Interrogations

Réalisée par Antoineee · 9 nov. 2023 Aide psychologique

Bonsoir, je vous partage un texte que j'ai écrit comme une nouvelle, pour mettre mes pensées sur des mots. C'est ma façon d'écrire, de raconter, de m'évader bien souvent. Je vous demanderai simplement de ne pas me juger.

J'ai besoin de poser quelques mots sur l'écran, de manière peut être egocentrée, car, je m'en excuse d'avance, cet extrait parle d'une personne que je connais bien, moi.
Voilà des années que j'y pense maintenant et j'arrive à un tournant de ma vie où j'ai besoin de comprendre qui je suis pour pouvoir être enfin pleinement la personne que je suis. Je vous prie de ne pas juger mon cas ou mes mots, je les écrit comme je les pense, peut être est-ce une des sources du problème. Pour que vous compreniez mieux mon état d'esprit je vais vous décrire une partie de ma vie, comment j'en suis arrivé la et ce que je veux changer en moi.

J'ai 28 ans, belle personne de ce que disent les autres, élevé dans une fratrie composée de quatre garçons dont deux jumeaux, nés en derniers, mon frère jumeau et moi-même. J'ai été élevé dans l'amour, ça ne fait aucun doute. Celui de ma grand-mère qui m'a presque élevé, mes parents travaillaient la plupart du temps. Celui de ma mère qui nous portait à tous les quatres un amour important, bien que confusant quand les paires de claques venaient à fuser. Mon père lui, nous a aimé à sa manière, sans grande affection. Je suis né dans une famille aimante mais dans laquelle la communication n'était pas la meilleure qualité.
Aujourd'hui je vis chez mes parents, avec mon frère jumeau. Le soir les écrans nous empêchent de parler. Mon frère mange rapidement et monte enfiler son casque. Mes parents mettent les informations. Alors je les regarde et je me tais. Parfois j'entends mon père râler au sujet d'une dame qui s'en allait nager sous avis de tempête et qu'on a malheureusement revue qu'aux informations. Mais voilà j'ai quelques déceptions.

Je ne sais pas ce qui m'a conduit à ça, famille ou société, mais très jeune déjà, j'avais ce sentiment de devoir me conduire d'une certaine manière. Je ne sais pas à quel âge c'est apparu, peut être 11, 12 ans. Je voulais à tout prix que les autres me voient comme quelqu'un de bien. Pour ça j'avais élaboré toute une liste de choses à faire et à ne pas faire, dont la plus importante était de devenir quelqu'un de bien. C'est ce que je voulais, que les autres me voient comme un faiseur de bien, pour que finalement, ils me voient bien. Mon modèle était ce jeune garçon tiré d'une romance japonaise, capable de monter sur un nuage tant il était innocent.

Aujourd'hui j'ai encore cette question qui me taraude. Est-on réellement quelqu'un de bien si nous souhaitons faire le bien par intérêt ? J'ai cette sensation aujourd'hui en moi, depuis des années, de faire les choses pour une autre, de jouer un rôle en quelque sorte. Comme si pour m'accommoder, je devais endosser cet uniforme impeccable. À force c'est devenu une habitude mais quand je fais quelque chose il y a toujours cette pensée qui me dit "si je fais ça alors ça donnera ça" ou bien "je vais aider cette dame a porter son chariot dans les escaliers" avec en tête l'idée qu'on me regarde certainement.
Avec ce que j'entend aujourd'hui en psychologie, j'avoue que je me sens un peu perdu. J'ai peur d'être catégorisé dans les casiers "pervers narcissique", "borderline"ou autre trouble de la personnalité qui font défaut à la société. Je n'ai rien contre ces gens là. Mais voilà, j'ai parfois la sensation d'être encore cet enfant qui écrasait les abeilles et à qui on a dit que c'était mal. Alors il n'a plus recommencé, mais c'est en lui pour autant. Je me sens un peu comme celui qui essaye a tout prix d'être accepté et aimé et pour cela il fait le bien mais ce n'est pas sa nature. Peut être qu'après tout il vaut mieux ça plutôt que faire le mal sans se poser de question.
Je me demande si je suis le seul dans ce cas ou si c'est le cas de tout le monde. Si chacun d'entre nous joue quelque part, un rôle pour quelqu'un et si cela est bien ou mal. Je me demande si j'aurais été capable d'être quelqu'un de bien sans le vouloir. Je me demande si l'Abbé Pierre a fait ce qu'il a fait avec en tête "un jour on se souviendra de moi", pareil pour Luther King, Balavoine ou Gandhi. Je me demande si un jour je serais capable de vivre sans ça, de retirer mon masque comme on dit, et si cette vie la existe réellement.

La source de mon interrogation est la rencontre d'une femme. Nous nous sommes rencontrés il y a quelques temps. C'est allé très vite, en une semaine nous avons vécu ce que la plupart des couples mettent des années à faire. Elle m'a trouvé incroyable, "handsome" comme elle a l'habitude de dire. Pour elle, je suis un homme parfait. Je la comble de bonheur. Elle admire l'homme que je suis. Elle voit en moi des choses que les autres ne voient pas. Elle a confiance en moi et me rend cette confiance. Elle me dit qu'elle m'aime. Je lui dit que je l'aime. Personne ne me l'avait dit avant, sinon ma mère. J'en suis ravi et je ressens un bien être quand je suis avec elle. Je me sens heureux peut être pour la première fois.
Seulement, j'ai toujours cette sensation de jouer ce rôle, un beau rôle, mais un rôle tout de même. Mes émotions me font peur. J'ai peur de ne pas être capable d'aimer, j'ai peur que ce ne soit qu'un rôle. J'ai peur qu'elle me donne un amour que je ne sois pas capable de rendre. J'ai peur de ne pas être capable de l'aimer, de la désirer chaque jour. En fait je crois que j'ai simplement peur de ne pas savoir aimer. J'ai reçu tant d'amour, pas forcément de la bonne manière et je voudrais le rendre mille fois, mais je me sens égoïste. Elle me voit comme l'homme parfait, j'ai la seule sensation d'être un imposteur. D'être cet homme qu'elle admire par simple intérêt, celui de la séduire et de lui plaire. Est ce bien ou mal, est un syndrome sociétal ou est-ce seulement moi ?
Et pourtant je veux vivre ma vie avec elle, ça me paraît si simple, je me sens libéré d'une certaine manière, libéré à moitié. Car un doute subsiste. Il reste une partie de moi, celle que je n'aime plus.
Que je n'arrive plus à voir dans la glace, je vois un reflet déformé par moment. J'aimerais arracher ce costume et me sentir enfin libre, mais quelle image de moi je verrais ? Serais-je capable d'accepter d'être enfin heureux ? Serais-je capable d'accepter que quelqu'un m'aime enfin ? L'aimerai-je alors, cette image de moi ? Ne libérerais-je pas quelque chose que je n'aimerais plus ?
Et garderais-je alors cet partie de moi que j'aime et qui plaît tant à cette femme. Puis je me débarrasser de l'une sans ternir l'autre ? Est-ce ma personnalité pour toujours ou puis-je y changer quelque chose ?
Bien entendu je grossi le trait. J'ai conscience de mes qualités, et j'essaye de rester le plus lucide possible. Et j'ai la sensation d'être devenu quelqu'un de bien, j'en suis fier, mais pour autant, par moment, je sens que c'est encore là.

A.

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