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Qu'est-ce-que la psychologie comportementale ?

La psychologie comportementale est notamment utilisée dans le cadre de phobie et d'anxiété, et permet d'annihiler un comportement inadéquat appris pendant l'enfance.

16 juil. 2014 Thérapies et méthodes de psychologie - Lecture : min.

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On associe souvent psychologie cognitive et psychologie comportementale, à tel point que celles-ci ont toutes deux été intégrées dans le champ des thérapies brèves sous l'appellation TCC.

Branche de la psychologie clinique, la psychologie comportementale est apparue en parallèle de la psychologie cognitive au milieu du XXème siècle. Si un clivage a longtemps existé entre ces deux branches, il tend aujourd'hui à disparaître, à tel point qu'on les regroupe sous l'appellation TCC (thérapies cognitivo-comportementales).

Qu'est-ce que la thérapie comportementale ?

La thérapie comportementale est brève, pratique et active, et permet notamment de traiter les troubles psychiatriques comme les phobies, l'anxiété, les addictions, les troubles dépressifs...

La psychologie comportementale suggère que tout symptôme (anxiété, phobie, etc.) est la marque d'un comportement inadapté, qui s'est implanté chez le patient au fil des années, renforcé par l'expérience quotidienne. Une thérapie comportementale permettra ainsi au patient de se débarrasser de ces comportements problématiques, inadéquats, répétitifs, grâce à la mise en place de stratégies plus adaptées, mais aussi d'exercices à faire chez soi.

Contrairement à la psychanalyse, dans laquelle le thérapeute privilégie la libre association des idées par le patient, le thérapeute est plus directif et présent dans la thérapie comportementale, et va par exemple poser des questions au patient, lui proposer de participer...

Les exercices à faire chez soi sont cruciaux dans le cadre de la thérapie comportementale, car le patient doit s'investir au quotidien afin de désapprendre ces comportements développés pendant l'enfance et renforcés tout au long de la vie.

Mise en place d'une thérapie comportementale

Prenons l'exemple d'une personne phobique des araignées. De manière logique et raisonnée, cette personne sait bien que l'araignée est sans danger pour elle, mais ne pourra empêcher des crises de panique à la vue ou à la pensée d'une araignée. Éviter même les araignées renforcera le comportement phobique, en faisant grossir la menace.

La thérapie comportementale va alors proposer d'exposer progressivement le patient aux stimuli redoutés, afin d'annihiler la phobie. Lorsque l'angoisse devient trop forte, la relaxation peut être utilisée en complément.

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Naissance de la psychologie comportementale

C'est au début du XXe siècle que les expériences d'Ivan Pavlov ont donné naissance au courant comportementaliste. En proposant de la nourriture à des chiens juste après leur avoir fait entendre un son de cloche, il a pu étudier le conditionnement (le chien salive dès qu'il entend la cloche). Il a également mis en avant l'extinction du conditionnement, en ne présentant plus de nourriture aux chiens après le son de cloche.

En 1924, Mary Cover Jones met au point les premières thérapies comportementales, en exposant progressivement des enfants face à l'objet de leur peur et en les récompensant, mais aussi en leur présentant d'autres enfants qui n'ont pas peur.

En 1952, Josep Wolpe propose un traitement de "désensibilisation systématique" dans le cadre de ses travaux sur l'anxiété. Ce traitement se base sur le principe "d'inhibition réciproque", c'est-à-dire que l'on met en place un état psychologique qui n'est pas compatible avec l'état anxieux généré face à l'objet de la phobie.

Dans les années 1950 et 1960, les thérapies comportementalistes commencent à prendre en compte les systèmes de croyances et d'émotions afin de mieux prendre en charge les névroses. Dès 1953, Albert Ellis souligne l'idée que les perturbations psychiques proviennent d'un comportement appris pendant l'enfance et inadapté à la vie quotidienne : dès lors, il propose une thérapie centrée sur le présent qui permettrait de modifier ces comportements inadaptés par un travail de rationalisation et des exercices mentaux.

Les thérapies cognitives se trouvant de plus en plus groupées aux thérapies comportementales dans la pratique (troubles anxieux, trouble panique), ces deux branches vont petit à petit fusionner pour appartenir au même groupe, les thérapies cognitivo-comportementales.

Photo : Shutterstock

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