Différenciez l'anxiété positive de l'anxiété négative

Anxiété positive et pathologique : les différences et suggestions dans la façon de les comprendre et de les connaître, ainsi que des conseils de traitement éventuel.

20 AOÛT 2019 · Lecture : min.

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Différenciez l'anxiété positive de l'anxiété négative

Nous sommes tous plus ou moins anxieux, mais il est bon de faire la différence entre l’anxiété positive et l’anxiété négative. Le trouble de l’anxiété compromet le style et la qualité de vie.

Nous ressentons tous à un moment ou un autre un sentiment d’anxiété, celle-ci nous avertit de la situation réelle que nous vivons, aussi positive ou négative qu’elle soit : le début d’un travail, un départ, un projet, une relation amoureuse, la naissance d’un enfant, un changement de travail, un licenciement, etc.

L’anxiété positive

Tout cela est normal : l’anxiété positive nous permet de prendre les mesures dont nous avons besoin pour faire face à une nouvelle situation. La capacité que nous mettons en jeu pour y faire face est fonctionnelle et positive à la nouvelle situation.

L’anxiété positive active nos capacités cognitives et notre niveau d’estime de soi, et non la cuirasse ou les masques que nous portons, mais au contraire nous dépouille de nos superstructures pour nous montrer comment la vivre.

Pensons au début d’un projet ou à un nouveau travail : les attentes et les retombées que nous aurons à l'esprit et les émotions qu’elles activent.

Tout cela doit activer nos capacités cognitives de manière positive. Même l’anxiété positive a des effets physiques tels que la salivation, un rythme cardiaque accéléré...et parfois des difficultés d’endormissement. Chacun de nous s’est trouvé dans un de ces moments au moins une fois dans sa vie.

Et on trouve un moyen de s'en décharger : sport, promenades en plein air, lectures, musiques, techniques de relaxation etc. Tous les modes légitimes comme outils que chacun de nous active pour s’aider dans ces moments.

L’anxiété pathologique

L’anxiété normale dégénère en pathologie quand la perception que nous avons de la situation est accompagnée d’hypothèses négatives continuelles, quand nous ne nous sentons pas les ressources pour y faire face par manque d’estime de soi, par des difficultés internes à vivre les situations d’incertitude.

L’anxiété pathologique déclenche une série de réactions physiques et mentales qui compromettent considérablement le cours naturel de la vie d’une personne. L’anxiété généralisée est un état persistant que vit l’individu et qui, s’il persiste, peut dégénérer en crises de panique.

Les symptômes sont physiques et mentaux, ils pénètrent l’esprit de l’individu qui ne peut pas effectuer des activités normales. Des situations négatives peuvent consolider cette situation, parfois enracinée dans le milieu familial, c’est-à-dire si nous avons absorbé un parent ou un membre de la famille anxieux. Ou bien nous avons vécu des deuils, des pertes, des séparations, des changements drastiques dans nos vies qui ne font qu’engendrer des pensées et des émotions négatives.

Il n’est pas facile de faire face à des situations graves, l’aide d’un professionnel est donc nécessaire. 

Parfois, l’anxiété ou les attaques de panique sont un signe qu’il nous arrive quelque chose, elles ont une fonction adaptative qui ne doit pas être effacée parce qu’elle sous-tend autre chose.

L’anxiété généralisée paralyse dans certains cas la personne et compromet considérablement le déroulement naturel de sa vie.

L’anxiété peut également être l’expression d’un conflit interne qui doit être compris par un processus thérapeutique d’un point de vue dynamique. Il peut représenter un signal en réponse auquel il met en place des défenses pour empêcher que pensées et sentiments inacceptables n’arrivent à la conscience. Par conséquent, il active l’anxiété et se présente par une activation neurovégétative qui affecte le système limbique.

En général, on peut définir l’anxiété comme étant la conséquence de la sous-estimation de ses capacités de gestion d’un événement et d’une surestimation de sa difficulté.

Voici la "petite différence" qui nous amène à la dégénérescence de l’anxiété.

Nous vivons dans un monde complexe, certainement les pressions environnementales influent à certains moments de notre vie et amplifient notre anxiété. Parfois la capacité de gestion de cette émotion naturelle qui nous permet de calibrer ou non notre état anxieux ne suffit pas.

Notre méta-connaissance de cette capacité pourrait nous servir de boussole quand nous allons glisser à un état anxieux plus consistant.

Je voudrais mentionner que l’approche dynamique – groupe analytique permet d’aller au-delà du symptôme et d’enquêter non seulement le monde intrapsychique, mais aussi le monde culturel, familial et environnemental. Un monde qui agit cependant dans la formation psychique et donc aussi dans l’activation des symptômes anxieux avec l’élaboration en thérapie de possibles pensées, préjugés ou rigidité mentale.

Psychologue - Cristina Savatteri

Photos : Shutterstock

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