Le déroulement d'une thérapie cognitivo-comportementale

Saviez-vous que les thérapies cognitivo-comportementales étaient efficaces pour de nombreux troubles ? Découvrez lesquels.

25 OCT. 2018 · Lecture : min.

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Le déroulement d'une thérapie cognitivo-comportementale

Dans la famille des thérapies brèves, nous demandons les thérapies cognitivo-comportementales ! En plein essor, ces thérapies sont loin de l'image d'Epinal de la psychanalyse : ici, point de patient allongé sur un sofa et creusant son passé. Les TCC sont actives, ancrées dans le présent et prétendent résoudre un problème rapidement. 

Les Thérapies Comportementales et Cognitives sont validées scientifiquement et permettent d'agir sur le lien entre pensées, émotions et comortements. De courte durée et efficaces, elles se concentrent sur les problèmes actuels rencontrés par le ou la patiente et offrent les outils pour aider à les dépasser. 

Enfants, adolescent(e)s ou adultes, nous avons tous et toutes des comportements inadaptés ou symptômes invalidants au quotidien. Les TCC permettent d'identifier les mécanismes à la source des problèmes rencontrés et de localiser les croyances erronnées et schémas de pensées inadaptés qui les causent. Le ou la thérapeute aide ensuite la personne à briser le cercle vicieux de la souffrance psychique, tout en lui fournissant des outils et compétences pour faire face à de nouvelles difficultés. 

Selon le modèle cognitivo-comportemental, il s'agit en effet d'analyser les situations-problèmes en les décomposant en émotions, pensées et comportements, et en déterminant la manière dont ils s'influencent. 

Interactives, explicites, pédagogiques, collaboratives et égalitaires, les TCC permettent d'atteindre des objectifs réalistes déterminés par le/la patient(e) grâce à l'acquisition de techniques par lesquelles il ou elle pourra modifier ses comportements ou patrons de pensées erronés. 

Quels types de troubles peut-on traiter avec les TCC ?

Les TCC sont des thérapies centrées sur les problématiques du patient sources de souffrance. Inscrites dans le présent, elles peuvent viser des troubles précis qui causent un mal-être au quotidien ou dans certaines situations. Elles traitent notamment : 

  • Les troubles anxieux : phobie sociale, phobie spécifique, TOC, trouble panique ou trouble anxieux généralisé, agoraphobie, trouble de stress post-traumatique. Si nécessaire, un traitement médicamenteux peut y être associé.
  • Les troubles alimentaires : anorexie, boulimie, hyperphagie, orthorexie...
  • Les troubles du sommeil : syndrome de fatigue chronique, insomnie. 
  • Les dépendances : alcool, tabac, sexe... 
  • Les troubles de l'humeur : les formes les plus légères seront traitées seules, alors qu'un complément médicamenteux sera nécessaire pour les plus sévères.
  • Les troubles envahissant du développement et la schizophrénie : le/la psychologue s'attache à la gestion des émotions, à l'acquisition d'aptitudes sociales, à la remédiation et àl'inquisition. 

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Les TCC fonctionnent sur la base de l'analyse fonctionnelle, une technique permettant d'explorer avec le/la patient(e) ce qu'il ou elle ressent dans les moments difficiles, comme par exemple en cas de détresse émotionnelle, anxiété ou encore pendant en conflit. On explore ainsi les émotions, pensées et comportements de la personne, et la façon dont ils se renforcent dans ces situations problématiques. Cette étape est indispensable pour pouvoir déterminer les solutions et outils à offrir au patient ou à la patiente, mais aussi pour mettre en place un suivi totalement adapté et personnalisé. 

Thérapeute et patient(e) réaliseront cette étape en tout début de suivi, mais elle n'est pas figée : il est toujours possible de revenir dessus si le/la patient(e) se sent bloqué(e) dans sa vie ou dans la thérapie, ou en cas d'apparition de nouveaux problèmes. 

Comment se déroule une séance ? 

Les thérapies cognitivo-comportementales supposent une collaboration et une relation de confiance entre le/la patient(e) et le/la thérapeute. Chaque séance dure entre 30mn et une heure, suivant un ordre du jour déterminé préalablement par le/la thérapeute et le/la patient(e) et définissant les grands axes de travail, les stratégies et thèmes qui seront mis en avant pendant cette séance. Entre chaque séance, la personne devra réaliser des exercices de son côté afin d'avancer plus rapidement et de se doter plus aisément des outils pour combattre ce qui lui cause du mal-être. 

Selon les demandes et besoins du/de la patient(e), une thérapie cognitivo-comportementale peut durer de quelques semaines à quelques mois. Les séances peuvent se réaliser en individuel ou en groupe : dans ce cas, elles dureront entre 1h et 2h20, et on conseillera au ou à la patient(e) d'y assister deux fois par semaine si possible. 

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Le ou la thérapeute peut utiliser de nombreux exercices lors d'une séance : 

  • Des exercices cognitifs : ils permettent de cibler les schémas de pensées inadaptés ou irréalistes et de les modifier, de les assainir voire de construire de nouvelles façons de penser plus adaptées. 
  • Des exercices comportementaux : grâce à ces exercices, le/la patient(e) apprend de nouveaux comportements, à réagir face à une situation donnée (affirmation de soi, par exemple). 
  • Des exercices corporels : le/la patient(e) apprend à se calmer et à se détendre physiquement et psychologiquement grâce à des exercices totalement adaptés.
  • Des exercices émotionnels : il s'agit de prendre conscience et d'accepter les émotions qui nous traversent pour mieux les réguler. 

Nées en 1920, les TCC entament aujourd'hui leur Troisième Vague et de nombreux outils sont encore développés pour aider au mieux les patient(e)s, tels que la TCC s'appuyant sur la pleine conscience ou la thérapie d'acceptation et d'engagement. 

Photos : Shutterstock

Pour en savoir plus, consultez notre liste de psychologues spécialisé(e)s en TCC.

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Commentaires 3
  • Valou

    Bonjour je souhaite prendre un rendez-vous j'ai vraiment un blocage il faut absolument que j'arrive à résoudre.. Cordialement

  • Nathalie FOLLMANN

    En tant que praticienne en hypnothérapie clinique intégrative, je voulais rebondir sur cet article que je ne partage pas du tout. Effectivement, la TCC est en plein essor, mais loin d'être suffisante. On l'a différencie avec la psychanalyse mais il n'y a aucune comparaison à faire, ce sont des approches très différentes. LA TCC est efficace uniquement pour travailler sur la restructuration cognitive, pas sur l'origine du problème. Si on ne peut pas identifier l'origine du trouble qui est manifeste du dysfonctionnement comportemental et cognitif, cette thérapie n'aura pas d'impact. Sachant que l'origine d'un trouble est souvent inconscient, et la TCC ne permet pas d'y accéder. Donc, je ne partage pas ce qui est dit sur les troubles traités par la TCC. Désolée, mais cela représente un travail de surface. J'utilise moi même la TCC, mais je l'applique en fin de parcours thérapeutique pour travailler sur les distorsions cognitives qui peuvent rester, c'est le but même de cette thérapie. Le travail de fond (source du trouble) se fait avec d'autres outils et approches. Tant que l'origine du trouble n'a pas été traité, le comportement inadapté ou la pensée inappropriée se reproduira et ce travail en TCC n'aura pas beaucoup d'intérêt...

  • mirabelle

    Très intéressant comme article, très juste, pour savoir ce que c'est et être passé par là, ça m'a aidé à avancer et continuer mon chemin de vie, l'ACT est pour moi source d'inspiration, un GPS de vie.

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