TOC du couple, TAG, peur de ne plus l'aimer

Réalisée par marieange92 le 2 janv. 2015 Thérapie couple

Bonjour,


J'ai 22 ans, je suis en couple avec un garçon rencontré sur internet depuis 4 ans. Au début, je ne pensais pas qu'un réel amour pouvait naître d'une idylle ayant débuté sur internet. Petit à petit, je me suis rendue compte que j'étais amoureuse de lui comme jamais, j'avais l'impression qu'il n'y avait pas assez de mots ou de gestes pour lui exprimer la profondeur de mon amour. Mais parfois je doutais, et quand j'en ai parlé autour de moi on m'a répondu qu'à partir du moment où je doute, c'est que je ne l'aime pas ou plus, et que si je ne le quitte pas c'est uniquement par peur de me retrouver seule.


La première année passée ensemble, j'étais en classe préparatoire, en pleine dépression suite à des problèmes graves de ma famille (ma maman a fait un infarctus dont elle n'a réchappé que de justesse et j'étais seule avec elle quand c'est arrivé, et j'ai perdu mon papa à 4 ans sans jamais trop m'en remettre), sa présence m'a aidée à remonter la pente. Puis j'ai déménagé (et quitté la maison familiale et ma relation fusionnelle avec ma maman pour la première fois), et nous savions que la distance nous séparerait.


Il s'est trouvé qu'il a lui-même eu des soucis dans ses études, il est donc venu habiter avec moi, et nous y sommes encore aujourd'hui. Cette première année loin de chez moi a été un enfer : je pleurais tout le temps, j'avais des pensées suicidaires, bref ma dépression est revenue en flèche et m'a envoyée plus bas que jamais. A nouveau, c'est lui qui m'a permis d'être toujours là aujourd'hui. Nous avions une relation normale, avec des hauts et des bas, mais nous avons eu une grosse dispute l'an dernier, vers la Toussaint. J'ai même failli rompre à ce moment là. Je ne l'ai pas fait, mais peu de temps après, j'ai commencé à avoir des pensées dont je ne voulais pas, qui me harcelaient littéralement, nuit et jour, je pensais que je ne l'aimais plus, j'avais l'impression d'être vide de tout sentiment. Ça a duré deux bonnes semaines, pendant lesquelles je ne cessais de me demander si je l'aimais encore, je cherchais n'importe quel signe pouvant m'indiquer quels étaient mes sentiments, une vraie torture. Puis c'est passé. Je n'avais à nouveau plus aucun doute sur mes sentiments, tout allait bien. L'intensité de mes sentiments n'était plus la même, ce n'étaient plus les papillons dans le ventre, plutôt de la tendresse et de la complicité, mais je pense que c'est normal.


Quelques mois plus tard, re-belotte, une nouvelle crise. "Est-ce que je l'aime encore ?", "mais si je me pose cette question, c'est que je ne l'aime plus, on le sait quand on aime quand même", "pourquoi je ne veux pas le quitter, est-ce par peur d'être seule comme on me l'avait déjà dit, est-ce de peur de lui faire de la peine car je sais qu'il m'aime comme il n'a jamais aimé, est-ce parce que je l'aime encore ?", "je voulais faire ma vie avec lui, comment puis-je avoir de telles pensées maintenant ?"

Grosse angoisse, perte d'appétit, de sommeil, incapable de travailler... Je me suis accrochée à la certitude que ça finit par passer, comme la dernière fois, mais quelle fatigue !


Ces crises, ces pensées envahissantes qui s'imposent d'elles-mêmes m'ont laissée tranquille jusqu'à il y a deux semaines. A ce moment là, à l'approche de ma "mauvaise semaine" (comme à chaque début de crise d'ailleurs, elles débutent toujours quelques jours avant les menstruations), mon humeur est descendue au plus bas, je ne cessais de me demander si je l'aimais encore, j'avais l'impression que s'il me quittait cela ne me ferait rien, grosse boule d'angoisse et même symptômes que précédemment... Je lui ai parlé de tout ça, mais il ne comprend pas, et moi non plus d'ailleurs. Il dit qu'il ne veut pas rester avec moi si je ne l'aime plus, et moi je l'assure que ce n'est pas le cas, que c'est juste un passage à vide, mais j'en viens à douter, et j'angoisse de douter autant, j'angoisse de ne plus avoir de sentiments pour lui. Comment un passage à vide pourrait-il entraîner la perte de sentiments ? Forcément il doit y avoir autre chose. J'essaye de me rassurer, je cherche sur internet ce qui peut causer une telle boule d'angoisse simplement en pensant à son couple et son compagnon, que faire contre ces pensées obsédantes...


En tombant sur un site dédié au rocd ou toc du couple, je me suis sentie rassurée, je me suis dit que j'avais enfin trouvé l'explication, je me reconnaissais dans les mécanismes décrits. Et puis le doute revient : est-ce vraiment ça ? Ne suis-je pas juste en train d'essayer de me rassurer ? Je veux rester avec lui et faire ma vie avec lui, quitte à rester sous AD ou autre toute ma vie, et pourtant en même temps j'ai l'impression de ne plus rien ressentir pour lui. C'est épuisant. Je ne veux pas ne plus l'aimer, quoi que je doive faire pour que ça n'arrive pas. Mais je ne pourrai pas continuer comme ça, ces angoisses font revenir des pensées noires dont je pensais être définitivement débarrassée. Je ne peux pas ne plus l'aimer, ça m'est tout simplement impossible. Je ne me sens pas la force de le quitter, de passer à autre chose, à quelqu'un d'autre, et de toute façon je ne le veux pas, plutôt mourir !


Je ne sais s'il s'agit bel et bien d'un toc du couple, la dépression et le TAG dont je souffrirais soi disant y sont peut-être pour quelque chose eux aussi. Je ne sais pas ce que j'ai, quels traitements ou spécialistes consulter, je voudrais juste savoir ce que j'ai et qui pourrait m'aider.


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Le toc sur le couple (ROCD) est une invention américaine qui ne correspond à rien du point de vue psycho pathologique, c'est ainsi que les américains répertorient 400 troubles dans le manual for mental discorder, pour faire les beaux jours des prescripteurs de médocs et des labos.
Compte tenu de votre histoire et des liens fusionnels avec votre mère, posez vous la question sur ce qui se répète de ce lien dans votre relation de couple, sur le plan de la dynamique psychique, vous vivez des troubles de l'humeur, c'est à dire un phénomène dépressif quand vous sortez de la relation béate et fusionnelle avec votre partenaire et que la réalité de ce qu'il est réellement lui même et ce que vous êtes dans vos manques apparaissent. Globalement ça s'appelle la séparation-individuation, ça fait partie de la souffrance de la dépression, consultez car vous risquez de vivre ce problème à chacune de vos relations amoureuses .

Dominique Cuny Psy sur Poissy

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Bonjour,
N'hésitez pas à visiter notre site, le site francophone sur le toc du couple : www.rocd.info
A bientôt,
L'Équipe Rocd.info

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Bonjour,
Vous passez votre temps à refuser certaines de vos pensées, surtout celles ayant trait au fait que vous puissiez ne plus l’aimer ?
Pourquoi vous censurez-vous ? En quoi acceptez ces pensées vous ferait-il mourir ?
Vous faites un lien entre amour/vie et non amour/mort. Comme si le fait de ne plus l’aimer voulait dire qu’il ne peut y avoir d’autre construction, une autre vie amoureuse, la vie tout court.
Cela pose la question de votre vécu infantile face à la mort. Il vous reste une grande souffrance qui devrait être travailler dans le cadre d’une psychothérapie analytique au risque sinon de rejouer tout cela dans toutes vos relations.

Cordialement
Sylvianne Spitzer
Psychologue, psychothérapeute, victimothérapeute

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Bonsoir,

Pour ma part, je trouve que vous êtes jeune (22 ans) et que vous êtes avec votre ami depuis longtemps (4 ans), compte tenu de votre jeune age. Vous avez commencé une relation vécue dans le fantasme avec Internet où la réalité est mise à l'écart, puis vous êtes entrée de plein fouet dans la vie réelle c'est à dire dans une vie commune. Le fantasme du "prince charmant" n'est plus et la passion a laissé place au quotidien. Etiez-vous prête à cette vie? Vous expliquez que vous étiez étudiante, lui aussi et votre passion s'est transformée : "Il s'est trouvé qu'il a lui-même eu des soucis dans ses études, il est donc venu habiter avec moi". On aurait pu penser que vous vous soyiez mis en couple vivant ensemble... par amour... plutôt que par nécessité! Qu'en pensez-vous?
Etiez-vous prête à vivre avec un homme? " Cette première année loin de chez moi a été un enfer : je pleurais tout le temps". Visiblement non. Comment commencer une vie d'adulte indépendant alors que votre désir était (est) d'être avec votre famille?

Vous parlez de TOC. Je dirais plutôt conflit, plus logiquement. Un conflit est lorsqu'on vit, on pense, on agit en se forçant, en n'étant pas soi mais sans que cela soit conscient. On est dans le forçage, le semblant, le mensonge avec soi-même, avec son propre désir. Vous êtes avec ce garçon mais dans votre esprit vous êtes encore avec vos parents. C'est ambivalent. Le coeur de votre problème est votre désir à vous. Vous vous demandez si vous l'aimez ou pas mais ne faut-il pas vous demander si vous êtes prête pour une vie de couple? Il est plus facile de mettre la faute sur l'autre : dans votre cas il n'est pas assez ci, pas assez ça donc vous vous trouvez des excuses pour ne pas l'aimer (et on trouve toujours des tas d'excuses pour critiquer l'autre finalement en cherchant bien).

Vous parlez d'une relation fusionnelle avec votre maman et c'est cette relation qui vous empêche de couper le cordon. Il y a sans doute de la culpabilité à faire votre vie en laissant votre maman seule, et pourtant... Une partie de vous veut rester enfant (vous ne l'aimez plus), une autre veut devenir adulte (vous l'aimez). Vos règles signifient que vous pouvez devenir mère et vous le rappellent, engendrant panique : être adulte, en couple, maman peut-être bientôt est dans la logique des choses et vous le savez.
N'hésitez pas à consulter pour que votre désir s'exprime. Vous êtes jeune, sortez de la culpabilité envers votre maman et vous pourrez aimer et ne plus avoir peur d'être aimée en retour. Ne gâchez pas votre vie.

Cordialement.
Corinne ALEXANDRE

Corinne Vera Alexandre Psy sur Avignon

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Bonjour, long plaidoyer!

Vous savez, le tout n'est pas de comprendre mais d'avancer par rapport à sa pensée, son histoire, ses angoisses etc. Tout ça est toujours un peu personnel et ne peut être communiqué directement à ses proches.
Il faut donc faire ce cheminement avec un thérapeute en effet.

Bien à vous en cette nouvelle année. Didier Bodin

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Bonjour

Votre long message m'a touché et je vous sens en effet complètement désespérée.
Vous avez un grand besoin d'aide. Ce que vous décrivez en effet ressemble à ce que l'on nomme un toc du couple. Le TOC du couple est une forme de trouble obsessionnel compulsif qui se caractérise par la présence d'obsessions telles que s'interroger constamment sur l'amour que nous porte notre partenaire et de compulsions comme systématiquement demander à l'autre s'il est sincère lorsqu'il (elle) nous dit qu'il (elle) nous aime.
Dans votre cas, c'est plutôt vous qui vous interrogez sans cesse et qui vous questionnez sur la véracité de votre amour.
Au final, ces symptômes engendrent comme vous l'énoncez des difficultés dans le couple avec une grand remise en question. Vous me paraissez perdue, en grande souffrance, cela vous amène de grandes angoisses sur votre devenir. Vous devez donc rapidement consulter un professionnel.

Ces troubles doivent être pris en charge par un traitement médical avant de démarrer en parallèle une psychothérapie.
Je vous conseille vivement d'aller voir un psychiatre pour une prise en charge médicamenteuse et en même temps d'aller explorer cette blessure narcissique qui entache l'estime de vous même, certainement en lien avec la perte de votre papa si jeune et qui a été réactivée par l'annonce de ma maladie de votre mère avec peur de la perdre également.

Je vous souhaite bon courage et j'espère que cette réponse vous conviendra

Véronique GELIN

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Bonjour,

Vous avez des émotions qui vont submergent.

Vous vivez un stress post traumatique.

Ma thérapie par le balayage oculaire permet d'intégrer ces émotions negatives et changer votre comportement.

Sandra Guerin Psy sur Pérols

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Bonjour
Votre question est claire.
Je vous conseille déjà d’aller faire un bilan hormonal (endocrinologue), vous l’avez dit tout va mal avant vos menstruations.
Une fois cela fait, même si vos changement d’humeur s’en trouvent améliorés par traitement, la question des causes psychologiques pourra se poser. Vous pourrez alors consulter un psychologue psychothérapeute Un versant analytique puis cognitivo comportemental paraissent nécessaires.

Cordialement
sylvianne Spitzer
psychologue, psychothérapeute, victimothérapeute

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Bonjour,

Ma réponse vous semblera sans doute trop brève, eu égard à l’ensemble de votre témoignage.
Trouver ici même la réponse à votre interrogation me semble difficile. Vous le dites vous-même ; il conviendra de rencontrer un spécialiste. Il me semble qu’un praticien en psychologie cognitivo-comportementale serait indiqué. A voir, si mes collègues sont de cet avis ?
Courage et cordiales salutations.

Maurice Gaillard Psy sur Vincennes

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