Un proche semble être hypocondriaque, comment en être sûr et l'aider ?

Réalisée par Amandine · 8 juil. 2013 Psychothérapie

Bonjour,


Un membre de ma famille se plaint sans cesse de divers maux : maux de ventre, nausées, troubles digestifs, douleurs musculaires aux bras et aux jambes, bouffées de chaleur... la liste n'en finit pas, et souvent dès qu'un nouveau "mal" survient, un mal précédent semble avoir disparu,puisque la personne en question ne s'en plaint plus.


Cette personne passe sans cesse divers examens médicaux pour savoir ce qu'elle a (ou peut-être pour savoir si elle a vraiment quelque chose ? ). Les résultats sont très souvent négatifs (et dans ce cas le "mal" semble s'estomper dès réception des résultats), mais parfois quand cette personne insiste et dit qu'elle a mal à un tel endroit, on lui donne un traitement, même si on n'a pas vraiment trouvé de cause objective (mais comme cette personne décrit très précisément le mal qu'elle semble avoir... d'ailleurs, elle s'ausculte beaucoup).


Cela dure depuis des années, et le conjoint de la personne en question en a marre, râle et l'ignore ou lui dit qu'elle n'a rien dès qu'elle se plaint. Pour ma part, je ne sais pas trop quoi faire, parfois la situation m'exaspère, mais quand j'y réfléchi c'est surtout la sensation que je ne peux pas aider cette personne (mais aussi soutenir son conjoint!) qui m'énerve et qui me peine...


Pensez-vous que cette personne soit hypocondriaque ? Dans ce cas, comment puis-je l'aider ? En lui disant que ces maux physiques viennent d'un mal-être mental ? Cette personne n'admettra, je pense, jamais cette hypothèse, et n'envisagera jamais une seconde de suivre une thérapie...


Merci d'avance pour vos conseils.

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Meilleure réponse 10 JUIL. 2013

@Mme Paugam : merci pour votre réponse. Je ne souhaite pas spécialement, comme vous le dites, "rejoindre une profession dans le champs de la psychothérapie", j'ai en effet déjà trouvé ma voie (qui est toute autre) et je suis tout à fait épanouie dans mon métier... Mais merci pour les compliments ^^.

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10 JUIL. 2013

Je me suis finalement décidée, après une "crise" de maux, à discuter avec la personne concernée.

J'y ai été en douceur, je ne lui ai pas dit que ses maux venaient de son imagination,au contraire qu'ils étaient réels et physiques, mais que l'anxiété et le stress pouvaient provoquer ce genre de choses...

Appuyant mes dires par le fait que la personne n'avait plus mal (pour les maux du moment) lorsqu'elle prenait un bon bain chaud ou le soir dans son lit, donc en étant relaxée. Et à mon grand étonnement, la personne m'a dit que, oui, elle était quelqu'un de très anxieux (ce qui est vrai) par nature, et m'a dit " C'est vrai que ça peu venir de l'anxiété". Et elle s'est alors complètement "ouverte" à moi, me racontant que dans son enfance déjà, pour plusieurs causes (relation parents, etc) elle avait été amenée à souvent stresser et être anxieuse.

Pour ma part je l'ai juste écoutée gentiment, je me suis intéressée à ce qu'elle disait. La personne a parut se rendre compte, en tout cas à ce moment là, que la majorité de ses maux pouvaient venir de son anxiété, ou du moins être renforcés par cela.
Elle m'a dit "Je le sais bien... mais on ne peut rien y faire !"

Je lui ai répondu qu'il y a toujours moyen de se faire aider, par exemple par des séances de relaxation, ou autre.
Aucun de nous n'a prononcé le mot "psychologue", même si nous l'avons évoqué tacitement.

En tout cas, la conversation a eu l'air de la soulager, elle a parut plus gaie après ça, ça m'a fait plaisir aussi.

Finalement, je pense que la personne, si on la pousse un peu et qu'on fait les démarches avec elle, pourrait éventuellement se faire aider par thérapie, mais elle a peur de diverses choses :

- que le "psy" la "bourre" de médicaments, et qu'elle ne puisse plus s'en passer
- que ce ne soit pas un psy très honnête et qu'il fasse durer les séances à long terme pour "garder un client"
- que ça ne soit pas quelqu'un de très compétent à qui on puisse se fier, et qu'il lui fasse perdre son argent.
- tout simplement la peur de l'inconnu (le fait d'aller chez un psy)

Donc en bref, il faudrait trouver un psy qui soit recommandé par quelqu'un, ou quelque chose comme ça...
Malheureusement je ne connaît personne qui puisse m'en recommander un, mais je suis sûre qu'il y a moyen de trouver près de chez la personne (en Belgique).

En attendant, je vais essayer d'être à l'écoute de la personne, puisque ça a déjà l'air de lui faire du bien. Et puis en reparler de temps en temps, histoire qu'elle "n'oublie" pas le raisonnement qu'elle a eu.

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9 JUIL. 2013

Bonjour Amandine,

Je ne pourrais pas mieux dire que mes collègues et les hypothèses soulevées me semblent très justes. Je lis à travers les lignes votre goût pour la psychologie et une démarche intuitive très pertinente. Vous avez identifié quelques éléments forts de la problématique de cette personne et vous dépassez votre agacement pour vous interroger sur la nature de sa souffrance, que vous ne niez pas.

Puisque vous faites preuve d'un tel talent permettez-moi, Amandine, de questionner votre désir de rejoindre une profession dans le champ de la psychothérapie.

Tous mes voeux de réalisation vous accompagnent.

Chantal Paugam Psy sur Massy

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9 JUIL. 2013

Bonsoir,

Ce que vous décrivez peut être la symptomatologie de l'hypocondrie mais aussi, comme le dit mon collègue, les signes d'un fibromyalgie aussi.

Il n' y a rien à faire si ce n'est les laisser consulter et prendre soi même de la distance avec "la" ou "les" maladies de votre amie; ce que fait déjà son conjoint.

En revanche ce que fait son conjoint n'est pas suffisant (mais peut-être ne peut-il pas plus parce qu'il a déjà beaucoup fait ?), ce type de patient a besoin de soin, d'amour, de relation, d'écoute et de chaleur et c'est ce qu'il recherche le plus ,qu'il soit dépréssif (fibromyalgie) ou qu'il soit hypocondriaque (les consultations sont des appels au secours).

Malheureusement, ces patients sont assez réactifs quand on leur parle psy à la fois parce qu'ils ont l'impression que cela nie leurs maux (soit dit en passant, la douleur est réelle! D'où la capacité à décrire très minutieusement leurs ressentis; d'ailleurs à force de s'observer et s'écouter, ils sont capables de perceptions beaucoup plus fines que vous et moi) soit qu'ils savent bien, au fond d'eux-mêmes, que cela les soulagerait et ils ne le veulent pas vraiment ! Ce qu'ils veulent c'est que ce soit l'entourage auquel est indirectement manifesté la plainte qui se mobilise. Bref vous l'avez compris c'est une demande d'amour déguisée.

Et vous que pouvez-vous faire ?

Proposez une discussion avec le conjoint en lui expliquant la fonction réelle de la plainte et il pourrait par exemple aller voir un thérapeute de couple pour poser le problème; une bonne manière d'accompagner le malade dans sa plainte et rechercher avec lui la signification...

Vous même pouvez lui proposer de consulter un psy en signifiant qu'il faut aussi continuer l'accompagnement somatique (n'invalidez surtout pas le travail médical d'investigation). Une proposition pertinente est le travail en groupe de soutien thérapeutique ou en groupe de parole.

La gestalt thérapie, par exemple, se sert du somatique très largement pour libérer l'énergie psychique bloquée et propose dans de nombreux endroits en France des groupes continus de thérapie. J'en anime moi-même sur Paris.

Bonne soirée

Arboressence Psy sur Boulogne-Billancourt

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9 JUIL. 2013

Bonjour,

Vous aurez compris que pendant que les médecins s'occupent de l'écouter, de l'ausculter, de lui faire des examens, pendant ce temps là, on se centre sur cette personne. Elle devient le centre de l'attention, "attention" dans le double sens du terme, on la voit et on prend soin d'elle. C'est souvent un grand manque affectif et/ou une perte totale de contrôle sur l'environnement qui permet la mise en place de ces troubles du comportements. Sans même que cette personne se rende compte que ces preuves d'amour incessantes qu'elle recherche finissent par la séparer des personnes auxquelles elle tient.

Vous souhaitez aider cette personne, c'est tout à votre honneur. Mais ce n'est pas votre rôle. La soutenir oui, l'orienter oui. Elle est en grande souffrance et il lui faudra un peu de temps pour l'admettre. Mais l'idée de consulter un psychologue peut être après tout un cheminement de plus dans ses consultations de santé. Il ne faut donc pas hésiter à lui proposer et insister.

Si je comprends votre désappointement, sachez aussi, qu'en dehors de cas de force majeure, on ne peut forcer une personne à consulter. D'autant qu'en psychothérapie, c'est la démarche personnelle du patient qui met en route le processus de soin.

Cordialement,

Sylvianne Spitzer,
Psychologue, psychothérapeute, victimologue

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8 JUIL. 2013

Bonjour,

Il peut s'agir de la fibromyalgie, une affection musculo-squelettique, qui a du mal à être reconnue comme une maladie à part entière, et qui est également une maladie psychique, avec des aspects rhumatologiques. Les psychothérapies aident et révèlent, en séance, des états dépressifs concernant le patient et son entourage.

Les symptômes sont de troubles du sommeil, des céphalées, des points douloureux à la pression sur les zones d'insertion musculaire. C'est la multitude des points douloureux qui définit le diagnostic de la fibromyalgie.

C'est une maladie qui fait qu'on a "mal partout", les symptômes sont constants, avec une douleur morale importante, voir une détresse morale, qui s'associe à des douleurs musculaires et tendineuses. Les points douloureux vont de la colonne vertébrale à la région cervicale, en passant par les épaules, la région lombo-fessière et les avant-bras. Sans oublier les fourmillements dans les mains et les bras.

Cette personne devrait prendre un rendez-vous avec un médecin spécialiste de la fibromyalgie et un psychologue pour une thérapie cognitive.

Cordialement,
Olivier DAWANT
psychologue à Caen

Olivier Dawant - Psychologue Psy sur Caen

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