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J'ai du mal à trouver ma place

Réalisée par Lilou le 17 mars 2017 7 réponses  · Développement personnel

Bonjour,

Si les gens ne viennent pas naturellement vers moi, je me sens très souvent de trop. Je suis adulte (45 ans). Quand j'arrive à un endroit, je me force à aller vers les autres mais je me sens mal à l'aise car j'ai l'impression que je vais déranger. Pourtant, les gens apprécient ma compagnie et rient beaucoup avec moi mais j'ai toujours cette gène au départ.

J'en ai rêvé tellement c'est difficile à vivre et cela me perturbe. Ok, j'ai un manque évident de confiance en moi. Une timidité sans doute au 1er abord mais dès que je me sens en confiance, je suis loin d'être timide.

Je ne pense pas me mésestimer mais cette impression de ne pas être « désirée » me blesse. Je pense avoir été désirée à ma naissance par mes parents même si la blessure d'abandon par mon père (qui a quitté ma mère) quand j'avais 6 ans est là : il est parti sans M'expliquer quand j'étais enfant. Aujourd’hui, je sais bien qu'ils ne s'entendaient pas et sans aucun doute, ils ont fait le bon choix pour eux mêmes.


Même dans mon couple, j’ai attiré à moi, un homme qui m’aime mais qui ne montre pas d’affection ni de désir envers moi. D’où l’importance de tout comprendre.


Je réussis tout ce que j’entreprends mais j'ai souvent le besoin de faire reconnaitre ma valeur, comme si j'avais besoin de prouver que je vaux qq chose aux autres et à moi-même. Du coup, je me sens un orgueil parfois maladroit et regrette d’avoir parlé de moi et mes réussites. Et en même temps, je sais ce que je vaux, ce n’est pas la peine de me le démontrer !



Mon rêve raconte que les gens ne font pas attention à moi, il n’y a pas de place pour moi, ils ne s’en rendent même pas compte. Une personne prends 2 places à table dont la mienne et je n’ose pas dire quoi que ce soit car ils sont en discussion, et je ne veux pas m’incruster ni les déranger ou qu’ils se disent « qu’est ce qu’elle vient s’incruster, elle », je reste derrière. On doit tous partir en auto, j’attends que tout le monde prenne une place dans les autos et j’irai là où il restera de la place (je me retrouve assise à côté d’une fille « vantarde » maladroite (orgueil dont je parlais plus haut). Ils salissent tout en passant et font pas attention. Ils ne font attention à rien d’ailleurs et ne comprennent pas tellement ils ne font pas attention. Ils sont même surpris que je leur dise quelque chose. Je ne me sens pas bien : ils mangent de la mauvaise nourriture, je n’ai pas faim, ce n’est pas bon de toutes façons et eux, cela ne les dérange pas de manger de la merde.


Je travaille sur mes blessures d’abandon, rejet, trahison, humiliation, injustice… en ce moment, d’où ces questionnements. Et la valeur, la force/combat de l’égo, l’orgueil.

Est-ce une lutte avec mon égo ? Je ne veux pas faire (manger) comme eux car je me sens différente, mieux… (Ego/Orgueil). Je n’arrive pas à m’intégrer parce qu’ils ne m’accueillent pas (REJET): besoin de reconnaissance, de valeur ? (besoin d’être appréciée à ma juste valeur ?). Je m’aime et reconnais en moi d’innombrables talents. C’est le regard des autres qui m’importe car j’ai manqué de celui de mes parents ? Comment me réparer de cela ? Comment boucher ce vide, combler ce manque ? Mon couple m’enferme dans cette position de victime, dans ce cercle vicieux, on dirait. J’éprouve le besoin de ne plus vivre cela et de m’épanouir, d’être aimée à ma juste valeur…

Je ne m’accorde pas le droit d’être moi ? J’attends une autorisation ? Je suis dépendante de l’avis des autres ? Je sais que NON et pourtant est-ce inconscient et profond chez moi ?

Voilà mon blocage émotionnel et ma colère refoulée contre moi-même et le monde entier.

J’aime les gens et je les déteste à la fois. Je les déteste parce qu’ils me font mal en ne faisant pas attention à moi et je les aime parce que je me rends compte que ce n’est pas de leur faute, qu’ils ne me détestent pas du tout et qu’ils ne font pas exprès si ils me blessaient par mégarde et que c’est QUE moi qui ressent cela et qui pense cela (imaginaire).


Le jugement. Je ne juge pas vraiment les autres, je les observe et je me fiche en fait qu’ils soient ainsi ou autre car je comprends qu’ils soient ainsi par leur vécu. Mais sans doute ai-je peur du jugement des autres : je n’aime pas trop être mal jugée car cela veut dire « être rejetée » pour moi et pourtant, je me fiche du regard des autres en même temps. (quel combat étourdissant !). Je suis comme je suis si je m’affirme : peut-être est ce un peu fragile et instable comme conviction ?


Ai-je besoin d’une autorisation pour vivre ? Cela me « tarabusque ».

Personne n’a besoin d’autorisation.

Pourquoi en aurais-je besoin d’une ?

Assujettis à l’autorité ? Dépendante de l’avis de mes parents, autorité, scolarité, travail, (Dieu), MOI ?

Quel est ce blocage interne ?

confiance

Meilleure réponse

Madame,
Vous êtes très lucide sur vos blessures et vos blocages.

Vous dites travailler sur vos blessures, de quelle manière ? êtes vous suivie par un thérapeute ?

La compréhension intellectuelle ne change pas l'individu, il est important de travailler sur la charge émotionnelle enkystée à un niveau inconscient.

Et pour cela l'hypnothérapie intégrative que je pratique est très efficace pour aller à la source des blocages et des schémas dysfonctionnels.

La thérapie verbale càd basée uniquement sur la parole est souvent très longue et/ou peu efficace.

J'ai l'impression que vous fonctionnez sur un raisonnement logique et rationnel de vos blessures, et cela ne pourra pas changer ce qui se passe à un niveau inconscient...

Restant à votre disposition,

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Bonjour Madame,

De votre très long message (qui est très touchant) se dégage à la fois une capacité d'introspection rare et une grande difficulté de garder un "juste milieu" entre les impressions de "trop" et de "trop peu" concernant les réalités de la relation aux autres et à vous même.
Oui, vous avez raison, vous avez sans doute manqué de "regards" accueillants de vos parents, ou en tous cas de celui du père, qui, en partant sans rien vous dire..., ne vous a pas donné la place que vous avez encore du mal à trouver. C'est d'ailleurs son regard qui aurait dû vous reconnaître en tant que femme..., et ce n'est sans doute pas par hasard que le mari que vous avez choisi vous laisse encore dans l'attente.

Et... je crois que... malheureusement... nous avons tous besoin d'une forme extérieure "d'autorisation" à vivre... aux débuts de la vie... qui est la reconnaissance de notre valeur aux yeux de nos parents, ceux dont vous sommes vitalement et affectivement entièrement dépendants à l'arrivée dans ce monde.
Ce n'est qu'après avoir pu intégré ces regards de reconnaissance de notre importance aux yeux de nos parents que nous pouvons vivre (à peu près) sereinement.

Mais aucun parent n'est parfait..., c'est pourquoi chacun d'entre nous se débrouille comme il peut avec ce qu'il a reçu...
Et, si on veut trouver une confiance "suffisamment bonne" en soi et vis-à-vis des autres..., la rencontre avec un thérapeute qui nous accompagne jusqu'à cet équilibre est nécessaire.

Je ne sais pas ce que signifie que vous travaillez sur vos blessures..., mais elle ne sont visiblement pas encore guéries : je vous encourage vivement de continuer ce travail en étant aidée par un(e) thérapeute à qui vous devez faire confiance le temps nécessaire...pour sortir de ce "combat" avec vous même et les croyances négatives sur "les autres".

Je vous souhaite d'arriver à vous sentir à votre place dans le monde.
sp

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20 MARS 2017

Logo Silvia PODANI Silvia PODANI

1963 réponses

5262 J'aime

Bonjour Madame,
Je rejoins ce qui vous a été écrit par ailleurs.
Vous sentez bien où le bât blesse.
Où en êtes-vous par rapport à un possible travail thérapeutique aujourd'hui.
Il me semble qu il reste juste un petit chemin à faire en étant accompagnée du thérapeute adéquat pour enfin vous sentir heureuse et cesser également de vous poser autant de questions au quotidien.
La vie gagne à être vécue ici et maintenant.
Belle journée printanière.
Annie Lejeune

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18 MARS 2017

Logo Annie LEJEUNE Annie LEJEUNE

14 réponses

31 J'aime

Bonjour,
Vous évoquez une difficulté d'affirmation de Soi en lien avec votre histoire. Vous avez déjà une bonne analyse de vos pbs qui nécessiterait d'être développée en associant le passé à votre actualité, en dégageant des solutions thérapeutiques qui vous permettront d'être sujet et pas spectateur de votre vie. Seule une Thérapie pourra vous redonner cette place d'acteur de votre vie et de construire une nouvelle harmonie.
D.Garnero DR Psychologie, Sexologie Thérapeute, vo consultant expert Rdv ligne

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18 MARS 2017

Logo GARNERO Sebastien GARNERO Sebastien

238 réponses

789 J'aime

Bonjour,
Vous avez une bonne facilité d'introspection, c'est très positif, cependant pour aller au de là, il vous faut l'aide d'un professionnel. Vous semblez énormément bloqué dans votre enfance, car si vous vous demandez qui êtes vous face a ses comportements? Réagissez vous comme l'adulte que vous êtes aujourd'hui, ou bien comme l'enfant qui a vécu l'abandon de son père, qui est parti sans rien dire? Dans tous les ressentis ici évoqués faites cet exercice cela pourra vous donner des réponses, mais cela n'exclu pas l'aide d'un psy. Tous ces sentiments, toutes ces émotions vous "pointent" bien quelque chose???
Je reste a votre disposition

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17 MARS 2017

Logo Isabelle Silva - Psychologue Clinicienne Isabelle Silva - Psychologue Clinicienne

709 réponses

2961 J'aime

Madame,
je rajouterais que j'analyse également les rêves nocturnes (voir mon profil).

N'hésitez pas à m'envoyer un message et je vous communiquerais l'adresse de mon forum.

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17 MARS 2017

Logo Nathalie FOLLMANN Nathalie FOLLMANN

2419 réponses

10256 J'aime

Bonjour Lilou,

Vous accomplissez un gigantesque travail d'introspection et de tentative de compréhension de vous-même et de ce qui se donne comme une "blessure narcissique": ce besoin de reconnaissance, cette timidité qui n'en est pas une, assortie d'une forme d'orgueil.

Vous faites le lien avec la séparation de vos parents, le départ de votre père vers le Mexique, que vous avez sans doute vécu comme un choc - ce départ vous fut-il annoncé, vos parents vous ont-ils parlé de la situation ou l'avez-vous subie totalement...

Ce travail d'élucidation que vous tentez de faire sur vous-même et sur vos rêves, pourquoi ne le feriez-vous pas accompagnée par un/une professionnel? Ce sera plus sécurisant pour vous de n'être pas seule exploratrice de votre histoire...

Ce site vous procure toutes les ressources nécessaires selon la région où vous vivez. N'hésitez pas à franchir ce pas, acceptez si possible de vous faire aider!

Bien cordialement,
Fabienne Verstraeten
Psycho-praticienne analytique

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17 MARS 2017

Logo Fabienne Verstraeten Fabienne Verstraeten

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