Anxiété sociale non traitée ayant évolué en quelque chose de pire

Réalisée par Sissi · 21 janv. 2023 Aide psychologique

Bonjour,

Je suis une étudiante de 19 ans. Je me sens très bloquée dans ma relation aux autres, je ne sais absolument pas comment me situer et me positionner dans mes relations. J’ai fait la démarche de demander une aide psychologique sur mon campus car je n’ai plus du tout envie de me sentir impuissante, frustrée dans ma vie sociale et horriblement seule. Mais en attendant de pouvoir consulter je préfère poser ma question ici. J’ai l’impression que tout est très confus dans ma tête et que je n’ai pas assez de symptômes physiques venant légitimer mes émotions (j’ai tendance à vraiment nier mes émotions et me dire que non finalement je ne vais pas si mal que ça, que je peux tenir encore un peu avant de demander de l’aide…)

Je pense qu’il y a pleins de facteurs qui ont pu influencer mon comportement d’aujourd’hui. D’abord, j’ai toujours été assez anxieuse et émotive étant enfant : je suis allée voir une psy pendant un an lorsque j’avais 7 ans car mes parents trouvaient mes réactions un peu bizarre et disproportionnée. J’ai un peu oublié cette période de mon enfance mais j’ai jamais eu l’impression d’avoir souffert de quoi que ce soit, je n’étais pas harcelée à l’école et mes parents attentifs. C’est donc avec un peu d’incompréhension que je suis allée chez cette psychologue et je me rappelle avoir eu un peu honte de moi-même et me demander s’il y avait quelque chose de pas normal chez moi. J’aimerais bien creuser plus cette piste mais ça remonte il y a longtemps et je n’ose pas vraiment en parler avec mes parents.

Deuxième étape importante : vers le début du collège (12/13ans) je développe une grosse anxiété sociale. J’ai l’impression que c’est arrivée du jour au lendemain. J’ai toujours été un peu réservée mais pas pour autant timide. En classe c’étais atroce, j’avais les mains qui suaient, des vertiges, palpitations, j’étais très tendue. J’avais en effet très peur du jugement des autres mais presque encore plus peur que quelqu’un de mon entourage remarque à quel point j’étais terrorisée. Je l’ai donc soigneusement caché à ma famille et à tout le monde en fait. Et même un peu trop : je crois que mes parents m’ont pensé un peu timide mais aucune des mes sœurs ne s’en sont douté, encore même aujourd’hui. Et je pense que pour ceux de mon école j’étais juste froide et renfermée, mais par choix (alors que non je crevais d’envie de m’intégrer). L’année d’après, ma grande sœur (qui a un an de plus que moi) développe une anorexie mentale. Elle est restée avec son anorexie pendant 4 ans (heureusement aujourd’hui elle va très bien, c’est la personne avec qui je m’entends le mieux) mais à la maison ambiance tendue. Mes deux autres sœurs nous mettons en retrait. Alors que mes sœurs allaient vers leurs amis…je n’avais presque personne avec mon anxiété (mes deux seules amies sont parties car nos parents sont diplomates donc on bouge tous bcp ça joue aussi). Mes parents étaient tendus donc j’évitais de chercher du confort auprès d’eux, mais je ne leur en voulais pas, ni à ma sœur. Quant à moi-même j’ai bloqué toute émotion et je me suis montrée exemplaire (notamment en cours) même si au fond je m’ennuyais profondément et je rêvais d’un endroit où m’enfuir. Le temps a passé, ma sœur s’en est remise, l’ambiance s’est détendue (d’ailleurs cela nous a tous rapproché et je fais encore pleins d’efforts pour me rapprocher de mes parents), je me suis faite des amis dans mon nouveau lycée, j’étais plus très anxieuse mais juste timide.

Ça se corse lorsque j’ai dû aller à l’université ; j’ai choisi de vivre dans un foyer étudiant et ça a été la grosse claque. J’étais en hypervigilance tout le temps, une méfiance et tension permanente en parlant avec les gens : je prenais soin de rester superficielle dans mes relations… Pour ne pas penser à quel point j’étais frustrée j’effaçais tout avec le travail et ça marchait plutôt bien. Jusqu’à ce que je vois que les autres se liaient tellement facilement entre eux. Je ne comprenais ni comment ils faisaient et si rapidement, j’avais tout le temps l’impression d’être à la traîne. Il y avait également dans ce foyer un garçon qui était tous l’inverse de moi : il souffrait d’anxiété sociale, dépression et d’autres addictions mais il n’hésitait pas à le dire, son appel à l’aide. Et il a très bien remarqué mes subterfuges de faire semblant de me foutre de tout. Il a essayé de se rapprocher de moi et c’est là que j’étais en panique totale. Dans la situation dans laquelle nous étions, une relation amoureuse était totalement vouée à l’échec (je le savais très bien et je les avaient toujours évité pour cela, les relations de ce type en particulier). Je ne comprenais même pas mes reactions : c’était impulsif, plus fort que moi mais je me sentais obligée de me défendre en étant agressive dans mes paroles, mes comportements froids… et bien sûr tout le monde finit par partir (si j’allais bien j’aurais fait pareil). J’avais beau commencer par exposer ce problème pour que l’autre soit averti, je finis toujours par être froide (aussi parce que je sais que même quelqu’un de très patient ne restera pas infiniment pour attendre que je m’ouvre). Je m’en veux bcp (même si je sais que c’est lié à des traumas et le fait de penser qu’être aimé est impossible) et j’en ai tellement honte que je n’ose même plus revenir m’excuser. J’ai l’impression que plus j’ai envie de l’affection d’une personne, plus je suis froide avec elle. Malgré toute mes réactions, j’ai tellement envie de crier à quel point je veux de l’amour de l’autre personne. Mais demander d’être aimée, accepter que je puisse en avoir besoin est difficile pour moi : il m’arrive souvent d’être dégoutée d’une personne qui me montre de l’affection ou d’un geste affectif, ou tout d’un coup d’être brutalement coupée de mes émotions et être dans un état très apathique. Cela me frustre car quand je suis enfin assez à l’aise pour accueillir l’affection de l’autre, je me dissocie émotionnellement. Je pensais en avoir fini avec cette peur des autres mais le problème est toujours là et très profond (au fond je le savais mais je voulais me le cacher). J’avais cru mon anxiété sociale terminée parce que bien que je ressente des malaises en présence des autres, il n'y a plus de signe physique de stress, et je n’ai pas peur des inconnus, donner des présentations en publiques comme autrefois. C’est un peu comme si le problème s’était transposé sur les personnes que je voulais proches.

Les cours dans ma licence devenant inintéressants + cette réalisation ci-dessus m’ont plongé dans une grande tristesse (j’étais impuissante, je pleurais tout le temps, j’avais complètement décroché en cours et juste continuer à vivre était compliqué). Je ne sais pas si c’était à proprement parler un épisode dépressif car je n’avais pas les symptômes physiques (sommeil perturbé, perte d’appétit…).

À l’heure où j’écris, quelque chose pendant les vacances d’hiver a changé : je ne veux plus vivre cela et je suis un peu plus optimiste et mes pensées ne sont plus aussi désespérées et dévalorisatrices. Cependant, j’ai besoin de beaucoup de réponses pour avancer. J’ai beau essayer de m’intéresser à mon histoire et d’essayer d’identifier de possibles traumatismes à l’origine de mes troubles, j’ai peur qu’il y ai une cause plus profonde : est-ce que ne j’aurais pas un trouble de la personnalité ? J’ai sans cesse l’impression de vivre masquée et mes réactions sont parfois pas très naturelles. On m’a même dit que j’étais tellement introvertie que je pourrais être autiste (pourtant je me suis informée et à part les difficultés sociales je ne m’y retrouve pas…). Ce qui me perturbe beaucoup c’est que je n’ai pas eu une vie si traumatisante que cela, ni connu un grand rejet pour agir ainsi ? Je ne sais pas même pas où j’ai pu apprendre/intérioriser à me comporter comme ça. Et finalement, dans ma situation actuelle, ai-je toujours cette anxiété sociale ou ça a évolué dans quelque chose de pire ?
Désolée pour ce paragraphe énorme mais j’avais besoin de l’écrire pour sentir mon expérience validée. (Pardon pour les fautes d’orthographe et si c’est trop confus)…
Merci

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