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Relation conflictuelle mère/fille accentuėe depuis le dėcès du papa.

Réalisée par Lisa le 5 juil. 2018 6 réponses  · Thérapie brève

Bonjour.

Cela va faire bientôt 6 mois que mon papa est décédé d'un cancer qui aura duré 6 mois aussi.
La violence de cette perte a gangrené les relations bien que déjà fragiles au sein de la famille.

Nous avons tous souffert. A notre manière.

J'ai actuellement 27 ans bientôt 28 et je vis chez ma maman. Je ne suis jamais partie de la maison pour multiples raisons :
- soucis du bien-être de mes parents
- peur de réalisation, de la vie et de l'avenir (suite à une anorexie longue sur 7 ans)
- état d'esprit de femme-enfant (en quête de protection et de tendresse permanente)

A ce jour, je ne supporte plus les cris de ma mère. Cette dernière a toujours été très colérique. Mon père était la personne calme. Sage. Celui qui savait calmer le climat.

Nous étions ma mère et moi devenues très proches peu après le décès de mon papa et même pendant. Nous l'avons accompagné du début jusqu'à la fin.

Cependant. A ce jour, ma mère me rejette. Me culpabilise. Me crie dessus au moindre fait et geste. Alors que j'essaie d'être bienveillante, a l'écoute, empathique..

J'ai depuis a faire a des crises d'angoisse. Comme si j'allais mourir. Étouffée par la vie. Peut du regard des gens. Du jugement.

Je ne supporte plus ma mère. Je ne supporte plus la violence qui pourtant est très intense psychologiquement. Et je n'arrive pas à partir. Je me sens affaiblir. J'ai peur. Peur de l'abandonner. Peut d'être mal en société. Peur de ne jamais y arriver.

J'ai très peu d'amis si ce n'est pas du tout car je n'arrive pas à m'ouvrir et a faire confiance. Mon copain et moi avons une relation quasi inexistante. Et pour cause nous ne nous voyons presque jamais. Ce qui soulève beaucoup de mésentente.
Nous n'avons aucun endroit pour nous retrouver. Il vit aussi chez son papa.

Je suis donc dépendante de l'état de ma mere.

J'ai aussi, été violée a 16 ans (s'en est suivie l'anorexie). J'ai avorté seule chez moi. Sans mon copain. Avec mon papa.

Et cela va faire 3 années que je subis la perte de proches. (Grand-mère, grand-père, père).

Je n'ai en loccurence pas le temps de faire mes deuil..
Aie je seulement fait le deuil de mon viol et de la maladie ?

Je ne sais pas.

Je suis perdue. En conflit intérieur et dans un malaise profond..

Quelles solutions s'offrent à moi ?

famille , deuil , confiance , décès

Meilleure réponse

Bonjour Lisa,

La solution qui s'offre à vous et que vous cherchez sans doute en écrivant sur ce site, c'est... de consulter, de vous faire accompagner, dans vos deuils, dans votre histoire, dans le trauma de ce viol et de votre avortement seule à 16 ans, en présence de votre père, et dans le fait de tout doucement vous "décoller" de votre mère.

Vous mettez les mots sur votre histoire, vous avez conscience de votre dépendance, votre relation à votre ami vous paraît insatisfaisante. La mort de votre père dont vous étiez proche crée en vous de profonds remaniements qui demandent à être mis au travail.

Ce site vous offre bien des ressources, n'hésitez pas à en faire usage. Vous pouvez également parler avec votre médecin généraliste et voir s'il peut vous adresser à un ou une professionnel/le. Vous pouvez aussi chercher par vous-même, peut-être du côté de la psychanalyse?

Bonne chance à vous,
Bien cordialement
Fabienne Verstraeten

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Bonjour Lisa,

Votre maman semble être victime de l’effet post-traumatique suite à la maladie et au décès de votre papa. De ce que vous relatez, j’hypothèse prudemment que ce que vous ressentez de la réaction de votre maman est proportionnel à votre besoin que vous avez essayé de compenser en prenant soin de votre famille. Suivant cette hypothèse la culpabilité que vous ressentez est liée d’avantage à votre impuissance à apaiser sa souffrance. Ce que vous ressentez est lié à votre manque d’elle, à votre besoin d’elle. Vous êtes confrontée à une nouvelle séparation brutale avec elle que votre maman ne peut pas contrôler. Il serait sage de consulter un psy analyste afin d’apporter du sens à cet isolement que vous ressentez et qui est dû aux nombreuses périodes de séparation que vous vivez et s’apparentent à une répétition de ce que vous ressentez comme l’impossibilité de sortir de votre impasse, et cela depuis de nombreuses années.

Alain Giraud
Psychothérapie Analytique

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8 JUIL. 2018

Logo Alain GIRAUD Alain GIRAUD

236 réponses

514 J'aime

Bonjour Lisa,

Votre malaise est tout a fait "naturel" étant donné tout ce que vous avez subi depuis vos 16 ans.
Le viol a été un traumatisme physique et psychique qui ne semble pas avoir été dépassé / intégré par vous. Ceci n'est pas possible sans thérapie.
Il est d'ailleurs très étonnant que vous ayez pu "tenir"..., tant bien que mal..., toutes ces années. La présence de votre père vous aidait..., mais son soutien n'a pas été suffisant pour vous épargner l'anorexie, qui est la "face visible" d'angoisses très profondes.

Votre mère a aussi souffert..., elle va mal aussi... et ne peux pas vous aider à vous sortir de cet enclos familial malheureux où vous vivez depuis longtemps... : la preuve..., vous êtes devenue à la fois son soutien et son "souffre douleur"...

Vous avez grandement besoin d'une thérapie qui vous aidera à mettre en mots toutes vos douleurs et angoisses cumulées, et qui pourra vous permettre, petit à petit, de trouver suffisamment de confiance (en vous même, en la vie...) pour oser vous construire un avenir à vous, hors de l'univers familier qui vous a semblé parfois sécurisant, mais qui ne vous a pas permis de devenir adulte, indépendante et autonome.

Vous pouvez envisager aussi de faire une thérapie familiale avec votre mère, pour l'aider à exprimer sa colère dans un autre cadre, et lui faire entendre votre malaise et votre besoin de prendre de la distance par rapport à elle, par rapport à votre passé si lourd, si douloureux.

La priorité et l'urgence mes semble être une thérapie individuelle de type psychodynamique pour vous : n'attendez plus..., faites vous aider..., il n'y pas d'autre solution.

Je vous souhaite d'arriver à vous en sortir et à changer en mieux le cours de votre vie !
sp

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6 JUIL. 2018

Logo Silvia PODANI Silvia PODANI

1506 réponses

4601 J'aime

Bonjour Lisa ,
Je te sens très présente à ce que tu vis et ressens. J'entends et je sens bien que ce que tu vis te plonge dans un profond malaise intérieur, qui te tiraille entre un besoin d'affection et d'attention, une sensation d'étouffement, des difficultés relationnelles, plusieurs deuils qui n'ont peut-être pas été faits...
Il me semble que tu as tous les éléments pour entamer un travail thérapeutique réussi : une conscience de ce que tu veux travailler et cette volonté de le faire, malgré une sensation de ne pas avoir d'énergie.
La relation thérapeutique avec un.e professionnel.le peut te permettre d'aller explorer toutes ces facettes de toi, dans un cadre bienveillant et sécurisé, juste pour toi.
Te lire me donne envie de te proposer mon accompagnement.
N'hésite pas à te renseigner davantage, ou à me poser des questions si tu en as.
Bien à toi,
Sébastien,
Accompagnant centré sur la personne et la relation.

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6 JUIL. 2018

Anonyme

Bonjour,

Tous ces deuils, ces violences diverses vous ont fragilisée et c'est une chose bien normale mais il y a des solutions pour remonter la pente : la principale étant d'aller consulter un thérapeute.

Je vous y engage vivement car vous êtes en grande souffrance et la parole pourra vous faire franchir les étapes vers l’acception de ces drames et celle d'accepter aussi de vivre enfin et de vivre heureuse : les souvenirs seront toujours là, bien-sûr, mais vous saurez en gérer les effets.

N'hésitez pas à me joindre sur mon espace perso si vous le souhaitez.

Cordialement,
Frédérique Le Ridant



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6 JUIL. 2018

Logo Anonyme-331608 Anonyme-331608

170 réponses

896 J'aime

Bonjour,
Vous évoquez de nombreuses sources du mal-être que vous vivez.
Certaines plus anciennes que d′autres, certaines ont fait plus violence que d′autres.
Et maintenant se pose la question de vivre votre vie malgré la pression morale de par le comportement et la présence de votre maman, que vous êtes seule, apparemment à subir dans la famille.
Prendre votre envol dans la vie nécessitera préalablement déjà une prise de distance par la parole de tout ce que vous avez accumulé.
Il serait sage, (c′est un euphémisme), d′être éclairée, soutenue par un professionnel, afin de revisiter votre passé, hiérarchiser ce qui concourt à votre mal-être, ce qui vous bloque venant des autres mais aussi venant de vous..... entendre votre propre parole et pas celle qui a été conditionnée par le contexte familial au fil des années.

Je note que toutes vos phrases commencent par « je ». Alors, laissez ce « je » se réaliser concrètement.

Cordiales salutations.

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6 JUIL. 2018

Logo Maurice Gaillard Maurice Gaillard

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