Mon enfant de 6 ans fait des crises violentes, que faire ?

Réalisée par JS · 27 sept. 2021 Aide psychologique

Mon fils a 6 ans et je suis confrontée à des crises de plus en plus violentes à la moindre contrariété/frustration qu'il a et c'est devenu complétement ingérable pour moi.

Cela a toujours été difficile avec moi ( c'est moi qui m'occupe la plupart du temps de lui depuis sa naissance, et maintenant de mes 2 enfants comme je n'ai pas repris le travail ).
A 3 ans, je mettais des fois plus de 45 minutes pour rentrer à pied de son école maternelle situé seulement à 10 minutes à pied car il ne voulait pas me donner la main.

En parallèle, il a commencé à prendre des objets à la maternelle et çà l'amuse de "chiper" comme il dit.
Désormais, c'est devenu aussi ingérable et on essaye de ne pas le laisser seul dans une pièce de la maison car il prend des objets de plus en plus dangereux qu'on retrouve caché dans sa chambre ( dernièrement : lames de cutter, aiguilles à coudre, piles lithium ... ). Et il profite des instants où il n'est plus sous ma surveillance pour fouiller et prendre des objets qu'il a envie.
Donc je lui demande de venir avec moi pour tout ce que je fais mais il y a des jours je me dit bon je laisse du leste et j'essaye de lui faire confiance quand je vais changer une couche à ma fille ou si je vais la lever de la sieste, ou si je vais simplement au toilettes mais à chaque fois en vain...

Avant la naissance de mon deuxième enfant ( mon fils avait 4 ans ), j'avais le temps de gérer les crises violentes et de le canaliser.

Les tout premiers mois après la naissance de ma fille, je lui laissais regarder un peu plus les dessins animés afin de pouvoir me reposer mais j'ai tout stoppé car il me tapait dessus dès que c'était fini.
Maintenant, j'ai instauré un seul dessin animé par semaine ( le mercredi ) si son comportement du mercredi est correct mais cela n'a aucun effet et çà fait des semaines qu'il n'a rien regardé.

Et çà empire de plus en plus avec l'âge, sauf que je ne peux plus me permettre d'être en moyenne au minimum 45 minutes avec lui dans une pièce à le canaliser pour qu'il se calme, qu'il arrête de crier et de se débattre pour me taper ( surtout que maintenant il commence à avoir de la force et à faire de plus en plus mal ).

Au début il était isolé dans sa chambre mais c'est impossible car il jette tout, il casse les jouets peu importe que ce soit les siens ou pas, il hurle, il tape les murs, il tape la porte... J'ai dû l'arreter une fois car il commencait à casser son propre lit ... Et ma fille plus jeune était complétement en panique et pleurait tout le temps de sa crise.

Maintenant, je suis contrainte de l'isoler à l'extérieur car c'est le seul endroit où il n'y a quasiment rien à casser et je ne sais plus du tout où l'isoler car je n'ai aucune pièce vide où il n'y aurait rien à casser, ni à jeter, ou des objets qui peuvent le mettre en danger. D'autant qu'à chaque crise, il dit et répète non à sa soeur afin qu'elle ne fasse plus rien du tout. Elle l'écoute et se met à pleurer car elle répète qu'il lui dit non... Et je suis obligée de la rassurer, de lui dire de ne pas l'écouter, qu'elle a le droit de continuer de faire ce qu'elle était en train de faire.

L'année scolaire 2020/2021 j'ai fait une année d'IEF à la maison suite au Covid. Je me suis dit que l'intensité des crises étaient dû au covid et que la scolarisation en septembre au CP çà irait mieux. Sauf que çà ne va toujours pas mieux et je ne sais pas pourquoi.
Par contre, je n'ai aucun problème en terme d'apprentissage et d'acquisition de notions, il est bien au delà des acquis attendus en GS et CP.

Les discussions après les crises ne servent à rien, il me dit juste qu'il ne sait pas pourquoi il fait çà, que c'est son corps qui décide et que la cigogne l'a mal fabriqué.
Et j'ai beau lui expliquer qu'il a le droit d'être en colère ou de ne pas être d'accord mais qu'il peut le dire avec sa bouche et il promet toujours qu'il ne tapera/cassera etc plus jamais et qu'il dira quand çà va pas mais çà recommence à chaque fois, toujours plus intense.
Et c'est toujours quand je suis toute seule à la maison ( sans mon mari ) et que Valéria est présente et ne dort pas.

Mais du coup, tout ce que je prévois en sortie est annulé et je ne fais plus rien si mon mari est présent.

Mon mari est beaucoup moins dans le dialogue et a beaucoup moins de patience que moi et mon fils ne fait rien de tout çà car il a peur de s'en prendre une.

Et je ne tolère pas du tout la violence et mon fils le sait qu'il est interdit de taper ou de se faire taper mais a peur des réactions de mon mari.

Je ne sais clairement plus quoi faire pour qu'il communique lorsqu'il est contrarié au lieu d'aller directement dans des extrêmes, sans devoir délaisser et laisser sans surveillance un long moment ma fille de 2 ans pour le canaliser hors de sa vue car elle est en détresse de le voir dans cet état et qu'elle ai dans la même pièce que lui.

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Meilleure réponse 28 SEPT. 2021

Bonjour

Déjà effectivement l'attitude de votre fils est complètement atypique et ce que vous vivez n'est pas normal. Mais ce n'est pas du tout votre faute ! Ces comportements sont appelés trouble de la conduite et sont là conséquence d'un soucis neuronal. Je vous invite à vous rapprocher d'un neuropediatre ou d'un pédopsychiatre.

Seconde chose, je fais partie du réseau REACT. Je vous invite à consulter la page de cette association qui vous parlera. Je délivre les guidances familiales de résistance non violente , c'est à dire que j'aide le parent à sortir de cette situation atypique avec une méthodologie développée en chu qui bannie la violence parentale tout en aillant des outils fermes et structurants pour l'enfant.

J'espère vous avoir donné des pistes
Samantha Noel

Anonyme-388561 Psy sur Cergy

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2 AVRIL 2022

Bonjour à vous,

Votre enfant vous parle, il parle des souffrances qu'il a à ne pas comprendre certaines choses. Il ne peut pas les exprimer avec des mots, il est trop jeune, il n'a pas la possibilité de réflexion.
Je pense qu'il vous demande de chercher à l'intérieur de vous la réponse. Il vous aime tellement qu'il aimerait vous sauver. De quoi ? C'est dans votre histoire que vous devez regarder
.Il vous invite à une prise de conscience. Il s'y prends avec la violence , c'est certainement cette violence qui est problématique.
Il est très courageux , il a une grande force, IL VOUS AIME TRES TRES FORTEMENT.
Pour lui , surtout pour vous, je vous invite à l'aider en allant voir un thérapeute pour guérir votre propre souffrance. Vous verrez tout s'arrangera ! Avec bienveillance. Je reste à votre écoute. Cordialement. Christine LORIJON

Christine Lorijon Psy sur Haute-Goulaine

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28 SEPT. 2021

Bonjour,
Il y a tout d'abord une chose à intégrer : à 6 ans, votre fils n'est pas responsable de ses agissements. Il est en très grande souffrance et ne sait pas le manifester autrement que par ses accès de colère qui traduisent un sentiment d'injustice et par le fait de se mettre en danger avec des objets dangereux dans le but d'attirer l'attention (il voit que vous avez peur pour lui et a donc le sentiment de "compter" à ce moment là).
L'explication est qu'il ne s'est pas senti aimé ou pas assez. Cela peut vous révolter de lire cela car on voit bien que vous faites tout et avez tout fait pour pour lui mais il faut savoir que ce sentiment se développe parfois à partir de paroles mal interprétées, de comportements incompris des parents (éloignement pour le travail,qui fait croire à l'abandon, peu de manifestation charnelle d'affection qui fait croire au rejet etc...). Incapable de conscientiser sa souffrance, il l'exprime à sa façon et elle se renforce au fur et à mesure que vous le réprimandez, l'isolez. Il vous montre qu'il a besoin d'amour et on lui répond par des "sanctions", ce qui renforce son sentiment d'injustice. Cela a pu encore augmenter avec l'arrivée de la petite sœur dont il voit bien, à l'inverse de lui, qu'elle ne vous pose pas de problème. Il s'en veut, promet, mais ne peut s'y tenir car cela lui semble insurmontable.
La première chose à faire est donc de comprendre son fonctionnement, de décrypter ses attitudes, à cet effet je vous invite à lire cet ouvrage de Lise Bourbeau "les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même". Vous verrez comment la personnalité se construit au travers des blessures de l'enfance.
La seconde chose, parallèlement est de le rassurer sur l'amour que vous lui portez (temps passé avec lui seul, bisous, câlins, encouragements...). Cela n'aura sans doute pas d'effet immédiat, mais avec le temps, il le sentira.
La troisième est avec l'aide d'un professionnel de réfléchir avec le papa à ce qui a pu dans votre contexte familial créer ces peurs chez lui (même ce qui peut sembler anodin car un petit enfant capte tout au premier degré).
J'espère vous avoir éclairée et vous souhaite courage et persévérance.
Si vous souhaitiez en savoir plus sur mon approche et mes techniques, n’hésitez pas à me demander un premier échange, gratuit et sans engagement.
Bien à vous
Véronique BLANCHE, Thérapeute Holistique
Guérison de l’enfant intérieur
Hypnose Ericksonienne
Soins énergétiques

Véronique Blanche Psy sur Quessoy

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28 SEPT. 2021

Bonjour JS,

Merci de venir ici déposer votre difficulté.

Un enfant n’est jamais violent sans raison. L’enfant imite ce qu’il reçoit. Lorsque vous parlez de son père et dites qu’il en a peur, je me questionne. Que se passe t-il entre le père et l’enfant ? Quel type de relation s’est établie entre eux ? Y a t-il des menaces ? Des fessées, des gifles ? Si oui, c’est de la violence, alors votre fils répond par la violence. Face à vous qui êtes en mesure d’accueillir, de recevoir ou peut-être dans l’incapacité de réagir.
Votre fils cherche les limites, il a besoin d’un cadre qu’il ne trouve pas. Trop rigide d’un côté, pas assez de l’autre.
Il semble vivre de nombreuses frustrations. Vous l’isolez, d’abord dans une pièce, puis dehors.
Comment votre fils vit-il cet isolement ? Visiblement avec une colère renforcée, il casse, il jette. C’est pour lui sa façon de s’exprimer, il n’en n’a pas trouvé d’autre. Même réponse : isolement = même réponse : casser.

Quels sont ses besoins ?
A t-il l’occasion d’exprimer ses besoins ?
Je vous invite à écouter Marshall Rosenberg, le créateur de la CNV Communication Non Violente, qui a permis à des habitants de la Palestine de parler avec des habitants d’Israël.
Marshall a formé de nombreuses personnes à la CNV, il a fait de nombreuses conférences et un DVD « éduquer sans récompense ni punition ». Et cela fonctionne !

Pour cela il est d’abord essentiel de se connecter à ses ressentis. Lorsque votre fils est calme, invitez-le à dire ce qu’il ressent dans son corps. Juste ce qu’il ressent. Mal au ventre ? Envie de pleurer ? Tristesse, frustration ? De quoi aurait-il besoin là maintenant ? De câlin ? d’amour ? Si vous lui demandez pourquoi il agit de telle ou telle façon, alors il répond avec son mental, il va chercher dans sa tête et ne trouve pas de réponse. Alors il dit qu’il ne sait pas. Et il promet. Avec sa tête oui, il aimerait plus de douceur et d’harmonie, il aimerait sortir de sa colère et il promet. Mais il n’a pas les ressources pour agir différemment, il a besoin d’être accueilli plutôt que d’être mis à l’écart.

Bravo d’avoir géré ce petit garçon quasi seule, vous avez fait ce que vous pouviez, vous avez fait de votre mieux. Et vos limites sont atteintes. Il est temps que son père prenne la mesure que d’élever un enfant, c’est d’abord l’aimer, l’accompagner, l’emmener jouer au ballon, faire du vélo, le prendre par la main et lui dire, « viens mon fils, je te montre ce que c’est qu’être un homme ». Avec bienveillance et amour, sans exigence et dans l’accueil.

Pour cela, bien entendu, il est primordial que ce papa prenne conscience de ce qu’est être un père.

Je vous invite à vous faire accompagner tous les deux, apprendre ce qu’est un couple parental. Vous avez besoin de soutien. Le géniteur de vos enfants est responsable autant que vous de la venue de vos enfants sur terre et il a à en assumer la responsabilité.
S’il en est incapable pour diverses raisons, alors il reste les éducateurs, les assistants de service sociaux. Parlez-en à votre mari. C’est lui ou vous faites appel à des structures, mais vous avez besoin de soutien de toute urgence.

Je reste à votre écoute.
Claire Thomas,
Psychosomotothérapeute

Claire Thomas Psy sur La Chapelle-Caro

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28 SEPT. 2021

Bonjour,

La situation est effectivement difficile pour vous et vous êtes prise entre le comportement agité de votre fils et l'attention que vous devez à votre petite fille.

Vous avez raison d'être à la fois douce, vigilante et ferme et d'essayer de fixer des règles et des limites à votre garçon.

Vous devriez aussi expliquer la situation à votre fille, avec ses mots à elle, afin de dédramatiser.

Ceci étant il faudrait consulter afin de voir si le problème n'est pas avant tout somatique. Vous décrivez un enfant agité et avec une certaine insatisfaction. Il faut éliminer, ou pas, quelque chose de neurologique : Haut potentiel intellectuel, Hyperactivité ou autre chose.

Si un pédopsychiatre élimine des causes neuronales ou somatiques il conviendra alors de réfléchir à quelque chose de plus psychologique qui expliquerait son comportement.

Mais le fait qu'il vous exprime qu'il n'arrive pas à se contrôler fait penser à quelque chose de neurologique.

Si c'est le cas ne vous inquiétez pas, il y a des solutions.

Ne tardez pas à consulter

Bon courage à vous

Michel le BAUT

Michel Le Baut Psy sur Marseille

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28 SEPT. 2021

Bonjour JS, je suis touchée par votre témoignage. Vous faites de votre mieux n’en doutez pas. Votre fils exprime quelque chose de fort et n’a pas trouvé d’autre moyen de faire. Je vous conseille d’une part de faire un travail en coaching parental car votre posture doit rester solide malgré les difficultés et cela vous permettra sûrement d’ouvrir le champs de vos possibilités et de trouver des solutions efficaces. Contactez moi si vous en ressentez le besoin. Courage à vous

Coralie Vallée Psy sur Saint-Pryvé-Saint-Mesmin

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