Trouver sa place

Réalisée par Lili · 2 juin 2026 Aide psychologique

Bonjour, j'aimerais avoir votre avis sur mon mal être je vais vous parler sans filtres.
J'ai 33 ans je n'arrive pas a construire ma vie par exemple je tien pas un travail plus de 3 ans c'est le grand grand max car au bout d'un moment je fini par exploser ( mal parler, pleurer envoyer tout balader, boule au ventre et prendre la fuite ) je pense que c'est due au fait que je n'arrive pas vraiment a communiquer j'ai tendance à dire oui a tout ou a ne rien dire si je sent une attaque verbal jusqu'au jour où j'explose ... ( Dans le travail je suis comme ça j'affiche mes frustrations avec un sourire sans jamais rien dire ) De plus je fini toujours par prendre la fuite même en amitié je ne supporte pas qu'on essai toujours de me contacter pour m'inviter à faire des chose ou pour discuter car j'ai vraiment envie de parler à personne ...j'ai confiance en personne j'ai toujours l'impression que tout le monde se moque ou parle derrière mon dos ...donc je fini toujours par bloquer mes contact ... Je suis toujours d'humeur négatives , je passe tout mon temps libre a cogiter dans ma tête sur des choses négatives je n'arrive plus a voir la lumière dans ma vie ...
je déteste la personne que je suis 0 confiance en moi et en personne, je me coupe de tout le monde j'ai toujours l'impression d'en vouloir a la terre entière , j'ai toujours un sentiment de haine dans mon cœur et je n'arrive pas a l'exterioriser surtout en ce moment je n'ai plus de travail je passe mes journées enfermé a cogiter j'ai l'impression que tout le monde vie , avance et que moi je suis une (merde) ....donc je fini par m'en prendre verbalement a mon compagnon ou mes soeurs qui sont là pour moi ensuite je regrette de m'être emportée et JME dit que je suis un monstre ..... C'est un cercle sans fin j'arrive a rien construire j'ai l'impression d'être envieuse de tout le monde et je déteste les femmes.... Je n'arrive pas à me détacher de cette étiquette que je me cole toute seule ...j'ai l'impression qu'il y a deux MOI car l'autre MOI déteste la moquerie , l'injustice , la méchanceté , .... Lorsque les gens sont heureux je crois que je les déteste c'est affreux de dire ça .... J'ai aussi beaucoup beaucoup de mal lorsque je voit un parent donner de l'amour a son enfant ça me ronge .... je me sent honteuse d'avoir toutes ses pensées ...je regrette d'être moi ... J'aimerais avoir la joie , j'aimerais arrêter d'avoir un coeur noircit par la haine , par la rancoeur mais je ne sait pas comment faire , je vous explique un petit peu mon enfance pour peu être m'aider a trouver la clé ...car je sais que tout part de la ...
J'ai vu mon père mourir d'une crise cardiaque devant nos yeux avec mes soeurs ...ensuite ma mère c'est bien occupée de nous 4 ans jusqu'au jour ou en rentrant de vacances , chez nous elle a instaler ( le diable ) sans nous prévenir de quoi que ce soit , on ne savait même pas qu'elle avais quelq'un ...un homme alcoolique méchant avec 3 enfants qu'il mal traiter devant nous ... Ma mère est devenue alcoolique a vie et nous a ignoré tout le reste de notre enfance mes soeurs et moi on pouvais passer 15 fois devant elle la journée elle nous adresser pas un mot , elle nous a jamais rien expliquer sur la vie , rien de rien le peu qu'on lui demander on entendais crier , râler des heures entières donc je pense qu'on a du (s'effacer très tôt ) elle a jamais participer à nos devoirs nos réunions de classe jamais rien, cela fais des années que je ne lui adresse plus la parole je n'arrive pas à lui pardonner tout ça.
moi j'ai toujours envier les autres enfants qui ont la chance d'avoir des parents et encore a 33 ans donc je trouve ça grave de n'avoir jamais fais le deuil parfois j'ai l'impression d'être toujours une enfant ...
J'ai été voir deux psy concernant mon soucis avec les enfants car mon compagnon a un enfant je ne trouve pas ma place de toute façon je ne trouve pas ma place dans ce monde tout court ...les psy mon rien apporter l'une avais beaucoup de blanc et l'autre une fois que je lui ai parler de mon mal être il ne m'en a plus jamais reparler , il me parler que de mes hobbies ...donc je me suis pas sentie écouté
Merci pour votre écoute .

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Meilleure réponse 3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

l y a quelque chose de très touchant dans votre message : malgré toute la colère, la honte et le découragement que vous ressentez, une partie de vous continue à chercher à comprendre plutôt qu'à détruire. Cette partie-là est précieuse. Car ce que vous décrivez ne ressemble pas à une personne "mauvaise" ou "jalouse de tout le monde" par nature. Cela ressemble davantage à une enfant qui a vécu des pertes, des abandons et une immense solitude émotionnelle, puis qui a dû apprendre à survivre sans véritable sécurité affective. Voir son père mourir, grandir auprès d'une mère psychiquement absente, alcoolisée et indisponible, devoir s'effacer pour ne pas déranger... ce sont des blessures profondes. Quand un enfant n'est ni vu, ni entendu, ni accompagné, il finit souvent par croire que quelque chose ne va pas chez lui. Puis cette douleur se transforme parfois en colère, en méfiance ou en retrait.

Ce qui me frappe aussi, c'est ce mouvement qui semble se répéter partout : vous encaissez, vous vous adaptez, vous dites oui, vous souriez alors que ça ne va pas... puis un jour tout explose et vous partez. Au travail, en amitié, dans vos relations. Comme si vous n'aviez jamais appris qu'il existait une place entre le silence et la rupture. Une place où l'on peut dire : "ça ne me convient pas", "j'ai besoin de...", "je ne suis pas d'accord". Vous écrivez que vous ne trouvez pas votre place dans ce monde. J'ai envie de vous dire quelque chose d'important : si vous ne trouvez pas votre place, c'est peut-être aussi parce que personne ne vous a réellement permis de la prendre lorsque vous étiez enfant. Aujourd'hui, cette place, c'est à vous de la définir. Non plus en fonction de ce que les autres attendent, mais en fonction de ce qui est juste pour vous.

En revanche, la souffrance que vous décrivez est trop importante pour rester seule avec elle. Votre isolement, votre haine tournée contre vous-même, votre incapacité à construire dans la durée, votre méfiance constante et cette impression de vivre enfermée dans vos pensées évoquent des blessures traumatiques qui méritent un accompagnement approfondi. Si les deux thérapeutes rencontrés ne vous ont pas aidée, cela ne signifie pas que la thérapie n'est pas faite pour vous. Cela signifie simplement que vous n'avez pas encore trouvé le bon professionnel ou la bonne approche. Derrière cette colère que vous détestez tant, il y a probablement une immense tristesse qui attend enfin d'être entendue. Et cette peine mérite toute votre attention.


Prenez soin de vous,

Bien à vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple - Sexothérapeute et Spécialiste des dynamiques relationnelles.
Consultations sur Paris ou en visio.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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2 JUIL. 2026

Bonjour,

Vous n'êtes pas un monstre mais sous l'influence de votre histoire. Les souffrances de l'enfance traversent le temps si elles ne sont pas prises en considération.
Elles s'expriment sous différentes formes et continuent de vous faire souffrir.

Vous avez mémorisé un ensemble d'éléments blessants, déstabilisants sur lesquels votre cerveau s'appuie. Notre mémoire est comme une bibliothèque à informations.
Enfant si vous avez pensé être inintéressante, par exemple, adulte vous continuez à vous appuyer sur cette croyance.

Alors il est très difficile de vivre avec vous même et avec les autres.

Heureusement rien n'est figé.
Parfois il faut un peu de temps pour trouver un professionnel qui vous convient.
Essayez encore car faire un travail de qualité va vous aider à sortir de ce conditionnement malheureux.

Prenez soin de vous.
S. Filleul.

Sandrine Filleul Psy sur Evry

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17 JUIN 2026

Bonjour Lili,

ce que vous déposez là demande un courage immense, et la première chose à entendre, c'est que rien dans ce que vous décrivez ne relève du monstre. Ce sont des réactions d'une enfant qui a appris très tôt qu'exprimer un besoin ne servait à rien, ou pire, déclenchait des cris. Quand on grandit ainsi, on n'a souvent qu'une stratégie possible : s'effacer, sourire, dire oui, ne rien laisser paraître, jusqu'au jour où le réservoir déborde et où l'explosion survient. Ce n'est pas un défaut de caractère, c'est une mécanique de survie qui a parfaitement protégé la petite fille que vous étiez, et qui se rejoue aujourd'hui dans le travail, l'amitié, le couple.
Votre méfiance, de la même façon, n'est pas de la paranoïa : lorsque les personnes censées veiller sur vous vous ont ignorée, le cerveau apprend à anticiper la moquerie et le rejet partout, et couper le contact devient une manière de ne plus jamais revivre l'abandon.

Vous parlez de deux MOI, celle qui ronge de rancœur et celle qui déteste l'injustice et la cruauté. Ces deux-là ne se contredisent pas, elles racontent la même histoire : une enfant profondément sensible qui a vu mourir son père sous ses yeux, puis perdu une mère pourtant vivante, et qui porte encore intactes la blessure et la révolte. Cette envie qui vous traverse devant le bonheur des autres, cette douleur quand vous voyez un parent aimer son enfant, ce n'est pas de la méchanceté, c'est du chagrin. C'est le manque qui se réveille, l'amour jamais reçu qui réclame enfin d'être pleuré. Vous le pressentez vous-même : tout part de là, et le deuil, le vrai, celui de votre père comme celui de la mère que vous n'avez pas eue, n'a jamais pu se faire.

On ne traverse pas seule un poids pareil, et s'en prendre à ceux qui restent puis se détester ensuite fait partie du même épuisement. Vous avez consulté deux fois sans vous sentir écoutée, et c'est une information précieuse, pas un échec : tous les accompagnements ne vont pas avoir un résultat identique selon les personnes, le lien compte autant que la méthode. Ce que vous vivez appelle un travail individuel approfondi, auprès d'un praticien formé aux traumatismes et aux blessures d'attachement, capable de tenir avec vous cette lourdeur sans la fuir vers vos loisirs. C'est dans cet espace que le cercle peut enfin s'ouvrir.

Vous n'êtes pas ce que votre enfance a fait de vous ; vous êtes celle qui, aujourd'hui, cherche encore la lumière.

Restant à votre écoute,

Agnès Favard

Psychopraticienne/thérapeute de couple
Thérapie individuelle/thérapie de couple
En ligne ou en cabinet

Agnes Favard Psy sur Gardanne

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16 JUIN 2026

Bonjour,
Merci pour votre immense courage et votre totale franchise.
Ce que vous décrivez comme un « cœur noirci » n’est pas de la méchanceté : c’est la cicatrice d'une enfant profondément blessée, négligée et laissée pour compte.

Vous n’êtes pas un monstre. Vous êtes une survivante qui fonctionne aujourd'hui en mode « survie automatique ».
Vous avez parfaitement raison, lorsque vous dites : tout part de votre enfance.
Ce que vous vivez à 33 ans est la suite logique du chaos de vos premières années.

Voici comment la psychologie (et notamment la thérapie des schémas et les neurosciences de la mémoire) permet de comprendre précisément votre fonctionnement pour enfin le transformer :

1. L’explication de vos « deux MOI » (La Thérapie des Schémas)
Vous décrivez l'impression d'avoir deux personnes en vous.
En thérapie des schémas, on appelle cela des "Modes".
Face au traumatisme de votre enfance, votre psyché s'est divisée pour vous protéger :

Le Protecteur Soumis (Au travail) : C’est la part de vous qui dit oui à tout, encaisse les frustrations avec un sourire et s’efface. Enfant, face à une mère alcoolique qui criait dès qu'on lui demandait quelque chose, s'effacer et se taire était votre seule stratégie de survie. Vous rejouez ce scénario au travail... jusqu'à la saturation.

L’Enfant Enragé (L'explosion) : Quand le Protecteur Soumis n'en peut plus, la cocotte-minute explose. C'est là que vous envoyez tout balader, que vous fuyez ou que vous vous en prenez à vos proches. Cette haine et cette colère sont saines à l'origine : c'est la révolte légitime de la petite fille qui a trouvé injuste d'être abandonnée. Mais aujourd'hui, elle sort au mauvais endroit.

Le Parent Punitif (Le Critique Intérieur) : C’est la voix qui prend le relais après l'explosion pour vous dire que vous êtes « une merde » ou « un monstre ». C'est la voix de la culpabilité et de la honte. Elle宴 nourrit le cercle vicieux.

L’Enfant Vulnérable (Votre cœur) : C’est la petite fille de 33 ans qui se sent toujours sans défense, qui n'a pas fait le deuil de son père et qui pleure le manque d'amour de sa mère.

2. Pourquoi vous détestez le bonheur des autres (La Mémoire Émotionnelle)
Le fait de ressentir de la haine ou de l'envie en voyant un parent aimer son enfant, ou en voyant des gens heureux, est une réaction de mémoire traumatique.
Votre cerveau a stocké une carence affective massive.
Voir de l'amour chez les autres agit comme un "trigger" (un déclencheur) qui frotte du sel sur une plaie ouverte.

Ce que vous ressentez n'est pas de la méchanceté envers eux, c'est la douleur insupportable de votre propre manque qui hurle : "Pourquoi pas moi ?". C'est une réaction humaine et tout à fait normale vu votre histoire.

3. Le piège de la fuite et de la méfiance
Après la mort de votre père, votre mère a installé « le diable » chez vous sans explication, puis elle a sombré dans l’alcoolisme. Votre cerveau d'enfant en a déduit une règle absolue pour vous protéger : "Ceux qui m'aiment ou doivent me protéger vont mourir, me trahir ou m'ignorer. Les humains sont dangereux."

C'est pour cela que vous anticipez que tout le monde parle dans votre dos (Schéma de Méfiance/Abus).

C'est pour cela que vous bloquez vos amis dès qu'ils s'approchent trop (Schéma d'Isolement social) : votre cerveau croit qu'en coupant les ponts en premier, vous évitez d'être abandonnée à nouveau.

Pourquoi vos thérapies précédentes n'ont pas fonctionné ?

Vous avez été déçue par les psys, et c’est normal. Parler de vos hobbies ou faire face à des silences ne sert à rien pour ce type de problématique. Votre traumatisme n'est pas logé dans votre intellect (vous savez très bien d'où vient le problème), il est logé dans votre cerveau émotionnel (limbique) et dans votre corps (la boule au ventre).

Pour guérir, il ne suffit pas de parler, il faut reprogrammer la mémoire émotionnelle.

La bonne nouvelle : Le changement est possible
Ce que vous vivez n'est pas une fatalité, c'est un mécanisme de défense obsolète.

On peut rééduquer votre système nerveux. Grâce à des thérapies ciblées sur le trauma (comme la Thérapie des Schémas, l'EMDR ou la reconsidération des mémoires émotionnelles), on peut :

Apaiser l'Enfant Vulnérable : Lui donner aujourd'hui l'écoute et l'amour que sa mère ne lui a jamais donnés (ce qu'on appelle le reparentage en thérapie).

Désactiver les déclencheurs : Faire en sorte de voir un enfant heureux lorsqu'une collègue de travail déclenche un signal d'alarme de danger ou de haine dans votre corps.

Apprendre à communiquer : Remplacer le cycle "Soumission puis Explosion" par une affirmation de soi tranquille (poser ses limites avant que la coupe ne déborde).

Ne perdez pas espoir. Vous n'êtes pas condamnée à porter cette haine.
Ce cœur "noirci" est juste un cœur qui a eu très froid et qui a besoin qu'on vienne le réchauffer, avec les bons outils thérapeutiques.
Je vous souhaite ce qui a de mieux.

Bien à vous, Jonathan Desjours - Coach & thérapeute de l'inconscient.

Jonathan Desjours Psy sur Bordeaux

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16 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Voir votre père mourir sous vos yeux est un traumatisme qui vous a très probablement créé un sentiment d’abandon, renforcé par le suite par le manque d’attention de la part de votre mère (devenue alcoolique pour… oublier ses propres malheurs), et par les maltraitances de son compagnon.

C’est naturel dans ce contexte de développer de la méfiance, de la colère, le sentiment de ne pas avoir une place dans ce monde qui vous a été hostile, et de l’envie face aux autres, ceux qui semblent avoir eu plus de chance que vous.

Il est évident que vous avez besoin de faire une bonne thérapie pour acquérir une meilleure estime de vous même, pour gagner de la confiance en vous et les autres, pour apprendre comment faire pour vous affirmer sainement et ainsi trouver le sentiment d’avoir trouvé votre place.

Vous avez été déçue par les rencontres avec les premiers thérapeutes auxquels vous avez fait appel : c’est bien dommage.

Vous avez l’intérêt de continuer à solliciter d’autres, en essayant de faire taire votre méfiance qui peut vous amener à mal vivre certaines paroles ou attitudes : une bonne relation se construit petit à petit, des deux cotés.

Je vous souhaite de réussir à aller bien par le biais d’une bonne relation thérapeutique qui vous changera les idées sur vous et les autres.
sp

Silvia Podani Psy sur Issy-les-Moulineaux

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15 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Merci pour la confiance que vous accordez en déposant ici votre histoire avec autant de sincérité.

À travers vos mots, je ne vois pas une personne haineuse, mauvaise ou monstrueuse. Je vois surtout une personne profondément blessée, qui porte depuis très longtemps une immense solitude, beaucoup de colère, de tristesse et de manques affectifs.

Lorsque nous avons dû nous adapter très jeunes à des situations de vie douloureuses, il arrive que nous apprenions à nous taire, à nous effacer, à ne pas prendre notre place pour survivre émotionnellement.
Mais ce qui n'a pas pu être exprimé continue souvent à vivre à l'intérieur de nous. Alors la colère s'accumule, les frustrations s'entassent, jusqu'au moment où tout déborde...

En vous lisant, je suis particulièrement touchée par ce que vous racontez de votre enfance : la perte brutale de votre père, l'absence émotionnelle de votre mère, le sentiment de ne pas avoir été suffisamment accompagnée, regardée, soutenue.
Il est possible qu'une partie de vous porte encore aujourd'hui le chagrin, la colère et le besoin d'amour de cette petite fille qui a dû grandir trop vite.

Ce que vous décrivez lorsque vous voyez des parents avec leurs enfants, lorsque vous vous comparez aux autres ou lorsque vous ressentez de l'envie, me semble moins parler de haine que d'une souffrance encore vive face à ce dont vous avez été privée.

J'entends également combien vous avez déjà tenté de chercher de l'aide sans toujours vous sentir réellement comprise ou accueillie dans ce qui vous faisait souffrir. Trouver un thérapeute avec lequel une alliance de confiance peut se construire est essentiel.

La bonne nouvelle, c'est que ce que vous décrivez n'est pas une fatalité. Derrière cette colère, cette méfiance et cette tendance à vous isoler, il y a aussi une personne qui aspire profondément à la joie, au lien et à l'apaisement. Le simple fait que vous puissiez l'exprimer aujourd'hui montre qu'une partie de vous cherche déjà un autre chemin.

Ce que vous traversez mérite d'être entendu avec douceur et sans jugement.

Je serais ravie de vous accompagner pour mettre davantage de lumière et de compréhension sur ce que vous vivez aujourd'hui, afin que vous puissiez retrouver plus de sérénité, de confiance et de liberté dans votre façon d'être au monde.

Je consulte en présentiel ou en visio, selon ce qui est le plus confortable pour vous.

J'espère que vous pourrez vous sentir moins seule avec ce que vous traversez et trouver l'écoute dont vous avez besoin.

Bien chaleureusement,

Christèle Vinet
Psychopraticienne
Gestalt Thérapie & Hypnose Humaniste ✨

Christèle Vinet Psy sur Croissy-sur-Seine

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9 JUIN 2026

Bonjour,

Parmi tout ce que vous écrivez, une phrase a particulièrement retenu mon attention : « J’aimerais avoir la joie. »

Derrière les mots très durs que vous utilisez pour parler de vous-même, je perçois surtout un désir profond d'aller mieux, de trouver davantage de paix et de retrouver une place qui vous ressemble.

J'ai envie de vous dire que la fatalité n'existe pas. Ce que vous décrivez aujourd'hui n'est pas forcément ce que vous serez demain. Le changement est possible, même lorsqu'on porte depuis longtemps de la colère, de la tristesse ou un sentiment d'abandon.

Vous décrivez une enfance marquée par la perte brutale de votre père, puis par l'absence progressive de votre mère, absorbée dans ses propres difficultés. J'ai le sentiment qu'une partie de vous a dû apprendre très tôt à s'effacer, à ne pas déranger et à garder beaucoup de choses à l'intérieur.

Je me demande si ce que vous décrivez aujourd'hui n'est pas aussi en lien avec ce que vous avez traversé.

Lorsque je vous lis, j'ai le sentiment qu'une partie de vous vit encore comme si elle devait rester constamment sur ses gardes. Comme si votre histoire vous avait appris très tôt à vous adapter, à vous taire, à encaisser, puis à exploser lorsqu'il n'est plus possible de contenir davantage.

Je me demande parfois si la souffrance ne vient pas aussi de là : d'un mécanisme de protection devenu si présent qu'il continue d'agir aujourd'hui, alors que la situation n'est plus tout à fait la même.

La question n'est peut-être pas de savoir comment devenir quelqu'un d'autre, mais comment remettre progressivement du mouvement à un endroit qui semble figé depuis longtemps.

Je comprends aussi votre déception vis-à-vis des accompagnements précédents. Se sentir entendu est souvent une condition essentielle pour qu'un travail thérapeutique puisse réellement commencer.

Au vu de ce que vous décrivez, je pense qu'un accompagnement pourrait vous aider à explorer cette colère, cette tristesse et ce sentiment de ne pas avoir de place, plutôt que de continuer à vous battre seule contre vous-même.

Je reste à votre disposition.

Olivier Cordier, Gestalt-thérapeute et Thérapeute de couple
Psychopraticien | Séances individuelles et couples
En ligne ou en présentiel

Olivier Cordier Psy sur Marly-le-Roi

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8 JUIN 2026

Bonjour Lila,

Bravo pour votre message et votre courage ! Derrière la colère, la haine, l'envie ou la culpabilité que vous décrivez, je lis surtout une immense souffrance qui semble vous accompagner depuis très longtemps.

Vous racontez une enfance marquée par des événements extrêmement difficiles : la perte brutale de votre père, puis le sentiment d'avoir été laissée seule avec vos sœurs alors que votre mère n'était plus disponible pour vous. Quand un enfant grandit avec si peu de sécurité affective, il n'est pas rare que certaines blessures continuent à se manifester à l'âge adulte, parfois sous la forme de colère, de méfiance, d'isolement ou d'un profond sentiment de décalage.

J'ai aussi l'impression que vous portez un regard très dur sur vous-même. Pourtant, il faut beaucoup de courage pour mettre des mots aussi honnêtes sur ce que vous ressentez et pour reconnaître à quel point vous souffrez aujourd'hui.

Je comprends également votre déception concernant vos précédentes expériences thérapeutiques. Se sentir écoutée et comprise est essentiel, surtout lorsque l'on ose enfin parler de ce qui fait mal.

Je pense que tout ce que vous décrivez mériterait d'être accueilli dans un espace où vous pourriez déposer cette histoire, cette colère, ce sentiment d'abandon et cette fatigue de lutter seule depuis tant d'années.

Si vous le souhaitez, je serais heureuse de vous accompagner dans ce travail. Vous n'avez pas à porter tout cela seule.

N'hésitez pas à me contacter,

Bien à vous,
Elodie Seng
Psychopraticienne

Elodie Seng Psy sur Paris

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5 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre sincérité. Derrière la dureté des mots que vous utilisez envers vous-même, je lis surtout beaucoup de souffrance, de solitude et de fatigue psychique.

À vous lire, je n'ai pas l'impression d'être face à une personne mauvaise, haineuse ou "monstrueuse". J'ai plutôt l'impression d'être face à quelqu'un qui porte depuis très longtemps une immense colère, une profonde blessure d'abandon et un sentiment d'injustice qui n'ont jamais vraiment trouvé d'espace pour être entendus.

Ce qui me frappe dans votre récit, c'est que très tôt vous avez dû vous effacer pour survivre. Vous perdez votre père dans des circonstances traumatiques. Puis, alors que vous avez encore besoin d'être protégée, votre mère devient progressivement indisponible émotionnellement. Vous décrivez une maison où il fallait ne pas déranger, ne pas demander, ne pas avoir de besoins. Quand un enfant grandit dans ce contexte, il apprend souvent à ravaler ses émotions plutôt qu'à les exprimer.

Et c'est exactement ce que vous décrivez aujourd'hui : vous encaissez, vous souriez, vous dites oui, vous gardez tout à l'intérieur jusqu'au moment où cela déborde et explose.

Votre fonctionnement dans le travail, dans les relations amicales ou dans votre couple semble suivre le même schéma : besoin de lien, puis sentiment d'étouffement ou de menace, accumulation silencieuse des frustrations, puis rupture ou explosion.

Par ailleurs, lorsque vous dites que vous enviez les personnes heureuses, les enfants aimés ou les familles unies, je n'entends pas de la méchanceté. J'entends surtout une petite fille intérieure qui continue à souffrir de ce qu'elle n'a pas reçu. Une partie de vous semble encore regarder les autres en se demandant : "Pourquoi eux ont-ils eu cela et pas moi ?"

Cette question est douloureuse, mais elle est profondément humaine.

Vous dites aussi avoir l'impression d'être toujours une enfant. Je crois qu'il est possible qu'une partie de vous soit restée figée dans cette période où vos besoins affectifs n'ont pas été suffisamment reconnus. Cela ne signifie pas que vous êtes immature. Cela signifie peut-être qu'une blessure ancienne continue de demander à être entendue.

Je comprends également votre déception vis-à-vis des précédents suivis psychologiques. Tous les thérapeutes ne conviennent pas à toutes les personnes. Le fait que vous ne vous soyez pas sentie entendue ne signifie pas que votre souffrance n'est pas légitime ou qu'aucun accompagnement ne pourra vous aider.

Personnellement, à la lecture de votre histoire, je m'interrogerais davantage sur les conséquences de traumatismes développementaux, des blessures d'abandon et du manque de sécurité affective durant l'enfance que sur un simple problème de confiance en soi.

Vous semblez avoir développé une vision extrêmement sévère de vous-même. Pourtant, tout au long de votre message, vous faites preuve de conscience de vous-même, d'empathie et d'une véritable volonté de comprendre ce qui se passe en vous.

Le fait même que vous souffriez de ces pensées montre qu'elles ne correspondent pas à la personne que vous aimeriez être.

Je crois que votre travail aujourd'hui n'est peut-être pas de lutter contre votre colère ou votre jalousie, mais d'essayer de comprendre ce qu'elles protègent. Très souvent, derrière la haine se cachent de la tristesse, de l'abandon, de la honte ou un immense sentiment de manque.

Vous ne me donnez pas l'impression d'être quelqu'un qui déteste le monde.

Vous me donnez plutôt l'impression d'être quelqu'un qui a manqué d'amour, de sécurité et de reconnaissance pendant très longtemps, et qui continue à en souffrir profondément aujourd'hui.

Prenez soin de vous.

Sandra Delaval Psy sur L'Isle-sur-la-Sorgue

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4 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre témoignage très sincère.

À travers vos mots, je perçois une souffrance ancienne, profonde et accumulée au fil des années. Vous décrivez un sentiment de vide, de colère, de méfiance envers les autres, mais aussi une immense tristesse liée à des blessures qui semblent ne jamais avoir réellement pu être reconnues ou apaisées.

Vous avez vécu des événements particulièrement difficiles : la perte brutale de votre père, puis une enfance marquée par un sentiment d'abandon émotionnel, l'alcoolisation de votre mère, l'absence de soutien affectif, de repères et de sécurité. Lorsqu'un enfant grandit dans un environnement où ses besoins émotionnels ne sont pas entendus, il apprend souvent à s'effacer, à tout garder pour lui, jusqu'au jour où la souffrance déborde.

Ce que vous décrivez aujourd'hui, la difficulté à faire confiance, la peur du rejet, la colère qui s'accumule puis explose, l'impression de ne pas trouver votre place, l'envie de fuir les relations malgré le besoin d'être aimée peut être compris comme la conséquence de blessures relationnelles anciennes qui n'ont jamais réellement eu l'espace nécessaire pour être travaillées.

J'entends également beaucoup de culpabilité dans votre message. Pourtant, derrière cette image très dure que vous avez de vous-même, je lis surtout une personne épuisée de souffrir, qui aimerait enfin trouver un peu d'apaisement. Le fait même que vous soyez capable de vous questionner avec autant d'honnêteté montre que vous n'êtes pas la personne monstrueuse que vous décrivez.

Concernant vos précédentes expériences thérapeutiques, il arrive malheureusement que l'alliance avec un professionnel ne se crée pas. Cela ne signifie pas que la thérapie n'est pas faite pour vous. Trouver un thérapeute avec lequel on se sent réellement entendue, comprise et en sécurité est essentiel.

Votre histoire mériterait un espace d'accompagnement approfondi afin de travailler notamment les blessures d'abandon, le deuil, la colère accumulée, l'estime de soi et votre rapport aux autres. Ces difficultés ne définissent pas qui vous êtes ; elles racontent surtout ce que vous avez traversé.

Je pense qu'il serait important de ne pas rester seule avec tout cela. Un accompagnement adapté pourrait vous permettre de mettre du sens sur ce que vous vivez aujourd'hui et de commencer à construire une relation plus apaisée avec vous-même.

Si vous le souhaitez, je peux vous proposer un premier rendez-vous afin d'échanger plus en profondeur sur votre parcours et voir ensemble comment vous aider à sortir progressivement de ce cercle de souffrance et d'isolement.

Je vous souhaite beaucoup de douceur envers vous-même.

Bien cordialement,

Cabinet A KEDDI

Alessandro Keddi Psy sur Rouen

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4 JUIN 2026

Bonjour Lili,
Déjà un 1er point, vous définissez parfaitement votre problématique, maintenant reste à travailler dessus.
Etes vous prête à vous investir dans un travail thérapeutique ? Je vous recommande une approche structurée allant chercher à désactiver votre conditionnement (voir mon profil).
Quand vous parlez des 2 parties en vous, cela est intéressant, cela s'appelle la thérapie des Etats du Moi.

Une thérapie uniquement verbale n'aura que peu d'intérêt pour vous (et vous l'avez déjà testé). Il serait utile et nécessaire d'aller traiter l'impact émotionnel et cognitif des souvenirs que vous évoquez à un niveau corporel.

Restant à votre disposition,
Hypnothérapeute clinique - Thérapie intégrative & holistique

Nathalie Follmann Psy sur Clichy

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3 JUIN 2026

Bonjour,
Tout ce que vous avez vécu ne vous a pas permis de prendre votre place, car il n'y avait pas de place pour ça.
C'est avec professionnalisme et empathie que je me propose de vous aider à la prendre afin que vous puissiez trouver du sens à votre vie. Je vous accompagne en visio, n'hésitez pas à aller regarder mon site afin de sentir si je pourrai être la bonne personne pour vous aider à sortir de ces douleurs.
Bien à vous
Inès AVOT Gestalt Thérapie

Inès Avot Psy sur Ouve-Wirquin

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Vous avez vécu une profonde blessure d’abandon. Tout d’abord en assistant à la mort de votre père en direct. Puis quelques temps plus tard en étant totalement ignorée par votre mère.
Cela laisse des traces tellement vastes que vous en subissez les conséquences dans votre vie d’adulte.
Vous ressentez une colère qui vous mine et vous empêche de vous réjouir du bonheur des autres.
Vous avez perdu confiance parce que la confiance qui était spontanée avec votre mère a été bafouée. Vous avez probablement peur du rejet en ne disant pas ce que vous auriez à dire à vos collègues, vous vous taisez, vous acceptez de faire ce qu’on vous demande de faire. Ce qui fait monter la pression en vous et à un moment ne peut plus avoir d’autres options que d’exploser comme une cocotte-minute.

Faire le deuil cela peut prendre du temps, beaucoup de temps, surtout s’il y a d’autres traumatismes qui ont suivis.

Je vous invite à visionner cette conférence de Christophe Fauré qui parle du deuil avec une douceur et une pertinence bienveillante :
https://www.youtube.com/watch?v=C9V7ESltxEs

Et puis, afin de soigner les blessures et traumatismes du passé et vous en libérer, je vous encourage à prendre RV avec un-e thérapeute qui pratique l'hypnose Ericksonienne ou autres méthodes qui en sont issues telles que TIPI (Technique d'identification des Peurs Inconscientes), NERTI (Nettoyage Émotionnel Rapide des Traumatismes Inconscients) ou encore l'EMDR (Eyes Movement Desensitization and Reprocessing).

Je reste à votre disposition pour approfondir ces questions si vous souhaitez.
Claire Thomas,
Psychosomatothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Manifestement le diagnostic n'a pas encore été fait.
Vous souffrez de ne pas vous trouver vous même et vous avez manifestement des changements d'humeur importants.
Vous êtes en permanence frustrée et vous sentez dévalorisée.
Vous rattachez cela aux problématiques de votre enfance.
Cela a nécessairement joué un rôle mais il faudrait voir, dans le cadre d'un échange, s'il n'y a pas autre chose.
C'est important de voir où se situe le problème pour bien le traiter.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.

Bon courage à vous

Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili

Votre message est très touchant. Votre enfance a été très douloureuse. Vous avez assisté à la mort de votre père et j'imagine que cela a été extrêmement choquant pour vous. Et suite à cela, votre mère s'est mise en couple avec un homme alcoolique et est elle même tombée dans l'alcool. Elle vous a imposé cet homme et elle s'est coupée de vous. C'est comme si vous l'aviez perdue également. Ce que vous avez vécu est très injuste et je comprends que vous soyiez envieuse des autres personnes autour de vous.
Vous parvenez à mettre des mots sur vos maux et à écrire sur ce forum et je vous en félicite.
Aujourd'hui, vous dites avoir du mal à trouver votre place. Vous avez la sensation d'en vouloir à tout le monde et vous vous renfermez.
Cette façon de vous replier sur vous même vous protège de blessures trop douloureuses. Les blessures affectives sont comme les blessures physiques. Si vous avez mal quelque part, vous ne voulez pas qu'on vous touche à cet endroit là pour ne pas que ça fasse plus mal. Et en même temps, une thérapie peut vous aider à aller réparer ces blessures affectives profondes. Mais pour cela, il faut trouver le professionnel qui vous convient et accepter que cela peut prendre du temps.
Je peux vous accompagner à "trouver votre place dans ce monde". La gestalt-thérapie permet à la fois de réparer les blessures du passé tout en vous donnant un nouveau regard sur vous et sur la vie. Avoir une bonne estime de soi permet de trouver sa place et de se sentir légitime dans tous les domaines de sa vie. Cela passe par des étapes de réparation et d'acceptation qui petit à petit libèrent et vous permettent d'avancer dans la vie de façon plus juste.
Je suis à votre disposition pour vous accompagner sur ce chemin.

Prenez soin de vous
Hélène CHAMBRIS
Gestalt Thérapie Humaniste Intégrative
Rdv en ligne ou en présentiel à Marseille 8ème

Hélène Chambris Psy sur Marseille

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Il est normal qu’avec un tel passé, il y ait de nombreuses traces toxiques dans votre présent, puisque ces traumatismes n’ont pas été traités et qu’ils continuent à vous hanter.
Malheureusement, vous n’avancerez pas vraiment dans la vie tant que vous ne vous serez pas attaquée à ce passé pour enfin l’accepter et pour comprendre que vous avez réussi malgré tout à sortir de cette vie difficile.
N’hésitez pas cependant à vous faire aider en thérapie. Pour que cela fonctionne, il faut avoir confiance envers le professionnel qui va vous suivre. Écoutez donc votre instinct pour faire votre choix.

Je reste à votre disposition et à votre écoute.

Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.

Christophe
-------------------------------------------------
Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)

Christophe Nieaux Psy sur Melun

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3 JUIN 2026

Bonjour, merci pour votre partage .

Votre message est très touchant, et surtout très lucide. Vous décrivez une grande souffrance intérieure, mais aussi une vraie capacité à observer ce qui se passe en vous : le fait de dire oui, de vous taire, d’accumuler, puis d’exploser ou de fuir. Ce n’est pas rien de pouvoir mettre cela en mots.

Ce que vous décrivez peut faire penser à un mécanisme de protection ancien : très tôt, vous avez peut-être appris à vous effacer, à ne pas déranger, à ne pas demander, à ne pas exprimer ce qui faisait mal. Mais ce qui n’a pas pu être dit ou reconnu à l’époque ne disparaît pas. Cela peut ressortir plus tard sous forme de colère, de haine, d’envie, de honte, de rupture avec les autres ou de grande difficulté à faire confiance.

Je voudrais aussi vous dire une chose importante : avoir des pensées dures, jalouses ou agressives ne fait pas de vous un monstre. Cela parle surtout d’une part de vous qui a énormément souffert, qui s’est sentie abandonnée, oubliée …

Le travail thérapeutique pourrait justement consister à ne plus vous juger uniquement à partir de vos réactions, mais à comprendre ce qu’elles protègent. Derrière la colère, il y a souvent une immense tristesse. Derrière la fuite, une peur du lien. Derrière la haine, parfois un besoin d’amour resté sans réponse.

Vous dites que deux expériences avec des psys ne vous ont pas aidée. C’est regrettable, mais cela ne veut pas dire que la thérapie ne peut rien pour vous. Il serait important de trouver un professionnel avec qui vous vous sentez vraiment écoutée, accueillie, et avec qui vous pourrez travailler votre histoire, votre colère, votre place, vos blessures d’abandon et ce sentiment de ne pas mériter d’exister pleinement.

Dans une approche comme la Gestalt-thérapie, par exemple, on pourrait travailler ce qui se passe pour vous dans le lien : ce moment où vous vous effacez, ce moment où vous sentez l’attaque, ce moment où vous explosez, ce moment où vous coupez la relation. Non pas pour vous juger, mais pour vous aider à retrouver peu à peu une manière plus juste d’être en contact avec vous-même et avec les autres.

Vous n’êtes pas “une merde”. Aujourd’hui, quelque chose en vous demande à être entendu autrement.

Ne restez pas seule avec cela. Prenez soin de vous . Patrick HONOREZ Psychopraticien

Patrick Honorez Psy sur Paris

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Il y a quelque chose de très touchant dans votre message : malgré toute la colère, la honte et le découragement que vous ressentez, une partie de vous continue à chercher à comprendre plutôt qu'à détruire. Cette partie-là est précieuse. Car ce que vous décrivez ne ressemble pas à une personne "mauvaise" ou "jalouse de tout le monde" par nature. Cela ressemble davantage à une enfant qui a vécu des pertes, des abandons et une immense solitude émotionnelle, puis qui a dû apprendre à survivre sans véritable sécurité affective. Voir son père mourir, grandir auprès d'une mère psychiquement absente, alcoolisée et indisponible, devoir s'effacer pour ne pas déranger... ce sont des blessures profondes. Quand un enfant n'est ni vu, ni entendu, ni accompagné, il finit souvent par croire que quelque chose ne va pas chez lui. Puis cette douleur se transforme parfois en colère, en méfiance ou en retrait.

Ce qui me frappe aussi, c'est ce mouvement qui semble se répéter partout : vous encaissez, vous vous adaptez, vous dites oui, vous souriez alors que ça ne va pas... puis un jour tout explose et vous partez. Au travail, en amitié, dans vos relations. Comme si vous n'aviez jamais appris qu'il existait une place entre le silence et la rupture. Une place où l'on peut dire : "ça ne me convient pas", "j'ai besoin de...", "je ne suis pas d'accord". Vous écrivez que vous ne trouvez pas votre place dans ce monde. J'ai envie de vous dire quelque chose d'important : si vous ne trouvez pas votre place, c'est peut-être aussi parce que personne ne vous a réellement permis de la prendre lorsque vous étiez enfant. Aujourd'hui, cette place, c'est à vous de la définir. Non plus en fonction de ce que les autres attendent, mais en fonction de ce qui est juste pour vous.

En revanche, la souffrance que vous décrivez est trop importante pour rester seule avec elle. Votre isolement, votre haine tournée contre vous-même, votre incapacité à construire dans la durée, votre méfiance constante et cette impression de vivre enfermée dans vos pensées évoquent des blessures traumatiques qui méritent un accompagnement approfondi. Si les deux thérapeutes rencontrés ne vous ont pas aidée, cela ne signifie pas que la thérapie n'est pas faite pour vous. Cela signifie simplement que vous n'avez pas encore trouvé le bon professionnel ou la bonne approche. Derrière cette colère que vous détestez tant, il y a probablement une immense tristesse qui attend enfin d'être entendue. Et cette peine mérite toute votre attention.


Prenez soin de vous,

Bien à vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple - Sexothérapeute et Spécialiste des dynamiques relationnelles.
Consultations sur Paris ou en visio.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Merci pour votre message et pour la sincérité avec laquelle vous avez partagé votre vécu. À travers ce que vous décrivez, il y a plusieurs éléments qui me semblent importants.

D'abord, vous évoquez le fait d'avoir consulté deux psychologues et de ne pas vous être sentie entendue ni réellement aidée. Je trouve cela vraiment dommage, car entreprendre une démarche thérapeutique demande déjà beaucoup d'énergie, de courage et souvent un investissement financier. Quand l'accompagnement ne répond pas à ce dont on a besoin, cela peut être très décourageant et donner l'impression qu'il n'y a pas de solution. Pourtant, je vous inviterais à ne pas perdre espoir. Tous les professionnels ne travaillent pas de la même manière, et parfois il faut plusieurs tentatives avant de trouver une personne avec laquelle on se sent véritablement comprise.

Ensuite, il y a ce que vous racontez de votre enfance. La mort brutale de votre père sous vos yeux, l'arrivée soudaine de cet homme dans votre foyer, l'alcoolisme de votre mère, son absence émotionnelle, le sentiment d'avoir dû vous effacer pour survivre dans cet environnement... Tout cela représente des expériences extrêmement violentes pour un enfant. Ce sont des blessures profondes qui peuvent laisser des traces durables dans la façon de se percevoir soi-même, de faire confiance aux autres et de trouver sa place dans le monde. Ce que vous ressentez aujourd'hui n'apparaît pas "sans raison". Votre histoire permet de comprendre pourquoi certaines choses sont si difficiles pour vous.

Enfin, lorsque vous parlez de votre vie actuelle, quelque chose attire particulièrement mon attention. Vous décrivez souvent le fait de tout garder à l'intérieur : dire oui alors que vous pensez non, ne pas répondre lorsque vous vous sentez attaquée, supporter jusqu'à ne plus pouvoir, puis exploser ou prendre la fuite. Que ce soit dans le travail, dans les relations ou dans les projets de vie, j'ai l'impression que cette dynamique revient régulièrement.

Pour moi, cela fait beaucoup penser à la question de la colère. Non pas la colère destructrice qui explose après avoir tout accumulé, mais une colère saine, au service de soi-même. Celle qui permet de dire : "Là, ce n'est pas possible pour moi", "Je ne suis pas d'accord", "J'ai besoin que cela change". Quand cette capacité n'a pas pu se construire dans l'enfance parce qu'il y avait de la peur, de la violence, du rejet ou simplement l'absence d'un adulte disponible pour accueillir ce que l'on ressentait, il devient très difficile de s'affirmer plus tard.

Quand on est enfant, on n'a souvent pas d'autre choix que de s'adapter. On se tait, on s'efface, on dit oui à tout parce que c'est ce qui permet de tenir. Mais une fois adulte, même si la situation a changé, le corps et le cœur continuent parfois à fonctionner comme s'ils étaient encore dans cet ancien environnement.

C'est pourquoi je pense qu'un travail thérapeutique pourrait vous aider non seulement à comprendre votre histoire, mais aussi à ressentir de l'intérieur que vous avez aujourd'hui le droit d'exister, d'exprimer vos besoins, vos limites, vos émotions. Apprendre à dire non, apprendre à se protéger sans fuir, apprendre à se respecter et à s'aimer davantage.

Je ne crois pas que vous soyez un monstre. J'entends surtout beaucoup de souffrance, de solitude, de colère accumulée et un profond besoin d'amour qui n'a pas trouvé sa place. Et malgré tout ce que vous traversez, j'entends aussi chez vous une envie sincère d'aller mieux, de retrouver de la joie et d'arrêter de vivre avec ce poids permanent.

Ne perdez pas espoir. Je pense sincèrement qu'il y a des pistes de travail possibles pour vous.

Et si vous le souhaitez, nous pouvons également échanger quelques minutes par téléphone afin que je puisse essayer de vous orienter plus précisément vers ce qui pourrait être le plus adapté à votre situation.

Je vous souhaite beaucoup de douceur pour la suite.

Maël Jourdan, accompagnement par visio possible.
Grenoble

Mael Jourdan Psy sur Grenoble

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Merci pour votre message et pour votre confiance.

Je vais vous expliquer ce qui se passe, mécanisme par mécanisme. Parce que ce que vous vivez n'est pas un mystère, et comprendre ce qui tourne sous la surface est souvent le premier moment de soulagement.

L'estime de soi, c'est la qualité de la relation que vous entretenez avec vous-même. Quand elle est faible, trois choses se mettent en place : vous n'arrivez pas à vous aimer tel que vous êtes, vous n'écoutez plus vos émotions, et vous vous comparez en permanence aux autres avec un juge intérieur qui tourne à plein régime. Ce juge, vous le connaissez : c'est lui qui dit "je suis un monstre" chaque fois que vous vous emportez. Ce dénigrement permanent, c'est le symptôme d'une estime de soi qui n'a jamais vraiment eu la chance de se construire. Pas dans l'enfance que vous décrivez, en tout cas. Pas la réalité de ce que vous êtes.

Quand on n'a pas appris à s'aimer, on va chercher sa valeur à l'extérieur. Et ça prend deux formes. La première : le regard des autres. Si les gens vous renvoient du positif, cela vous nourrit. Si vous percevez de la critique ou de l'indifférence, vous allez très mal. C'est pour ça que vous avez l'impression que tout le monde parle derrière votre dos : quand on dépend du regard extérieur, le moindre silence devient suspect. On vit dans un état de vigilance permanent, épuisant. La deuxième forme : les résultats de vos actions. Si vous réussissez ce que vous entreprenez, vous existez. Sinon, vous êtes nulle. Votre valeur est accrochée à ce que vous faites, pas à ce que vous êtes. Ca mérite de s'inverser.

Sur ce terrain vient se poser ce que j'appelle l'Armure de Soie. C'est un mécanisme de protection qui consiste à se fondre dans l'autre pour ne pas être rejeté. On ne prend pas sa place. On ne dit pas ce dont on a besoin. On attend que l'autre devine, ou on s'y conforme d'avance. Dans votre cas : le sourire au travail, les "oui" à tout, le silence quand vous sentez une tension. Vous mettez vos besoins de côté pour maintenir la paix, pour ne pas risquer d'être abandonnée. MAis les besoins ne disparaissent pas. Ils s'accumulent. Et un jour le chaudron déborde. Cette explosion a une logique. Elle était la seule sortie que le système connaissait. Pas un problème de caractère.

Ensuite vient la honte. Et la honte renforce l'estime déjà basse. Et l'estime basse renforce le besoin de validation extérieure. Et ce besoin renforce l'effacement. La boucle tourne seule, indéfiniment.

L'autre MOI que vous décrivez, celle qui déteste l'injustice et la moquerie, est-ce que vous voyez que c'est aussi la partie de vous qui sait ce qu'elle mérite ? Elle est là. Elle n'a juste pas encore la parole. Et la jalousie que vous ressentez face aux femmes qui semblent avoir trouvé leur place, c'est moins de la haine que du manque : vous voyez en elles quelque chose que vous n'avez poru l'instant pas le droit de vous accorder.

Ce dont vous avez besoin, c'est de reconstruire la relation que vous entretenez avec vous-même. Apprendre à vous écouter avant de vous juger. Apprendre à exprimer vos besoins avant qu'ils n'explosent. Et trouver une valeur qui ne dépende ni du regard des autres, ni de vos résultats.

Un mot sur ce que vous avez vécu en thérapie. Vous avez vu deux psys sans vous sentir vraiment écoutée. Pas forcément de la mauvaise volonté : le travail en psychothérapie remonte souvent le fil de l'histoire, cherche les origines, analyse le passé. C'est précieux dans certains contextes. Le coaching que je pratique fonctionne différemment. On ne remonte pas l'histoire. On regarde comment les mécanismes fonctionnent chez vous aujourd'hui, et on identifie par où ça peut commencer à changer. C'est plus ancré dans le présent, et pour quelqu'un qui cogite en boucle sans voir la sortie, ça peut faire une vraie différence.

Si vous le souhaitez, je serais heureux de vous recevoir lors d'une séance bilan. Une heure en visio, gratuite et sans engagement, pour comprendre précisément comment ces mécanismes jouent chez vous et identifier un premier point d'appui concret. Le lien pour prendre rendez-vous est dans la description de mon profil.

À très bientôt j'espère.

Boris Amiot

Boris Amiot Psy sur Serris

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili
Vous avez traversé dans votre enfance de terribles souffrances. Votre vie a basculé du jour au lendemain deux fois, avec un vécu et une vision traumatisants (le décès de votre père, devant vous et vos soeurs), puis quatre ans plus tard un abandon sur des années dans un environnement profondément maltraitant.
Il est, malheureusement, tout à fait normal que ça laisse autant de traces aujourd'hui. D'ailleurs, quand vous dites que c'est grave de n'avoir jamais fait le deuil, j'ai l'impression d'entendre l'enfant qui a été ignorée, contrainte de s'effacer et de prendre sur elle car de toutes façons elle ne serait pas écoutée. Accepter vraiment ses besoins et émotions, leur donner de la place avec bienveillance, c'est tout un apprentissage quand on a du intégrer sur le long terme que le silence était la meilleure des solutions! Pour autant, les besoins et émotions sont là, tout simplement parce que vous êtes humaine.
Et cette impression d'être toujours une enfant, en plus de m'évoquer cette règle implicite à laquelle vous avez du vous plier ("ce sont les enfants qui disent que que ça ne va pas, qui ont le droit de demander de l'aide"), me fait fortement écho au fait qu'à partir d'un certain âge, vous avez été arrachée à votre enfance et contrainte de devenir une adulte.
Je suis désolé de lire que vous avez eu deux mauvaises expériences avec des psy. Avec ce que vous décrivez, je me dis qu'en plus, ce manque d'écoute, ce manque de réactions appropriées, vous a fait revivre dans une certaine mesure ces moments où votre propre mère n'a pas répondu de façon adaptée à ce que vous pouviez exprimer, n'a pas eu la présence dont vous auriez eu besoin.
Un suivi thérapeutique de qualité serait une bonne solution, mais trouver la bonne personne peut prendre du temps et être laborieux, et je n'ose imaginer à quel point ces expériences décevantes ont pu vous décourager.
Vous entourer, dans la mesure du possible, au niveau amoureux, familial, amical, de personnes bienveillantes, qui se soucient de vous, qui dans le conflit restent saines et ne vont pas, par exemple, faire de chantage affectif ou vous dénigrer, peut aussi être un appui précieux pour, progressivement, aller mieux, retrouver la confiance et l'estime de vous, peut-être même progressivement (mais ce n'est en rien une obligation ou une nécessité!) avec un rapport aux enfants plus apaisé.
Je vous envoie tous mes encouragements pour ce chemin vers le mieux-être qui risque d'être long et difficile mais dont les avancées seront si précieuses.
Grégoire Taconet
Psychopraticien en Approche Centrée sur la Personne
Consultations en cabinet à Lyon, ou en visio

Grégoire Taconet Psy sur Lyon

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre message et pour la sincérité avec laquelle vous partagez ce que vous vivez. Mettre des mots aussi honnêtes sur sa souffrance demande beaucoup de courage.

À la lecture de votre témoignage, je ne vois pas une personne “mauvaise”, “haineuse” ou “monstrueuse”. Je vois surtout une femme profondément blessée, qui porte depuis très longtemps des douleurs, des pertes, des manques et des blessures relationnelles qui n’ont jamais vraiment pu être accueillis ni réparés.

Vous avez vécu très jeune la mort brutale de votre père, puis une forme d’abandon affectif de la part de votre mère, elle-même prise dans ses propres difficultés. L’enfant que vous étiez a dû apprendre à s’effacer, à ne pas déranger, à ravaler ses émotions et ses besoins pour survivre dans un environnement qui ne semblait pas en mesure de les recevoir.

Ce que vous décrivez aujourd’hui dans vos relations, au travail ou avec vos proches ressemble à ce fonctionnement : vous gardez tout à l’intérieur, vous dites oui alors que vous pensez non, vous encaissez, puis vient un moment où la pression devient trop forte et où tout explose. Ce n’est pas un défaut de caractère. C’est souvent le signe d’une souffrance ancienne qui n’a pas trouvé d’autre moyen de s’exprimer.

La colère, la rancœur, l’envie que vous ressentez lorsque vous voyez des personnes heureuses ou des parents aimants peuvent être très difficiles à vivre et générer beaucoup de honte. Pourtant, derrière ces émotions, il y a souvent un immense chagrin. Le chagrin de ne pas avoir reçu ce dont vous auriez eu besoin enfant. Le chagrin d’avoir grandi avec un sentiment de solitude et d’injustice.

Vous écrivez : « J’aimerais avoir la joie. » Cette phrase me touche particulièrement. Elle montre qu’au fond de vous, malgré la souffrance, une part aspire encore à la vie, au lien et à l’apaisement.

Je comprends également votre déception vis-à-vis de certaines expériences thérapeutiques. Trouver le bon professionnel est essentiel. Il est important de se sentir entendue, accueillie dans sa souffrance et accompagnée à son rythme. Toutes les approches ne conviennent pas à tout le monde, et le lien avec le thérapeute joue un rôle majeur.

Vous avez déjà commencé quelque chose d’important : vous interroger sur votre histoire et faire le lien entre votre enfance et ce que vous vivez aujourd’hui. Ce n’est pas être “bloquée dans le passé”, c’est chercher à comprendre comment certaines blessures continuent d’influencer votre présent.

Je vous encourage à ne pas rester seule avec ce poids. Un accompagnement thérapeutique pourrait vous aider à explorer ces blessures, à retrouver progressivement votre estime de vous-même, à exprimer vos émotions autrement que par l’explosion ou la fuite, et surtout à découvrir que vous êtes bien plus que l’image très sévère que vous avez construite de vous-même.

Je vous souhaite de pouvoir porter sur vous un regard aussi humain et bienveillant que celui que vous semblez avoir du mal à vous accorder aujourd’hui.

Prenez soin de vous.
Ne restez pas seule

Brigitte Peuchot Psy sur Cassis

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Votre témoignage fait écho à un message publié dans ce groupe il y a quelques jours, à propos du fils adolescent du compagnon, et qui se terminait par l’évocation de « traumas d’enfance qui ressurgissent ». Si c’est bien vous à qui j’avais répondu à l’époque, alors ce que vous esquissiez en filigrane trouve aujourd’hui sa formulation pleine, et c’est précisément ce qui devait advenir si le travail commencé tenait : la difficulté visible (la place auprès de l’enfant de votre compagnon) cède la place à ce qu’elle masquait, à savoir une histoire qui demande à être enfin entendue. Si ce n’est pas vous, la convergence des deux récits dit simplement que ce que vous portez n’est en rien isolé, et la lecture clinique qui suit s’applique pareillement.

Quelques repères, parce que vous méritez des mots précis plutôt que des formules apaisantes.

Ce que vous décrivez relève cliniquement du trouble de stress post-traumatique complexe (TSPT-C). Il se distingue du TSPT classique en ce qu’il résulte non d’un événement unique, mais d’une exposition prolongée et répétée à des situations traumatiques pendant l’enfance, au sein même de la cellule censée protéger. Vos symptômes actuels s’y inscrivent avec une cohérence saisissante, et je vais vous le montrer pas à pas.

L’événement traumatique fondateur. Voir son père mourir d’une crise cardiaque sous ses yeux, à un âge précoce, constitue une effraction psychique majeure. La mort entre dans le décor familial sans préparation, sans cadre, sans accompagnement adulte capable de traverser cela avec vous et vos sœurs. Cet événement à lui seul aurait mérité un travail thérapeutique de plusieurs années. Il n’a pas eu lieu.

L’effondrement maternel ensuite. Votre mère, au lieu de devenir le pilier dont vous aviez besoin, s’est effondrée à son tour. Quatre ans de présence, puis l’installation d’un homme alcoolique violent sans préparation ni explication, puis l’alcoolisation chronique, puis le silence durable. Ce que vous décrivez n’est pas une mère imparfaite. C’est une mère qui a fait défaut sur tous les axes structurants de l’enfance : la présence quotidienne, l’explication du monde, l’accompagnement scolaire, les mots échangés. Pouvoir passer quinze fois devant sa propre mère dans une journée sans qu’un mot soit adressé constitue, pour un enfant, une atteinte directe à la construction du soi. Vous ne dramatisez rien. Vous décrivez.

Maintenant, voyons comment cela se rejoue aujourd’hui.

Sur le travail. Vous ne tenez pas plus de trois ans, vous explosez après une longue phase où vous dites oui à tout en affichant un sourire. Ce mécanisme est typique des survivantes de carence affective grave. L’enfance vous a appris une équation : si vous montrez votre désaccord, vous risquez l’amplification de la violence ou le retrait définitif de la figure parentale. Vous avez donc construit une stratégie de survie, à savoir l’effacement, le sourire, le oui systématique. Mais le corps comptabilise. À chaque fois qu’il aurait fallu dire non et que vous avez dit oui, une charge s’accumule. Au bout de trois ans, le seuil est franchi. L’explosion qui suit n’est pas un défaut de caractère, c’est la décharge d’années de non-dits empilés. Tant que la stratégie d’effacement reste votre mode par défaut, ce cycle se rejouera, quelle que soit l’entreprise.

Sur la confiance et l’isolement. Vous décrivez avoir l’impression que les autres se moquent de vous, parlent derrière votre dos, et vous finissez par bloquer vos contacts. Cette lecture du monde n’est pas paranoïaque au sens psychiatrique. C’est l’extension logique d’une enfance où ceux qui auraient dû vous protéger vous ont, de fait, abandonnée ou trahie. Votre système intérieur a appris une règle simple : tout lien finit en abandon ou en attaque. Vous coupez avant. Cela vous épargne la blessure attendue, et cela vous condamne à la solitude.

Sur la haine. Vous décrivez une haine difficile à porter, dirigée contre vous-même, contre les femmes, contre les parents aimants. Je vais vous dire quelque chose qui pourra vous surprendre. Cette haine n’est pas un défaut moral. C’est une colère légitime qui n’a jamais pu trouver son adresse juste. Vous n’avez pas pu, enfant, en vouloir à la mère qui s’effondrait, parce que cela vous aurait privée de la seule figure parentale qui restait. Vous avez donc retourné cette colère contre vous-même, et secondairement contre les figures qui réveillent en vous le manque, à savoir les autres femmes et les parents qui aiment leurs enfants devant vous. Lorsque cette colère trouvera son adresse réelle, c’est-à-dire ce qui n’a pas été, elle se transformera. Vous n’avez rien d’un monstre. C’est l’histoire que vous portez seule qui est lourde.

Sur les « deux moi ». Vous décrivez une coexistence interne entre celle qui se déteste, et celle qui déteste l’injustice et la méchanceté. Cette seconde voix, c’est précisément la part de vous que la première essaie de faire taire. Elle est intacte. Elle écrit ce message. Elle demande de l’aide. Le travail thérapeutique consistera à donner du pouvoir à cette seconde voix, sans avoir besoin d’éradiquer la première, qui a aussi servi à survivre.

Sur vos deux consultations précédentes. Je vais être directe avec vous, parce que c’est important. Ces deux prises en charge n’étaient pas adaptées à votre situation, et ce n’est pas votre faute. Pour un trauma complexe avec carence affective grave, le silence prolongé en séance reproduit, à l’identique, l’expérience originelle d’être face à un parent indisponible. Cela retraumatise au lieu de soigner. À l’inverse, la déviation systématique vers les hobbies signe une praticienne ou un praticien mal à l’aise avec le matériau traumatique, qui le contourne pour se protéger. Vous n’avez besoin ni de l’une, ni de l’autre. Vous avez besoin de quelqu’un de spécifiquement formé au psychotraumatisme complexe, qui ne flanche ni dans le silence ni dans l’évitement.

Sur votre place auprès de l’enfant de votre compagnon. Cette difficulté est cohérente avec tout ce qui précède. Voir un enfant aimé réveille en vous, sans que vous le décidiez, le deuil de l’enfant aimée que vous n’avez pas été. Vous ne détestez pas cet enfant. Vous ne supportez pas ce qu’il rend visible : que cela existe, et que cela ne vous est pas arrivé. Cette douleur est légitime, et elle se travaille en thérapie individuelle, pas en exigence de vous-même que vous y arriviez seule.

Ce que je vous recommande, concrètement.

Premièrement, un suivi auprès d’une personne spécifiquement formée au psychotraumatisme et au trauma complexe. Pas un ou une psychologue généraliste. Demandez explicitement, au premier contact, quelle est sa formation en trauma complexe et combien d’années de pratique elle a sur ce type de situation. C’est votre droit, et la qualité de la première réponse à cette question vous renseignera immédiatement.

Deuxièmement, le passage par votre médecin traitant pour ouvrir un parcours de soin coordonné. Selon votre état actuel, un soutien médicamenteux temporaire peut alléger la charge le temps que le travail de fond avance. Vous n’êtes pas obligée d’accepter, vous avez le droit d’en parler.

Troisièmement, si à un moment la souffrance devient trop lourde à porter seule, le 3114 est là pour cela. C’est un numéro national d’écoute, gratuit, ouvert sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Vous n’avez pas besoin d’attendre une crise pour appeler. Le simple fait de poser ce que vous traversez auprès de quelqu’un de formé peut déjà alléger.

Une dernière chose. Vous écrivez regretter d’être vous, et vouloir arrêter d’avoir un cœur noirci. Je voudrais que vous entendiez ceci : la personne qui écrit ce message, qui décrit avec cette précision ce qu’elle traverse, qui distingue ses deux voix intérieures, qui demande à comprendre plutôt qu’à être justifiée, n’a rien d’un monstre. Elle a tout d’une survivante en train de chercher la sortie. Le mal-être que vous portez n’est pas votre identité. C’est l’empreinte d’une enfance qui n’a pas été pansée. Cela se travaille. Pas vite. Mais cela se travaille.

Vous n’êtes pas seule, même si tout en vous proteste le contraire.

Bien à vous,
Cécile MERLETTE

Cécile Merlette Psy sur Paris

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3 JUIN 2026

Bonjour et vraiment vous nous racontez des expériences douloureuses et qui me touchent.
Le fait de ne pas se sentir écouté par un psy, peut arriver. En Gestalt, on met l'accent sur la relation et l'empathie. Quand vous aurez trouvé quelqu'un avec qui vous vous sentez écoutée, je pense que le processus de réparation pourra s'effectuer.
Ne désespérez pas, vous méritez l'amour comme tout le monde. Mais vos blessures profondes vous empêchent de le voir et même vous poussent à le rejeter.
Il va falloir gérer la trahison et l'abandon que vous avez vécus. Ce n'est pas facile et ça va demander du temps et de trouver une personne en qui vous pourrez trouver la confiance.
À disposition.
Courage.

Roger Fontaine Psy sur Beaune

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Vous demandez un avis sur votre mal-être et, avant toute chose, je voudrais vous dire que j'ai lu votre message avec beaucoup d'attention.

Ce que vous décrivez est extrêmement douloureux à vivre : la difficulté à garder un emploi dans la durée, cette tendance à tout garder pour vous jusqu'au moment où vous explosez, le manque de confiance en vous et dans les autres, le besoin de vous isoler, les pensées négatives qui tournent en boucle, la colère, la honte, la culpabilité après vos emportements, ainsi que cette impression que les autres avancent dans leur vie alors que vous restez enfermée dans votre souffrance.

Lorsque vous racontez votre histoire, on comprend mieux d'où peut venir ce mal-être.

Vous expliquez avoir vu votre père mourir d'une crise cardiaque sous vos yeux. Je me demande quel âge vous aviez à ce moment-là, car selon l'âge auquel nous vivons certains événements, leur impact peut être très différent.

Vous racontez également qu'après ce drame, votre mère s'est occupée de vous et de vos sœurs pendant plusieurs années. Cela me semble important de le souligner, car dans votre récit il y a aussi le souvenir d'une mère présente auprès de ses enfants.

Puis vous écrivez qu'en rentrant de vacances, votre mère a installé chez vous ce que vous appelez « le diable ». Cette expression est particulièrement forte. Vous décrivez un homme alcoolique, méchant avec ses propres enfants, puis vous expliquez qu'à partir de son arrivée, votre mère est devenue alcoolique à son tour et s'est progressivement éloignée de vous.

À travers votre récit, on peut entendre plusieurs événements particulièrement douloureux : la perte de votre père, puis quelques années plus tard la perte du lien que vous aviez avec votre mère lorsqu'elle est devenue de moins en moins disponible pour ses enfants.

Mon avis est que votre mal-être est profondément lié à ces événements qui ont marqué votre histoire.

Les événements que vous décrivez sont douloureux et il est tout à fait compréhensible qu'ils aient provoqué de nombreuses émotions.

La tristesse, la colère, le sentiment d'injustice, le manque, la peur ou encore la méfiance peuvent être des réactions naturelles face à ce que vous avez traversé.

La colère fait notamment partie du processus de deuil et de certaines blessures affectives. Lorsqu'elle ne peut pas être entendue, comprise ou exprimée, elle peut parfois se transformer avec le temps en rancœur, voire en haine.

Lorsque vous voyez des parents donner de l'amour à leurs enfants ou des personnes heureuses autour de vous, cela semble venir réveiller quelque chose de très douloureux lié au manque que vous avez connu.

Cela ne fait pas de vous une mauvaise personne.

En vous lisant, je vois surtout une femme qui souffre profondément et depuis longtemps.

Lorsque vous écrivez que vous avez parfois l'impression d'être encore une enfant, j'entends aussi cette petite fille qui a vécu toutes ces épreuves et qui semble encore aujourd'hui chercher à être entendue.

Non pas parce que vous seriez restée une enfant, mais parce que les douleurs qu'elle a traversées semblent encore présentes et continuent à se manifester à travers ce mal-être.

Vous dites ne pas vous être sentie écoutée lors de vos précédentes démarches thérapeutiques.

Je pense pourtant que ce que vous racontez mérite d'être entendu.

Peut-être qu'aujourd'hui, l'enjeu n'est pas de lutter contre ce que vous ressentez ni de vous reprocher vos émotions, mais de trouver un espace où cette douleur pourra enfin être accueillie, écoutée, reconnue et déposée.

Car lorsqu'une douleur trouve enfin un espace pour être entendue, elle commence souvent à s'apaiser.

À travers votre message, je perçois également une grande lucidité sur ce que vous vivez et une réelle envie de sortir de ce cercle qui vous fait tant souffrir.

C'est à mes yeux un point d'appui précieux pour avancer.

En choisissant de donner enfin une place à cette douleur, à cette colère, à ces émotions liées à votre histoire, et en autorisant la petite fille que vous avez été, qui cherche à être entendue depuis si longtemps, à être accueillie et écoutée, vous pourrez progressivement remettre chaque chose à sa juste place.

Lorsque les douleurs, les blessures et les émotions qui ont longtemps occupé tout l'espace commencent à être reconnues et apaisées, il devient plus facile de reconnaître la place qui est déjà la vôtre.

Je vous souhaite sincèrement de trouver l'apaisement auquel vous aspirez.

Je reste à votre disposition si vous souhaitez poursuivre cette réflexion ou être accompagnée dans cette démarche.

Bien chaleureusement,

Élisabeth Eisinger

Elisabeth Eisinger Psy sur Metz

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