Comment changer de regard sur la sexualité après qqs mauvaises expériences ?

Réalisée par Castegir le 2 févr. 2019 Sexualité

Bonjour,

Si j’écris ce message (un peu long, je m’en excuse), c’est parce que je me sens un peu perdue. J’ai 24 ans et j’ai commencé une nouvelle relation avec un homme de mon âge il y a 6 mois. Mon problème : mon rapport à la sexualité qui se traduit par une peur énorme, par des angoisses… J’aimerais qu’il en soit autrement mais j’ai l’impression que beaucoup de choses s’y opposent. C’est pourquoi vos conseils ne pourraient que m’aider à avancer, à y voir plus clair (un regard extérieur est souvent de bons conseils !).

Retour en arrière pour mieux comprendre : J’ai subi des attouchements pendant presque une année lorsque j’avais 13 ans (deux garçons qui se faisaient plaisir avec mon corps). 4 ans plus tard, harcèlement par le biais d’internet. Je recevais des messages semblables à des scenarii de films pornos (accompagnés d’insultes très humiliantes), des photos, des vidéos pornos … C’est à partir de ces expériences que j’ai construit ma vision de la sexualité. Vision qui, par conséquent, est assez négative (bien que sûrement erronée).

Par la suite, j’ai rencontré un homme qui avait huit ans de plus que moi et avec lequel j’ai bâti un semblant de relation de couple pendant un peu plus de 2 ans. 2 ans pendant lesquels j’ai été incapable d’avoir la moindre relation sexuelle. J’arrivais pourtant à avoir envie de lui mais uniquement lorsque nous étions physiquement séparés et que, par conséquent, il me manquait. Dès lors que je me retrouvais avec lui, je n’avais plus aucun désir. Si j’appréciais les moments où j’étais dans ses bras, la moindre caresse me paniquait totalement sans que j’arrive à identifier la raison de cette peur… J’admirais sa patience et sa bienveillance à mon égard dans ces moments-là : il ne connaissait rien de mon passé (j’avais trop honte pour lui en parler et j’avais peur que son regard change) et acceptait sans broncher que je le repousse sans cesse. Il était même rassurant. Je suis cependant tombée de haut quand j’ai appris qu’il entretenait une relation avec une autre femme et qu’il allait être père dans quelques mois. Culpabilisant énormément (comment avais-je fait pour ne rien voir ? Comment avais-je pu imaginer qu’un homme reste 2 ans avec une femme sans avoir la moindre relation sexuelle ? J’avais l’impression de l’avoir privé de deux ans de sa vie et contre toute attente, c’est moi qui me suis excusée), j’ai souhaité que la rupture se fasse sans aucune haine ni d’un côté ni de l’autre. Elle n’en fut pas moins douloureuse.

Quelques mois après, je rencontrais un homme de mon âge (de façon totalement virtuelle puisque mes copines lui avaient donné mon numéro mais nous ne nous étions jamais vus). Après 8 mois de discussion quotidienne, nous avons enfin réussi à nous voir et nous sommes rapidement tombés dans les bras l'un de l'autre. Cette relation actuelle est très différente de la précédente dans le sens où nous discutons énormément et de tout. La première fois que je suis allée chez lui, il m’a fait quelques caresses qui arrivaient beaucoup trop tôt à mon sens. Je l’ai donc repoussé et lui ai expliqué que j’avais eu des expériences qui m’avaient laissé un goût amer et que tout ce qui était sexuel me faisait réellement peur et qu’il me faudrait alors du temps. Il a accordé beaucoup d’importance à mes propos et m’a assuré qu’il prendrait le temps qu’il faudrait. 3 mois, 6 mois, 1 an s’il le fallait. Il me rassurait en me disant qu’on ferait les choses progressivement, étape par étape (dormir ensemble, se voir nus, se caresser, … jusqu’à une relation sexuelle « complète »). Mais les choses se sont passées différemment. Deux semaines après cette discussion, je passais la soirée chez lui. Tout allait très bien, on passait un bon moment, bisous, câlins, on était bien. Et puis, il m’a fait quelques caresses par-dessus les vêtements, je n’étais pas à l’aise avec ça et j’avais peur de l’évolution de ces caresses mais ça ne me dérangeait pas plus que ça. Au moment où il est passé sous les vêtements, je l’ai repoussé et je lui ai dit que c’était trop tôt. Il m’a dit que c’était une des étapes qu’on avait fixées et qu’il savait que j’étais capable de la franchir. Le mot « capable » était assez important pour moi. Je suis très exigeante avec moi-même et ne supporte pas l’échec. Alors je me suis dit que j’allais réussir cette étape. Je l’ai donc laissé faire. Il a voulu me déshabiller mais à mon sens, ça dépassait notre première étape. Au sien, non. Il souhaitait qu’on se retrouve tous les deux torses nus et qu’on prenne du plaisir à être peau contre peau et n'a pas vraiment accordé d'importance à mon refus. Premier moment de stress intense qui m’a fait réaliser que j’avais peur de la nudité. Je ne voulais pas qu’il voit mon corps, mes seins que je n’aimais pas. J’avais une grosse boule dans la poitrine. Après près de 10 minutes de négociation, j’ai fini par changer mon « non » en un « si tu veux ». Dans un premier temps, j’étais extrêmement mal à l’aise, je le lui ai dit et il m'a promis qu'il n'irait pas plus loin que ce peau à peau. Ses paroles et le fait de le sentir aussi excité, de le voir prendre du plaisir m’a rendue vraiment heureuse pour lui et, même si je n’avais aucun plaisir, je me suis détendue. Il l’a probablement senti et il est devenu beaucoup plus entreprenant. Ses gestes, ses caresses, son souffle ont déclenché une crise d’angoisse : je ne respirais plus, je ne bougeais plus, mes muscles se sont contractés d’un seul coup et j’avais les larmes aux yeux. Il l’a vu et me chuchotait des mots rassurants mais ne me lâchait pas pour autant. Je me suis libérée comme j’ai pu et me suis roulée en boule dans un coin. Il m’a laissé 5 bonnes minutes et est venu se blottir contre moi. Puis les caresses ont recommencé. Je lui ai dit que c’était trop tôt pour moi, que je le vivais mal, que ça allait trop vite même s’il était très doux mais à chaque fois il argumentait jusqu’à ce que je finisse par me taire et le laisser faire. C’est étrange mais c’est un peu comme lorsqu’on nous force à reprendre un morceau de gâteau. On dit non une fois, on enchaîne avec un non, ça va j’ai vraiment plus faim. Et puis lors de la 3ème invitation forcée à reprendre du gâteau, on finit par dire « allez, un tout petit bout alors ». Les enjeux ne sont pas les mêmes mais finalement, mon premier rapport sexuel s’est un peu joué comme ça nous conduisant petit à petit à la pénétration. Autre gros moment de stress qui s’est en plus fait dans la douleur. Je n’étais pas prête à aller jusque-là, j’étais très stressée, j’avais peur et j’avais mal. Je lui ai dit que ça suffisait pour aujourd’hui, qu’on essaierait une autre fois, je le poussais gentiment mais il avait d’autres arguments : la première fois, la douleur, c’est normal, ça ira mieux quand je serai passé. Ou alors, il ne faut jamais rester sur une expérience négative ou sur une erreur parce qu’après, on ne veut pas y revenir. Il n’a pas tort, rester sur du négatif, ce n’est pas l’idéal. J’ai essayé de me décontracter : je pensais à lui, au fait qu’il m’aimait et qu’il avait juste envie de partager un bon moment avec moi. Mais la pénétration restait douloureuse et impossible, j'avais envie que ça se termine et vite ! J’ai opté pour une autre solution : m’évader par la pensée. J’ai complètement fait abstraction de ce moment dans le lit et me suis imaginée sous l’eau, allongée tout au fond. Sensation étrange : mon corps était dans le lit et je sentais ce qui se passait mais je n'avais plus l'impression d'être dans mon corps. Quoi qu'il en soit, grâce à ça, la pénétration a été possible. Douloureuse, sans aucun plaisir, mais possible. Une fois ce moment terminé, il est parti dans la salle de bain et j'ai sauté dans mes vêtements avant de rentrer chez moi au plus vite. Je me suis sentie tellement minable, tellement faible et sale en fait. Je me suis rhabillée pour me cacher mais je n'avais aucune envie de poser mes vêtements propres sur mon corps qu'il avait touché, caressé, léché...

Par la suite, nous avons eu une discussion sur ce rapport. Je lui ai dit que c'était vraiment anxiogène pour moi et que je ne voulais pas recommencer pour le moment. Il s'est excusé, m'a dit qu'il n'avait pas pu résister et a fini par ajouter que c'était de ma faute et que mon "non" n'était pas assez clair et que si je lui avais crié dessus, il aurait mieux compris. Il m'a même reproché de n'avoir pensé qu'à mon plaisir en refusant de lui faire une fellation. J'ai alors beaucoup culpabilisé. Finalement, il n'avait pas tort : il a eu ce qu'il voulait uniquement avec des mots, il n'a jamais été violent. Certes j'ai dû lui dire une quinzaine de fois que je voulais qu'il arrête, que je ne voulais pas qu'il aille plus loin mais je ne me suis pas réellement débattue.

Nous avons eu 2 autres rapports dans les mêmes circonstances. Il ne prenait même plus le temps de me caresser, il me déshabillait, se faisait plaisir (pour moi, c'était réellement douloureux) et c'était fini.
Je ne l'ai pas vu depuis 3 mois : je me suis réfugiée dans le travail et accepte de plus en plus de travail pour ne pas avoir à y penser et pour ne pas avoir de temps à lui accorder, pendant mes périodes de vacances, je suis systématiquement malade (hasard ? je n'en suis pas sûre). Et pourtant, je n'arrive pas à le quitter. C'est juste une question de peur : peur de le faire souffrir, peur de ne pas trouver mieux (oui ... j'ai beaucoup d'estime pour moi-même [ironie])

Pourquoi vous dire tout ça ? Parce que j'ai besoin et envie d'avancer, besoin de comprendre et de dépasser surtout ce blocage sexuel. Je voudrais avoir une vie tout à fait ordinaire et ne plus ruminer en permanence (ce qui serait, d'après mes médecins, en partie responsable de problèmes de santé et de sommeil que je me traîne depuis 10 ans). Mais je ne sais pas exactement comment m'y prendre pour avoir une sexualité épanouie et épanouissante.
Bien sûr, j’ai quelques idées quant aux causes éventuelles de ce blocage :
- Mes expériences passées qui font que j’ai tendance à voir les relations sexuelles comme un rapport entre dominé / dominant. Je ne me suis jamais sentie femme dans ce genre de moments mais plutôt objet. Je me sens honteuse à chaque fois que j’éprouve du désir et même sale dès qu’on me touche … C'était déjà le cas avant mon expérience sexuelle avec mon dernier copain mais c'est pire aujourd'hui.
- La peur de la nudité : manque de confiance en soi, beaucoup de complexes …
- La peur du lâcher prise : j’ai besoin de tout contrôler dans ma vie, d’être performante, d’être la meilleure (sans pour autant avoir un esprit de compétition, je ne cherche pas à écraser les autres mais je me fixe des objectifs toujours très hauts et même lorsque je les ai atteints, je ne suis pas satisfaite de moi-même). J’ai créé une sorte de coquille impénétrable, je me réfugie derrière un éternel sourire qui ne laisse voir aucun sentiment, aucune de mes émotions alors que je suis une véritable éponge. Mais tout est sous contrôle, en permanence.
- La peur de la pénétration

Pouvez-vous m'aiguiller ? Que faire ? Comment avancer ?

Mon texte est encore plus long que ce que je pensais… Je me suis dit que la parole serait peut-être libératrice et que ce serait peut-être une première étape pour aller mieux.
Je vous remercie par avance d'avoir pris le temps de me lire et pour votre réponse qui ne pourra que m'aider.

C.

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Bonjour,
Vu ce message si important pour vous et ce que vous avez pu vivre comme attouchement, harcèlement..., il me semble qu'il serait opportun que vous puissiez consulter un thérapeute ou un hypnothérapeute pour vous aider à vous délestez de tous ces poids qui vous gênent depuis de nombreuses années
De plus, ce que vous avez vécu avec ce dernier garçon fait que vous avez à nouveau perdu confiance en vous et en la sexualité et surtout il n'avait aucun droit d'agir de la sorte.
Alors prenez soin de vous et contactez rapidement un professionnel pouvant vous accompagner dans votre démarche.
Vous ne pouvez rester seule avec cela.
Restant à votre écoute.
Bien cordialement.
Ghislaine PATTE - Thérapeute et Hypnothérapeute

Ghislaine PATTE Psy sur Montrouge

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Bonjour Castegir,

Tout d'abord, je vais revenir sur le passage ou vous dites que c'est de votre faute si votre compagnon n'a pas entendu votre non, parce que vous n'avez pas crié ou que vous ne vous êtes pas débattue.

NON veut dire non !

Nul besoin de le chanter, de le crier, de se débattre pour le faire entendre !

Votre compagnon a bien senti que vous souhaitiez avant tout lui faire plaisir, lui montrer à quel point il est important pour vous et il a clairement abusé de la situation en vous poussant de plus en plus loin.

Ce que vous avez subit dans votre adolescence est un grave traumatisme qui a effectivement un impact sur votre vie actuelle et en subissant des mauvais traitements à nouveau vous revivez cette agression.

Je vous encourage vivement à consulter un psychanalyste ou thérapeute analytique ou un thérapeute qui pratique l'EMDR (Mouvements Oculaires) pour parler de tout cela, pour mettre des mots sur ce traumatisme et pour retrouver votre liberté de choix.

Vous avez besoin de retrouver la confiance et l'estime de vous-même, pour vous permettre de marquer vos limites. Votre corps vous appartient et une relation sexuelle pour quelle soit épanouissante, doit être consentie par les deux partenaires.

Prenez bien soin de vous,

Restant à votre écoute,

Patricia Berna Thérapeute analytique

BERNA Patricia Psy sur Lavérune

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Bonjour,

Votre message effectivement très long et détaillé vous a certainement servi pour vous arrêter, réfléchir et comprendre pourquoi vous avez tant de mal avec la sexualité.

Vous avez été abusé à plusieurs reprises, tant au niveau physique (sexuel) que psychologique : relations d'emprise, impuissance de vous opposer et dire "stop", mensonge et trahison de votre confiance.

Les difficultés de "lâcher prise", le besoin fort de contrôle et de maîtrise sont le plus souvent la réaction naturelle à des expériences de vie douloureuses survenues sans qu'on puisse s'y opposer : il est possible que vous ayez donc développé ça en réaction à ce que vous avez vécu comme abus.

Vous êtes une jeune femme très intelligente et sensible, avec une capacité d'introspection réelle et qui a bien du désir (qui se bloque dès que certains souvenirs inscrits dans votre mémoire corporelle refont surface... et parce que quelque part vous étiez mal à l'aise avec ce désir dans les situations d'abus....) : ces points forts vont vous aider à "avancer" vers les changements que vous souhaitez, avec l'aide d'un(e) bon thérapeute.

Je vous souhaite d'arriver à vivre pleinement votre vie de jeune femme, en vous ouvrant à l'amour dans une relation de partage avec le partenaire de votre choix !
sp

Silvia PODANI Psy sur Issy-les-Moulineaux

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Bonjour,
Votre situation est en effet problématique et je comprends que vous en souffriez.
Toutefois vos dites que vous avez été victime d'attouchement et de harcèlement quand vous étiez mineure.
Est-ce qu'à la suite de ces agressions, vous avez été prise en charge. Vos parents ont-ils été au courant ? Avez-vous portez plainte ?
La sexualité n'est pas une agression et même si c'est avec des gestes très doux, personne n'a le droit de vous forcer à avoir une relation sexuelle sinon c'est encore une agression.
Surtout ce n'est pas vous la responsable. Ce garçon n'avait absolument pas le droit de vous forcer même avec des paroles.
Cependant vous ne pouvez pas rester dans cette angoisse et il serait nécessaire et urgent que vous consultiez une professionnelle pour vous libérer par la parole d'abord avant de passer à l'acte.
Pourquoi acceptez-vous de vous faire maltraiter comme cela ?
Quelle a été votre vie de petite fille et d'adolescente ?
Ce sont à ces questions que vous devrez répondre pour avancer et avoir une vie amoureuse épanouie.
Demandez à votre médecin ou à une personne de confiance une adresse. Ce sera plus rassurant pour vous.
Bien à vous.
Andrée Anne ZAZZERA
A

Andrée-Anne Zazzera Psy sur Fontenay-sous-Bois

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Bonjour,

Vous dites que la parole est libératrice. Je pense plutôt que ce long témoignage exprime à lui seul ce que vous déclarez en ces termes : « La peur du lâcher prise : j’ai besoin de tout contrôler dans ma vie, d’être performante, d’être la meilleure »
Autrement dit ce long témoignage c′est votre façon, de contrôler rétroactivement par la parole tout ce que vous n′avez pu contrôler jusque là. De rejouer des scénarios mentalement, à votre rythme, sous votre contrôle cette fois ci.
Et si vous ne souhaitez pas repenser en boucle tout cela toute seule, il serait bon de rencontrer un professionnel afin de libérer la parole, de lâcher prise dans le langage pour lâcher prise ensuite dans les actes de votre vie personnelle.

Cordialement à vous.

Maurice Gaillard Psy sur Vincennes

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