complexe d'infériorité intellectuelle

Réalisée par Delacroix · 9 juil. 2015 Psychologue ado

Bonjour,

Je viens actuellement de passer mon BAC ES avec mention Bien, ce qui devrait être pour beaucoup une source de bonheur et de réussite. Mais ça ne l'est pas pour moi, je suis déçue.


Disons que j'ai beaucoup travaillé pour avoir une bonne mention, mes parents m'ont payée des cours de maths, je me suis enfermée des journées entières à réviser et pendant toute l'année j'ai lutté pour avoir au moins 16 de moyenne.


Je suis une bonne élève en résumé, mais je considère qu'avec le nombre d'opportunités que j'ai, je n'ai pas assez réussi, et je suis dégoûtée.


Ce bac, n'est pour moi que la preuve que j'ai des capacités intellectuelles limitées, et que malgré mes efforts, je n'arriverais pas à être à la hauteur de mes rêves et expectatives.


Je suis dans un lycée réputé et beaucoup de mes amis ont eu mention très bien, beaucoup réussissent mieux que moi avec moins ou autant de travail.

Mon copain, et l'une de mes meilleures amies viennent de milieux sociaux défavorisés et malgré tout, ont réussi à avoir mention très bien, ils réussissent à avoir de bien meilleures notes avec moins d'efforts.. Mon père lui même venait d'un milieu très défavorisé et a réussi grâce à une bourse d'excellence à entrer à polytechnique .. Des têtes en résumé...

Je n'arrive pas à ne pas me comparer avec ces personnes, comment font-elles ?


Et ce n'est même pas une question de notes, puisque je sais que ce n'est pas la preuve ultime de notre intelligence. Il y a des personnes que je considère comme beaucoup plus intelligentes que moi même si elles n'ont pas de bonnes notes..

Dans la vie de tous les jours je suis étourdie, j'ai besoin de plus de temps pour comprendre, je suis lente dans mon travail. Je le remarque tous les jours et ça me détruit, j'en pleure parfois.


Je me compare aux autres continuellement, j'ai besoin de plaire à tous, de me sentir plus belle, plus intelligente que les autres.

C'est dévastateur, j'en suis épuisée, mais je continue, sans pouvoir m'arrêter.


Je suis avec mon copain depuis 5 ans , une très belle relation, il est intelligent, drôle et je l'aime de tout mon être. Mais cela ne m'a pas empêché de lui faire du mal il y a quelques mois, quand bourrée j'ai embrasé quelqu'un d'autre. Je le lui ai dit et il m'a pardonnée. Mais je pense que la raison pour laquelle j'ai fait ça, c'est que je voulais voir si je pouvais plaire à d'autres garçons , toujours dans le souci de voir si je pouvais plaire...


J'ai une très belle vie, une famille unie, un copain adorable, des amis proches sur qui je peux compter... Mais j'ai l'impression de ne pas les mériter, d'être trop égoïste, et centrée sur le besoin de me comparer.


Je ne devrais pas avoir le droit de me plaindre ! mais je suis malheureuse, j'aimerais donner beaucoup plus à ceux qui me sont chers, j'aimerais pouvoir m'accepter telle que je suis, j'aimerais arrêter d'être continuellement stressée, irritable et triste.


Qu'est ce que je peux faire ?

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Meilleure réponse 11 JUIL. 2015

Bonjour, le moins que l'on puisse dire c'est que vos propos ne laissent pas insensible. Et ce qui est intéressant ce n'est pas uniquement le point de départ, le contenu, votre question finale, mais aussi la forme et le fond, l'apparente diversité des sujets traiter, les changements de styles suivant la nature des thèmes et situations, la manifestation des émotions dans les différents états du "moi". Dans un premier temps, votre mal-être ne repose-t-il pas sur votre quête, votre affirmation d'identité dans un contexte réglementé ne prenant pas en compte votre épanouissement personnel et expliquant vos réactions ? Ensuite, l’existence d’une croyance négative quant à une infériorité intellectuelle liée à une identité, l’existence d’un élément situationnel liée à son groupe d’appartenance, les effets de feedback de la comparaison sociale. Et, le construit hypothétique "aptitude" va être inféré à partir d’une performance qui sera considérée comme une mesure adéquate, pour peu que les critères de réalisation et de réussite aient été clarifiés au préalable. Dans ce cas, la performance sera constitutive de la valeur scolaire de l’élève, aux yeux de l’enseignant, des parents et de l’élève lui-même. Cette valeur scolaire sera pondérée par comparaison sociale de la performance de l’élève avec la performance de ses camarades. Ainsi se met en place au sein de la classe une hiérarchie scolaire que l’élève va intégrer comme critère de définition de soi. Aussi, il faut prendre en compte, les implications directes quant à la façon, dont les enseignants, peuvent présenter le matériel scolaire et les exercices aux élèves qui potentiellement auraient une identité sociale ou personnelle qui pourrait être menacée et a fortiori dans les domaines socialement valorisés.
C’est pourquoi l'application concrète passe par la connaissance et l’information. Informer les parents ainsi que les professionnels de l’éducation de ces effets de contexte pour qu’ils aillent au-delà d’une erreur fondamentale d’attribution encore trop souvent faite à l’école. En effet, les performances
scolaires sont sujettes à l’influence de nombreux facteurs situationnels externes, or,
de nombreux parents ont tendance à attribuer les résultats scolaires de leurs enfants (qu’il s’agisse de
succès ou d’échecs) principalement à des facteurs internes, c'est-à-dire en termes d’aptitudes ou
d’effort, mais plus rarement à des facteurs externes des facteurs situationnels comme la difficulté de la tâche ou les compétences de l’enseignant. Ainsi, ils sous-estiment le poids causal de la situation dans certains des comportements de leurs enfants. L’erreur fondamentale d’attribution est un biais de perception sociale qui consiste, pour un observateur, à surestimer le poids causal de l’acteur comme déterminant de son comportement alors même que
d’autres facteurs explicatifs pourraient être invoqués. L’intérêt de transmettre ces connaissances aux acteurs éducatifs ainsi qu’aux parents est
de leur permettre d’identifier dans certains cas ces situations où ils font une erreur fondamentale
d’attribution et de réfléchir à des stratégies pour l’éviter à l’avenir. Et que la connaissance du phénomène entraînera sa réduction lorsque les acteurs éducatifs, parents et enseignants seront motivés à adopter les stratégies efficaces pour le contrer et ainsi contribuez au bon développement sociocognitif de l’enfant. Pour conclure, le bac mentionné n'est pas le souci premier, comme solution faite donc lire ceci à vos amis, proches, parents, se souvient-il s'il est si facile d'être un élève dans un environnement formaté et encore s'ils l'on vécut et qu'ils se mettent à votre place.

Avec tout mon soutien.


Bien Cordialement

Pierre DASSIGNY Psychologue, intervenant pour le café des parents de la communauté de communes du Giennois

Pierre Dassigny Psy sur Sully-sur-Loire

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11 JUIL. 2015

Bonjour Chère Demoiselle,
Apparemment vous avez réussi de belles choses : votre bac avec mention bien, votre relation "très belle" avec votre copain depuis 5 ans, un entourage amical et social, familial, satisfaisant. Mais cela ne vous satisfait pas, et vous vous sentez irritée, irritable et malheureuse.
Pour se comparer aux autres, il faut, me semble t'il, mesurer les mêmes choses.
Chaque être humain est unique et, s'il se construit dans sa relation aux autres, c'est aussi dans ses différences qu'il peut prendre appui car ces différences, nos différences, peuvent aussi être source de satisfaction et nous amener à découvrir des potentialités insoupçonnées que l'on peut ne pas retrouver chez "les autres". C'est ce qui fait notre singularité. Voilà la piste que je vous propose d'explorer. Les épreuves scolaires étant terminées, je vous souhaite un bel été.

Françoise Apostoly Martin Psy sur Nice

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10 JUIL. 2015

Bonjour,
Tout d'abord félicitations pour votre bac que vous avez réussi! Vous êtes à un âge où quelque part vous vous cherchez et c'est tout à fait normal, vous cherchez à trouver votre place dans la société et à affirmer votre personnalité. Vous avez semble t il grandi à l'ombre d'un père incarnant "le rêve américain" dans une certaine mesure, càd parti de rien et arrivé au sommet! Vous cherchez actuellement à vous définir dans la comparaison avec les autres et vous accordez malgré tout une certaine importance aux notes qui ne sont qu'un paramètre parmi d'autre. La question que je vous pose est la suivante : quels sont vos rêves? Quel type d'études vous attire? Avez vous choisi la voie ES par goût? Je pense que votre problème actuel est sans doute d'être "enfermée" dans le modèle du carcan de l'excellence qui quoi que vous en pensiez n'est pas forcément une source d'épanouissement mais ce qu'il vous faut peut être creuser c'est de savoir ce dont vous avez vraiment envie, et si vous avez du mal à vous définir à ce niveau, ce qui est logique vu votre âge, n'hésitez pas à vous confier à un thérapeute qui vous aidera à "vous rencontrer".
Bonne route
Isabelle Torrisi

Isabelle Torrisi Psy sur Marseille

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10 JUIL. 2015

Bonjour, Je vais me permettre de répondre comme si vous étiez une amie de ma fille qui vient elle aussi d'avoir son bac ES mention bien et non en tant que psy. Donc, je commence par tutoyer, ok ? Ta lettre m'a beaucoup touchée, elle prouve ton intelligence et la perspicacité de ton jugement. Nous sommes tous face à des personnes plus parfaites que nous. Quel dommage n'est-ce pas ? C'est la réalité pourtant. Quand j'avais ton âge j'avais très mal au dos en permanence, c'était un enfer. je suis aussi danseuse, la douleur était un handicape, je voyais les autres bien meilleurs que moi, j'étais désespérée. Un de mes professeurs m'a dit un jour que ce mal de dos était ma chance. Pour moi, c'était incompréhensible ! Pourtant, il avait raison, ça m'a obligée à chercher, à être curieuse et à trouver en moi mon désir réel.
Ton inquiétude est toute naturelle, nous nous construisons en imaginant ce que les autres pensent de nous. Nous nous trompons en permanence, certains se sentent excellents et en deviennent insupportables, d'autres se sentent ridicules et essaient de se faire oublier. En tout cas, ce n'est jamais constructif. Ce qui l'est, c'est de peu à peu abandonner les représentations extérieures et de sentir de soi-même à soi-même ce que l'on désire, trouver sa place qui n'est pas la même que celle des autres. Ca prend du temps, ce n'est jamais acquis mais c'est tellement intéressant. Si tu souffres trop, un psy peut t'aider, peu importe le type de thérapie, ce qui compte c'est que tu te sentes bien avec la personne. J'espère t'avoir aidée. Bon courage et bon été... Véronique Delarché

Delarche Véronique Psy sur Cabasse

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10 JUIL. 2015

Bonjour,

Ce que vous décrivez se rencontre malheureusement assez souvent chez des jeunes de votre âge. L'exigence d'excellence, un modèle parental - surtout paternel - écrasant, l'impression de ne jamais en faire assez, le besoin de briller, de se prouver que l'on peut être aimé malgré ses "faiblesses", etc.

Il est évident que vous avez beaucoup de qualités, et qu'elles ne demandent qu'à s'exprimer, mais à votre façon, et pas en mimant la réussite des autres. Le mieux est que vous continuiez à progresser dans vos études, dans vos relations sociales et amoureuse, mais sans vous donner d'objectif trop contraignant. Au jour le jour, cultivez ce qui vous fait du bien, les petits plaisirs, les moments de complicité, d'émerveillement... Prenez le temps de vivre, simplement, en cessant au moins un temps de combattre.

Si vous envisagez de suivre une thérapie, je vous conseillerais une approche dite "de pleine conscience", comme la thérapie ACT, qui est particulièrement adaptée à ce genre de problématique. Ce qui ne veut pas dire qu'une thérapie soit indispensable, c'est à vous de voir. Soyez confiante en tout cas dans vos capacités et votre valeur intrinsèque, et surtout, goutez l'instant !

Philippe LAURENT Psy sur Bourg-la-Reine

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9 JUIL. 2015

Bonjour Mademoiselle,
Tout d'abord merci pour votre courrier qui décrit avec précision et sincérité vos conflits intimes. En vous comparant vous tentez d'atteindre une barre d'excellence, un idéal à la mesure des valeurs familiales imprégnées de mérite et de perfection. Cette barre est bien trop haut perchée pour que vous puissiez l'atteindre. Ce n'est pas de votre fait. Ce qu'on nomme dans mon jargon instance idéale, cette sacrée barre trop haut perchée, ne vous aide pas, elle vous limite et est source de souffrance. Une psychothérapie analytique, pas forcément très longue, devrait vous permettre de dénouer vos difficultés. Bien à vous, Chantal Paugam

Chantal Paugam Psy sur Massy

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