Comment faire de ses émotions des alliées ?

Comment faire de ses émotions un allié ? Toutes les émotions sont bonnes en soi. Et pourtant, la plupart d'entre nous valorise uniquement celles qui sont plaisantes : joie, bonheur …

8 MARS 2022 · Lecture : min.

PUBLICITÉ

Comment faire de ses émotions des alliées ?

Les émotions ne naissent pas comme ça, vous ne pouvez pas décider volontairement de ressentir ou de ne pas ressentir une émotion. Les émotions sont provoquées par une confrontation avec une situation qui ne se passent pas comme vous voudriez qu'elle soit. Elles naissent de l'écart entre la situation attendue (celle qu'on imaginait) et la situation actuelle (celle qui se déroule sous vos yeux). Elles sont donc spontanées en dehors de votre volonté.

Toutes les émotions sont utiles

Toutes les émotions sont utiles et importantes en soi, et même les plus désagréables. Elles vous servent de guide et vous poussent à réagir pour vous adapter à chaque situation de vie. Elles vous indiquent le chemin à prendre pour trouver votre nouvel équilibre. Elles sont comme les signaux d'alarme sur le tableau de bord de votre voiture. Ils vous indiquent l'état intérieur de la voiture et vous donnent une indication sur la marche à suivre. Si votre voyant de la pompe essence s'allume, vous savez ce que vous devez faire, de même si le voyant de votre batterie clignote, cela vous indique la voie à suivre. Si vous ne tenez pas compte de ces signaux d'alarme, vous pouvez casser le moteur de votre voiture. Avec les émotions, c'est pareil, comme les signaux d'alarme, elles vous envoient des informations importantes sur votre état intérieur, elles sont là pour vous dire jusqu'à quel point la situation vous convient ou pas.

Bien souvent, la plupart des personnes qui consultent considèrent leurs émotions désagréables comme des faiblesses, des obstacles ou des erreurs. Elles cherchent à les contenir, les maîtriser, lutter contre ou encore à les nier. Cela généralement maintient voire aggrave le problème que cette émotion est censée signaler. Plus vous faites barrage à vos émotions, plus vous les évitez et plus vous les renforcez. D'autre part, la signification de ces émotions ne pourront pas devenir claires car vous vous coupez des informations qu'elles vous envoient pour rétablir votre équilibre intérieur.

Encore une fois, chaque émotion, même si elle est extrêmement désagréable sur le moment est utile car elle donne l'indication d'un changement nécessaire pour votre bien-être, votre survie.

Reprenons les 4 émotions citées en introduction : peur, colère, tristesse, culpabilité 

  • Quand vous ressentez de la peur, votre organisme est entrain de vous alerter sur le fait que vous n'êtes pas préparé à une situation que vous redoutez. Votre organisme a détecté un risque dans votre environnement et souhaite que vous le preniez en compte. La peur se dissipera quand vous irez affronter cette peur d'abord en imagination, puis peu à peu en la touchant du doigt. La peur, il faut l'affronter car si vous la mettez à distance alors vous en devenez l'esclave et vous ne pourrez pas vous préparer à une situation redoutée.
  • La colère, c'est l'émotion la plus puissante, elle est là pour vous dire que quelque chose ne vous convient pas dans votre environnement. Elle vous conduit par l'action à changer quelque chose dans votre relation à vous-même et aux autres pour satisfaire vos besoins. La colère que vous essayez de contenir, la colère que vous n'exprimez pas prend de l'ampleur et emporte tout sur son passage et probablement de façon beaucoup plus violente que si vous l'aviez exprimée du départ. La colère, il faut la canaliser, l'exprimer mais pas de n'importe quelle manière afin qu'elle vous permette d'être dans une relation plus satisfaisante avec votre entourage et vous-même.
  • La tristesse vous informe que vous avez un deuil à faire soit de personnes, de lieux ou d'objets. C'est renoncer pour aller de l'avant. Or, en écartant cette douleur, ou en la contrôlant pour ne pas la ressentir, vous l'exacerbez. Pour atténuer une douleur, une tristesse, il faut la retraverser, passer au travers.
  • La culpabilité vous informe que vous avez fait quelque chose en contradiction avec vos valeurs. Or se culpabiliser ne profite à personne. Votre organisme vous informe que cette manière de gérer est délétère pour vous et les autres. Il vous indique un autre chemin pour mieux la gérer : à savoir ne pas la nier et surtout rechercher un meilleur moyen de réparer, plus constructif avec votre interlocuteur ou avec vous-même.

Parfois, les émotions vous bloquent et vous empêchent d'avancer. Il est donc important de les considérer et de les utiliser en séances pour en faire un moteur de changement et non un frein.

Photos : Shutterstock

PUBLICITÉ

Écrit par

Laetitia Paget

Voir profil

Bibliographie

  • Coacher les émotions, de Chernet Daniel, éditions Eyrolle

  • Les compétences émotionnelles, de Moira Mikolajczak, édition Dunod

Laissez un commentaire

PUBLICITÉ

derniers articles sur thérapie brève