qui fait de la parole un outil de libération, de l'autre le secret familial imposé par votre conjoint qui fait du silence une forme de protection contre une réalité trop douloureuse pour être partagée. Le suicide d'un parent est un événement traumatique chargé de honte sociale et de culpabilité familiale, et le fait que votre conjoint ait d'abord menti puis vous ait demandé de garder la vérité secrète montre à quel point cette information est encore vécue comme toxique par lui et sa famille.

Votre incapacité à mentir révèle que vous n'avez pas simplement trahi une confidence mais que vous êtes structurellement incapable de fonctionner dans un système où la dissimulation serait la norme, et cette incompatibilité ne concerne pas uniquement ce secret particulier mais touche à la manière fondamentale dont vous concevez les relations humaines. Le mutisme intense que vous ressentez en présence de sa famille n'est pas un simple silence embarrassant mais l'expression d'un système familial construit sur le non-dit, où le suicide est devenu un trou noir autour duquel tout s'organise sans jamais être nommé.

Votre colère envers votre conjoint est compréhensible même si elle mérite d'être nuancée, car en vous confiant ce secret profondément douloureux il vous a fait confiance et vous a intégrée à son intimité la plus vulnérable, ce qui est aussi une marque d'amour et de proximité, mais en même temps cette confidence accompagnée d'une demande de silence absolu vous a placée dans une position difficile où vous devez porter un poids qui n'est pas le vôtre tout en renonçant à votre mode habituel de fonctionnement relationnel. Il est probable que votre conjoint ne mesurait pas pleinement l'incompatibilité entre sa demande et votre besoin structurel de transparence, car pour lui le secret fait partie intégrante de la gestion familiale de ce trauma et il a simplement reproduit avec vous le mode de protection qu'il connaît, sans imaginer que cela pourrait vous placer dans un conflit intérieur aussi intense.
Cette intolérance personnelle aux secrets révèle quelque chose de fondamental sur votre fonctionnement psychique, à savoir que vous avez besoin de circulation de la parole et que l'accumulation de secrets vous pèse au point de devenir insupportable.
La question de savoir si vous devez avouer que vous avez divulgué le secret crée une situation paradoxale où vous devriez maintenir un nouveau mensonge pour protéger le fait que vous n'avez pas pu maintenir le premier, et cette accumulation de dissimulations vous éloigne encore davantage de votre mode de fonctionnement naturel tout en créant un risque permanent que votre conjoint découvre par une source extérieure que vous avez trahi sa confiance.

L'incompatibilité entre votre besoin de transparence et le fonctionnement de cette famille fondé sur le silence n'est pas quelque chose qui peut se résoudre par un simple compromis, car il s'agit de deux visions du monde relationnelles profondément différentes, et la question n'est pas de savoir qui a raison ou tort mais de déterminer si vous pouvez vivre durablement dans un système qui va fondamentalement à l'encontre de vos valeurs et de votre structure psychique.

Si celn accompagnement thérapeutique pourrait vous aider à clarifier ce conflit de loyauté, à décider si vous devez ou non révéler que vous avez divulgué le secret en mesurant les conséquences possibles, à comprendre ce que cette incompatibilité révèle sur la viabilité à long terme de votre couple, et surtout à déterminer si vous êtes prête à vous adapter durablement à un mode relationnel fondé sur le non-dit ou si au contraire vous avez besoin de trouver un partenaire dont le système familial soit plus compatible avec votre besoin fondamental de transparence et de circulation libre de la parole.

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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26 JANV. 2026

Ce que vous ressentez est profondément légitime. Vous êtes prise entre la loyauté envers l’homme que vous aimez et la fidélité à vos propres valeurs, celles d’une parole libre, d’une relation sans surveillance constante de ce que l’on dit ou tait. La culpabilité et la colère apparaissent justement là où vous avez l’impression de vous perdre un peu vous-même.

Votre fonctionnement et le sien s’inscrivent dans deux systèmes très différents. Vous venez d’une famille où le franc parler, l’absence de tabous et la circulation de la parole sont structurants et sécurisants. De son côté, son histoire est marquée par un traumatisme majeur et, dans sa famille, le silence peut être un mode de protection, une manière de continuer à vivre sans se désorganiser. Ce que vous percevez comme des non-dits lourds est peut-être, pour eux, une forme d’équilibre.

La question centrale devient alors celle-ci: pourquoi cette attente qu’il fonctionne selon vos repères à vous, alors que vos histoires, vos vécus et vos façons de faire face à la douleur sont différentes et lui appartiennent. Reconnaître cela n’enlève rien à votre souffrance ni à la difficulté réelle que ce silence crée pour vous. Cela ouvre plutôt la voie à une conversation franche avec lui, non pas pour le changer, mais pour lui dire combien cette situation est difficile pour vous et réfléchir ensemble à la manière de trouver un terrain d’entente possible.

Thayna Frechet
Psychologue

Thayná FRECHET Psy sur Paris

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25 JANV. 2026

Bonjour,

Votre malaise est légitime.
Porter un secret aussi lourd, surtout autour d'un deuil et d'un suicide crée souvent une tension intérieure, de la culpabilité et un sentiment d'enfermement. Ce secret ne vous appartient pas vraiment, pourtant vous en portez le poids.

Il serait important d'en parler à votre compagnon en exprimant ce que cela vous fait vivre : le malaise, la contrainte au silence, le besoin de sincérité qui est essentiel pour vous. Un secret imposé dans un couple finit souvent par créer de la distance.

Un accompagnement thérapeutique peut aider à apaiser ces tensions et à trouver un équilibre respectueux pour chacun.

Prenez soin de vous,

Anne-Sophie Théotime

Anne-Sophie Theotime Psy sur La Grande-Motte

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25 JANV. 2026

Bonjour,

Le problème dans votre situation est que vous êtes en train de créer un défaut de confiance. Votre partenaire vous avait demandé de garder cette information pour vous, mais vous n’avez pas su tenir votre engagement.
D’ailleurs, vous auriez tout à fait pu esquiver la question en prétextant ne pas pouvoir ou ne pas vouloir en parler sans donner plus de détail. Vous avez préféré divulguer l’information sans tenir compte ni de votre parole ni de la confiance de votre partenaire.
Vous risquez donc de provoquer un conflit de confiance en révélant que vous n’avez pas pu tenir votre engagement. Plus vous lui direz rapidement et mieux ce sera, le temps joue en effet contre vous.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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25 JANV. 2026

Bonjour
Votre situation met en lumière un conflit très subtil mais fréquent entre deux besoins psychiques profondément légitimes : celui de votre compagnon à protéger son histoire intime et celui, tout aussi fondé, que vous ressentez de ne pas porter seule une charge émotionnelle qui vous dépasse. Le suicide d’un parent constitue un traumatisme majeur, souvent entouré de honte, de culpabilité et de peur du regard social. En vous demandant de garder le silence, votre compagnon cherchait avant tout à se préserver, à maîtriser ce qu’il expose de lui-même au monde, et à rester en contrôle d’un événement qui lui a sans doute échappé brutalement. Cela ne relève pas d’un simple secret, mais d’une tentative de survie psychique.

De votre côté, votre difficulté à taire cette information ne traduit ni un manque de loyauté ni une volonté de trahir, mais votre propre mode de fonctionnement affectif. Vous avez grandi dans une culture où la parole est un espace de sécurité, de lien et de régulation émotionnelle. Pour vous, parler ne signifie pas exposer ou trahir, mais chercher du soutien, ne pas rester seule avec un poids qui ne vous appartient pas entièrement. Il n’y a donc pas ici une faute morale, mais une incompatibilité ponctuelle entre deux manières de se protéger face à la souffrance.

La question n’est pas tant d’avoir parlé que de comprendre pourquoi vous en avez eu besoin, dans quelles circonstances et dans quelle intention. Était-ce pour répondre à une pression sociale, pour apaiser votre propre malaise, pour trouver du soutien ou simplement parce que mentir vous était psychiquement trop coûteux ? Ce travail de clarification intérieure est essentiel car il vous permettra de mieux vous situer, sans vous écraser sous la culpabilité ni vous déresponsabiliser totalement.

Si vous le souhaitez, je serai ravie de vous accompagner par téléconsultations sans vous déplacer depuis le confort sécurisé de votre lieu de domicile ou celui qui vous rassure
Je propose également des séances d’hypnoses qui au travers d’histoires symboliques permettent des réglages inconscients, ce qui offre des ajustements dans votre vie en tous points
Je reste à votre écoute
Muriel TEBEKA, Psychologue Clinicienne et Hypnothérapeute

Muriel Tebeka Psy sur Créteil

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25 JANV. 2026

Bonjour,

Merci pour votre message.
Il y a un dicton qui dit : les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
Vous n'avez pas cherché à lui nuire en révélant son secret mais simplement à honorer qui vous êtes. Vous êtes une personne honnête, sincère, et cette demande vous contraint à vous renier, ce qui n'était pas possible pour vous. Vous savez intuitivement que cette demande est beaucoup plus liée à ses peurs qu'à un danger réel et vous savez que même si vous avez "trahi" sa demande, vous ne l'avez pas vraiment trahi lui.

Maintenant ce qui serait intéressant de regarder, c'est la raison pour laquelle vous avez abondé dans son sens. Il y a peut-être un automatisme, un driver de type "fais plaisir" qui vous oblige à répondre aux sollicitations extérieures avant de répondre à vos propres besoins. Il ne vous a pas mis un couteau sous la gorge et c'est le choix que vous avez fait qui vous a amenée à cette situation. Si vous êtes en colère après lui, c'est sans doute parce qu'une partie de vous estime qu'il n'aurait pas dû vous le demander. Alors qu'en réalité, vous n'auriez peut-être pas dû accepter.

Il y a quelque chose là-dedans qui relève de la fusion. Si vous avez l'habitude de vous oublier un peu, de veiller en permanence à ce que tout le monde se sente bien, quitte à nier vos propres besoins et vous faire passer systématiquement en dernier. SI vous avez du mal à dire non et à faire des demandes pour vous-même. Alors le risque, c'est de vous retrouver souvent déçue ou en colère, d'en vouloir à l'autre et de bâtir une communication sur la base du reproche.

Si vous voulez approfondir cette question pour vous aimer, vous respecter, vous affirmer davantage et avoir des relations plus sereines, je serais ravi de vous accompagner. J'offre une séance bilan en visio d'environ une heure, vous pouvez la réserver en suivant le lien dans mon profil.

Pour le moment, je ne saurais que trop vous conseiller de discuter avec votre compagnon. Continuez à honorer la belle personne que vous êtes dans votre sincérité et votre franchise. Tout le monde a le droit de faire des erreurs. Vous pourrez l'aider à aller à la rencontre de ses propres peurs et à les affronter.

Belle journée et au plaisir de vous lire et de vous rencontrer un de ces jours,

Boris

Boris Amiot Psy sur Serris

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25 JANV. 2026

Bonjour
Votre message touche à quelque chose de très profond.
Vous êtes prise entre deux loyautés émotionnelles : le traumatisme et le secret de votre compagnon, et votre besoin vital de vérité et de parole, lié à votre histoire familiale.
Ce type de situation est fréquent après un suicide : le silence devient une protection pour certains, tandis que pour d’autres, le non-dit est vécu comme une prison intérieure.
La question n’est donc pas “qui a raison”, mais comment faire coexister deux fonctionnements affectifs très différents sans s’abîmer.
Un accompagnement peut vous aider à comprendre ce que ce secret réactive chez vous, à poser des mots justes, et à trouver une manière de vous respecter sans trahir l’autre.

C’est précisément ce type de conflit intérieur que j’accompagne en consultation.
N'hésitez pas à me contacter.
Bien à vous,
Christian RICHOMME
Psychanalyste et auteur à Paris (Cabinet et en ligne )

Christian Richomme Psy sur Paris

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25 JANV. 2026

Merci pour votre message. J’essaie de comprendre ce qui peut se jouer dans cette situation.
Je peux imaginer que, pour votre compagnon, dire que sa mère est décédée d’une maladie plutôt que par suicide est peut-être une façon de se protéger. Le suicide est un sujet extrêmement difficile à porter : cela peut renvoyer à beaucoup de culpabilité, au sentiment de ne pas avoir fait assez, de ne pas avoir été assez présent, assez fort, notamment pour un enfant face à sa mère. Pour certaines personnes, il est tout simplement trop douloureux d’affronter cette réalité et d’en parler.
J’ai l’impression que votre compagnon est peut-être pris dans quelque chose qu’il n’a jamais vraiment pu explorer, comprendre ou élaborer : comment lui a vécu ce décès, comment il l’a traversé, ce que cela a laissé en lui. Ce sont des vécus très complexes et très lourds, et, quand ce travail n’a pas pu se faire, cela peut rejaillir dans la relation de couple.
Dans ce contexte, il a peut-être préféré vous demander de ne pas en parler, et même ne pas vous dire la vérité au départ, parce que c’était trop difficile pour lui, trop chargé émotionnellement. Ce n’est pas forcément juste pour vous, mais ça peut être une manière, pour lui, de tenter de se protéger.
La question importante, maintenant, c’est aussi la vôtre :
qu’est-ce que cela vous fait, à vous, de ne pas pouvoir en parler, de devoir porter ce silence, de ne pas pouvoir dire la vérité ?
Si cela prend de la place en vous, si vous y pensez encore aujourd’hui, c’est que ce n’est pas anodin pour vous, et que ça mérite d’être entendu.
Peut-être que cela peut ouvrir une discussion avec lui, non pas seulement sur le fait en lui-même, mais sur ce que cette situation vous fait vivre :
le malaise, le poids du secret, la difficulté de ne pas pouvoir partager quelque chose d’aussi important.
Après, il est aussi possible, si vous sentez que c’est trop compliqué pour lui, d’en arriver à une autre forme de position intérieure : se dire que, peut-être, c’est un sujet sur lequel il n’est pas en capacité d’aller plus loin aujourd’hui, et que chacun peut aussi avoir une part de jardin secret. Mais cela suppose que, de votre côté, vous puissiez vraiment être en paix avec cette idée.
Il est aussi compréhensible que, dans sa famille, ce soit un sujet extrêmement sensible. Le deuil par suicide est l’un des deuils les plus difficiles, et certaines familles ne s’en remettent jamais vraiment, tant cela peut être ravageant pour tout le système familial.
Donc, pour résumer, il y a peut-être deux axes :
mieux comprendre ce que cela réveille chez lui et pourquoi il a eu besoin de ce fonctionnement,
et en même temps, voir comment vous, vous pouvez vous positionner avec ça, soit en ouvrant un espace de parole avec lui, soit en trouvant une façon de faire la paix intérieurement avec cette situation, avec le fait d'en avoir parlé.

Bon courage,

Mael jourdan, accompagnement en visio possible.

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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25 JANV. 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez ressemble à un tiraillement très fort entre vos valeurs (la parole, la transparence, le lien) et une loyauté silencieuse qui vous est demandée. Ce n’est pas anodin, et il est compréhensible que cela génère de la culpabilité, de la colère et un sentiment d’enfermement. Au-delà du secret lui-même, il me semble que c’est surtout ce que ce silence vous fait vivre qui est important : ce poids, ce mutisme, cette sensation de ne pas être libre d’être vous-même dans la relation. Cela touche quelque chose de profond dans votre manière d’aimer et d’entrer en lien. Je pourrais vous inviter à vous faire accompagner pour mettre de la conscience sur ce qui se joue pour vous permet de démêler ce qui vous appartient, ce qui lui appartient, et de trouver une façon plus juste de vous positionner.

Virginie MARX Psy sur Quimperlé

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25 JANV. 2026

Bonjour,

Ce que vous ressentez est tout à fait compréhensible. Être prise entre la loyauté envers votre compagnon et votre propre rapport à la vérité et à la parole est une situation très inconfortable, d’autant plus que vous avez grandi dans un environnement où il n’y avait pas de tabous. Le fait que le mensonge et les non-dits vous pèsent autant est cohérent avec votre histoire.

Votre difficulté à mentir ne fait pas de vous quelqu’un qui manque de respect. Porter seule un secret aussi lourd, surtout face à des questions répétées sur un décès, est extrêmement difficile. Beaucoup de personnes se seraient senties dépassées dans cette situation.

Il peut aussi être aidant de s’interroger sur ce qui a conduit votre compagnon à présenter les choses ainsi. Le suicide reste un sujet très chargé, souvent entouré de honte, de douleur et de silence. Mentir peut parfois être une manière de se protéger ou d’éviter de rouvrir une blessure encore trop vive.

Ce qui semble essentiel aujourd’hui, c’est de pouvoir en parler avec lui, sans accusation, en lui exprimant simplement votre malaise face aux non-dits, le poids que vous ressentez, et votre besoin de sincérité pour vous sentir libre et en sécurité dans la relation. Ce besoin est légitime.

Si cette situation continue de vous peser, un espace d’accompagnement, seul ou à deux, pourrait vous aider à mettre des mots sur ce qui se joue et à trouver un ajustement respectueux de chacun.

Nathalie LOPEZ Psy sur Mallemort

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25 JANV. 2026

Bonjour,

le choc et la souffrance de votre compagnon et de ses proches a été telle au moment du suicide de sa mère qu'ils n'ont trouvé que le silence pour se réfugier. Le silence correspond à une posture où l'on ne veut plus s'approcher de ce qui fait terriblement mal. Cela permet de tenir à distance le trauma... pendant un temps. Le problème, c'est que s'enfermer dans le silence ne permet pas non plus de dépasser l'évènement et de peu à peu l'intégrer dans le cours de sa propre histoire. Cela devient peu à peu un espace de non-sens... et les affects douloureux continuent d'être là et se transmettent même de génération en génération.

C'est déjà très bon signe que votre compagnon se soit confié à vous. Vous pouvez le remercier pour cela. Ca veut peut-être dire qu'il commence à être prêt à en parler - car il a un travail d'élaboration à faire par rapport à ce qui s'est passé pour ne plus subir l'incompréhension, la douleur, la perte... Dans le mesure du possible, il serait bon de l'encourager à consulter un professionnel de l'écoute et du soin pour l'aider à avancer.

En ce qui vous concerne vous, votre position est délicate. Vous savez mais vous n'avez pas le droit de partager ce "secret". Vous avez vous-même eu besoin d'en parler à ceux qui vous posaient des questions. Vous avez répondu à ces questions en fonction de ce qui est juste pour vous et c'est tout à votre honneur. Vous avez bien fait car vous ne pouvez pas vous enfermer avec votre compagnon dans la lourdeur de son secret. Le problème, c'est que désormais le secret s'est déplacé entre vous deux : il ne sait pas que vous en avez parlé. Il va falloir avec douceur et intelligence ouvrir un dialogue au sein de votre couple. Vous pouvez éventuellement également vous faire accompagner en thérapie de couple pour cela. Au risque sinon que votre couple en souffre et n'explose au moment où votre compagnon apprendra que vous en avez parlé. En tout état de cause, une chose est sûre : vous ne pouvez pas vous être "l'otage" de son secret à lui...

Je vous souhaite beaucoup de bienveillance mutuelle au sein de votre couple pour avancer ensemble et intégrer cet évènement à votre histoire (de couple aussi). Bien cordialement, Stéphanie.

Stéphanie Byache Psy sur Aix-en-Provence

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