Je vous contacte pour mon compagnon.
En effet il a une fatigue intense et continue depuis maintenant 6 ans.
Il a tout vérifié : trouble ORL, trouble cérébral, intolérance, trouble visuels, trouble lié au foie ou a la vésicule biliaire...
Il a consulté des médecins, naturopathes, des ORL, des homéopathes, des sophrologues, hypnotherapeute, diététiciens, spécialiste du foie, ortoptiste, osteopathe, neurologue il a fait des prises de sang, etc...
Bref il a tout vérifié, tout mais il est rester depuis dans une totale errance médicale.
Depuis maintenant 5 mois je dirais il consulte une psychologue qui pratique l'EMDR, prend en charge les TCC mais fait également de la sophrologie.
Car nous nous sommes désormais tourné vers une piste psychologique sachant qu'après 6 ans avec toujours ces même problèmes, aucune gravité ne s'est manifester.
Et sur conseils de professionnels et de l'entourage, l'EMDR est revenue comme pouvant être une solution.
Et effectivement cette psy a une très bonne approche avec lui puisqu'elle privilégie l'écriture et le dessin, lui qui est beaucoup dans l'artistique.
Et il est vrai que depuis il arrive à trouve des noyaux de ce qui pourrait bloquer notamment par rapport à des soucis concernant un manque de lâcher prise une difficulté à laisser sortir ses émotions des difficultés avec la négativité en général et une peur forte de l'abandon.
Mais voilà, il serait possible que ce soit lié à un stress post traumatique mais pour le moment il ne trouve pas et à peur de ne jamais trouvé ou de ne pas parvenir à guerir avec ça.
A cause de tout cela et depuis 6 ans des idées noires lui viennent et il peine à vivre normalement. Même si il fait très régulièrement du sport des projets artistiques son moral est très miné par tout cela...
J'aimerais donc savoir si vous aviez eu des cas de personnes dans cette même situation, ont elle guérit, savez-vous pourquoi cela met autant de temps.
Mais surtout ce qui l'aiderai je pense c'est déjà d'être rassurer que rien de grave ne peux se produire, mais surtout que cela se guérit et si vous avez eu des personnes dans le même cas comment ont elles guérit c'est vraiment important lui qui se sent seul dans ce cas.
Merci pour votre aide.
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29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 18 personnes
Bonjour Madame,
Effectivement si toutes les causes physiques ont été éliminées il est possible que les souffrances de votre compagnon soient liées à la psychosomatique, surtout avec le profil psychologique que vous décrivez.
Il semblerait d’ailleurs qu’il est en dépression.
Peut être qu’un traitement médicamenteux peut le soulager un peu, le temps que la thérapie fasse ses effets, ce qui peut prendre un temps certain.
C’est assez impressionnant qu’il ne soit pas orienté vers un psychiatre ou un psychothérapeute plus tôt.
Pour son bien être il serait indiqué qu’il arrête de chercher un traumatisme qui n’a peut être pas eu lieu… mais trouvé à changer ses idées négatives : en ça une thérapie intégrative avec des techniques de type TCC peut être plus efficace.
Vous même vous faites bien de l’encourager à changer ses idées noires : c’est le changement de sa position de vie qui l’aidera à aller bien.
sp
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Tout d’abord, remerciez-vous de vous avoir permis de partager votre situation, et aussi d’être aussi présente pour votre compagnon dans ce qu’il traverse.
En vous lisant, je ressens à quel point cette situation dure et combien elle pèse, autant pour lui que pour vous. Ce que vous décrivez évoque quelque chose de profondément ancré.
En m’appuyant sur mon expérience, j’ai déjà rencontré des personnes dont le corps exprimait ainsi un "trop-plein" émotionnel, parfois ancien, parfois diffus, sans événement précis identifiable.
Le fait que votre compagnon commence à mettre des mots sur des difficultés comme le lâcher-prise, la peur de l’abandon ou l’expression des émotions est loin d’être anodin. Cela montre que quelque chose en lui commence à bouger, même si c’est encore fragile.
Je comprends aussi sa peur de ne jamais trouver ou de ne pas s’en sortir. Cette inquiétude est fréquente quand la souffrance dure, et qu'elle peut elle-même entretenir une forme d’épuisement. Pourtant, le fait que rien d’aggravant ne se soit manifesté avec le temps va plutôt dans le sens d’un processus qui, même lent, peut évoluer.
Ce type de cheminement demande souvent du temps, non pas parce qu’il n’y a pas d’issue, mais parce que ce qui se dénoue est complexe et systémique. J’ai vu des évolutions réelles apparaître progressivement, parfois là où il ne semblait plus y avoir d’espoir au départ. Il nous faut faire confiance à nos capacités de résilience.
Je crois que le fait qu’il ait trouvé une thérapeute avec qui il peut s’exprimer à travers des formes qui lui correspondent est précieux. C’est souvent dans ce type de lien que quelque chose peut se transformer en douceur.
Et vous, dans tout cela, vous comptez aussi ! Être à ses côtés peut être éprouvant, et prendre un espace pour vous pourrait aussi vous aider à continuer à l’accompagner sans vous oublier, tout comme l'accompagner dans son chemin !
Rien n’est figé, même si cela en donne l’impression aujourd’hui. Comme le disait Carl Jung : « Ce à quoi l’on résiste persiste, ce que l’on regarde en face disparaît. »
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 3 personnes
Bonjour,
Vous avez eu raison de finalement envisager que ces symptômes soient d'origine psychosomatique. En tout cas cela ressemble énormément à des symptômes d'angoisse profonde. On retrouve ce genre de symptômes dans l'agoraphobie notamment.
La piste que vous explorez actuellement, faite d'EMDR et de TCC est une très bonne solution, surtout si vous voyez une amélioration.
Il n'est pas absolument nécessaire de connaître la cause traumatique initiale, s'il y en a une, pour guérir.
Par contre il peut être très utile de se poser la question de savoir ce qui a pu se passer il y a 6 ans, lors de l'apparition des symptômes. Il y a sans doute là une piste.
Je reste personnellement à votre disposition, sachant que ma première séance d'une heure en visio est entièrement gratuite et sans engagement. Vous pouvez librement prendre un rendez vous sur mon agenda en ligne.
Bon courage à vous
Michel le BAUT
Psychopraticien
Thérapeute Jungien
Analyse de rêves
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Emilie,
Vous ne le mentionnez pas, mais votre partenaire a-t-il fait un test pour l’apnée du sommeil ? C’est en effet un trouble souvent silencieux qui provoque fatigue et moments de déprime. J’imagine également que la piste cardiaque a été étudiée ?
S’il ne l’a pas fait, je vous recommande d’en parler avec votre généraliste, qui vous dirigera alors le professionnel approprié.
Je reste à votre disposition et à votre écoute.
Pour plus de détails, contactez-moi.
N’hésitez pas à vous faire une idée du sérieux de ma méthode en consultant les avis sur ma fiche.
Christophe
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Thérapeute de couple - Sexothérapeute
* Rendez-vous en ligne uniquement (visio ou téléphone)
29 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 15 personnes
Bonjour,
Je reçois nombre de personnes avec des symptômes similaires, mon exploration avec l'hypnose et mes techniques permettent d'accéder à l'origine des symptômes (voir mon profil et les avis). La fatigue ne représente que le haut de l'iceberg, il serait nécessaire d'aller explorer à un niveau inconscient ce qu'elle représente...
Vous dites qu'il est suivi par une psy avec une bonne approche qui utilise le dessin et l'écriture, mais depuis combien de temps a t-il ce suivi ?
La fatigue chronique peut venir aussi d'un problème de thyroïde, à vérifier par une prise de sang.
Sur la plan psychologique, les idées noires sont plus inquiétantes et demanderait une anamnèse précise.
Mes questionnaires clinique permettent d'évaluer avec précision les schémas dysfonctionnels, etc...
Je vous joins ces 3 articles que j'ai écrit (parmi d'autres) qui pourront l'éclairer :
27 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Merci pour votre confiance.
On sent à quel point vous êtes impliquée à ses côtés.. et aussi combien cette situation est éprouvante, pour lui comme pour vous. 6 ans à chercher, consulter, espérer des réponses…ça use profondément, et ça peut finir par donner ce sentiment d’impasse, voire de découragement.
Ce que vous décrivez chez lui, fatigue intense, persistante, sans cause médicale retrouvée, existe, et surtout ce n’est pas « dans sa tête » au sens où ce ne serait pas réel. Le corps peut porter longtemps des tensions, du stress, des émotions qui n’ont pas trouvé de place pour s’exprimer. Et avec le temps, ç peut devenir une fatigue très concrète, très invalidante.
Le fait qu’il soit aujourd’hui accompagné, et qu’il commence à faire des liens autour du lâcher prise, des émotions, de la peur de l’abandon.. c’est loin d’être anodin. Ce sont souvent des portes d’entrées importantes. Mais ce travail là est lent, parfois frustrant, car il ne donne pas de réponse immédiate comme un examen médical.
Et oui, il existe des personnes qui ont vécu des parcours similaires.. Ave cette même errance, ce même épuisement, ce sentiment d’être coincé et pour qui les choses ont évolué. Pas du jour au lendemain, mais progressivement, à mesure que le corps et l’esprit retrouvent un peu de sécurité et d’équilibre.
Ce qui peut être difficile pour lui aujourd’hui c’est cette peur de « ne jamais trouver » ou « ne jamais guérir ». Cette peur là, à elle seule, peut entretenir une tension intérieure très forte et renforcée les blocages.
Peut être, l’enjeu pour l’instant n’est pas de tout comprendre d’un coup, ni même de mettre un mit précis comme « traumatisme » mais plutôt de continuer à apprivoiser ce qui se passe en lui, à son rythme, avec cette thérapeute avec qui il semble déjà avoir un lien juste.
Vous pouvez lui transmettre ceci doucement, son corps ne lui fait pas défaut, il essaie de dire qqch depuis longtemps. Et même si c’est long, ça ne veut pas dire que c’est figé, chaque pas compte même infime.
Le fait de continuer à créer, à faire du sport, à consulter.. montre qu’il y a encore du mouvement en lui malgré tout.
Et vous, dans tout ça, vous êtes un soutien précieux. Mais vous n’avez pas à porter seule cette inquiétude. Avoir aussi un espace pour vous, pour déposer ce que vous vivez à ses côtés, peut vraiment faire la différence.
Il n’est pas seul dans ce qu’il traverse, même si aujourd’hui ça peut en donner l’impression.
Je reste à votre écoute, prenez soin de vous.
Margaux Jarrige.
27 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour,
Après 6 ans d’errance médicale, on comprend à quel point votre compagnon doit être épuisé… et à quel point vous aussi, en tant que proche, vous avez dû vivre cela dans l’impuissance.
Ce que vous décrivez est très éprouvant : fatigue intense, vertiges, brouillard mental, examens multiples, consultations en série, sans réponse claire. Quand le corps souffre ainsi pendant si longtemps sans explication évidente, cela devient souvent très angoissant, et il est compréhensible qu’il finisse par se sentir seul, découragé, voire envahi par des idées noires.
Le fait qu’il ait enfin trouvé une psychologue avec qui il semble pouvoir travailler, et que quelque chose commence à émerger (émotions retenues, peur de l’abandon, difficulté à lâcher prise, tension intérieure…), me paraît plutôt être un signe encourageant.
Cela ne veut pas dire que tout est “dans sa tête”, ni que la souffrance physique n’est pas réelle.
Mais cela peut vouloir dire que le corps porte depuis longtemps quelque chose qui n’a pas encore pu se dire autrement.
Quand un travail thérapeutique commence à ouvrir des pistes, il est souvent important de ne pas l’évaluer trop vite.
Cinq mois, dans ce type de parcours, c’est encore très peu.
Surtout après six années de symptômes installés, d’inquiétude, de recherches, de fatigue et probablement d’hypervigilance corporelle.
Oui, il existe des personnes chez qui des symptômes physiques très envahissants s’apaisent nettement lorsque le travail psychique avance.
Mais cela se fait rarement d’un coup.
C’est souvent un chemin progressif, avec des avancées, des moments de découragement, des retours en arrière apparents… puis, peu à peu, une autre manière d’habiter son corps, ses émotions, ses tensions.
Autrement dit :
le fait que cela prenne du temps ne veut pas dire que “ça ne marche pas”.
Cela peut simplement vouloir dire que ce qui s’est installé profondément met du temps à se dénouer.
S’il sent que les premiers signes sont positifs, même petits, cela vaut sans doute la peine de continuer.
Dans ce type de travail, il y a souvent des hauts et des bas.
Mais quand le processus est juste, les bas deviennent progressivement moins abyssaux, et les moments de mieux finissent par prendre davantage de place.
Ce qui me semble important aussi, c’est qu’il ne reste pas seul avec ses idées noires.
Même si elles sont liées à l’épuisement et au découragement, elles méritent d’être prises au sérieux et d’être dites clairement à sa thérapeute, et si besoin à un médecin ou à un psychiatre.
Non pas forcément pour “coller un diagnostic”, mais pour sécuriser les moments où tout devient trop lourd.
Vous semblez déjà avoir trouvé quelque chose de précieux :
une thérapeute avec qui il peut enfin entrer dans un vrai travail, à sa manière, avec l’écriture, le dessin, et un cadre qui lui parle.
Parfois, après des années d’errance, ce n’est pas spectaculaire au début… mais c’est justement cela qui ouvre enfin une voie de sortie.
Je lui souhaiterais donc surtout ceci :
ne pas chercher à “guérir vite”, mais accepter que le travail thérapeutique soit un chemin, parfois lent, parfois inconfortable, mais potentiellement profondément transformateur.
Et s’il sent que quelque chose commence à se desserrer, même légèrement, alors cela mérite d’être soutenu.
27 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Émilie,
Merci pour votre message, très touchant, et pour l’attention que vous portez à votre compagnon.
Ce que vous décrivez — fatigue intense, brouillard mental, vertiges persistants sans cause médicale identifiée — est une réalité que rencontrent certaines personnes, et qui peut être extrêmement éprouvante, autant physiquement que moralement.
D’abord, un point important :
le fait que de nombreux examens médicaux approfondis n’aient rien révélé de grave est déjà en soi un élément rassurant. Cela oriente en effet vers une origine fonctionnelle, souvent en lien avec le système nerveux et le vécu émotionnel, plutôt que vers une pathologie organique évolutive.
Dans ma pratique, j’ai déjà accompagné des personnes présentant des symptômes très similaires.
Et oui, il est possible d’aller vers un mieux-être, voire une réelle disparition des symptômes.
Cependant, ce type de manifestation peut s’inscrire dans des mécanismes profonds, parfois anciens, ce qui explique que cela prenne du temps.
Quelques pistes de compréhension :
• Le corps peut exprimer ce qui n’a pas pu être vécu, ressenti ou “digéré” émotionnellement.
• Un état de stress chronique ou un terrain d’hypervigilance (parfois lié à un vécu traumatique, même diffus) peut maintenir le système nerveux en tension permanente.
• Le “brouillard mental” et la fatigue peuvent être des formes de protection du système : comme une mise au ralenti face à une surcharge intérieure.
Concernant l’EMDR, c’est une approche tout à fait pertinente dans ce contexte, notamment lorsqu’il y a des empreintes émotionnelles non résolues.
Le fait qu’il commence à identifier certains “noyaux” (peur de l’abandon, difficulté à exprimer ses émotions, contrôle…) est très encourageant : cela signifie que le travail est déjà en cours.
Il est également important de souligner que : on ne trouve pas toujours un “traumatisme évident”.
Parfois, il s’agit d’accumulations, de vécus subtils, ou d’un terrain émotionnel construit dans le temps.
27 MARS 2026
· Cette réponse a été utile à 0 personnes
Bonjour Madame,
Je vous remercie pour votre message, très détaillé, et pour la confiance que vous m’accordez.
La situation que vous décrivez est effectivement éprouvante, autant pour votre compagnon que pour vous.
Et je vais vous répondre de manière claire et directe.