10 choses qu'ont en commun les parents d'enfants qui réussissent

<strong>Article révisé</strong> par le

Article révisé par le Comité Psychologue.net

Vouloir la réussite et le bonheur de son enfant est normal. Mais les parents d'enfants qui réussissent ont-ils des points communs ?

15 févr. 2017 · Lecture : min.
10 choses qu'ont en commun les parents d'enfants qui réussissent

Quel parent ne souhaite pas que son enfant ait une belle vie, réussisse bien à l'école et plus tard dans son travail, et fasse des choses incroyables et qui lui plaisent une fois adulte ?

Même s'il n'y a pas de potion magique pour éduquer des enfants qui réussiront plus tard, la psychologie a pu mettre en lumière plusieurs facteurs qui aident vos enfants à se développer et ainsi aller vers le succès.

Faire participer les enfants aux tâches ménagères

"Si les enfants ne font pas la vaisselle, cela signifie que quelqu'un la fait à leur place" explique Julie Lythoctt-Haims, de l'Université de Stanford et auteur de Comment élever un adulte. Elle ajoute qu'ainsi, "ils sont déchargés non seulement du travail, mais aussi de l'apprentissage que le travail doit être fait et que chacun d'entre nous doit y contribuer pour le bien-être commun".

Selon elle, les enfants qui aident au tâches ménagères deviennent des employés qui collaborent mieux avec leurs collègues, sont plus empathiques car ils savent que les choses ne sont pas toujours faciles, et peuvent prendre en charge plus de tâches diverses.

Enseigner des compétences sociales aux enfants

Les chercheurs des Universités de l'État de Pennsylvanie et de l'Université de Dule ont suivi plus de 700 enfants aux États-Unis, depuis la petite école jusqu'à leurs 25 ans, et ont mis en lumière une corrélation significative entre leur comportement social et leur succès en tant qu'adultes 20 ans plus tard.

Cette étude sur vingt ans a montré que des enfants socialement compétents et qui pouvaient coopérer avec leurs pairs sans qu'on leur demande, aider les autres, comprendre leurs sentiments et résoudre leurs problèmes par eux-mêmes, étaient plus susceptibles d'avoir un diplôme universitaire et un travail à temps plein à 25 ans, plus que ceux dont les compétences sociales n'étaient pas totalement développées.

"Cette étude montre qu'aider des enfants à développer des compétences sociales et émotionnelles est très important pour les équiper pour un futur sain", explique Kristin Schubert, directrice de programme de la Fondation Robert Wood Johnson, qui a financé l'étude.

shutterstock-368350184.jpg

Avoir des relations saines avec les autres

Les enfants qui grandissent dans environnements conflictuels ont tendance à ne pas réussir aussi bien que les enfants dont les parents et la famille proche s'entend bien, selon une étude de l'Université de l'Illinois. L'étude va plus loin en montrant que les enfants ayant grandi dans une famille monoparentale avec des relations équilibrées étaient plus épanouis dans leur vie professionnelle que ceux qui avaient grandi dans une famille bi-parentale conflictuelle.

Après un divorce, lorsque le parent qui n'a pas la garde des enfants a de fréquents contacts avec eux et qu'il y a peu de conflits, les enfants s'en sortent mieux. En revanche, lorsque des conflits existent, des visites fréquentes de ce parent ne permettent pas un bon développement des enfants.

Apprendre tôt les maths aux enfants

Une méta-analyse de 2007 faite sur 35 000 écoliers à travers les États-Unis, le Canada et l'Angleterre a démontré que développer des compétences mathématiques très tôt pouvait être un grand avantage.

"L'importance primordiale de connaissances en mathématiques très jeune (commencer l'école avec une connaissance des chiffres, de leur ordre, et autres concepts rudimentaires de mathématiques) prédit de plus grandes facilités futures en mathématiques, mais aussi en lecture", explique le co-auteur de l'étude Greg Duncan.

Ils développent une relation avec leur enfant

Une étude réalisée en 2014 et portant sur 243 personnes nées dans une famille sous le seuil de pauvreté a démontré que des enfants recevant une attention sensible et de l'amour dans leurs trois premières années non seulement réussissaient mieux au niveau académique dans leur enfance, mais avaient aussi de meilleures relations et de meilleures réussites professionnelles autour de la trentaine, peut importait la richesse familiale.

Les parents à l'écoute de leur enfants sont ceux qui répondent aux signaux de leur enfant rapidement et de manière appropriée, et qui leur offrent une base sécuritaire pour explorer le monde. Les auteurs suggèrent que cet investissement dans une relation parent-enfant dès sa petite enfance, voire sa naissance, peut offrir des retours durant toute sa vie.

Être moins stressé

Le stress des parents, notamment lorsqu'ils sont stressés de devoir jongler entre vie professionnelle et familiale, peut affecter les enfants. La contagion émotionnelle (le phénomène qui fait que certaines personnes "attrapent" les sentiments des autres comme un rhume) l'explique facilement. Si l'un de vos amis est heureux, vous le serez aussi ; s'il est triste, vous récupèrerez ce côté sombre. Ainsi, si un parent est exténué ou fatigué, cet état émotionnel pourrait se transmettre aux enfants.

shutterstock-353503052.jpg

Valoriser l'effort plutôt que d'éviter l'échec

Carol Dweck, psychologue de l'Université de Stanford a découvert que les enfants et les adultes adoptaient deux postures face au succès.

  • Un esprit fixe présumera que le caractère, l'intelligence et les capacités créatives sont des choses statiques qui nous sont données et que nous ne pouvons pas changer, et que le succès est l'affirmation de cette intelligence inhérente. Se battre pour le succès et éviter l'échec à tout prix devient un moyen de maintenir ses compétences ou son intelligence.
  • Un esprit de croissance se base sur le challenge et ne voit pas l'échec comme une preuve de non-intelligence mais comme un tremplin encourageant pour grandir et étirer nos capacités existantes.

Le coeur de cette distinction est la manière dont nous présumons que notre volonté affectera nos capacités, et cela a un effet très puissant sur les enfants. Si l'on dit a un enfant qu'il a excellé à un test grâce à son intelligence, il développera un esprit fixe. Si on lui explique qu'il a réussi grâce à l'effort qu'il a fourni, il développera plutôt un esprit de croissance.

Le travail à l'extérieur

Selon de nombreuses recherches, les enfants dont les parents travaillent à l'extérieur de la maison ont tendance à aller plus longtemps à l'école, à avoir plus de postes de supervision et gagner plus (23% de plus que leurs pairs qui ont grandi avec une mère au foyer, par exemple).

Les enfants de parents qui travaillent à l'extérieur ont aussi tendance à plus s'investir dans les tâches ménagères et l'éducation de leurs futurs enfants.

Être "autorisant" plus qu'"autoritaire" ou "permissif"

Publiée pour la première fois dans les années 60, une étude de l'Université de Californie a démontré qu'il existait trois types de parentalités :

  • Permissive : les parents offrent une éducation non punitive et dans l'acceptation de l'enfant
  • Autorisante : les parents essaient de modeler et de développer l'enfant selon des règles de conduite
  • Autoritaire : les parents essaient de diriger l'enfant de façon rationnelle.

Avec l'éducation autorisante, les enfants grandissent dans le respect de l'autorité, mais sans se sentir étranglés par elle.

Ils apprennent le courage

Le courage est un trait de caractère ou de personnalité puissant. La psychologue Angela Duckworth le définit par une "tendance à maintenir son intérêt dans un effort pour des résultats à très long terme". Ses recherches ont mis en corrélation le courage avec la réussite éducative : il s'agit d'apprendre aux enfants à imaginer et à s'engager pour le futur qu'ils veulent créer.

Photos : Shutterstock

psychologues
Écrit par

Psychologue.net

Laissez un commentaire
Le nom sera publié mais pas l'e-mail