Trouver sa place #2

Réalisée par Lili · 2 juin 2026 Aide psychologique

Bonjour, j'aimerais avoir votre avis sur mon mal être je vais vous parler sans filtres.
J'ai 33 ans je n'arrive pas a construire ma vie par exemple je tien pas un travail plus de 3 ans c'est le grand grand max car au bout d'un moment je fini par exploser ( mal parler, pleurer envoyer tout balader, boule au ventre et prendre la fuite ) je pense que c'est due au fait que je n'arrive pas vraiment a communiquer j'ai tendance à dire oui a tout ou a ne rien dire si je sent une attaque verbal jusqu'au jour où j'explose ... ( Dans le travail je suis comme ça j'affiche mes frustrations avec un sourire sans jamais rien dire ) De plus je fini toujours par prendre la fuite même en amitié je ne supporte pas qu'on essai toujours de me contacter pour m'inviter à faire des chose ou pour discuter car j'ai vraiment envie de parler à personne ...j'ai confiance en personne j'ai toujours l'impression que tout le monde se moque ou parle derrière mon dos ...donc je fini toujours par bloquer mes contact ... Je suis toujours d'humeur négatives , je passe tout mon temps libre a cogiter dans ma tête sur des choses négatives je n'arrive plus a voir la lumière dans ma vie ...
je déteste la personne que je suis 0 confiance en moi et en personne, je me coupe de tout le monde j'ai toujours l'impression d'en vouloir a la terre entière , j'ai toujours un sentiment de haine dans mon cœur et je n'arrive pas a l'exterioriser surtout en ce moment je n'ai plus de travail je passe mes journées enfermé a cogiter j'ai l'impression que tout le monde vie , avance et que moi je suis une (merde) ....donc je fini par m'en prendre verbalement a mon compagnon ou mes soeurs qui sont là pour moi ensuite je regrette de m'être emportée et JME dit que je suis un monstre ..... C'est un cercle sans fin j'arrive a rien construire j'ai l'impression d'être envieuse de tout le monde et je déteste les femmes.... Je n'arrive pas à me détacher de cette étiquette que je me cole toute seule ...j'ai l'impression qu'il y a deux MOI car l'autre MOI déteste la moquerie , l'injustice , la méchanceté , .... Lorsque les gens sont heureux je crois que je les déteste c'est affreux de dire ça .... J'ai aussi beaucoup beaucoup de mal lorsque je voit un parent donner de l'amour a son enfant ça me ronge .... je me sent honteuse d'avoir toutes ses pensées ...je regrette d'être moi ... J'aimerais avoir la joie , j'aimerais arrêter d'avoir un coeur noircit par la haine , par la rancoeur mais je ne sait pas comment faire , je vous explique un petit peu mon enfance pour peu être m'aider a trouver la clé ...car je sais que tout part de la ...
J'ai vu mon père mourir d'une crise cardiaque devant nos yeux avec mes soeurs ...ensuite ma mère c'est bien occupée de nous 4 ans jusqu'au jour ou en rentrant de vacances , chez nous elle a instaler ( le diable ) sans nous prévenir de quoi que ce soit , on ne savait même pas qu'elle avais quelq'un ...un homme alcoolique méchant avec 3 enfants qu'il mal traiter devant nous ... Ma mère est devenue alcoolique a vie et nous a ignoré tout le reste de notre enfance mes soeurs et moi on pouvais passer 15 fois devant elle la journée elle nous adresser pas un mot , elle nous a jamais rien expliquer sur la vie , rien de rien le peu qu'on lui demander on entendais crier , râler des heures entières donc je pense qu'on a du (s'effacer très tôt ) elle a jamais participer à nos devoirs nos réunions de classe jamais rien, cela fais des années que je ne lui adresse plus la parole je n'arrive pas à lui pardonner tout ça.
moi j'ai toujours envier les autres enfants qui ont la chance d'avoir des parents et encore a 33 ans donc je trouve ça grave de n'avoir jamais fais le deuil parfois j'ai l'impression d'être toujours une enfant ...
J'ai été voir deux psy concernant mon soucis avec les enfants car mon compagnon a un enfant je ne trouve pas ma place de toute façon je ne trouve pas ma place dans ce monde tout court ...les psy mon rien apporter l'une avais beaucoup de blanc et l'autre une fois que je lui ai parler de mon mal être il ne m'en a plus jamais reparler , il me parler que de mes hobbies ...donc je me suis pas sentie écouté
Merci pour votre écoute .

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Meilleure réponse 3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

l y a quelque chose de très touchant dans votre message : malgré toute la colère, la honte et le découragement que vous ressentez, une partie de vous continue à chercher à comprendre plutôt qu'à détruire. Cette partie-là est précieuse. Car ce que vous décrivez ne ressemble pas à une personne "mauvaise" ou "jalouse de tout le monde" par nature. Cela ressemble davantage à une enfant qui a vécu des pertes, des abandons et une immense solitude émotionnelle, puis qui a dû apprendre à survivre sans véritable sécurité affective. Voir son père mourir, grandir auprès d'une mère psychiquement absente, alcoolisée et indisponible, devoir s'effacer pour ne pas déranger... ce sont des blessures profondes. Quand un enfant n'est ni vu, ni entendu, ni accompagné, il finit souvent par croire que quelque chose ne va pas chez lui. Puis cette douleur se transforme parfois en colère, en méfiance ou en retrait.

Ce qui me frappe aussi, c'est ce mouvement qui semble se répéter partout : vous encaissez, vous vous adaptez, vous dites oui, vous souriez alors que ça ne va pas... puis un jour tout explose et vous partez. Au travail, en amitié, dans vos relations. Comme si vous n'aviez jamais appris qu'il existait une place entre le silence et la rupture. Une place où l'on peut dire : "ça ne me convient pas", "j'ai besoin de...", "je ne suis pas d'accord". Vous écrivez que vous ne trouvez pas votre place dans ce monde. J'ai envie de vous dire quelque chose d'important : si vous ne trouvez pas votre place, c'est peut-être aussi parce que personne ne vous a réellement permis de la prendre lorsque vous étiez enfant. Aujourd'hui, cette place, c'est à vous de la définir. Non plus en fonction de ce que les autres attendent, mais en fonction de ce qui est juste pour vous.

En revanche, la souffrance que vous décrivez est trop importante pour rester seule avec elle. Votre isolement, votre haine tournée contre vous-même, votre incapacité à construire dans la durée, votre méfiance constante et cette impression de vivre enfermée dans vos pensées évoquent des blessures traumatiques qui méritent un accompagnement approfondi. Si les deux thérapeutes rencontrés ne vous ont pas aidée, cela ne signifie pas que la thérapie n'est pas faite pour vous. Cela signifie simplement que vous n'avez pas encore trouvé le bon professionnel ou la bonne approche. Derrière cette colère que vous détestez tant, il y a probablement une immense tristesse qui attend enfin d'être entendue. Et cette peine mérite toute votre attention.


Prenez soin de vous,

Bien à vous,

Capucine Leboucher
Thérapeute de couple - Sexothérapeute et Spécialiste des dynamiques relationnelles.
Consultations sur Paris ou en visio.

Capucine Leboucher Psy sur Paris

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Merci pour votre témoignage. J'entends une profonde souffrance qui semble présente depuis très longtemps. Vous décrivez un sentiment de mal-être, de solitude, de colère, de tristesse et un manque de confiance en vous qui ont des conséquences sur votre vie actuelle.

Je lis aussi une histoire de vie marquée par des événements particulièrement difficiles : la perte brutale de votre père, puis une enfance avec un manque de sécurité affective, d'écoute, de soutien et de repères. Lorsqu'un enfant grandit dans un milieu où ses émotions ne sont pas suffisamment prises en compte, il peut apprendre à s’effacer et à ne plus exprimer ses émotions ni ses besoins. Avec le temps, cela peut générer une accumulation de frustrations qui finit par exploser, comme vous en faites état aujourd’hui.

Votre difficulté à faire confiance, votre tendance à vous isoler, votre sensibilité aux critiques ou l’impression de ne pas trouver votre place peuvent être liées à ce vécu. Cependant, cela ne signifie pas qu’un changement est impossible. Au contraire, ces mécanismes s’expliquent et peuvent être travaillés en thérapie.

J'entends aussi beaucoup de culpabilité dans votre message. Pourtant, le fait que vous souffriez lorsque vous ressentez de la jalousie, de la rancœur ou de la colère montre justement que ces émotions ne définissent pas qui vous êtes. Elles témoignent davantage de blessures anciennes qui demandent encore à être reconnues et apaisées.

Même si vous ne vous êtes pas sentie entendue avec les thérapeutes que vous avez rencontrés, sachez que pour établir une relation thérapeutique avec suffisamment de confiance pour avancer, il est parfois nécessaire de rencontrer plusieurs professionnels.

Cependant, je suis persuadée qu’un accompagnement psychologique vous aiderait à mieux comprendre vos réactions, à travailler l'estime de soi et l'affirmation de soi, à gérer vos émotions et à apaiser les conséquences de certains traumatismes de l’enfance.

Mettre des mots sur ce que vous ressentez est déjà une étape importante. C’est, en effet, souvent le début d'un changement.

Je vous souhaite donc sincèrement de trouver l'accompagnement qui vous permettra d'avancer plus sereinement.

Bien cordialement,

Delphine Revault
Psychanalyste et Praticienne en TCC
(Thérapie Cognitive et Comportementale)

Delphine Revault Psy sur Lyon

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Merci pour votre partage. Ce sont des phases que j'ai connu.

Je suis touché par ce que vous déposez.

J'imagine votre besoin de compréhension et votre souhait le plus profond de trouver durablement votre bien être. Il est essentiel que vous puissiez répondre à vos besoins. La question est de savoir les définir et les exprimer.
Je ressens des mécanismes d'auto interruption dans vos contacts. Cela se travaille, il n'y a rien à inventer. Les ressources sont en vous, c'est trouver le GPS pour y avoir accès et les déployer.

La psychologie analyse tandis que la thérapie Gestalt va vous accompagner a vous comprendre, trouver votre mode d'emploi pour agir et changer votre vie. Tout cela a votre rythme, sans jugement, vous n'avez rien à prouver.

Je serai heureux de vous lire.
Je reste disponible au besoin.

David Cifredo Psy sur Camaret-sur-Aigues

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Ce que vous décrivez est très lourd à porter et surtout très solitaire.

Je veux déjà vous dire quelque chose d’important, ce que vous ressentez ne correspond pas à une “mauvaise personne”, mais à une personne qui a longtemps dû se protéger émotionnellement sans sécurité suffisante.

Lorsque l’on grandit avec des pertes, de l’instabilité, du silence émotionnel et un manque de présence affective, le système nerveux apprend à se défendre : il se ferme, anticipe le rejet, fuit ou explose quand la pression devient trop forte.

Les explosions émotionnelles que vous décrivez ne sont pas un défaut de caractère.
Elles correspondent souvent à un trop-plein accumulé depuis trop longtemps.

Derrière la colère, la jalousie ou le rejet des autres, il y a souvent une douleur plus profonde : un sentiment de ne pas avoir été suffisamment vue, entendue ou accompagnée dans les émotions importantes.

Le fait que vous puissiez mettre des mots aussi précis et lucides sur votre vécu montre déjà une chose essentielle : une partie de vous comprend ce qui se passe et cherche une issue.

Ce que vous traversez aujourd’hui n’est pas une fatalité, mais un fonctionnement émotionnel ancien, qui peut évoluer avec un accompagnement adapté : apprendre à poser des limites avant l’explosion, réguler les émotions et surtout reconstruire une relation plus apaisée avec vous-même.

Vous portez quelque chose de lourd depuis longtemps, seule. Les approches thérapeutiques telles que l'EMDR ou l'Hypnose pourraient vous aider à dépasser vos blessures et blocages du passé...

Prenez soin de vous !


Mélanie Maire Psy sur Avignon

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3 JUIN 2026

Bonjour lili,

Merci pour votre partage. En vous lisant, j'ai été profondément touchée par votre souffrance, mais aussi par votre lucidité. Car malgré toute la noirceur que vous décrivez, je vois surtout une personne qui cherche à comprendre, à donner du sens à ce qu'elle vit et qui refuse d'abandonner complètement l'espoir de trouver une issue.

J'ai une approche transpersonnelle de la psychologie, c'est-à-dire que je m'intéresse à la personne dans sa globalité : son histoire, ses émotions, son corps, ses blessures, mais aussi ses dimensions plus subtiles et spirituelles, ainsi que sa capacité à grandir, à se transformer et à trouver du sens à travers les épreuves qu'elle traverse.

Ce qui me frappe dans votre récit, c'est avant tout l'absence de confiance. Vous dites ne pas avoir confiance en vous, ne pas avoir confiance dans les autres, avoir l'impression que les gens parlent derrière votre dos, que vous n'avez pas votre place. Et lorsqu'il n'y a plus de confiance, il devient extrêmement difficile de voir la lumière.

À travers vos mots, je ressens aussi beaucoup de noirceur dirigée contre vous-même. Vous vous décrivez comme quelqu'un de mauvais, d'envieux, de haineux, de jaloux. Pourtant, ce que je lis, ce n'est pas une mauvaise personne. Je lis une personne profondément blessée.

Lorsque nous souffrons longtemps, nous pouvons finir par nous identifier à notre souffrance. Nous nous racontons alors que nous sommes nos blessures, que nous sommes nos échecs, que nous sommes nos pensées les plus sombres. Mais ce n'est pas la réalité. Nous avons tous des parts d'ombre. Nous avons tous des traumatismes. Nous avons tous des blessures qui influencent notre façon de voir le monde. La différence, c'est que certaines personnes ont reçu très tôt l'amour, la sécurité et la confiance nécessaires pour traverser les épreuves. D'autres ont dû apprendre à survivre seules.

En vous lisant, j'ai le sentiment que vous avez appris très tôt à vous effacer. Ne pas déranger. Ne pas demander. Ne pas prendre de place. Et lorsqu'on grandit dans un environnement où nos besoins émotionnels ne sont pas entendus, où l'on se sent invisible, il est fréquent de devenir un adulte qui doute constamment de sa valeur.

Il y a également un détail qui m'a particulièrement marquée dans votre récit. Vous avez parlé du compagnon de votre mère en le mettant entre parenthèses : « le diable ». Ce mot est extrêmement fort. Même sans lecture spirituelle, il montre à quel point cette personne a représenté quelque chose de destructeur dans votre monde intérieur. J'ai l'impression que vous avez été exposée pendant des années à une énergie très lourde : violence psychologique, alcool, négligence émotionnelle, peur, instabilité. Lorsqu'on est une personne sensible, on absorbe énormément ce qui nous entoure. Et parfois, sans s'en rendre compte, on finit par porter pendant des années des émotions qui ne nous appartiennent même plus totalement.

Ce qui me touche également, c'est votre douleur lorsque vous voyez un parent aimer son enfant. Pour moi, cela ne parle pas de jalousie. Cela parle d'un manque. Du manque immense de cette petite fille qui aurait eu besoin d'être regardée, rassurée, accompagnée et aimée. Cette petite fille est encore là aujourd'hui. Et j'ai l'impression qu'elle continue de demander qu'on l'écoute. Je me demande alors si votre colère n'est pas simplement la tristesse qui n'a jamais pu être exprimée. Car derrière la haine, il y a souvent une blessure. Derrière la rancœur, il y a souvent un besoin non comblé. Derrière l'envie, il y a souvent une souffrance. Et derrière la noirceur, il y a parfois une lumière qui attend simplement d'être retrouvée.

Vous dites ne plus voir la lumière. Pourtant, je la vois entre les lignes de votre message. Je la vois dans votre désir d'aller mieux. Je la vois dans votre capacité à vous remettre en question. Je la vois dans votre envie d'aimer davantage, de vivre autrement, de comprendre ce qui se passe en vous. La vie n'est pas parfaite. Elle est profondément imparfaite. Mais c'est aussi ce qui la rend belle.
Je vous inviterais à essayer, petit à petit, de prendre un peu de hauteur sur votre histoire. Comme si vous observiez votre vie depuis plus haut. Non pas pour minimiser ce que vous avez vécu. Mais pour voir également tout ce que vous avez réussi à traverser. Car aujourd'hui, vous voyez principalement vos défauts, vos échecs et vos blessures. Moi, je vois aussi une femme qui est encore debout malgré tout ce qu'elle a vécu. Et cela mérite d'être reconnu. Vous n'êtes pas uniquement votre douleur. Vous êtes aussi la personne qui la porte depuis toutes ces années avec un courage immense.

Prenez soin de vous, et je reste disponible pour tout question supplémentaire.


Avec bienveillance,
Benjamine Artaud
Psycho praticienne / EMDR / Psychologie transpersonnelle
Marseille ou en visio

Benjamine Artaud Psy sur Marseille

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3 JUIN 2026

Bonjour,

Merci d'avoir pris le temps d'écrire tout cela avec autant d'honnêteté. Je crois qu'il faut déjà beaucoup de courage pour mettre des mots sur des pensées dont on a honte et que l'on garde souvent cachées.

En vous lisant, je ne vois pas quelqu'un de mauvais, haineux ou « monstrueux ». Je vois surtout une personne qui souffre depuis très longtemps et qui porte seule un poids émotionnel considérable.

Ce qui me frappe, c'est que vous décrivez un fonctionnement qui ressemble davantage à de la survie qu'à de la méchanceté. Vous encaissez, vous vous taisez, vous essayez de ne pas déranger, vous ravalez vos émotions jusqu'au moment où tout déborde. Puis viennent la colère, les pleurs, la fuite et enfin la culpabilité. C'est un cycle épuisant.

Lorsque vous racontez votre enfance, certaines choses prennent sens. Vous avez perdu votre père de façon brutale, sous vos yeux. Puis vous avez vécu une forme d'abandon émotionnel de la part de votre mère, elle-même prise dans ses propres difficultés. Vous décrivez une maison où il fallait s'effacer, ne pas déranger, ne pas avoir de besoins. Une enfant qui grandit dans ce contexte apprend souvent à taire ce qu'elle ressent, à ne pas faire confiance et à rester constamment sur ses gardes.

Alors quand vous me dites qu'aujourd'hui vous avez du mal à faire confiance, que vous vous sentez en décalage avec les autres, que vous vous attendez à être jugée ou rejetée, cela ne me paraît pas incohérent. Cela ressemble davantage à une blessure ancienne qui continue d'influencer votre façon de voir le monde et les relations.

Concernant la jalousie que vous ressentez face aux personnes heureuses, aux enfants aimés ou aux familles unies, je crois qu'il est important de regarder cela avec douceur. Souvent, derrière l'envie ou la rancœur se cache une douleur plus profonde : celle de ne pas avoir reçu ce dont on aurait eu besoin. Quand vous voyez un parent donner de l'amour à son enfant, peut-être qu'une partie de vous se souvient de ce qu'elle aurait aimé recevoir elle aussi.

Je suis également touché par une phrase : « J'ai l'impression d'être toujours une enfant. » C'est une phrase que l'on entend souvent chez des personnes qui ont vécu des carences affectives importantes. Une partie d'elles est restée bloquée à l'endroit où les besoins fondamentaux n'ont pas pu être suffisamment entendus ou nourris.

Vous dites aussi que les psychologues que vous avez rencontrés ne vous ont pas permis de vous sentir comprise. Cela arrive malheureusement. Tous les thérapeutes ne conviennent pas à toutes les personnes. Ce n'est pas parce que ces expériences n'ont pas répondu à vos attentes que votre souffrance ne mérite pas d'être entendue ou qu'un accompagnement ne pourrait pas vous aider.

À la lecture de votre message, j'ai le sentiment que votre colère n'est peut-être pas le problème principal. J'ai plutôt l'impression qu'elle protège quelque chose de beaucoup plus douloureux : du chagrin, un sentiment d'abandon, de solitude et peut-être une profonde blessure d'estime de soi.

Vous avez 33 ans et vous avez l'impression de ne pas avancer. Pourtant, je remarque quelque chose d'important : vous êtes capable d'observer votre fonctionnement avec beaucoup de lucidité. Vous cherchez à comprendre plutôt qu'à accuser les autres. Vous voulez aller mieux. Cette partie de vous est précieuse, car c'est souvent à partir d'elle que le changement devient possible.

Je pense sincèrement que vous mériteriez un espace thérapeutique où l'on puisse travailler en profondeur sur votre histoire, vos blessures d'attachement, votre rapport à vous-même et cette colère qui semble porter bien plus de tristesse qu'il n'y paraît.

Et surtout, j'aimerais vous laisser avec cette idée : les pensées que vous avez aujourd'hui ne définissent pas qui vous êtes. Elles racontent davantage ce que vous avez traversé que ce que vous valez.

Je reste à votre écoute. Prenez soin de vous.
Margaux Jarrige

Margaux Jarrige Psy sur Les Villards-sur-Thônes

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3 JUIN 2026

Ce que vous traversez est réel, et le mettre en mots aussi honnêtement est une preuve de lucidité. Trouver sa place, un programme que nous partageons tous, quelles que soient les difficultés que nous ayons pu traverser, et en ce qui vous concerne, la liste est longue.
Prise entre une envie de vivre “commes les autres”, vous lancer vers ce qui vous correspond naturellement, vos désirs (ce que l’on ressent en vous lisant), et un mur d’interdits, d’empêchements, qui peuvent émaner à la fois des personnes proches qui vous ont trahies, des blessures et des chocs que vous avez subis, et au final, de vous-même aussi. Formes de protections pour ne pas trop sortir “le nez au vent” vivre et risquer de vous exposer. Cet enfermement que vous vous imposez, malgré vous, génère un surcroît de colère envers vous, envers tous.
Vos paroles sont emmurées, vous avez été “dressée” à dire oui aux autres, par la force des choses, par vous-même sans doute aussi pour survivre, oui à l’autorité de votre mère, ignorante, absente, coupable par absence de maternalité, enfuie dans l’alcool. Tout comme votre deuil, pour votre père, qui n’a pas pu se faire pour les mêmes raisons, refoulant vos affects et émotions loin de votre conscience. Pour ne laisser sortir que des mots de colère lorsque la coupe est trop pleine, colère adressée à votre compagnon, vos proches, cela pourrait être vos collègues de travail tout autant auprès de qui vous contenez vos ressentiments, amalgamés avec votre colère devenue archaïque au fil du temps.
Vos expériences thérapeutiques décevantes sont réelles et compréhensibles, elles ne signent pas l’arrêt de toute solution pour dénouer ces blessures. Devenir sujet de votre existence, émanciper votre avenir. Vous semblez prête à faire ce parcours, votre message en est la preuve. Il existe des espaces où l’on peut prendre le temps d’aller au fond. Ce travail peut prendre du temps, il n’est pas toujours confortable, mais il peut changer quelque chose en profondeur, déplacer plus qu’effacer, sans directives, sans prétendre savoir plus que vous ce qu’il se passe ou ce qu’il faut faire. Travail accompli en vous écoutant et laissant l’inconscient, dépositaire de toutes ces blessures, s’exprimer.
Evidemment à votre disposition si je peux vous aider.

Harry Gozlan Psy sur Aix-en-Provence

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3 JUIN 2026

Bonjour,

En vous lisant, je ressens surtout beaucoup de souffrance, mais aussi beaucoup de lucidité. Vous décrivez un sentiment de colère, de vide, de méfiance et de dévalorisation qui semble vous accompagner depuis très longtemps.

Votre histoire est marquée par plusieurs traumatismes importants : la perte brutale de votre père, puis une forme d'abandon émotionnel de votre mère. Une enfant a besoin d'être vue, entendue, rassurée et guidée. Vous avez dû apprendre très tôt à vous effacer pour survivre dans un environnement où il y avait peu de place pour vos besoins émotionnels.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que la colère que vous ressentez n'est pas dirigée contre les autres au départ. Elle ressemble davantage à une blessure profonde qui n'a jamais pu être exprimée ni réparée. Lorsque vous voyez des parents aimants ou des personnes heureuses, cela semble réveiller ce qui vous a tant manqué.

Je suis également frappé par le fait que vous dites souvent : "je suis un monstre", "je suis une merde", "je regrette d'être moi". Pourtant, dans tout votre message, je vois surtout une personne blessée qui souffre énormément, pas une mauvaise personne.

Le fait de fuir les relations, de garder vos frustrations jusqu'à exploser, puis de culpabiliser ensuite est un fonctionnement que l'on retrouve souvent chez les personnes qui n'ont pas appris à exprimer leurs besoins ou leurs limites dans l'enfance.

Je pense sincèrement qu'un travail thérapeutique centré sur votre histoire, vos blessures d'attachement et votre estime de vous pourrait vous apporter beaucoup. Et je comprends votre déception face aux précédentes expériences. Tous les thérapeutes ne conviennent pas à tout le monde. Parfois, il faut trouver la bonne personne et la bonne approche.

Vous avez déjà identifié quelque chose d'essentiel : cette colère n'est pas ce que vous êtes. C'est probablement la partie de vous qui souffre encore et qui cherche à être entendue.

Si vous souhaitez approfondir ce travail et comprendre plus en profondeur l'origine de ce mal-être qui vous accompagne depuis si longtemps, je reste disponible pour vous accompagner en consultation.

Bien à vous,
Fabrizio De Santis
Psychopraticien

Fabrizio De Santis Psy sur Molsheim

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3 JUIN 2026

Bonjour Lili,

Merci de nous faire confiance avec des mots aussi vrais. Ce que vous partagez ici demande beaucoup d'honnêteté et mérite d'être reconnu.

Ce que vous décrivez (cette impression d'être en guerre contre vous-même, ces deux moi, cette honte, cette haine que vous ne voulez pas mais que vous portez, tout cela a du sens au regard de ce que vous avez vécu.

Perdre son père si brutalement puis se retrouver comme invisible par une mère qui n'est plus vraiment présente... c'est une blessure d'abandon profonde. Vous avez dû vous effacer pour exister. Ce n'est pas un défaut de caractère, c'est une stratégie que l'enfant que vous étiez a trouvé pour traverser l'impossible.

Cette petite fille qui regardait les autres enfants avec leurs parents et qui ressentait le manque... elle est encore là en vous et elle a tellement besoin d'être vue et entendue pour de vrai, pas juste pour ses hobbies.

Vous êtes quelqu'un qui souffre et qui aspire sincèrement à la joie. C'est une belle et puissante force.

Je serai heureuse d'échanger avec vous plus en profondeur si vous le souhaitez.

Avec tout mon soutien,

Anne-Sophie Théotime
Praticienne en Gestalt thérapie

Anne-Sophie Theotime Psy sur La Grande-Motte

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