5 façons d'apaiser ses angoisses en temps de peur

En ces périodes troubles où crise sanitaire, attentats et autre instabilité économique génèrent la peur chez bon nombre d’entre nous, il est important de savoir apaiser des angoisses...

28 OCT. 2020 · Lecture : min.

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5 façons d'apaiser ses angoisses en temps de peur

La peur est une réaction face à un danger. Elle est donc parfaitement utile lorsque, confrontés à un risque, la montée d'adrénaline qui y est associée nous permet de nous défendre ou de fuir.

En revanche, lorsque la peur se manifeste alors que nous ne sommes confrontés à aucun danger présent et tangible, elle devient toxique. On a peur de tomber malade, on a peur de perdre son emploi, on a peur d'être agressé dans la rue. Or, la peur n'a jamais évité le danger et dans bien des cas, elle peut même attirer des situations négatives : ainsi, on admet aujourd'hui que le stress est un facteur qui peut altérer le système immunitaire, la peur qui génère un manque de confiance en soi est un obstacle à la réussite.

Mais comment apaiser la peur ?

Voici deux pistes pour retrouver davantage de sérénité :

  • Être dans l'instant présent :

Eckart Tolle, conférencier Allemand mondialement connu, auteur de cet ouvrage « le pouvoir du moment présent » explique combien le fait de concentrer ses pensées sur l'instant présent libère de la peur de l'avenir qui n'est qu'une projection, qui n'existe pas. Le passé est révolu, nous n'avons aucun pouvoir de changer ce qui a été. Le futur n'est pas encore réalisé. Ni le passé ni le futur ne se vivent, seul l'instant présent est, et c'est le seul moment où l'on peut agir. Et pourtant, combien de fois ressassons-nous ce qui nous a fait mal dans le passé, combien de suppositions négatives sur ce qui va arriver, sans aucun fondement, échafaudons-nous trop souvent.

C'est le mental qui est responsable de nos peurs avec toutes ces pensées qui nous plongent dans l'inconfort et nous ôtent tout discernement. Il faut donc domestiquer le mental que les Bouddhistes nomment « l'esprit singe », à l'image de cet animal prompt à s'agiter dans tous les sens. Lorsque le « petit vélo » s'enclenche dans la tête, il suffit de l'occuper, de le détourner, comme on donnerait une banane à un singe, de façon à réduire le flot des pensées qui génèrent la peur. C'est un apprentissage à la portée de tous. On peut commencer, quand une peur pointe le bout de son nez, par prendre quelques grandes inspirations et expirations. En fermant les yeux, on visualise l'air qui entre par les narines, descend dans les poumons et ressort par la bouche. Rien que cet exercice simple oblige à la concentration sur une chose (la respiration) et détourne le mental des autres pensées, donc neutralise la peur. C'est la base de la méditation.

  • On pourra également détourner son mental en s'occupant à des choses qui font du bien : prendre un bain, regarder un bon film, aller chez le coiffeur ou faire du shopping etc....

Il arrive cependant que la peur soit tenace, intense, surtout lorsqu'elle est entretenue par les médias, et les conversations, comme on peut le constater aujourd'hui. On peut alors se fixer de très petits objectifs en :

  • s'inspirant de la philosophie du Reiki ( méthodes de soins non conventionnelle d'origine Japonaise): « juste pour aujourd'hui, je me libère de tout souci ». En se fixant un objectif à très court terme, pourquoi pas moins d'une journée s'il le faut, la peur est plus facile à juguler et on pourra renouveler cette pratique chaque jour et avancer à petits pas.
  • On pourra l'accompagner d'affirmations de gratitude qui en accentueront encore davantage les bénéfices :« je suis reconnaissant(e) d'avoir aujourd'hui un logement, de manger à ma faim, de vivre dans un bel environnement etc... », l'idée étant d'obliger le mental à se focaliser sur le positif présent dans notre vie.
  • On pourra aussi, juste avant de s'endormir penser à au moins trois choses positives vécues dans la journée, même les plus simples : les quelques mots échangés avec la caissière du supermarché, le câlin de notre chat, le bon film regardé, le plaisir d'avoir mangé la tarte aux pommes du jardin etc...

En se livrant à cette pratique quotidienne, nous découvrirons vite que non seulement nous vivons bien plus de choses positives que nous le pensions mais que les tracas et soucis prennent de moins en moins de place dans nos pensées.

Par ces pratiques quotidiennes, on pourra apaiser ses peurs.

Photos : Shutterstock

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Écrit par

Véronique Blanche

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Bibliographie

  • Eckart Tolle : Le pouvoir du moment présent
  • Christophe André : Psychologie de la peur
  • Sarah Famery : Dépasser ses peurs et être soi

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