Comment arrêter de culpabiliser et enfin prendre sa place ?

Peur de déranger ? De ne jamais faire assez pour les autres ? Ou de ne pas bien faire ? D'être jugé(e) ? De dire quelque-chose de maladroit ?

27 MAI 2021 · Lecture : min.

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Comment arrêter de culpabiliser et enfin prendre sa place ?

Arrêter de culpabiliser, c'est déjà prendre conscience de notre valeur. Pour créer notre réalité, vivre ce que nous désirons, il est primordial de faire le point sur qui nous sommes et ce qui est important. En effet, culpabiliser est un moyen de nous continuer à croire que nous sommes "inférieurs", "nul", "moins que", "trop ci, ou trop ça....". Et pourtant, c'est souvent une perception biaisée qui nous fait miroiter cela. Mais pas la part de nous qui est confiante, sereine, prête à vivre des expériences constructive.

"La culpabilité et le péché ne sont que des peurs du passé" Charles P.Curtis

Comment savoir si l'on culpabilise ?

1. Culpabiliser, c'est déjà penser que l'on n'a pas le droit de culpabiliser !

C'est ce cercle vicieux dans lequel nous sommes pris, sans fin. En effet, c'est ce sentiment selon lequel nous ne "méritons pas mieux" ou nous "méritons" ce qui nous arrive, car nous avons mal fait. En effet, si vous avez tendance à régulièrement douter de vous-même, de vos capacités, de vos compétences et de votre image, il est fort possible que vous souffriez de culpabilité. Repensez à la dernière fois où vous vous êtes senti coupable de quelque-chose, comment cela se manifestait-il dans votre corps ?

2. Nous nous sentons régulièrement angoissés !

C'est un des éléments indissociables de la culpabilité. Elles peuvent être chroniques, régulières ou plus rares... Elles sont vivent ou plutôt latentes. Elles nous prennent de court, par surprise. Elles peuvent survenir dans un environnement dans lequel nous "devrions" nous sentir pourtant bien, en sécurité. Elles sont incompréhensibles et nous prennent énormément d'énergie. Repensez à la dernière fois où vous vous êtes senti angoissé, comment cela se manifestait-il dans votre corps ?

3.Vous utilisez cette phrase "Oui, mais si j'avais fait comme ça... les choses se seraient passées comme ça". Comme si vous aviez le pouvoir de tout, tout le temps, avec tout le monde. Il est important de remettre dans le contexte que la culpabilité ne survient que si traumatisme il y'a, dans lequel justement nous pensons porter l'entière responsabilité. Cela explique notamment pourquoi dans la même situation, deux personnes ne réagissent pas forcément de la même manière. L'une va se sentir coupable, et l'autre non.

"Les traumatismes infantiles nous suivent à l'âge adulte, c'est une charge que nous porterons toute la vie"

Comment faire lorsque l'on culpabilise ?

1. La première question a vous poser dans ce cas là est la suivante : Avez-vous fait du mieux que vous pouviez ?

Si la réponse est oui, alors sachez que vous n'auriez pas pu faire plus. Lorsque nous souffrons de culpabilité, nous pensons souvent être le responsable de tout. Néanmoins, dans les interactions sociales par exemple, la responsabilité est toujours partagée. Hormis le fait que certaines personnes communiquent mieux que d'autres, parce qu'il n'est pas si aisé de s'exprimer avec clarté et droiture, dés lors que l'intention de départ est bienveillante, il n'y a pas de raison de culpabiliser. Nous pouvons alors constater que la culpabilité repose sur des mécanismes bien plus profonds.

Néanmoins, si l'on en vient à culpabiliser, c'est que cela touche notre réservoir d'estime de nous-même. C'est à dire, que nous avons souvent attiré à nous la déception, la désillusion, l'humiliation, la trahison... Qui nous ont conditionné à penser que nous avons provoqué parfois provoqué des tempêtes autour de nous.

Aucune discussion dans laquelle nous livrons nos émotions ne devraient provoquer des conflits ou des disputes. Tout simplement car dans un monde idéal, chacun a travaillé sur lui, et donc, prend du recul par rapport à ce que les uns et les autres partagent.

2. Ensuite, l'idée est que vous puissiez comprendre que ne rien prendre personnellement sera l'une des clé de votre libération intérieure.

Pensez-vous réellement que vous affliger cette souffrance d'être dans l'illusion que vous auriez pu faire mieux vous fera changer les personnes et les situations autour de vous ? Vous avez un pouvoir intérieur: être vous-même, authentique et en accord avec votre réalité. Mais vous ne pouvez pas toujours vous sur-adapter pour satisfaire les uns et les autres. Epargner les autres ne fera que retarder votre épanouissement personnel. Alors, ne prenez rien personnellement et observez le comportement des personnes avec qui vous êtes en interaction. Vous pourriez être surpris.

3. Pour terminer, notez très régulièrement, dés que vous le pouvez, les situations dans lesquelles vous culpabilisez.

L'idée est de comprendre que (ceci est tout sauf un hasard) nous ne culpabilisons pas au contact de certaines personnes, et pourtant avec certaines autres c'est quotidien. Il y'a alors un facteur à franchement observer: la capacité des autres à nous culpabiliser malgré nous. Cela peut être franc, tacite, expressif ou silencieux. Et pourtant.. les conséquences sont les mêmes. Surtout pour une personne qui souhaite bien faire, faire plaisir, s'adapter. Votre générosité n'est pas à offrir à tout le monde et s'il vous arrive que votre sensibilité vous joue des tours, sachez que vous pouvez travailler dessus.

Conclusion 

La culpabilité concerne souvent les personnes sensibles, qui ont beaucoup à offrir de par leur empathie, intelligence émotionnelle et générosité naturelle. Cependant, tout le travail pour eux sera de libérer la culpabilité pour ne pas porter sur leurs épaules le poids de ce qui passe autour d'eux. Chacun est responsable !

Photos : Shutterstock

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Écrit par

Julia Bouchinet

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Bibliographie

  • La maîtrise de l'amour, Don Miguel Ruiz

  • les 4 accords toltèques, Don Miguel Ruiz

  • Un livre bien ordinaire, Charles P.Curtis

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