Pervers narcissiques : 5 indices qui les trahissent

Le pervers narcissique peut détruire la vie de ses victimes, mais avec un peu d'observation, il est possible de le reconnaître et de s'éloigner.

27 JUIL. 2020 · Lecture : min.

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Pervers narcissiques : 5 indices qui les trahissent

Ils sont aventureux, charmants, ont un grand pouvoir de communication et observent tout autour d'eux. Au début, ils sont extrêmement polis et se comportent en vrai gentleman. Mais lorsqu'ils gagnent la confiance et le respect de la victime, ils laissent des blessures qui peuvent durer toute une vie. Vous les connaissez probablement : ce sont les soi-disant pervers narcissiques.

Selon la psychiatre et auteur du livre Harcèlement moral, Marie-France Hirigoyen, les pervers narcissiques sont des manipulateurs nés qui d'abord séduisent puis vampirisent.

La violence des pervers narcissiques repose sur trois points : séduction, pouvoir et manipulation. Ils ont des caractéristiques communes à tous les pervers moraux, mais ils sont beaucoup plus froids, plus calculateurs et ont une plus grande capacité de destruction. Marie-France Hirigoyen.

Quel est le profil psychologique d'un pervers narcissique ?

Ce sont généralement des personnes qui :

  • Soit ont été maltraités, abandonnés ou ont traversé un événement traumatisant dans leur enfance.
  • Soit ont été idolâtrés et n'ont eu aucune limite, grandissant avec l'idée fausse qu'ils sont omnipotents.

Quel est le profil de la victime d'un pervers narcissique ?

Ses victimes sont généralement des personnes dynamiques, fortes et qui aiment profiter de la vie. Elles sont intelligents et capables de générer une envie très intense chez les pervers narcissiques car elles possèdent de nombreuses qualités.

Mais si elles sont si intelligentes, pourquoi tombent-elles dans les filets d'un pervers narcissique ? Parce qu'il n'est pas si facile de l'identifier, puisque les comportements narcissiques sont généralement très bien camouflés au début.

En plus de son grand pouvoir de séduction, le pervers narcissique est sensible et fragile, donnant à l'autre envie de l'aider. Souvent, la victime est quelqu'un d'empathique, qui sait se mettre à la place des autres.

Il est également important de noter que les pervers narcissiques sont de grands acteurs et agissent sans attendre. Ils enveloppent et annulent progressivement la victime. Au début, ils font tout pour gagner votre confiance. Mais une fois qu'ils ont compris l'appréciation de la victime, ils commencent à la traiter comme une marionnette.

5 signes qui révèlent un pervers narcissique

Il est difficile d'identifier un pervers narcissique, mais pas impossible, car il y a des signes qui les trahissent. Les 5 principaux sont :

1. Il a le don de savoir bien parler

Il utilise la langue très habilement pour confondre l'autre. Il fait souvent des allusions et joue avec les mots pour laisser la victime insécurisée et se sentir coupable.

De plus, il ment très souvent. Il peut mentir pour :

  • Ne pas prendre ses responsabilités
  • Pour vous tester
  • Apprendre des réactions des autres
  •  Transmettre une bonne image 

2. Au début, c'est le partenaire idéal

Pour gagner sa confiance et gagner son cœur, il fera de fausses promesses au début, il se montrera comme le partenaire parfait, s'adaptant à 100% à vos goûts, vos envies et votre façon d'être. Il dira probablement des phrases comme «avec toi je suis ma meilleure version», «avec toi je me sens libre», «je n'ai jamais eu un amour aussi fort que ça», «tu me comprends». Cependant, la fausse idée que vous êtes son âme sœur va tomber lorsque la narcissique remarquera que vous êtes amoureuse et piégée dans cette relation.

3. Des airs de supériorité

Au fond, le pervers narcissique est généralement une personne avec une faible estime de soi et assez peu sûre de soi, mais projette une image opposée pour se protéger. Ainsi, il a tendance à enseigner aux autres qu'il ne fait pas d'erreur, qu'il a confiance en lui, qu'il réussit et qu'il est supérieur aux autres. Quand il rencontre quelqu'un, il parle toujours de choses matérielles et valorise plus l' «avoir» que l'«être».

4. Égocentrisme

Parce qu'il est émotionnellement immature, le narcissique ne comprend pas que la vie ne tourne pas autour de lui. L'autre, ses sentiments, ses volontés et ses besoins n'existent tout simplement pas. C'est pourquoi la relation avec un pervers narcissique est souvent si inégale et épuisante.
De plus, se croyant supérieur, il n'accepte pas les critiques constructives et ne cherche jamais à changer ses points faibles.

5. Changements d'humeurs soudains

Ses sentiments sont comme des montagnes russes et il a des sautes d'humeur soudaines sans raison apparente. Il est émotionnellement instable. Il peut soudainement passer d'une humeur heureuse et satisfaite à une nervosité intense, sans que rien ne se passe.

Photos : Shutterstock

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Commentaires 38
  • Alex23

    5 ans et demi avec un PN, diagnostiqué bipolaire vers 20 ans. Heureusement, j'ai du caractère et j'en suis sortie. Certes, il m'a apporté beaucoup dans ma nouvelle vie professionnelle, mais pour le reste, pas sûre d'en être totalement remise car à ce jour, 5 ans après notre séparation, je ne veux toujours pas entendre parler de relation. Mais je suis heureuse comme ça pour le moment et c'est le plus important. J'ai regagné l'estime de moi, la paix intérieure, et ma liberté d'action :-) Les caractéristiques données dans cet article sont bien celles d'un PN. Difficile de n pas tomber dans le piège du charme, des attentions, de leur intelligence et culture générale, mais si on détecte les signes évoqués ici, il faut fuir !!! Un PN ne peut pas changer, quoi qu'on fasse et quoi qu'on dise. Si on reste, il nous détruit.

  • Daniel S.

    Dommage pour un article intéressant de l'avoir genré au masculin... Commentaires si tous les PN étaient des hommes. Je me remet douc de mes blessures, blessures infligées par une femme extrêmement forte et préparée à détruire, derrière cette gueule d'ange se cachait un démon. Après 7 années dans ses filets, après avoir tout accepté, je baisse les bras, j'abandonne. Je l'ai aimé plus que tout. Plus que tout.

  • Yannick

    J'ai peur quand je lis cette page, car j'ai l'impression d'être moi-même un pervers narcissique.

  • Ben

    Bonjour Comment savoir si l’on est soi-mème percées narcissique ?

  • Emilie

    bonsoir, en lisant tout vos temoignages je me rends compte de ma situation, je suis toujours en couple avec lui. J'ai pu me rendre compte de la situation car epuisée physiquement et moralement j'ai été arreté. cela fait à peu pres six mois maintenant, c'est à partir de ce moment la que j'ai pu m'appercevoir de certaines situations. Au bout de trois mois je n'allais pas bien voir encore moins bien. J'etais mise en compétitons avec des femmes, lui passé pour mon sauveur, et mon guide. Il avait les moyens d'influencer toute la shère de travail. il a tout mis en oeuvre pour créer de la dépendance affective, j'ai consulter une psychologue, c'est grace à elle que j'ai pu identifier mon malaise. Impossible d'en parler dans ma sphère de travail ils sont tous amis avec lui, il se confit à certains et ils se font tous manipuler... j'ai pu le constater récemment. C'est un homme engagé, militant, avec des responsabilités dirigeantes. Discret, charmeur, bon communiquant. Des enfants s'additionnent au tableau en apparence réjouissante. j'étais la belle apparence qui cache le vide de sa personne. Je m'appercois que maintenant de son double visage et de sa violence physique et verbale (langage flou en permanence) que j'ai pu découvrir grace au travail engagé avec ma psychologue. bon courage à toutes.

  • anonyma

    Bonjour je reconnais ces points-là chez mon beau père, que faire quand il est là ? je veux dire, quelle est la meilleure attitude à montrer ? Il ne parle que d'argent, et veut toujours avoir raison et joue avec le rapport de force. Merci de me répondre dans les plus brefs délais, Cordialement : anonyme

  • Diament

    J ai attirer et Vécu 2 fois cet histoire malheureusement sa ma Fais Hrandir et je préfère rester Seul pour le moment un nouveau départ à compter sur mm et Apprendre à m Aimer pour ce que je Suis

  • Chrys

    Bonjour Je ne sais pas à qui dire cela tant cela peut paraître énorme, alors depuis des mois je garde pour moi mais je me sens mal, j'ai tenté de m'en ouvrir à ma generaliste, mais elle n'a pas considéré que cela était grave. Je souffre de troubles psychiques liés à des traumatismes multiples et disons extrêmes. Des troubles anxieux très severes et un syndrome de stress post traumatique. Je suis reconnue dans l'incapacité de travailler depuis très longtemps. Je suis suivie depuis quelques années par un psychiatre qui travaille en clinique privée. J'y suis déjà allée, je ne ferai pas de commentaires, mais ce fut un séjour qui m'a profondément affectée, pour de multiples raisons. En 2019 j'ai perdu mon père, puis en juillet 2020 mon ex mari avec lequel j'avais gardé une relation très forte. Je ne peux tout dire bien sûr, mais depuis quelques mois, mon psychiatre a changé de comportement. Ce n'est pas subjectif. Je suis ressortie à plusieurs reprises totalement dévastée. Comment dire, je lui ai expliqué les raisons pour lesquelles je ne souhaite pas retourner dans son établissement. Elles sont totalement fondées, je m'en était ouverte sur place à une personne qui y travaille, la seule personne à qui je pouvais dire.... elle m'avait dit qu'il fallait absolument que j'en parle à la direction, je ne l'ai pas fait. J'avais juste...peur. Depuis le deces de mon ex mari, la solitude, la pandémie et d'autres choses je suis vulnérable. Seulement, si je laisse paraître mes émotions, si je dis je vais mal, ce qui est il me semble normal actuellement, la seule réponse est " venez à la clinique ". Je lui explique à chaque fois que non, et il semble ne pas supporter ma résistance. Alors il a commencé petit à petit, à chaque fois que j'y vais, à " taper" où cela fait le plus mal. Et à me retirer l'espoir. Pour mon sommeil, perturbé depuis longtemps, il m'a dit que comme j'ai des effets secondaires importants avec les médicaments, ( je supporte mon anxiolitique, plus rien d'autre, je suis d'ailleurs suivie par une interniste pour une atteinte ganglionnaire de la sarcoidose, heureusement actuellement sans atteinte active, mais à surveiller régulièrement), je ne pourrai PLUS JAMAIS retrouver un sommeil normal ! Je suis ressortie dévastée et en larmes. Puis, j'ai découvert des séances de sophrologie, relaxation, sur un site connu, et finalement, mon sommeil est meilleur, bien meilleur. Un jour, je lui ai dit vouloir faire des zpproches alternatives, en fait il m'a quasiment dit que je n'en ai pas les moyens, et de me rappeler les différentes activités de la clinique. Il m'a dit que L.E.M.D.R et l'hypnose pouvaient me faire du mal, qu'une thérapie pouvait être très depressogene, tout ce que je propose est balayé, il ne voit que par la clinique. Et j'y arrive mais j'ai du mal à le dire: Il m'a dit textuellement " je suis votre seul interlocuteur et il n'y a que moi qui vous comprends ", j'étais horrifiée, j'ai eu la sensation, comment dire, d'une sorte d'emprise. Puis la dernière fois, c'était il y a deux mois mais depuis je suis extrêmement angoissée à l'idée de retourner le voir. J'ai eu une anesthésie il y a deux ans et demi qui s très très mal passée. Le choc fut tellement intense que tous mes anciens traumas ont refait surface, la nuit dans mon sommeil. J'ai cherché de l'aide, car il est important que je fasse une coloscopie car j'ai des soucis disons un peu et j'ai eu des polypes déjà retirés. D'ailleurs mon interniste me dit qu'il 3st très important que je fasse cet examen. Je ne peux absolument plus me faire anesthésier. Ni même retourner à l'hôpital, c'est juste terrible. Je prends rv mais j'annule à chaque fois. Lorsque j'étais à la clinique, je voulais pouvoir parler de tout cela et laisser libre cours à mes émotions si longtemps refoulées. Bref..... Je rajoute que j'ai du passer beaucoup d'examens durs par rapport à la suspicion de sarcoidose, et j'ai été encore une fois très perturbée. J'ai fini par craquer et j'ai été hospitalisee. Mais.... pas un mot sur les traumatismes. Je suis ressortie pire qu'en entrant. Vraiment. Et j'y arrive.... donc la dernière fois, je lui dit " docteur, actuellement mon état psychique ne me permet pas d'être anesthesiee " Je venais de nouveau lui dire non pour la clinique...... Et là, il m'a dit ,mais d'un ton qu'il n'avait jamais employé, ces mots terribles que je n'ose dire à personne, tant ils m'ont fait mal, car c'est comme s'il m'avait dit que j'étais incurable. " de toute façon vous êtes dans un tel état que je ne sais même pas si vous pourrez être anesthesiee de nouveau un jour". C'était presque rageur, et j'ai trouvé cela très violent, au point que je suis restée k.o plus de 8 jours, sans personne à qui le dire. Moi qui appelle au secours depuis deux ans et demi par rapport à cette anesthésie, la seule réponse de sa part fut celle ci...... Je me suis sentie vraiment très très mal, et j'ai recommencé à faire des cauchemars suite à cette phrase. Car c'est comme s'il avait cherché, peut être, à me faire mal pour que j'accepte de retourner dans sa clinique, j'ai de nouveau eu cette sensation d'emprise, comme s'il savait exactement où " appuyer" pour me faire céder. Ma generaliste hélas ne paraît pas comprendre, je lui ai dit que le comportement de mon psychiatre avait changé, j'ai tenté de lui expliquer......en vain. Je n'invente rien, je me sens comme manipulée, mais effectivement changer de psychiatre est très complexe car j'ai peur qu'un autre ne comprenne pas mon intolérance aux molécules, et je ne me sens plus la force de raconter de nouveau ma vie. Voilà, pardon vraiment de ce très long message, j'ai tenté de refaire une therapie, hélas, si par le passé il y a eu des effets extraordinaires ( therapie analytique, avec des psychologues qui proposaient des honoraires en fonction des revenus des patients), désormais parler de mon passé me plonge dans des angoisses terribles, comme si j'ouvrais la boîte de pandore, depuis l'anesthésie, le deces de mon père puis celui de mon ex mari, ce n'est plus possible. J'ai pensé à une therapie alternative, par ex la musicotherapie, pour me permettre dexm'exprimer autrement que par les mots, mais pareil, " il y a ce qu'il faut à la clinique ". J'ai cherché sur internet, j'ignore les honoraires, si cela pourrait me faire du bien ou non. J'ai tenté la médiation par l'écriture, car j'ai toujours écrit, mais cela ne me convient pas non plus. Et là, après avoir exprimé tout cela, ( je ne suis plus trop jeune et ma vie fut très dure, justement, je ne veux plus repenser à ces traumatismes si nombreux et intenses....) Mais la musique? Active ou réceptive? Et pour finir, cette question qui me hante depuis deux mois, sans que je ne porte aucun jugement, peut il arriver qu'un professionnel de la santé mentale développe un comportement très anxiogène en fait, et profondément déstabilisant? Je suis extrêmement choquée, encore une fois, je connais ce psychiatre depuis plusieurs années, jamais il ne s'était comporte de la sorte. Je ne veux pas lui en parler, en fait maintenant et depuis quelques mois je suis très mal avant d'y aller, son humeur n'est jamais égale. A chaque fois maintenant je me demande ce qu'il va me dire, alors je finis par ne plus oser parler. Il existe des solutions j'en suis sûre, sans obligatoirement passer par l'hospitalisation, et je trouve juste terrible de ne plus oser parler à son psychiatre. Merci beaucoup de m'avoir lue. Vous savez, personne ne connaît jamais vraiment la vie des gens, mais il est facile pour un professionnel de déstabiliser une personne vulnérable. Encore une fois, je ne porte aucun jugement, chaque être humain a ses failles. Merci beaucoup, je ne vois que ce site sur lequel je pouvais dire , car je ne peux plus le garder pour moi.

  • Sara

    Merci pour cet article. Y a t il un lien entre psychose et perversion? J'était en relation avec un schizophrène et en lisant les articles sur les pervers narcissique je me dit qu'il l'était également.

  • Fanny

    Eh bein ! J’ai mit juste 1an et demi à m’en rendre compte avec ce mec la ,même si j’avais de gros doute au bout de 6mois ! Il a eu le don de trouver exactement ce qu’il me fallait au bon moment et il m’a servi à changer de vie , juste merci pour ça , il a été un tremplin pour que je me rende compte de ce que je veux et ne veux plus


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