Comment en finir avec les compulsions alimentaires et maigrir durablement ?

Il est aujourd'hui prouvé que régime alimentaire, restriction cognitive ne permettent pas de solutionner les problèmes de poids durablement.

31 MARS 2020 · Lecture : min.

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Comment en finir avec les compulsions alimentaires et maigrir durablement ?

Agir sur la prise alimentaire, c'est se focaliser sur le rapport de l'ANSES de novembre 2010 qui dresse un bilan des effets somatiques et psychologiques des régimes dont voici quelques points principaux :

  • Dans 95% des cas, une reprise de poids est constatée.
  • Au bout de 2 ans, dans 80% des cas, la reprise de poids est supérieure à la perte initiale.
  • Les sensations de faim et de satiété disparaissent.
  • Des compulsions s'installent, pouvant aller jusqu'à l'apparition de troubles du comportement alimentaire....l'on se dit : "c'est plus fort que moi", "j'ai pas pu m'en empêcher". Notre corps veut rattraper tout ce dont on le prive et le phénomène "yo-yo" se développe.
  • Le corps va puiser principalement dans la masse maigre (ou masse musculaire) pour préserver la masse adipeuse, ce qui provoque un affaiblissement des personnes.
  • La masse minérale osseuse diminue, pouvant accentuer les risques d'ostéoporose, ou de fractures en cas de YO-YO, surtout chez les femmes proches de la ménopause, maigrissant rapidement.
  • Une carence en fer est constatée.
  • La diminution de consommation de lipide impacte le capital osseux.
  • L'abondance de protéines peut provoquer des risques hépatiques et de calculs biliaires.
  • La diminution de consommation de fibre en cas de régime hypoglucidique induit les constipations.
  • Les risques cardio-vasculaires s'accroissent.
  • Le métabolisme se ralentit : quand ce ralentissement est associé à la fonte de la masse maigre, ingérer la même quantité d'énergie après le régime qu'avant le régime induit inévitablement une reprise de poids même si la consommation de lipides et de glucides diminue, le surpoids continue de progresser.
  • Les personnes développent des symptômes dépressifs, perdent confiance en elles et se mésestiment : c'est le fruit du ralentissement de leur métabolisme d'une part et de la culpabilité qu'elles ressentent, d'autre part, à craquer, à rattraper par moment se considérant alors comme n'ayant ni volonté, ni courage.
  • Le couple fameux "Frustration / Culpabilité" se met en marche : succession d'émotions négatives qui pousse à manger encore plus !

Pourquoi les régimes ne marchent pas ?

Par régime, il faut entendre toute conduite alimentaire caractérisée par des restrictions ou substitutions en termes de quantité de nourriture, de type de nourriture ou de nombre de calories par jour.

Il ne s'agit pas d'une question de volonté : bien au contraire, les personnes qui font régime font preuve d'une volonté extraordinaire. Ceci dit, la volonté s'émousse : des tests ont montré que des personnes qui ont passé beaucoup de temps à résoudre un puzzle auront une volonté plus réduite face à un carré de chocolat. Cela ne signifie pas qu'il ne faut plus faire de puzzle pour mincir. Cela induit simplement que la volonté n'est pas un réservoir sans fond dans lequel on peut puiser pour tout et n'importe quoi! De la même façon, la volonté est une force qui nous tire vers l'avant mais bien souvent il y a d'autres forces qui nous freinent, nous retiennent : il est donc important de réunir toutes les conditions pour unir toutes les forces dans la même direction.

En outre, notre corps physique à été formé par des milliers d'années d'évolution pour rechercher et consommer de la nourriture ; notre ADN est d'abord programmé pour assurer la survie de l'espèce et a toujours dû faire face à la pénurie plus qu'à l'abondance. Donc, que la famine soit déclenchée par des accidents climatiques par exemple comme dans les temps anciens ou par nos restrictions volontaires, notre corps réagit de la même manière pour nous protéger : Il se met en veille, il fonctionne au ralenti et cherche à préserver notre masse grasse pour tenir dans le temps face au manque de nourriture. Se nourrir est instinctif au même titre que le besoin de respirer : on ne peut changer ses instincts.

Plusieurs facteurs qui contribuent à l'échec des régimes

  • Le calcul constant des calories, des glucides ou des lipides nous amène à être obsédé sans trêve par la nourriture.
  • La privation de nourriture provoque des fringales intenses, ce qui nous amène tôt ou tard à craquer et à abandonner notre régime.
  • Un état de "famine" constant peut provoquer d'importantes et graves conséquences sur notre humeur et sur notre état mental et mener à un état déprimé.
  • De nombreux régimes nous privent d'éléments nutritifs importants, ce qui peut-être dommageable pour notre santé à long terme.
  • Les régimes sont souvent compliqués et difficiles à suivre.
  • Surtout lorsque l'on s'efforce à appliquer les régimes des magasines, il n'y a souvent pas ou peu de considération pour nos besoins spécifiques individuels. Respecter les mêmes nombres de calories quelque soit notre situation (sexe, âge, activité, patrimoine génétique) n'a pas de sens.
  • Ces mêmes régimes ne nous donnent aucune information sur la façon de rester mince une fois que nous avons atteint notre poids de forme.
  • Les régimes nous coupent de nos sensations naturelles physiques de faim et de satiété. Quand nous suivons un régime, nous apprenons à ignorer nos signaux internes de faim physique en nous fiant à la place à des signaux externes, tels que le nombre de grammes de glucides ou de protéines d'un repas. Ainsi nous nous déconnectons de notre corps et de ses signaux et dépendons d'un livre ou d'un tableau pour décider quoi et quand manger.
  • Enfin, lorsque nous suivons un régime, nous nous retrouvons pris dans un cercle vicieux:
  • Les régimes, en nous privant, nous donnent des envies de manger les aliments "interdits"
  • À force d'avoir ces fringales, notre volonté faiblit de plus en plus.
  • Au bout d'un moment, nous perdons le contrôle, nous craquons et nous interrompons le régime pour rattraper tout ce dont nous nous sommes privés.

  • Cela nous amène à des sentiments de culpabilité, de honte, ainsi qu'un sentiment d'échec.
  • Ce sentiment de culpabilité nous amène finalement à recommencer un nouveau régime et à perpétuer cette spirale d'émotions négatives.
  • Tout cela crée les phénomènes de régimes yo-yo qui sont nuisibles pour la santé et qui souvent nous font prendre plus de poids que nous n'en avions au départ.
  • Bref, non seulement les régimes ne marchent pas, mais en plus en suivant un régime, cela amène à constamment vivre des émotions négatives et désagréables.

Quelles sont donc les vraies causes du surpoids ?

  • On peut considérer que le stress physiologique induit par les régimes est une des causes des problèmes de poids.
  • A cela s'ajoute que nous avons acquis un certain nombre d'habitudes et une façon de penser à la nourriture, qui déterminent:
  • Quand nous mangeons
  • Ce que nous allons manger
  • Quand nous nous arrêtons de manger
  • Toutes ces habitudes nous amène à manger plus que ce que nous brûlons comme calories par jour, et créent ( ou maintiennent) ainsi le surpoids
  • Notre corps a besoin d'énergie pour nous maintenir en vie et nous permettre de faire nos activités aussi bien physiques qu'intellectuelles.
  • Nous mangeons pour alimenter notre corps et subvenir justement à ses besoins énergétiques. L'organisme a besoin d'énergie pour couvrir les dépenses liées à son fonctionnement : Elles se répartissent en trois catégories:

Le métabolisme de base 60 à 75% de la dépense totale.

La dépense liée à l'activité physique variable selon les individus

L'effet thermique des aliments qui constitue environ 10% de l'énergie totale et qui consiste en la digestion et la transformation des aliments en énergie.

  • Si nous sommes en surpoids , c'est parce que nous absorbons plus d'énergie en mangeant que nous n'en dépensons et ce surplus d'énergie est stocké sous forme de graisse dans notre corps.
  • Pour mincir durablement, il est donc primordial de changer notre relation à la nourriture et adopter de nouveaux comportements.

Mais qu'est-ce qui fait que nous mangeons plus d'énergie que celle dont nous avons besoin de dépenser ?

Notre corps est naturellement conçu pour s'alimenter quand il a faim et pour s'arrêter de manger quand il est plein. On peut le constater chez les nourrissons qui pleurent quand ils ont besoin de manger et qui s'arrêtent tous seuls de téter quand il n'ont plus faim.

Malheureusement plusieurs facteurs nous ont conditionnés différemment et nous ont déconnectés de nos signaux internes de faim et de satiété. De ce fait :

  • Nous mangeons même si nous n'avons pas vraiment faim physiquement
  • Nous continuons de manger même si nous nous sentons remplis
  • Nous mangeons souvent à cause d'une "faim artificielle" qui est le fruit des éléments suivants :
  • Nos habitudes
  • Nos associations psychologiques
  • Nos émotions
  • Notre éducation familiale
  • Les attentes de note entourage
  • Le conditionnement social
  • Les publicités et les médias.

Les régimes aussi nous déconnectent de nos signaux internes, car ils nous empêchent de manger quand nous avons faim, ou de manger à notre faim.

Cette faim artificielle est alors guidée par des signaux externes. Nous mangeons parce que :

  • Nous voyons une pub à la télé ou un paquet de chips
  • Le régime nous dit qu'il est l'heure de manger

Nous cessons de manger parce que :

  • Le paquet de chips est vide
  • Nous avons fini notre assiette
  • La série télévisée que nous avons regardé en mangeant est finie
  • Le régime nous dit que nous devons cesser de manger.

De plus , nos associations positives (plaisir) et négatives (déplaisir) sont faites avec les mauvais types d'aliments et pour les mauvaises raisons.

En effet, dans beaucoup de famille, la nourriture est utilisée comme une récompense ou une punition." Tu ne te lèves pas de table tant que tu n'as pas fini de manger tes brocolis!" "Tu seras privé de dessert!" "Tu as été sage, donc tu as le droit à une barre de chocolat".

Ou bien la nourriture (des biscuits, des barres chocolatées, du chocolat, des bonbon, etc.) est utilisée pour essayer de remonter le moral à un enfant malheureux ou mécontent. Ce dernier aspect crée deux types de problème :

  • 1- Le besoin émotionnel sous-jacent n'est pas vraiment comblé, ni par les parents, ni par l'enfant.
  • 2- L'enfant apprend à gérer ses émotions en mangeant.

Ainsi lorsque l'enfant devient adulte, tout problème émotionnel est traité en mangeant (souvent des aliments sucrés) et les besoins émotionnels ne sont pas écoutés et continuent de se présenter. Comme nous avons associé le plaisir à des aliments qui sont de mauvaises sources d'énergie et qui font grossir (sucrerie, pâtisserie, malbouffe, etc.) et comme nous avons "appris" à" contourner" nos émotions par des prises alimentaires, nous prenons du poids.

Donc, dès que nous nous sentons mal ou stressés, notre réaction naturelle est de manger des aliments qui nous font grossir pour chercher du plaisir. Quand nous avons des problèmes de poids, nos ressentis émotionnels sont confondus avec une envie de manger : c'est la "faim émotionnelle".

On le voit bien, la prise de poids repose sur la combinaison de plusieurs facteurs aussi bien génétiques, psychologiques, comportementaux, environnementaux (héritage, abondance alimentaire, régimes, stress, sédentarité, statut social, publicité, etc...): Il y a interaction des facteurs.

Ces dernières années , malnutrition et obésité avec leurs pathologies associées ne cessent de se répandre à travers le monde. On comprend bien maintenant que les causes du surpoids sont plutôt liées à nos habitudes alimentaires (des indicateurs externes nous indiquent quoi, quand manger et s'arrêter), à la déconnexion de nos signaux internes et à une sorte de conditionnement conduisant à une faim artificielle (éducation, comportement social, émotions, association positive et négative faite avec les mauvais aliments).

Mincir, cela se passe donc d'abord dans la tête ! Comprendre comment fonctionne notre cerveau est le point de départ pour endiguer de façon durable le poids.

En séance de Coaching, nous travaillons sur 3 niveaux:

  • 1- Déprogrammer tout ce qui a été appris pour se connecter à ses ressentis alimentaires
  • 2- Comprendre et gérer les crises de compulsions ou de boulimie sur l'instant
  • 3- Gérer les causes principales des problèmes de poids (le stress conscient et inconscient).

Dans un premier temps , le coaché apprend à décoder ses ressentis alimentaires.

Notre corps possède un formidable ordinateur qui calcule et ajuste en permanence pour nous maintenir à nos points d'équilibres vitaux. Ce phénomène est inconscient.

Quand notre corps commence à manquer d'énergie pour fonctionner, plusieurs processus s'activent notamment au niveau des intestins et du cerveau : le corps nous envoie alors un signal de faim. Quand nous sommes à l'écoute de nos ressentis physiques, nous mangeons naturellement, nous avons du plaisir et nous nous arrêtons quand notre corps a suffisamment d'énergie et nous envoie un signal de non-faim. En d'autres termes pour respecter l'équilibre alimentaire il est impératif de manger quand on a faim, de s'arrêter quand on a plus faim et dans cet espace temps, de manger ce qui nous fait plaisir.

Le choix des aliments et de la quantité à ingérer répondent, on peut le répéter, à des nécessités intrinsèques inconscientes qui sont d'ordres physiologiques (le corps) et psychologique (le mental) qui maintiennent le corps à son poids d'équilibre.

Quand nous sommes connectés à nos ressentis, la nutrition répond à trois fonctions principales, intimement liées:

1- Premièrement, combler un besoin en calories,

2- Deuxièmement, répondre à une faim spécifique émotionnelle (qui nous pousse instinctivement vers un aliment particulier nous faisant "défaut"),

3- Troisièmement, apporter un réconfort.

Lorsque l'on répond à ces trois critères conjointement, il est impossible de prendre du poids.

Le surpoids correspond au dérèglement d'une des trois fonctions de la nutrition.

En coaching, nous consacrons les premières séances à appuyer sur la touche"Erase" de notre ordinateur, à nous déprogrammer de tous nos conditionnements pour remanger selon nos instincts. C'est déjà une belle victoire : elle permet de manger selon nos justes besoins et de mincir naturellement, sans restriction.

Victoire car quand on a fait beaucoup de régimes, on est coupé de nos ressentis. Il faut énormément de volonté pour contrôler quand et quoi manger. Seulement la volonté s'émousse et plus particulièrement quand le corps passe en mode survie, la personne craque, dévore, se remplit, surtout d'aliments diabolisés.

Une fois que la personne respecte ses ressentis physiques et mange quand elle a faim et s'arrête quand elle n'a plus faim, elle peut prendre conscience des moments de faim émotionnelle.

Le second temps est consacré à fournir des exercices pour rapidement désamorcer les crises de compulsions et de boulimie. Nous faisons alors entrer en jeu des techniques telles que la méditation, la sophrologie, LEFT, l'intelligence Émotionnelle, Psych-k, les fleurs de Bach, l'hypnose ! Chaque rencontre est unique et chacune peut être sensible à une technique plus qu'a une autre.

Le dernier temps est destiné à la partie la plus profonde : le stress. Les problèmes de poids sont liés principalement aux stress qui impactent notre métabolisme. Se critiquer, faire passer l'autre avant soi, ne pas savoir dire non, avoir une mauvaise image ou un manque de confiance en soi, une vie amoureuse difficile, mais également le déni des faits réels tels que le décès, la maladie, etc, sont autant de situations qui peuvent induire un besoin de se réconforter. Manger est la solution gagnante que le cerveau a trouvé pour éviter de ressentir ce qui fait souffrir.

Les séances de coaching aident à comprendre et gérer les contrariétés de la vie autrement qu'en s'apportant du réconfort immédiat au travers de la nourriture.

Nous utilisons les techniques de coaching comme la PNL, le coaching cognitif et comportemental, la psychologie positive pour fournir le travail comportemental indispensable permettant à la personne en proie à des sentiments douloureux ou anxiogène de dissocier le besoin vital de se nourrir de celui de comportements d'évitements ou déviants.

Avec un jeu de questionnement, de prise de conscience, nous initions le coaché à changer de regard sur lui, la vie, les autres, le monde. Des exercices pratiques lui pemettent de baisser les stress conscients. Enfin, il est scientifiquement prouvé que 95% de nos comportements sont impulsés par notre inconscient, fruit de notre héritage, notre éducation, notre vécu. En tant que miroir, le coach met en lumière certains comportements qui génèrent ses tensions internes, source de problème de poids. Les coachés repèrent ensuite, expérimentent de nouvelles attitudes, ne sont plus réactifs mais créatifs face aux situations vécues. Le coaché prend conscience que ses comportements sont source de stress, que la prise alimentaire était jusque là la solution gagnante pour se rassurer mais que celle-ci est inadaptée car elle ne répond pas à un besoin physiologique mais comble un vide, un besoin émotionnel, existentiel.

Expérimenter des comportements innovants, personnels pour répondre aux situations vécues apportent bien-être, regain de confiance et d'estime de soi durable.

Les coachés repartent en fin de parcours avec une boite à outils pour continuer de mincir dans la durée, pour ne plus voir la vie comme un combat et pour gagner en légèreté de vivre (plus de 85% des cas, la nourriture ne dirige plus leurs vies. Ils reprennent le contrôle de celle-ci).

Vous souhaitez suivre les formations pour apprendre le métier de " Coach en Nutrition Comportementale"?

Photos : Shutterstock

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Écrit par

Manuela MÉLINE

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Bibliographie

  • www.tc-formation.fr

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