Le syndrome de Wendy et la codépendance

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Les gens qui ont peur de grandir souffrent de ce qu’on appelle le syndrome de Peter Pan, qui ont besoin d’une Wendy pour les aider à résoudre leurs problèmes...

27 août 2019 · Lecture : min.
Le syndrome de Wendy et la codépendance

Il y a des gens qui ont besoin de plaire en recherchant constamment l’acceptation des autres, un besoin associé à une peur du rejet et de l’abandon. Cela vient compliquer et dépasser les limites de l’amour inconditionnel. Ce type de personnalité est connu sous le syndrome de Wendy qui rappelle le personnage de Peter Pan et Clochette, où Wendy est la dépendante relationnelle de Peter Pan qui ne lui permet pas de grandir et de gagner en maturité.

Il existe des relations de dépendance, où une personne immature a besoin d’une autre personne pour assumer ses responsabilités les rendant ainsi irresponsables. Dans certaines relations de couple, des femmes jouent le rôle de maman, ne permettant pas à leur partenaire de grandir et de prendre en charge leurs propres besoins. Leur partenaire sait très bien qu'elles répondront à tout moment à leurs propres besoins aux dépens des leurs, ce qui aura pour conséquence une grande souffrance pour les deux parties dans la relation. Ce type de personnalité est appelé le syndrome de Wendy.

Le syndrome de Wendy ou de la sauveuse

En 1983, Dan Kiley, psychologue nord-américain, a utilisé le terme de syndrome de Wendy, qui a aussi inventé le terme de Peter Pan pour les personnes qui refusent de grandir.

Les gens qui ont peur de grandir souffrent de ce que l’on appelle le syndrome de Peter Pan, et ils ont besoin d’une Wendy pour les aider à résoudre leurs problèmes.

Dans la recherche constante du bonheur dans le couple, la personnalité Wendy reste dans cette condition de sauvetage avec son partenaire, se sentant utile, appréciée et nécessaire, pensant que l’amour signifie abnégation, sacrifice et résignation tout en évitant le mécontentement des autres en essayant de faire en sorte qu’il n’y ait pas de conflits pour maintenir l’approbation des autres en prenant toujours soin de leur image devant les autres.

La Wendy cherche à plaire aux autres pour être reconnue et pour pouvoir continuer son chemin avec l’amour de sa vie, et comme elle n’est pas satisfaite à la mesure de ses attentes, elle tombe dans l’autocompassion car : "Plus grande est l'illusion, plus grande est la chute".

La Wendy fait ce qu’il faut pour trouver la reconnaissance et l’estime des autres, car elle a une mauvaise image d’elle-même, et malgré ses propres sentiments qui oscillent entre la haine et le courage, à la limite de la loyauté amoureuse et inconditionnelle, cela implique une dissonance cognitive de sa propre estime de soi interne.

Trouver un équilibre face à ce syndrome

En toute personne il existe un inconscient très puissant qui nous fait constamment entrer en relation avec une personne qui nous est complémentaire dans une relation humaine, ainsi comme un masochiste a besoin d’un sadique, un alcoolique aura pour personne complémentaire un codépendant.

Apprendre à communiquer dépendra dans une large mesure de la façon dont vous vous trouvez mentalement tout en travaillant sur vos limites tant internes qu’externes, en ne permettant pas aux autres d'abuser de vous et en n’acceptant pas les comportements inappropriés des autres.

Il s'agit de vous libérer des choses ou des personnes avec quivous vous engagez, ne pas vous rendre responsables des choses qui ne vous reviennent pas, ni des gens, ce qui vous libérera émotionnellement en obtenant et renforçant vos sentiments de sécurité. La confiance ne craint pas la critique, l’abandon et le rejet.

Il est important pour l’acquisition de sa propre autonomie de cesser de s'impliquer dans la vie des autres en assumant des rôles familiaux qui ne nous appartiennent pas, comme dans le cas du fils aîné qui assume le rôle de père des autres frères, ou dans le cas de l’épouse qui assume les responsabilités qui incombent à son partenaire.

L’idéal dans le couple revient à ce que les rôles que nous jouons soient équilibrés et interchangeables, c'est ainsi qiue nous aurons la capacité de nous développer personnellement. En menant diverses activités dans un but commun, on respecte les besoins et les activités individuelles.

La tendance à s’inquiéter pour le partenaire est normale dans toute relation. Mais quand on dépasse les limites et qu’on veut aller au bout d'un souci qui est normal en le transformant en une angoisse... et que nous nous sentons nécessaires pour le résoudre, pensant que sans nous,, il n’y aura pas de solution, alors il s'agit du syndrome de Wendy.

Le fait de jouer le rôle de mère est beaucoup plus courant que l’on ne le pense dans notre société, mais cela ne veut pas dire que ce soit approprié.

Le syndrome de Wendy est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes, bien que celui-ci se présente également chez les hommes qui ont vécu une série de règles familiales où d’une manière ou d’une autre ont vécu des situations circonstancielles dans un environnement qui nécessitait d'anticiper la vie adulte en laissant l'étape de l'enfant. Comme par exemple les frères qui travaillent comme des adultes en arrêtant de s’amuser selon leur stade de maturation prématurée pour assumer le rôle d’adulte. Ils présentent plus tard un phénomène de régression en adoptant un comportement infantile comme celui de vouloir assumer une responsabilité qui ne lui appartient pas, en étant de cette façon puérile et irresponsable.

Voici certaines des caractéristiques des femmes atteintes de ce syndrome :

  • Sentir que toute la responsabilité est entre leurs mains et qu’elles ont la mission de prendre en charge ;
  • La difficulté à fixer des limites ;
  • Faire passer ses désirs avant ceux des autres ;
  • Avoir peur de ne pas se sentir acceptée et de l’abandon ;
  • Faire toujours en fonction de l’autre, via des soins et des attentions, et en vivant sous la coupe de l'autre pour qu'il ne manque de rien.

Le Psychologue Gilberto Espino.

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